4785 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
356 critiques spectateurs
5
84 critiques
4
124 critiques
3
88 critiques
2
44 critiques
1
12 critiques
0
4 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
rogerwaters
170 abonnés
1 089 critiques
Suivre son activité
4,5
Publiée le 23 janvier 2016
Grand mélo académique, Danish Girl fera nécessairement fuir tous ceux qui ne supportent pas ce genre (d’où des critiques désastreuses), mais devrait ravir les autres. Evidemment, ce qui intéresse le réalisateur Tom Hooper n’est aucunement l’aspect sordide de l’intrigue, mais bien plutôt les aspects les plus nobles, à savoir une extraordinaire histoire d’amour entre deux êtres qui se soutiennent l’un l’autre jusqu’au bout, et ceci malgré le regard des autres. On reproche au cinéaste d’avoir composé de belles images, et il est vrai que chaque plan est travaillé à l’extrême, ce qui ne m’a pas choqué puisque l’action se situe dans un milieu artistique et que les deux héros sont peintres. Et puis, le cinéaste n’a pas son pareil pour créer une ambiance furieusement sensuelle. S’il est moins doué pour gérer les évolutions narratives, on ne peut qu’admirer sa façon de faire naître le trouble dans le personnage principal. Eddie Redmayne en fait sans doute un peu trop, mais tous les autres acteurs sont dans la retenue la plus absolue et on finit par être bouleversé par ce destin tragique, mais également fondateur du mouvement transgenre. Un très beau film, donc, à conseiller à tous ceux qui se fichent de savoir si le tout est académique ou pas et qui veulent simplement voir une belle histoire, émouvante et en même temps intéressante.
Etes-vous déjà allé au cinéma, cerné de bébés tétant le sein ou gémissant d’impatience dans les bras de leurs mères ? Eh bien, moi, OUI, C’est fait ! On ne peut pas dire que je n’avais pas été informée, c’était écrit, en bleu, dans la gazette de l’Utopia. Etonnamment, mon WARNING ne s’était pas déclenché… 2 heures plus tard, ne pas oublier de rajouter une bonne dose de concentration et un zeste de patience, vous obtenez un film sobre, élégant, délicat ! Au-delà de la magnifique photographie du film (le Copenhague des années 1900), et de l’éblouissante performance d’Eddie Redmayne (nominé aux oscars, mais pour gagner, il aurait fallu jouer au trappeur sauvage animé d’un désir insatiable de vengeance), ce que j’ai aimé par-dessus tout, c’est le rôle que tient Alicia Vikander (oscar de la meilleure actrice dans un second rôle). Comment se résoudre à accompagner son mari dans une transformation, sans perdre tout ce qui fait son couple ? Impossible et c’est bien là, le moteur du film. Suivre le chemin de cette épouse tantôt bienveillante (impossible pour elle de laisser son mari subir des électrochocs, sombrer dans la dépression), tantôt rongée par la jalousie (l’amour doit laisser la place à une difficile et inacceptable amitié) aura été captivant ! En deux mots, Je recommande.
Une reconstitution d'époque d'un Copenhague charnel pour l'héroïne Eddie Redmayne. Et oui, l'héroïne car, en plus d'être très crédible, c'est encore un vrai rôle de composition. Cet acteur n'a vraiment pas froid aux yeux et prête son physique de petit Napoléon à des personnages graves et sensibles. Une Alicia Vikander, d'un teint mate ici, très sensuelle. Pour le reste, Tom Hooper a voulu (trop?) travailler sur l'effet visuel, une lumière pâle style "The Immigrant" de James Gray. Du coup c'est pas top. La charge émotionnelle arrive assez vite, du coup la mécanique me semble un peu trop surfaite. Je n'ai pas frissonné ni même ressenti aucune émotion, ce qui fait que je ne me suis pas senti concerné.
