Etant un grand fan de ce genre de films où la psychologie du ou des personnages est mise en avant, là j'ai pris mon pied. Et cela, je le dois à un concept peut-être un peu bizarre mais joué par un Mel Gibson au sommet de son art. A rajouter à cela, quelques phrases sur la vie qui portent à réflexion. Bref, à voir !
L'association Mel Gibson/Jodie Foster avait déjà été à l'œuvre chez Richard Donner dans le très réussi "Maverick" en 1994. Jodie Foster derrière la caméra pour la troisième fois, fait appel à son ancien partenaire pour une aventure hors norme. Un homme arrivé à la cinquantaine tombe brutalement dans une grave dépression alors que sur le papier il a tout pour être heureux. N'arrivant pas à surmonter ce passage difficile il finit pas se couper de tout son entourage. Il décide alors de partir vivre seul ce qui lui semble la seule issue raisonnable pour ne pas continuer à gâcher la vie de ses proches. C'est là qu'il tombe sur une vieille peluche oubliée, de son enfance. C'est le déclic, comme autrefois enfant il fait parler le castor à sa place. L'assurance perdue revient et l'inhibition fait place à un dynamisme sans faille. Mais la marionnette devient omniprésente y compris dans les rapports les plus intimes du couple. La personnalité disparue avec la dépression fait place à celle enfouie au plus profond de Walter. Le problème est que ce n'était pas cet homme que sa femme et son fils connaissaient. De ce fait la communication ne s'établit pas plus qu'avant. Une schizophrénie a désormais envahi Walter qui n'aura pas d'autre solution quede s'amputer pour se libérer de l'emprise du castor. Mel Gibson qui a côtoyé les démons du délire alcoolique se fond à merveille dans ce rôle difficile qui peut vite faire virer la prestation au ridicule. De son côté Jodie Foster sonde avec ce film les tréfonds de l'âme humaine quand la mélancolie prolongée peut conduire aux abords de la folie. Le film n'est jamais ennuyeux malgré un sujet assez austère. Une réussite malgré quelques imperfections dans le déroulement de l'intrigue. Mais le grand mérite de Jodie Foster aura été de contenir Mel Gibson qui n'est jamais avare de cabotinage.
Je mets 0,5 à ce film pour deux raisons : 1) je n'ai pas trouvé comment mettre 0 2) comme je n'ai pas trouvé comment mettre 0, mon jugement est peut-être celui d'un simple d'esprit, donc 0,5 pour le bénéfice du doute. Sinon, ce complexe est ridicule de bout en bout. Une qualité tout de même, il est court. Et même parfois drôle, sur les ralentis emphatique de la fin qui viennent souligner cette farce mièvre et prétentieuse.
Une façon peu banale d'aborder la dépression, pourvu que ça reste sans prétention et amusant. Le sujet n'est pas tant la maladie en elle-même mais plutôt son soi-disant remède extravagant. Je ne l'ai malheureusement pas vu en VO, ce qui aurait mieux permis de juger Mel Gibson dans ce cas précis. Jodie Foster a toujours sa délicatesse bien à elle.
Une histoire originale, un Mel Gibson a la hauteur de sa réputation de grand acteur, mais dans le fond j' ai trouvé le film convenu dans le scénario avec le happy end qui va bien, et je n' ai pas accroché plus que ça a l' histoire du fils un peu inutile a mon gout! On notera également la faiblesse de la réalisation de Jodie Foster, assez fade! Cependant il ne fait aucun doute que c' est un bon film, dont la dernière demi-heure vous tiendra en haleine c' est certain...
Un drame familial d'une grande originalité, loin des carcans Hollywoodiens. Porté par d'excellents acteurs, ce film à la fois drôle et inquiétant traite de la dépression avec intelligence et justesse. Du bon cinéma,sortant de l'ordinaire mais maitrisé avec brio.
Très mauvais. On se demande ce qui a pris à Jodie Foster d'embarquer Mel Gibson dans un tel navet, la mise en scène ne parvenant pas à redresser un scénario sans intérêt.
Le spectateur, qui se souvient de Magic ( le thriller horrifique de Richard Attenborough sur le même thème du marionnettiste esclave de sa créature ), sait dès le début que le héros ne s'en sortira pas sans que ça lui coûte un bras. Et comme le reste de la sauce ( la romance lycéenne, la mère courage ) ne prend pas vraiment, reste la performance de Mel Gibson. C'est peu mais ce n'est pas déjà si mal.
Hésitation à le regarder vu la présentation extérieure de cette maladie : le Castor ! et tout le long, décrypter les ressentis intérieurs de ce burn out. Le scénario est osé, amusant, surprenant, déboussolant et même terrifiant mais est-ce un bon chemin d'exposer ce thème de la sorte ? Je ne suis pas convaincu, pourtant, c'est un scénario de J. Foster qui en principe est douée dans la pratique. Heureusement que nous avons notre duo Foster/Gibson bluffant et magistraux pour donner l'épaisseur et le rythme nécessaire à un ensemble un peu long ! Des situations très improbables entachent également la crédibilité et masque le message "qu'il faut du temps et que l'on reste impuissant de l'extérieur". 3/5 et c'est dommage de ne pas avoir été pleinement conquis !!!