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djacno T.
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5,0
Publiée le 13 juillet 2013
Contrairement à son remake hollywoodien, Solaris est plein de couleurs et de poésie. Malgré le nombre des années, la magie fonctionne toujours. L'implication des acteurs et la beauté des dialogues donnent tout son sens à ce chef d'oeuvre du cinéma soviétique. Incontournable. A travers les décors, on voit que le film a directement inspiré les grands blocks buster sf hollywoodiens: Star Wars, Alien, Blade Runner, Avatar..............................
Avec "Solaris" Tarkovski répond en 1972 à "l'Odyssée de l'espace" de Kubrick ainsi que l'atteste la référence au nouveau-né long de 5 mètre présent dans l'espace sidéral. Mais derrière ce clin d'oeil amusé à la fin assez absconse de "l'Odyssée", se cache un film à l'opposé de celui de Kubrick. Ici, le recours à la SF et au sous-genre "film spatial" est surtout un prétexte au développement low cost d'une méditation esthétique et ontologique centrée sur la thématique des amours mortes. Chez le maitre russe, la scène attendue des mouvements en apesanteur devient un sommet de romantisme servi par le choral de Bach "ich ruf zu dit Herr Jesu Christ" au cours duquel Chris, le héros apparemment cartésien du récit, fusionne avec son amour ressuscité dans l'espace des possibles que constitue la base stellaire. Ainsi, c'est avant tout la conscience du héros qui s'ouvre dans l'inquiétante étrangeté de la SF, et, en filigrane, celle du spectateur. Un chef d'oeuvre élégiaque à voir et revoir pour tous les amoureux pensifs du cinéma.
L'un des chef-d'oeuvre du grand maître russe, peut-être le plus grand maître du cinéma. Evidemment, la comparaison avec "2001, l'Odyssée de l'Espace" est vite devenue un lieu commun, d'autant que Tarkovski fait ce film en réponse au "matérialisme" de 2001. Pourtant, les deux films n'ont rien à voir. Ici, Tarkovski cherche, comme à son habitude, à faire un film sur une destinée humaine, beaucoup moins glacial que "2001", et beaucoup plus poétique. Evidemment, Tarkovski n'avait pas les moyens de s'approcher du niveau d'effets spéciaux de Kubrick, mais il ne me semble pas que ce soit un argument pour disqualifier ce film, étant donné que le but n'est pas d'en mettre plein la vue, mais de montrer un visage humain, là où Kubrick s'intéresse surtout à l'esthétique des objets. L'histoire est magnifique (la fin !), les images sont belles sous tout points de vue. Film à voir absolument.
Une claque ! Ce film est immense dans tous les sens du terme. Ses personnages sont attachants, leur psyché explorée avec profondeur et réalisme, dans ce qui est pourtant un film de science-fiction qui n'en reste pas moins spectaculaire ! Si Тарковский souhaitait s'éloigner du "2001 : L'Odyssée de l'Espace" de Kubrick, son aspect métaphysique l'en rapproche finalement beaucoup. Dès le début et avant même qu'on ait un aperçu de Solaris, les promesses sont gigantesques, dans ce qui transparaît dans les dialogues entre les protagonistes. Le mystère est envoûtant dès les premières scènes, amères et mélancoliques (voir les scènes muettes en voiture). Et dès l'arrivée dans la base, on est submergé par l'étrangeté du lieu, son caractère oppressant et pourtant libérateur, comme un paradis et un enfer réunis. Les acteurs, psychologiquement torturés, sont tous exemplaires et impressionnants – notamment Наталья Сергеевна Бондарчук, qui interprète la femme damnée du scientifique –, et provoquent un violent impact émotionnel. De par sa profondeur, "Solaris" annonce déjà "Blade Runner", mais sa portée dépasse le cadre de la science-fiction. Un des meilleurs films de tous les temps, dont l'admirable conclusion est digne de rester dans les mémoires à jamais.