Sublime, j'ai pas de mots , une histoire d'amour unique qui va jusqu'au bout de l'amour Cela donne une idée du malaise subi par les personnes déjà au début de ce siècle et parfois ce qu'ils peuvent encore ressentir à notre époque s'ils ne sont pas bien entourés. J'ai vraiment adoré ce film qui est bouleversant
Einar Wegener est un peintre très connu au Danemark, marié à Gerda, qui peint aussi mais qui a du mal à se faire exposer. Un jour, le modèle de Gerda ne vient pas au rendez vous et c'est donc Einar qui enfile le costume. Et la commence sa transformation. Il aime se ressenti avec ces vêtements et la pose lui plait. Donc au début c'est un jeu de se déguiser en femme (il appelle son personnage Lili Elbe) et de se faire passer pour sa cousine lors de soirées mais comme l'illusion est assez bluffante, un homme tombe sous son charme. Sa vie ne sera jamais plus la même, ni celle de sa femme d'ailleurs.
Évidement c'est Eddie Redmayne qui interprète Einar et Lili. Le travail fait sur son maquillage, sa coiffure et ses cheveux est assez bluffant. Je crois que cette homme est tout simplement fait pour jouer ce genre de rôle. Je ne le vois absolument pas jouer un rôle classique dans une comédie par exemple. Sa transformation est vraiment réaliste, du reste si on juxtapose une des première scène ou il est Einar, un homme élégant, à une des dernières ou il devient officiellement Lili, c'est assez dingue. Alexia Vikander joue le rôle de sa femme Gerda. N'ayons pas peur des mots, elle est magnifique. Elle commence à être connue depuis son rôle dans Ex-Machina (que je n'ai toujours pas vu), mais c'est dans Code UNCLE et dans Burnt (les deux l'année dernière) qu'elle m'a tapé dans l’œil. Une beauté simple et naturelle. Elle interprète parfaitement le rôle de Gerda, qui ne lâchera pas son mari une fois sa décision prise de devenir une femme. Son combat est plein de générosité et de courage. Les autres rôles sont totalement effacés par ces deux performances, mais je retient Matthias Schoenaerts (Black Book, The Loft) dans le rôle de Hans, l'ami d'enfance de Einar, qui s'éprends de Gerda. Ou encore de Ben Whishaw (Le Parfum) assez transformé (je ne l'avais pas reconnu) dans le rôle de Henrik, l'amoureux de Lili.
La mise en scène est confiée à Tom Hooper, qui réalise son troisième film "connu" après Le discours d'un roi (j'avais pas aimé) et les Misérables (pas vu et pas envie). Sa direction des assez intimiste et laisse une grande part aux plans sur le visage d'Eddie, évidement l'élément principal de ce film. Artistiquement le film est réussi, la photographie est belle et Jan Sewell fait encore du bon travail, elle était déjà responsable des maquillages et des coiffures sur Une merveilleuse histoire de temps. La musique ne m'a pas semblé magnifique, et pourtant c'est le frenchie Alexandre Desplat qui a œuvré, je l'ai connu en bien meilleure forme et j'ai hâte de le voir à l'oeuvre sur le prochain Star Wars : Rogue One en fin d'année.
Au final, si on enlève la performance d'acteurs remarquable d'Eddie et d'Alicia, le film reste assez plat et classique. Une belle histoire certes, mais qui aurai mérité un autre traitement, je pense au scénario, assez décousu, notamment la toute fin (aucune émotion) ratée pour moi.
Film plutôt intéressant. Se laisse voir. Manque peut être un peu d'émotions. Très belle performance de l'acteur principal. Sur le sujet de la transexualite Transamerica est très largement au dessus...
Je l’attendais avec impatience surtout par rapport à Eddie Redmayne. Je dois dire que depuis que j’ai vu cet acteur pour la première fois dans Les Misérables je suis tombée sous le charme de son sourire et de ses talents d’acteurs et encore plus dans Une merveilleuse histoire du temps auquel il a eu le droit à un oscar pour son rôle de Stephen Hawkin qu’il méritait amplement d’ailleurs. Je sentait que son rôle dans The Danish Girl allait être encore merveilleusement joué mais je dois dire que j’ai été également charmée par Alicia Vikander qui joue extrêmement bien également. Les deux acteurs se donnent parfaitement la réplique dans deux rôles touchant, torturés l’un et l’autre.
