J’ai vraiment beaucoup aimé Heat. La première chose qui m’a marqué, c’est l’incroyable duo formé par Al Pacino et Robert De Niro. Leur confrontation est captivante et ils portent le film du début à la fin grâce à des performances exceptionnelles.
En voyant que le film durait près de trois heures, je pensais ressentir quelques longueurs. Finalement, c’est tout l’inverse : le temps passe à une vitesse folle. Le rythme est parfaitement maîtrisé et l’histoire parvient à maintenir l’intérêt jusqu’au générique.
Au-delà de son casting impressionnant, Heat est un excellent polar qui prend le temps de développer ses personnages sans jamais perdre en intensité. Un film prenant, intelligent et remarquablement interprété, qui mérite largement sa réputation.
Entre ses sonorités de synthétiseur, son Los Angeles nocturne baigné de teintes bleutées et le face-à-face aussi respectueux qu'impitoyable entre Robert De Niro et Al Pacino, Michael Mann signe avec "Heat" un polar à l'atmosphère unique.
La notoriété du film tient moins à ses qualités propres qu'à la confrontation impressionnante entre Robert de Niro et Al Pacino, rencontre à distance car deux scènes seulement les réunissent à l'écran. L'un est un chef de gang, l'autre est le flic qui tente de mettre fin à ses braquages. Le film est long et, entre deux séquences d'action, dont l'une est une spectaculaire fusillade urbaine, Michael Mann prétend donner une certaine dimension aux personnages. Tentative assez vaine tant la définition des protagonistes de ce drame criminel semble inaboutie et superficielle. McCauley, gangster honorable mais pris dans l'engrenage de la violence, a le goût de l'action; le flic Vincent Hanna, de son côté, a une aversion pour la criminalité et la mort que lui font rencontrer quotidiennement ses missions. Tous deux semblent désenchantés et partager une solitude qui les rapproche. Dans la réalité, ces aspects pseudo psychologiques attachés aux deux personnages sont bien peu de choses car, si on devine bien les intentions du réalisateur -produire une indicible chape dramatique par-dessus l'action- il manque de sensibilité et d'habileté pour y parvenir tout à fait. Cette absence de profondeur dans les portraits occasionne des longueurs et des banalités ; c'est pourquoi on se raccroche aux scènes d'action qui, sans sacrifier au spectacle hystérique du thriller contemporain, n'en sont pas moins plutôt efficaces.
Heat de Michaël Mann est sans doute le film légendaire en matière de braquage de banque. Chaque personnage occupe une place importante, du gars sortant de l'arrière du pick up, hommes de main de Zant, au flic infiltrés dans l’hôtel, scène où Neil veut assassiner Waingrauw. La scène de fusillade en plein est incroyable, le jeu des acteurs, inoubliable. Les musiques, très adaptées aux actions. Les histoires d'amour, les trahisons , les complicités, un grand Merci à Michaël Mann, aux acteurs et aussi aux responsables de Casting, un grand bravo...
Le flic et le criminel sont le même homme, juste pas du même côté de la ligne. Même appartement vide, même vie privée en ruines, même obsession qui consume tout. Michael Mann creuse ce parallèle avec une rigueur froide, presque documentaire, et j'ai vraiment apprécié que chaque personnage, même les secondaires, existe pleinement avec son destin propre. Los Angeles devient un personnage à part entière, filmée dans une beauté nocturne et bleutée qu'à mon sens aucun réalisateur n'a captée comme ça, ni avant ni depuis. Le film prend son temps mais ne tombe jamais dans la longueur inutile : les scènes intimistes chargent la tension jusqu'au braquage, un choc sensoriel où le bruit des fusils et les vitres qui explosent impressionnent par leur réalisme brut. Et puis il y a évidemment cette scène au restaurant, six minutes hors du temps où Pacino et De Niro, enfin réunis face à face, se parlent avec une honnêteté désarmante, sans aucun effet. Le casting à lui seul est un événement : les voir ensemble à l'écran après s'être croisés dans Le Parrain II sans jamais partager une scène, c'est un moment d'histoire du cinéma. Pacino en éruption permanente, gesticulant, avec cette verve époustouflante ; De Niro en retenue absolue, froid et déterminé, portant tout dans le regard et le silence. Val Kilmer dans le rôle de Chris Shiherlis est tout aussi marquant, probablement son meilleur rôle. La bande originale enveloppe le tout comme un opéra urbain, parfaitement intégrée à chaque moment clé. Mann n'a pas juste fait un grand polar : il a signé une méditation sur la solitude des hommes que leur obsession dévore.
Le film souffre d’un gros problème de rythme : il met près d’une heure et demie à démarrer, avec de nombreuses scènes trop longues et peu engageantes. Contrairement à sa réputation, la tension est quasiment absente, et les enjeux peinent à captiver. Les personnages restent froids et difficiles à suivre émotionnellement, ce qui rend l’ensemble assez plat. Le film donne l’impression de s’étirer sans réelle montée en puissance, comme s’il confondait lenteur et profondeur. Même les performances d’acteurs ne parviennent pas à relever le niveau : Al Pacino en fait souvent trop, avec un jeu excessif qui casse le peu de crédibilité du personnage, ce qui rend certaines scènes presque gênantes. Seules quelques scènes d’action sortent du lot et apportent un minimum d’intérêt, mais elles ne suffisent pas à compenser l’ennui global. Heat reste donc, selon moi, un film surestimé, dont la longueur et le manque de tension finissent par lasser
Film remarquable . Très bons acteurs Super scénario Scènes de caractère très fortes Un petit bémol : Al et Robert ne se croisent pas souvent dans le film.
Époustouflant de réalisme, des films comme on en fait plus. Parfaits jeux d'acteurs qui nous montre les côtés sombres de tous les personnages, De Niro, Pacino on a pas fait mieux depuis. Un scénario aux petits oignons, 2h50 qui passent comme une fusée, on a tellement envie que ça dure !
Plus qu'un thriller, Heat est une épopée urbaine d'une précision chirurgicale. Michael Mann signe ici son chef-d'œuvre, un film qui a redéfini les codes du polar en alliant une esthétique glaciale à une humanité bouillonnante.
Une symétrie narrative magistrale : Le génie du film réside dans son écriture. En suivant simultanément le prédateur et le chasseur, le récit construit une tension qui dépasse le simple cadre du crime. C'est une étude fascinante sur le professionnalisme, la solitude et le prix à payer pour être le meilleur dans son domaine. Le rythme est impeccable, alternant entre des moments de calme mélancolique et des explosions de violence d'une intensité rare.
Un réalisme technique absolu : La mise en scène de Mann est une leçon de cinéma. La célèbre fusillade en plein centre-ville reste la référence absolue en termes d'immersion sonore et visuelle. Loin des effets spéciaux numériques sans âme, *Heat* privilégie le concret, le métal et la sueur, donnant au spectateur l'impression d'être au cœur du chaos.
Une confrontation historique : Voir Al Pacino et Robert De Niro se faire face est un moment de grâce cinématographique. Leur duel, tout en retenue et en respect mutuel, est le cœur battant du film. Ils incarnent des personnages d'une complexité rare, soutenus par une galerie de seconds rôles tout aussi habités.
En résumé : Un monument du septième art. Heat est un film total, à la fois polar nerveux et drame intime, dont la puissance ne s'est jamais démentie avec le temps. Une œuvre indispensable, parfaite à tous les niveaux.
Un vrai classique, De Niro et Al Pacino au sommet, accroché du début à la fin je comprends mieux maintenant son succès et sa notoriété. Une vraie claque.