Le «Solaris» d'Andreï Tarkovski, lors de sa sortie a été considéré comme l'équivalent soviétique du «2001, l'Odyssée de l'espace» de Stanley Kubrick. Et pourtant, comparer les deux films ne serait pas forcément un raisonnement judicieux. En effet, celui de Tarkovski est une étude des sentiments humains, beaucoup sont abordés: la souffrance, la nostalgie du passé, l'amour perdu puis retrouvé, le thème de l'inconscient. Tout débouche sur des réflexions philosophiques auxquelles il est difficile de se raccrocher tant elles sont profondes, tant elles nous dépassent. Là où le "2001" de Kubrick était la démonstration de l'évolution de la technologie à travers l'Histoire. Et surtout, quelle était la maîtrise de l'Homme sur cette technologie en constante évolution. «Solaris» est une oeuvre vraiment à part, puisque l'élément perturbateur est un océan protoplasmique qui a la forme d'un cerveau et qui serait en plus une machine pensante et capable de toutes sortes de miracles. Le tout est filmé par une caméra qui contemplative qui ne laisse pas passer le moindre détail. Mais attention, c'est lent et c'est très long (160 minutes). Deux heures quarante au contenu vraiment très dur à saisir. Tarkovski nous propose une oeuvre à la fois riche, intéressante, complexe et parfois plombante dont la vision est une expérience cinématographique à ne pas manquer.
C'était l’œuvre que Tarkovski avait le moins en estime dans sa filmographie ? Je le comprends largement ! Je suis désolé si je n'ai pas compris la beauté et la subtilité de ce film, mais franchement je me suis ennuyé pendant une heure... Pour ensuite quitter la salle de cinéma d'où il était projeté. Peut-être aurais-je dû faire l'effort de la regarder jusqu'à la fin mais je n'ai pas pu. Pour la première fois de ma vie devant un film, je me suis demandé ce que je faisais là, et un sentiment d'incrédulité m'a envahit. C'est long, c'est soporifique, ça tourne autour du nombril. Bref ça m'a suffit amplement, le seul petit point positif que je trouverai à dire c'est que les acteurs sont plutôt bons.
Une véritable leçon d'épistémologie des sciences. Film sublime, qui sait poser les justes questions et laisser le temps au spectateur d'y réfléchir. Tarkovsky est un maitre en la matière, et quoi de mieux que la science-fiction pour nous proposer une expérience sur les limites de la réalité telle qu'elle nous est donnée à voir ? Solaris est une expérience mentale forte, qui nous réinterroge sur la pertinence de nos cadres scientifiques théoriques et nos capacités à les remanier face à des faits qui les bouleversent.
Quelques années après le succès de "2001", l'URSS réplique avec ce "Solaris", où Tarkovski met en scène des scientifiques faisant face à une force inconnue et incompréhensible. Si l'on y retrouve des passages contemplatifs, et le thème de l'homme rencontrant une intelligence extra-terrestre, la comparaison entre les deux films s'arrête là. "Solaris" insiste sur la personnalité du héros, psychologue troublé par le suicide de sa femme, et soumis à des choix sentimentaux cornéliens. Mais le film est extrêmement lent, les mauvaises langues pourraient dire que Tarkovski se regarde filmer. Pour comparaison, Soderbergh a réalisé un remake en 2002, racontant la même histoire et durant 1 heure de moins. Néanmoins, cet original se veut indéniablement soigné. Les références culturelles abondent (dont une explicite à Peter Bruegel), les quelques acteurs sont très convaincants, et la mise en scène est très inspirée. Très intéressant sur le fond, mais peu facile d'accès.
La lenteur contemplative de l’œuvre ne nuit en rien à la clarté du récit. Bien au contraire, la mise en scène très symbolique de Tarkovski appuie efficacement la réflexion sur la notion d'humanité sans l’alourdir. Un film de science-fiction profond sans être abscons.