Einar Wegener est marié à Gerda Wegener, ils sont tous les deux peintres, ont chacun leur style et ont l’air de filer le parfait amour mais tout n’est pas si simple dans leur couple sous les apparences qu’il se donne. En effet, Einar se sent femme depuis tout jeune, il est donc attiré par les habits de femme et ne se sent pas lui-même pourtant il aime sa femme. On le voit un peut lutter pour ne pas faire ressortir son côté féminin, il va même jusqu’à aller voir des tonnes de médecins qui le prennent soit pour un schizophrène donc ils veulent l’interner, soit pour possédé en quelque sorte et ils le traitent avec de la radiothérapie (qui le fait d’ailleurs énormément souffrir) et j’en passe. Il faut dire qu’on est dans les années 30 et à cette époque le transgenre n’est pas répandu ou caché. Pourtant ils arrivent à trouver un médecin qui dit croire pouvoir le rendre femme. Il teste alors la première opération jamais réalisée et pouvoir réaliser le souhait le plus cher d’Einar de devenir réellement Lili.
Eddie Redmayne est assez bluffant en femme et je dois dire qu’on se laisserait berner facilement. Il est vraiment magnifique dans ce film grâce à sa prestance, son sourire magnifique et son attitude. On ressent ce qu’il ressent et on vit avec le personnage durant toute la durée du film. Il arrive à donner littéralement vie à Lili. L’histoire commence doucement en posant le tableau puis avec un certain rebondissement prend un virage que l’on ne s’attend pas forcément. J’avoue avoir été surprise par la fin.
En résumé, The Danish Girl est un film émouvant, une histoire forte jouée par un duo convainquant qui donne une réelle émotion et force aux deux personnages. Une histoire vraiment belle et touchante d’un homme qui se sent femme depuis son enfance et qui fait réussit à le devenir malgré tous les obstacles à franchir et une fin tragique. Je vous encourage à aller le voir de toute urgence !
Le sujet de ce film est très particulier. Eddie R. est encore dans un rôle fort et difficile. Il s'en sort merveilleusement. C'est réellement un grand acteur.
Danish Girl va raconter l'histoire de Einar, ses doutes et ses envies. Einar est l'un des premiers transexuels à avoir souhaiter l'opération. Son "penchant" inquiète les médecins qui veulent l'interner. Gerda, son épouse amoureuse, va se battre avec et pour son mari. Gerda est une femme courageuse, aimante et dévouée. Malgré tout, elle va soutenir son mari jusqu'à cette opération inédite, en 1930. Le couple va traverser des moments très difficiles et se déchirer autant physiquement que mentalement. Un bémol : La réalisation est un peu trop lisse. dommage. Très peu d'émotions, au vue du sujet, se dégage en fait. On assiste en spectateur. Même si parfois les effets pour déclencher émotions sont un peu trop appuyés. L'acteur britannique Eddie Redmayne est impressionnant. Le récit est poignant, et engagé. L'histoire bien qu'elle se passe dans les années 30 est toujours d'actualité. Eddie Redmayne est talentueux. Le film est élégant.
Un film sur l'identité sexuelle et la difficulté d'être homme quand on se sent femme. Voilà un sujet un peu racoleur et très politiquement correct. Au vu de la réalisation conventionnelle, très soignée dans l'image, à la limite du maniérisme, on pouvait craindre un film sans âme, si ce n'est de soutenir lourdement la cause transexuelle. Mais rien de tout cela... Le film est d'abord l'histoire d'un couple heureux qui, à la suite d'un simple jeu de déguisement, va voir l'homme dériver lentement vers une négation de soi pour s'accrocher au rêve de devenir un autre. Ou une autre devrait-on dire. Cette évolution est d'autant plus crédible que l'acteur, Eddie Redmayne est absolument parfait, avec un jeu fiévreux, éclatant, une ambiguïté troublante dans ses habits d'homme et un charme fou dans ses voiles de femme. Même le spectateur se laisse prendre à ce jeu d'ombres et de miroirs. C'est bien sûr un drame pour la femme qui voit son mari lui échapper pour devenir, au fil du temps, une bonne copine. La ficelle est un peu grosse, me direz-vous. Peut-être, mais l'émotion est au rendez-vous car le film a le bon goût de se situer au milieu des années 20 à une époque où ce genre de dérive conduisait tout droit à l'hôpital psychiatrique. Mais aussi et surtout, l'acteur Eddie Redmayne traduit bien dans son visage et dans ses yeux, le plaisir infini qu'il prend au contact d'une pièce de dentelle; puis plus tard, la détresse sauvage qu'il ressent au spectacle de la douleur qu'il cause à sa femme. C'est un film qui vous touche car la négation de sa propre sexualité y apparaît pour ce qu'elle est, à savoir une des pires épreuves d'une vie d'homme. On peut, certes, reprocher au parcours de cette fille danoise d'être un peu trop lisse. Le film n'en reste pas moins un beau moment de cinéma.
