Dans ce drame familial Walter Blake, un chef d’entreprise, est en dépression. Il trouve alors en une marionnette de castor un substitut à la dépression et le moyen d’arriver au bonheur au point de s’effacer lui-même au profit de cette marionnette qui va prendre le dessus. Le résonance oscille alors entres dépression et dédoublement de la personnalité avec au milieu de tout cela ses proches femme et enfants qui oscillent entre incompréhension et espoir de retrouver leur mari et père. Le sujet de la maladie mentale est complexe à traiter et encore plus lorsque la thérapie fait intervenir un objet extérieure que l’on humanise pour combler le vide et la solitude de la maladie. La réalisatrice aurait put faire tourner en ridicule son film or ce n’est pas le cas car de bout en bout le spectateur sait et comprend l’irrationnelle de la situation. Bien sûr elle est aidé par l’excellente performance de son acteur principal, Mel Gibson mais par les interprétations de haut vol des ses partenaires Jodie Foster et Anton Yelchin. Jodie Foster nous offre ici un long métrage poignant et brut où les interprétations des acteurs sont le centre du film autant que le message même du film traité ici dignité et bienveillance. Une très belle œuvre.
Par une justesse de tous les instants, la réalisatrice réussit à rendre crédible et passionnante cette thérapie improbable, mais qui doit également beaucoup à la prestation de Mel Gibson. Le script mixe une histoire d’adolescents qui est également, en creux, une sorte de thérapie, avec un rôle réécrit sur mesure pour Jennifer Lawrence. Malgré son jeune âge (elle à vingt ans au moment du tournage), elle offre déjà une présence impressionnante, réduisant Anton Yelchin au niveau d’un simple faire valoir. Enfin Jodie Foster n’hésite pas à jouer une épouse psychorigide, remplie de bonne intentions, qui sous son vernis policé, n’offre pas la moindre soupape a cet univers devenu irrespirable. Filmé avec un visuel élégant, et accompagné d’une musique jamais hors de propos, ce troisième film de l’enfant prodige du cinéma, par la grâce d’une fluidité rare, est une vraie réussite. Seul point noir, l’humour qui devrait apporter distanciation et respiration m’a semblé bien faiblard, avec parfois des répliques qui tombent à plat. C’est peu de chose comparé aux qualités de l’ensemble et en particulier d’un happy end habile, hésitant et fragile. Après tout, il reste encore un bras… Avec « Le complexe du castor » Jodie Foster a remis en selle son ami et très controversé Mel Gibson.
Voilà peut être le film qui mettra tout le monde d'accord pour le Festival de Printemps. Troisième film en tant que réalisatrice pour Jodie Foster après Le petit homme et Week-end en famille. Elle excelle ici sur les deux plans, actrice et mise en scène. Son film est une petite merveille. Avec le pitch de départ ce n'était pas gagné, tout du moins cela était très intriguant. Traiter la dépression et l'éclatement d'une famille sous cet angle était donc très casse-gueule. Mais le défi est relevé haut la main. Contrairement aux films hollywoodiens classiques, c'est la psychologie des personnages qui compte. Tous les clichés sont évités, jamais l'histoire n'est plombée par du pathos ou de la guimauve et ce n'est jamais ridicule. Même si parfois on en est proche. Mais Kyle Killen le scénariste, ne tombe dans aucun piège et la mise en scène de Jodie fait le reste. Le film est juste touchant et bouleversant. La première partie est vraiment hilarante puis cela bascule plus dans le drame sans rien gâcher de l'intérêt et du plaisir que l'on ressent. Très vite on oublie que la marionnette n'est pas réelle et elle devient un personnage à part entière du récit. Je ne reviens pas sur l'interprétation de Jodie Foster (je suis un fan inconditionnel donc pas objectif). Par contre je n'ai jamais trop apprécié Mel Gibson mais là il est vraiment très bien, étonnant. Un très beau rôle jouant autant sur des nuances comiques que dramatiques. Dans le rôle de leur fils on retrouve le très convaincant Anton Yelchin (le jeune garçon enlevé de Alpha Dog). Avec aussi l'actrice qui a le vent en poupe en ce moment : Jennifer Lawrence. De par la personnalité de l'acteur, le film a été très mal reçu aux USA. Espérons qu’après son passage à Cannes il reçoive un meilleur accueil en Europe. En tout cas moi je l'ai trouvé formidable. C'est drôle, sensible, émouvant, touchant. Mélangeant avec bonheur humour et drame, Jodie Foster nous offre là son meilleur film en tant que réalisatrice et l'un des plus beaux films de l'année. Une histoire atypique mais finalement universelle. Coup de cœur !