Lent, Interminable, ennuyeux, épuisant, crispant. Voila le papier peint de cette œuvre hors du commun nécessitant une longue préparation avant l'absorption d'images s'étirant bien au delà d'un seuil de tolérance.
« Solaris » est un changement de cap. Un traitement révolutionnaire ne dépendant d'aucune contrainte de rentabilité. L'opus tiré du passionnant roman de Stanislaw Lem étend son royaume à l'aide de scènes ne semblant jamais avoir de fin.
Cette nouvelle et surprenante mise à l'épreuve permet à des sens asservis par des productions standards d'être confrontés à des ingrédients complètement neufs.
Solaris quantifie à son rythme le douloureux dilemme entre un homme pénalisé par un sensitif trop chargé et une planète à la recherche d'une identité pensante qu'elle puise et reproduit sans forcément la comprendre.
L'amour principal garniture du Prométhée sert de pierre angulaire entre une entité reconstituée à la recherche d'émotions inconnues et un savant perturbé subordonné émotionnellement à une apparition mise en ligne par une planète enfant angoissée par un externe inconnu déclenchant en interne des comportements désordonnées.
Une surface uniquement constituée d'eau quête désespérément une personnalité dans d'incessantes remises en questions pendant qu'un scientifique récupéré par une virtualité sombre dans la nostalgie, le désespoir et un renouveau impossible.
Le contenu dépourvu de scènes chocs laisse la primeur à des visages d'exprimer toute la détresse d'un parcours raté que l'on ne peut recommencer.
Solaris planète désespérée montre les mêmes symptômes que l'être humain, un besoin impératif de savoir ce que l'on est avant de savoir ce qui est dans des apparats tristes et mélancoliques.
Le "Solaris" de 1972 de Tarkovski est une adaptation semble-t-il plus fidèle du livre de Stanislas Lem que ne l’est le remake de Soderbergh. L’aspect science-fiction y est beaucoup plus développé : Solaris – planète mais aussi conscience extraterrestre avec laquelle les humains cherchent à communiquer – est ici au premier plan, alors que dans le film de Soderbergh elle ne sert que de prétexte à l’exploration de sentiments humains tels que l’amour, le deuil et la culpabilité. Même si visuellement le film accuse son âge mais surtout la pauvreté des moyens mis en œuvre (rien à voir avec la splendeur toujours d’actualité de "2001 l’odyssée de l’espace" pourtant un peu plus vieux), il s’en dégage une atmosphère trouble très intéressante. Cette version de "Solaris" est beaucoup plus mystérieuse et pesante que celle de Soderbergh, jusque dans un final bien moins optimiste. Il ne faut pas non plus oublier que c’est du Tarkovski, donc que c’est très très lent, et que certaines scènes sont proches du cinéma expérimental (comme celle des voitures sur le périphérique), ce qui en réduit quelque peu l’attractivité.