Un film académique mais beau. En dépit d'une éclosion incertaine, il est fait état de l'Amour dans toute sa splendeur empreint de douleur et de sacrifice ...
Délicat et bouleversant, Tom Hooper s’inspire de l’univers artistique de ses personnages pour en peindre un tableau vivant sur l’histoire de Lili Elbe, la première femme transgenre. The Danish Girl se démarque par la qualité de ses images, plus que par son propos, dressant une fresque romanesque en costumes d’époque. Et au milieu, un duo saisissant, l’un touchant dans sa composition, bien que parfois trop emprunté, l’autre remarquable par sa force et la liberté qui émane de son jeu. Le parfait film à Oscar en somme : à la fois attendu, un poil trop lisse et pourtant magnifique.
Ma chérie m'y a trainé, je n'y serait peut-être pas allé seul mais bon, j'adore l'acteur déjà, et le sujet est quand même intéressant, d'autant plus dans le contexte de l'époque. D'ailleurs, on se rend compte, que bientôt 100 ans après les choses ont encore du mal à changer ou se clarifier, les préjugés sont toujours de rigueur, sujet complexe. Pour revenir au film, j'ai apprécié l'esthétique de l'époque aussi, ce bon vieux temps ou il n'y avait pas de plastique et des loisirs matériels, ou activité tangible. Il y avait un style, un parlé. On baigne dans la peinture, je n'y connais rien et ne suis pas grand amateur mais voilà, c'est tout de même beau. Enfin, oui enfin, je vois un film dans lequel Mathias Schoenhaerts a du texte, il parle, et franchement, j'adore cet acteur, même quand il ne parle pas. Ici, sa ressemblance est frappante avec un certain Vladimir (hors-sujet) Enfin, au final, qu'on soit concerné ou non par le film, et son sujet peut déranger, gêner, mettre mal à l'aise, le film est bien fait et se regarde bien, après c'est aussi question de sensibilité personnelle.
Plus qu'un bijou, ce film de Tom Hooper est un écrin de pierres précieuses ! La métamorphose progressive de Einar en Lili est superbement bien mise en scène, sans à coups, avec une justesse et une délicatesse qui servent admirablement le phénomène transsexuel. Eddie Redmayne incarne là le plus beau rôle de sa carrière qui est loin d'être terminée à mon avis. En plus de la prouesse théâtrale de l'équipe des acteurs, il faut signaler une photographie magnifique, une musique idéale qui sert parfaitement l'image et des décors autant intérieurs qu'extérieurs très bien reconstitués. Heureusement qu'il y a les critiques spectateurs pour m'avoir motivé à voir ce film car certaines critiques de presse sont abusives : Les Inrockuptibles se plaignent des poses efféminées d'Eddie Redmayne, mais c'est un peu le thème du film, non ? Les Cahiers du Cinéma parlent de ce corps "jamais vu"... par eux sûrement car il suffit de lire sa biographie ! Monsieur Cinema Teaser qui trouve l'épilogue cul-cul : c'est un biopic ! En tous cas, tout le monde ne peut qu'être d'accord sur le fait que 86 ans plus tard, la compréhension de la transsexualité n'a pas beaucoup évolué...