Pas un excellent film mais beau par bien des aspects, "Le complexe du castor" est l'histoire d'un homme déprimé qui va s'ouvrir une double personnalité à travers une marionnette de castor accrochée à son bras. Il va peu à peu refaire surface et reprendre confiance en lui jusqu'à ce qu'il ne parvienne plus à se détacher de la marionnette. Une bonne interprétation de Mel Gibson qui semble à demi fou, à demi désespéré. J'aime beaucoup la manière dont l'entourage de Walter prend la chose. Et la difficulté pour les proches de Walter d'accepter sa nouvelle condition et son "castor".
Une réussite supplémentaire à mettre dans les must de Jodie Foster. Abordant un sujet difficile, présentant des personnages complexes et profonds, on est happé par cette projection marionnettiste de Gibson. Un beau film.
Abandonné par tous à cause de son comportement borderline, M. Gibson sait par contre qu'il peut compter sur de vrais amis et notamment J. Foster qui lui offre un de ses meilleurs pour ce film sensible et profond sur un sujet qui prête au départ plus à sourire. Le scénario est bien construit certes mais la perf de Gibson lui permet d'atteindre une autre dimension, le parallèle avec la vie de son interprète étant inévitable. On y croit malgré le ridicule de la situation, on est emporté par le film et la mise en scène sait se faire discrète pour mieux mettre en valeur ses acteurs. Il y a un petit coup de mou au milieu mais on repart aussitôt pour un finish bouleversant. C'est aussi la preuve que quand on confie des rôles d'ados à des acteurs un tant soit peu charismatiques, on peut avoir des choses intéressantes : A. Yelchin et J. Lawrence confirment leur immense talent respectif pendant que J. Foster brille elle aussi de mille feux. C'est troublant et intriguant, un film sensible qui s'avère très touchant. D'autres films sur
Le Complexe du castor est une comédie dramatique réalisée et avec Jodie Foster réussie. Le pitch marche plutôt bien, avec une idée assez loufoque : un homme au fond de sa dépression, retrouve goût à la vie par le biais d'une ridicule peluche de castor qu'il anime de sa main tel un ventriloque (avant qu'il ne devienne totalement dépendant de cette peluche pour interagir avec son monde). Les personnages sont très touchants, notamment le duo entre Mel Gisbon et sa peluche de castor. Petit bémol sur l'écriture des deux personnages d'adolescents, anormalement surdoués sur tous les points. L'humour marche très bien et les revirements dramatique ne tombent pas dans le mélodrame. C'est bien dosé. Mel Gibson porte parfaitement ce rôle burlesque pour ne pas dire complètement fou. Sans doute une de ses performances les plus réussies. A ses côtés, Jodie Foster est toujours aussi juste dans son interprétation. A noter également des interprétations d'adolescents très convaincantes par les jeunes Anton Yelchin et Jennifer Lawrence, deux acteurs qui se sont confirmés bons comédiens par la suite. Très sympa.
Douce surprise que ce Beaver nous offre, maîtrisé par la réalisation pleine de sentiments comme Jodie Foster a su nous habituer. On flirt avec les drames des années 80, résonance faite avec Ordinary People par exemple. Mel Gibson surprenant et touchant, d’une force troublante par un jeu puissant et ambivalent, revient donc en très grande forme capable de bouleverser le destin cette famille. Là où l’effort est le plus marquant c’est dans le savoir faire de la réalisatrice à montrer plutôt que démontrer, tout en subtilité Foster travaille le genre avec passion et amour, portant à ses personnages le plus grand intérêt, la plus grande émotion et pour nous, un plaisir fin et dense.
