Une bonne comédie servie avant tout par de très bons dialogues signé Palmade. De plus sous couvert de comédie débridé le film a son époque a eu le mérite de mettre en valeur la difficulté d admettre mais surtout de faire admettre l homosexualité dans le monde du travail. Des conventions parfois tellement ancrées dans l inconscient collectif que sortir de la norme doit être caché ou inavoué. Patrick Timsit est très bon dans son rôle et Fanny Ardent trouve un très bon rôle et réalise une prestation plus que convaincante en femme libérée mais blessée par la vie. Le film bénéficie en plus d une ambiance de fête plutôt sympa et même si plusieurs personnages ou situations sont caricaturaux cela ne gâche pas l ensemble.
Des gags qui tombent souvent a l'eau, un peu de morale qui va avec ce genre de comédie.... Bref , pas grand chose a se mettre sous la dent.... Pas terrible.
Je ne comprends rien à l'enthousiasme de certains. Le thème de ce film est, malgré ses apparences racoleuses, banal. Il est traité de façon vulgaire. Vulgarité de l'approche "sentimentale" à deux balles, vulgarité et superficialité de l'approche soi disant psychologique des personnages, vulgarité de la mise en scène. Les acteurs se caricaturent eux-mêmes, surtout Ardant.Timsit n'a jamais été aussi mauvais, et pourtant… Jusqu'au titre… même pas digne de l'Almanach Vermot.
Ce film dégouline d'auto satisfaction et de bonne conscience prétentieuse. Navet d'or...
Le cinéma britannique a donné "My beautiful laundrette", "Beautiful Thing", "Maurice", ou encore plus récemment "Week-end". Le cinéma italien, "Une journée particulière". Le cinéma nord-américain, "Harvey Milk". Des oeuvres qui informent et donnent à réfléchir tout en évitant l'élitisme des films intellectuels.
Quant au cinéma français, il a donné... "La cage aux folles", "Gazon maudit" et "Pédale douce". C'est effrayant de penser que dans une société largement imprégnée de préjugés réactionnaires, le grand public n'ait d'autre aperçu de la population homosexuelle que ces films qui, derrière des bons sentiments faciles et l'alibi du divertissement, recyclent une foule de clichés racistes concernant les homosexuels.
A la sortie de "Pédale douce", je n'aurais pas aimé assister à une projection et entendre s'esclaffer le public chaque fois que l'un des acteurs singe de façon grotesque un personnage qui est censé être comme moi. Ce film est cruel, d'autant plus cruel qu'il se pare des oripeaux de la comédie. Il est à mettre sur le même plan que les chansons d'humoristes des années 50 et 60 sur les homosexuels ("On dit qu'il en est" de Fernandel, "Dans ce pays-là, ils en sont tous" de Robert Rocca), qui faisaient se plier de rire des familles entières de Français (très) moyens, à une époque où le code pénal et les autorités médicales faisaient des homosexuels des délinquants ou des malades.
Au cinéma, on ne représente plus les Noirs comme des grands enfants vêtus de pagnes ou de régimes de bananes, comme des grooms de hall d'hôtel ou des cireurs de chaussures. On ne représente plus les Juifs comme des usuriers aux doigts crochus, menaçant la société. Mais il est toujours permis de ridiculiser les homosexuels, car l'humour (de majoritaires) est censé tout excuser.
La réflexion selon lequel le film caricaturerait la communauté homosexuelle ne peut tenir, le scénario étant l’œuvre de Pierre Palmade, (en fait la communauté homosexuelle n'existe pas et le milieu n'est pas homogène, il y a des tas de comportements homosexuels différents). Sinon que dire ? Que Fanny Ardant est rayonnante de présence et de beauté, qu'il y a des très bonnes scènes, qu'on ne s'ennuie pas, mais qu'il n'y a pas non plus de quoi s'affoler. C'est un bon petit film, sans plus.
Une excellent comédie sur l'homoxésualité, même si parfois, c'est vrai, c'est un peu carricatural. Malgré ça, les dialogues écrient par Pierre Palmade sont un régal, drôles, parfois vulgaires, mais on reste dans l'univers du film. Les acteurs sont très bons (Gambelin et Berry en tête) et la première fois que je l'ai vu j'ai beaucoup rit. En plus de celà, il y a une BO d'enfer (Dalisa, Village People et d'autres...). Une très bonne comédie.
Bon le film se laisse regarder grâce au rythme donné et à quelques répliques sympas mais il n'y a aucun scénario ou alors il était écrit sur un ticket de métro. De plus la plongée dans la vie des homosexuels ne m'a pas intéressé et on a droit à une fin vraiment sans queue ni tête. Pas terrible.
Patrick Timsit crève l'écran dans cette comédie dramatique, sur la (double) vie des homosexuels. L'acteur arrive à nous faire passer par différentes émotions à travers ses peines, ses joies, ses doutes... Malgré quelques lieux communs, ce film reste plaisant.
Des homosexuels mènent une vie professionnelle en cachant leurs préférences. Le film fait très souvent rire, le mérite en revient principalement aux acteurs qui se lâchent particulièrement ici. L'histoire est traitée sans grands excès ou folle originalité, mais cela ne gâche pas la vision du film. On n'est ni dans le réalisme ni dans l'irréel mais à mi-distance. Le film tient bien la distance.
Quelle bouse! L'humour et le mauvais goût ne font pas souvent bon ménage. John Waters, les frères Farrelly ou encore Judd Apatow les font cohabiter avec beaucoup de talents. Mais chez Aghion il y a juste du mauvais goût en quantité et aucun humour.
14/20. Des scènes cultes, une comédie hilarante, des bons acteurs. A un moment du film, on ressent quelques longueurs, on se lasse un peu de cet humour décalé, bref ce film est plutôt bon pour son époque, et plutôt culotté.