Se contenter de comparer «Solaris» à «2001 : L'Odyssée de l'Espace» serait bien réducteur, d'autant plus que le premier excède largement le second quant à sa subtilité, sa poésie ou sa profondeur. Le problème (si c'en est vraiment un), c'est que contrairement à Kubrick, Tarkovski ne s'est pas attaché à la perfection des effets spéciaux, il sera donc déroutant pour le spectateur actuel de se plonger dans «Solaris», surtout s'il s'attend à un long métrage spectaculaire qui lui en mette plein la vue. «Solaris» est avant tout un film introspectif, qui comme toute l'oeuvre de Tarkovski nous invite à la réflexion tout autant qu'à l'abandon des sens. Il serait en effet malvenu de ne considérer Tarkovski que sous le prisme de l'intellectualisation de l'art, c'est même avant tout un cinéaste de la sensation et de l'émotion. Comme d'habitude, Tarkovski se sert de la science-fiction et d'un scénario émouvant (quelle belle histoire d'amour!) pour évoquer l'homme, la vie, le rêve, le divin, la mort, bref les grandes thématiques artistiques et philosophiques qui de tous temps ont bercées l'humanité et l'imaginaire collectif. Oui, rien que ça. Même s'il ne paye parfois pas de mine avec ses allures de série B fauchée, «Solaris» regorge de passages magnifiques, de plans sublimes, de dialogues intelligents et d'images inoubliables. Tarkovski a porté le 7e art au plus haut, et «Solaris» est comme chacun de ses longs métrages un chef-d'oeuvre absolu d'une richesse intarissable et d'une beauté envoutante. Quand Kubrick nous propose une oeuvre certes recherchée, mais finie, avant tout esthétique, à l'étroit dans ses contradictions et sa relative vacuité, Tarkovski nous propose un poème cinématographique d'une profondeur abyssale et d'une humanité bouleversante. Le film de Tarkovski est donc d'autant plus remarquable, surtout quand on connaît les difficultés extrêmes de travail dans lequel il était vis à vis de l'URSS, profondément hostile à son art. Incontournable. [4/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
C'est TARKOVSY ! c'est un rythme très lent avec toujours de belles images... c'est pas toujours facile à comprendre (d'ou mon 4 étoiles et pas 5), et il y a toujours une spiritualité dans ses films. C'est quand meme un classique a voir...
Oeuvre pour cinéphile averti,le "Solaris"(1972)de Andreï Tarkovski,est un peu le pendant soviétique du "2001,l'odyssée de l'espace" de Kubrick.C'est un film de SF philosophique,qui mise tout sur son atmosphère envoûtante,poétique et métaphorique pour accéder à une réflexion sur la place de l'Homme,entre les méandres de son imagination et la pesante réalité.Dodnatan Daninonis qui incarne psychologue d'âge mûr,envoyé sur une station spatiale en orbite autour de la planète Solaris,parvient à transmettre toute la douleur de la perte,et la mélancolie d'un passé revécu.les plans sont très longs,harmonieux,cohérents,de telle sorte que l'ambiance,froide et silencieuse,est unique.Il y a de quoi être saisi par le mystère autour d'une planète recouverte d'un océan,qui semble être un immense cerveau vivant,et pourvoyeur d'hallucinations bien réelles.Très peu d'effets,et il n'y en a pas besoin.Tarkovski était un visionnaire,à la réflexion probablement trop mature.Il se faisait une haute idée pour moyen de transmission,de réflexion et non de divertissement.Ce qui est aussi remarquable que plombant,car le film ne concède rien à la facilité,est très long(160 minutes)et au contenu quasiment impossible à perçer.Une note très subjective.
Cité comme étant la réponse russe à 2001, l'odyssée de l'espace, comme étant la vision russe du film de Stanley Kubrick, il est inutile d'essayé de faire quelque peu le rapprochement entre ces deux oeuvres. Solaris, est la propre vision de son cinéaste, film sur l'Humanité, sur ces question, sur son utilité, ses buts, sa raison d'être ... Andreï Tarkovski réalise plus qu'un film, c'est une réflexion profonde et touchante sur l'Homme, mis en scène de très belle manière, soutenu part des images, couleurs, plan, absolument somptueux. Si part moment le film connaît quelque moment moins dense, les points culminant en revanche sont sublime, rendu inoubliable avec la musique de Jean Sébastien Bach offrant aux souvenirs et aux dessins un moment d'éternité. Véritable fable, Andreï Tarkovski nous plonge dans un huis-clos à la fois froid et fascinant, aux limite de l'angoisse de temps en temps. Mais le plus surprenant dans Solaris, c'est peut-être bien l'histoire d'amour entre Dodnatan Danionis et Natalia Bondartchouk, un amour aux confins du réel allant jusqu'au abord de l'acceptation des différence. Solaris, fascinant de bout en bout, repoussant les limite de la science fiction, nous obsédant par son océan marquant de son empreinte le film du genre.