Parfois décousu et incompréhenssible mais parfois également psychologiquement très précis dans la remise en questio d'une vie qui a dévié de ces priorités. ne restera pas dans les annales malgré de bons moments
Le Complexe du castor raconte l'histoire d'un homme en pleine dépression, se baladant constamment avec une marionnette de castor qu'il traite comme un être humain doté de sentiments.
Théoriquement , il y a tout de même une trame assez originale, avec ce dépressif dont la bipolarité (schizophrénie ?) s'exprime a travers une vieille marionnette de castor trouvée dans une poubelle. Malheureusement, Le Complexe du castor remballe un peu trop vite sa noirceur, sa folie, son côté déjanté, pour une histoire de réconciliation familiale vue et revue, en tout cas beaucoup trop conventionnelle pour séduire aujourd’hui. Le sujet principal semble en permanence détourné, soit avec une sous-intrigue complètement inintéressante sur le fils et de son amie (Jennifer Lawrence) trop peu crédible malheureusement, soit par la musique mal adaptée au traitement du sujet. De plus, la mise en scène de Jodie Foster est elle aussi beaucoup trop sage, trop académique. On perçoit une peur du ridicule qui pourtant, est la qualité principale de bons nombres de grands cinéastes.
Dommage, car c'est bien lorsque le sujet déraille que le film décolle, comme lors de cet affrontement entre Gibson et son castor qui entre finalement dans le mille...
N'ayant rien à mettre sous les dents, un samedi soir, j'ai loué ce film en espérant que ça ne serait pas un supplice.
A vrai dire, 'ai été agréablement surpris. Malgré, le sujet qui n'est pas très attirant à priori, et le synopsis du film (un castor parlant),n'ont rien d’appétissant.
Mais,passé cinq minutes de début,le film reste accrocheur et on s'ennuie pas un instant. Mel Gibson joue très bien et Jodie Foster doit être félicitée pour avoir eu le courage de faire ce film. Et, surtout de l'avoir réussi avec beaucoup d'aplomb !
Le Complexe du Castor, drame ou comédie familiale? On ne sait plus trop tant le discours et la morale sont ambigus... Mel Gibson joue juste à la perfection, le castor aussi... Mais ce sont à proprement parler les seuls points forts du film. Le reste fait trop "cliché familial" et manque furieusement de rythme pour nous tenir éveillés durant 1h30. Ma curiosité était attisée, mais la déception est ma seule récompense...
Difficile de croire que ce film médiocre a été réalisé par Jodie Foster dont le talent, le charme et la finesse d'esprit étaient si présents dans Le petit homme. The beaver est un film long, ennuyeux et assez répétitif au concept qui s'épuise très vite. On a déjà souvent vu et en mieux ce thème de psychose qui donne au personnage l'impression d'être possèdé par ce marionnette. Par exemple dans la grande série La Quatrième dimension (deux épisodes). Jodie Foster se donne en plus un rôle un peu fade et Mel Gibson en fait un peu trop. Quelques qualités cependant, le mouvement du castor après la scène de baise du couple ou la façon dont est appréhendée le problème du fills ainé, là c'est pas mal. L'amputation du bras renvoie à une notion biblique très lourdingue. Le complexe du castor est décevant.
Une histoire originale qui traite de la folie avec humour avant de revenir à la triste réalité. Si la folie gagne les personnages, la réalisation elle, reste très terre à terre... Il aurait fallu le Sean Eliis de "cashback" ou le Sam Mendes de "american beaty" pour transformer l'essai en vraie réussite. Un petit sentiment d'inachevé donc, qui ne reflète pas le travail porté aux personnages secondaires, manquant malheureusement tous d'un peu de subtilité.