Je me suis pour tout dire ennuyé,car l'histoire,comme on l'a dit avant moi,est bourrée de clichés dont je peux assurer,en tant que Breton(ce qui m'a sur le coup deux fois plus énervé car katell q. est aussi Bretonne)qu'ils sont franchement casses-bonbon.La pluie sur-fréquente en Bretagne,les fonctionnaires religieux réac et anti-sexe anti-femmes;la mère,complètement à l'ouest qui nous sert une prestation indigne de Ned Flanders(lio n'est pas actrice,elle est chanteuse!!!),le prêtre,qu'on croirait presque sorti de père et maire(Daniel Rialet paix à ton âme...),un michel galabru tout terrain qui a dû rejoindre la fête un jour ou il ne savait pas quoi faire(C'était ça ou les Charlots font St-Tropez...);et deux acteurs ados pas franchement convaincants pour deux sous.La jeune fille est mignonne avec ses cheveux roux,mais sans plus,le gars à une gueule de jeune premier indigne d'un film de luis mariano(Paix à son âme bis).Je passerais sur les péripéties plates comme la belgique(Paix à son âme ter...Comment ça elle n'est pas morte?)où l'on voit les ados pékins moyens tomber amoureux(vachement peu courant comme situation),douter de la foi,découvrir leur corps(C'est la première fois que je vois ça,que ce soit dans un film,un roman ou une série TV)et on a la scène de la confirmation avec un discours qu'on croirait sorti de la Commanderie(Paix à son âme quater?J'espère pas!)ou d'une production sorti d'un pays islamiste,j'en passe et des meilleurs... (pourquoi on ne s'attaque qu'aux catholiques?Et les évangélistes?Les juifs ultra-orthodoxes?Les intégristes musulmans?C'est bien beau de se défouler,mais si c'est pour tirer sur une ambulance...).Le film de quillevéré,malgré des critiques positives par des journaux régionnaux ou culturels,est franchement mou,ennuyeux,joué moyennement par des acteurs de seconde zone,vu et revu,sans véritable âme ou présence,et je ne vois pas la ressemblance avec Pialat qui est par trop mal-suggéré(comme si n'importe quel réalisateur critiquant un institution religieuse ou un certain cadre familial pouvait être comparé à un réalisateur de grande envergure ayant officié dans le même schéma...).Je suis sorti de ce film relativement déçu et découragé par rapport à ce que la bretagne pouvait offrir en matière de cinéma de nos jours alors qu'on a été pu faire tellement mieux par le passé...
Une excellente film sur une jeune croyante qui succombe au péché original : la tentation. Avec l'excellente chanteuse Lio qui joue la mère et Michel Galabru qui a joue le grand-père. Une B.O. sublime : la reprise de Creep de Radiohead reprise par la chorale Scala. Un magnifique drame sur la religion.
Un vieux type, la queue montée sur un ressort , sourit bêtement à la gamine apeurée, une vraie gourde, paumée dans ce village de poche, Jésus , sur sa putain de croix attend qu'on le décroche, subtil calin qui pue, hors-cadre il ne se passe rien, un peu comme au Paradis, les moutons s'ennuient..
Très beau film ! Certaines scènes m'ont particulièrement marquées : le baiser dans le cou du prêtre qui est pleine de grâce et de retenue , la balade de la jeune fille avec le prêtre... Lio est remarquable ! Moi qui ne l'aimait pas beaucoup avant j'ai été surprise et je dois même dire que c'est le personnage qui m'a le plus touché avec le prêtre ! Clara Augarde joue incroyablement bien et ne tombe jamais dans le faux ou le cliché, bref ce film est une pépite d'or à aller voir pour toutes ces raisons !
Un poison violent ou les formes de l'amour. Le poison n'est pas forcément nocif mais il agit sur les gens de façon aléatoire. L'amour qui est parti et qui détruit la mère, l'amour qui s'éveille chez les deux adolescents, l'amour du grand-père pour la vie. C'est un portrait splendide et d'une émotion partagée. Des images qui expriment autant que les mots et des paysages éloquents et sauvages. Vraiment sensible et beau.
Mouais.. bof bof ! Je me suis mis devant ce film pas bien convaincu mais j'avais envie de voir une jeune fille s'éveiller à la sensualité aux côtés de son grand père bienveillant (interprété par l'excellent Michel Galabru) mais en fait je me suis ennuyé.. la gamine est une huitre, il ne se passe pas grand chose et à part l'histoire du père, Thierry Neuvic, qui revient dans la vie de sa fille, je n'ai pas aimé grand chose mais bon... le film est bon et Mr Galabru & Mr Neuvic tirent le long métrage vers le haut mais je suis déçu quand même.. côté sensualité on repassera déjà !
Film très léger, qui se laisse regarder avec un léger sourire. On ne sait jamais vraiment à quoi on a affaire, on voit des choses, des gens, des comportements, et on observe tranquillement. C'est un film court, environ 1h20, qui va donc à l'essentiel mais malheureusement, comme dans de nombreux films d'auteurs du genre, on ne va pas plus loin que ce que l'on aurait voulu atteindre. La fin n'en n'est pas vraiment une, ce qui compte c'est ce qui s'est passé pendant, c'est à dire quelques moments un peu curieux, quelques sourires arrachés par l'innocence et la jeunesse des personnages que l'on voit pendant le film. Ca se laisse voir, mais ça s'oublie facilement. A noter la présence d'une jolie bande originale.
Le début fait peur. Dialogues poussifs, succession de scènes d’un intérêt douteux filmées au premier degré, quelques plans limite voyeuristes... Va-t-on nous infliger une énième bluette sur les premiers émois adolescents ? Surtout, on ne voit pas d’enjeu dramatique. Que veut dire le film ? Quel est son sujet ? Quand, après une attente de près d’une heure, on comprend que la jeune héroïne est non seulement en proie aux pulsions de l’adolescence, mais qu’elle est aussi tiraillée entre le côté maternel catho et le côté paternel charnel, ça va beaucoup mieux. Ce n’est pas le sujet du siècle, mais au moins a-t-il le mérite d’exister et de donner un sens au film. Le personnage d’Anna devient soudain plus consistant, son parcours plus intéressant. Les défauts restent présents: longueurs, personnage du prêtre mal exploité et comme abandonné en cours de route, présence envahissante de la musique, etc. Mais l’ensemble finit par acquérir une cohérence. Quelques scènes touchantes - souvent celles où les personnages se taisent : Anna jouant avec son père sur la plage, la chanson à la guitare dans la chambre de Pierre... Les jeunes comédiens s’en tirent avec les honneurs, Lio est discrète, Galabru en impose toujours autant. Au final, sans jamais atteindre le niveau d’un Pialat, d’un Cavalier ou même d’un Téchiné, Mme Quillévéré signe une oeuvre assez attachante, où quelques éclairs d’émotion, de grâce et de discret érotisme aident à faire passer imperfections et maladresses.
Attention ! Risque de chute de paupières pendant le visionnage. Un film soporifique sur les émois d'une adolescente pas spécialement attachante. Un rythme lent (ce qui n'est pas un défaut en soit) où tous les personnages semblent sous prozac (ce qui est un défaut en soit) et une histoire qui n'apporte rien au genre. *baillement*
Un beau sujet et une belle interprétation mais Katell Quillévéré prend souvent le choix de la facilité/simplicité : les adultes qui se "battent" contre les jeunes qui se découvrent, une vie de province un peu strict dans un moule chrétien... Rien de bien méchant tout de même.
Voilà un joli premier film qui ne marquera pas les esprits mais qui n'est pas sans charmes. Un côté assez touchant. Il m'a rappelé pas mal de choses. Ce passage de l'adolescence où l'on se bat avec les premiers désirs et la religion que la famille essaie de nous imposer. Au même âge à ma confirmation j'ai aussi perdu la foi, ou plutôt j'ai compris que je ne l'aurai jamais. De plus c'est tourné dans ma région d'origine le Finistère sud, et cela m'a rappelé bien des vacances de l'enfance. Un côté sentimental donc. Pour revenir au film, c'est réalisé avec soin, tact et sensibilité. Comme on dit en surface tout est calme mais chaque personnage est en ébullition intérieure jusqu'au prêtre donc la foi vacille pas mal aussi. Le défaut est que tout cela reste bien lisse. Comme si la jeune réalisatrice avait eu peur de se lâcher. On est bien loin de la fièvre de Hadewijch par exemple. L'interprétation est quant à elle sans faille. La jeune Clara Augarde pour son premier film tient bien la distance face à des acteurs confirmés. Lio s'en sort bien en mère de famille provinciale catho, même si on ne l'attendait pas forcément là. Les très beaux et très sexy Stefano Cassetti et Thierry Neuvic ne gâchent pas le tableau. Le monument Michel Galabru égal à lui-même, chacune de ses apparitions est un régal dans un film qui peut paraitre long voir austère. Katell Quillévéré pour son premier film a peut être choisi un thème un peu ardu qui aurait mérité d'être plus approfondi et traité avec plus de rigueur. Le tout reste trop léger et superficiel par rapport à l'idée de départ. Malgré tout j'ai passé un bon moment sans ennui et qui m'a replongé dans ses années d'adolescence que l'on ne regrette pas vraiment...
Pour son premier long métrage, la jeune réalisatrice (30 ans) Katell Quillevéré a obtenu le Prix Jean Vigo et s'est retrouvée sélectionnée à la Quinzaine des Réalisateurs de Cannes 2010. "Un poison violent" raconte avec pudeur, délicatesse et surtout beaucoup de talent, les émois d'Anna (Clara Augarde, une belle découverte), une jeune fille tout juste sortie de l'enfance et qui se trouve confrontée, dans un contexte familial difficile, à ses rapports avec la foi catholique et à ses premiers élans amoureux. Alors qu'elle vient de quitter l'internat et qu'elle arrive dans son village du Finistère pour les vacances d'été, ses parents viennent de se séparer, elle doit faire sa confirmation et elle n'est pas insensible au charme de Pierre, un garçon de son âge qui n'a aucune attirance pour la religion. Le père d'Anna non plus et son grand-père grabataire (Michel Galabru) encore moins. Par contre, Jeanne, sa mère (Lio), est très pieuse, ce qui ne l'empêche pas d'entretenir des rapports quelque peu ambigus avec le prêtre de la paroisse (Stefano Cassetti, découvert dans "Roberto Succo" de Cedric Kahn). On n'est pas étonné d'apprendre que Katell Quillevéré cite Cavalier, Rivette et Bresson comme étant des cinéastes l'ayant inspirée. De même, le fait qu'elle ait elle-même perdu la foi alors qu'elle est issue d'une famille catholique et de droite, n'est surement pas un hasard ! En tout cas, cela nous vaut un film qui aborde un sujet peu souvent traité dans le cinéma français et qui est vraiment réussi. Et puis, il y a la musique, élément très important de ce film. Une musique originale signée Olivier Mellano et un très beau travail réalisé par le consultant musical Frank Beauvais qui est allé dégoter des folksongs américains pas toujours très connus et, surtout, mettre en valeur Barbara Dane, une très grande dame de la musique américaine, blues, folk, jazz, totalement inconnue en France. Ecoutez sa version de "Greensleeves" !! Et aussi la version de "Creep", le tube de Radiohead, par la chorale Scala.