Solaris
Note moyenne
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120 critiques spectateurs

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Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 831 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 mai 2026
Malgré une tendance ancrée à étirer les plans, imposer un rythme lent, insister sur l'ambiance austère de la station spatiale, la mise en scène exerce une fascination certaine par son attention aux sentiments des personnages, par son épure (magnifiée par la musique lancinante de Eduard Artemyev), par son entrelacement des temporalités ou des inconscients. Mise en abîme silencieuse, ce récit de science-fiction (aux considérations écologiques implicites) interroge le pouvoir de l'imagination, mais surtout la capacité à se créer son propre univers mêlant fantasmes, souvenirs, réalités alternatives. Manifestant l'incapacité à apprécier ou à respecter ce qui peut apaiser (sublime photographie de la nature) autant que la difficulté à appréhender le réel (tout en craignant la folie) et à affronter ses peurs ou ses failles, l'intrigue présente une romance cruelle, rendue émouvante par la vulnérabilité assumée de Natalia Bondartchouk (car elle ne se vit pas comme une simple (re)construction mentale du héros, se montrant sans doute plus humaine que les scientifiques anesthésiés) autant que par l'intrication (inéluctable?) entre souffrance et amour. Une envoûtante odyssée, mélange d'étreinte mélancolique et de doux espoir.
CloakBack
CloakBack

6 abonnés 347 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 avril 2026
Solaris suit un homme envoyé sur une station spatiale confronté à quelque chose qu’il ne peut ni expliquer ni maîtriser. Un film exigeant que j’ai trouvé marquant par sa profondeur, même s’il demande une vraie implication.

Avant de le voir, il peut être utile de savoir qu’Andreï Tarkovski propose ici une œuvre à contre-courant de la science-fiction classique. Tourné en Union soviétique au début des années 1970, le film utilise ce cadre pour explorer la mémoire, la conscience et le temps plutôt que le spectacle. Adapté du roman de Stanisław Lem, il s’en éloigne en privilégiant une approche introspective, faite de plans longs, d’ambiances et d’une mise en scène centrée sur l’expérience intérieure.

Le film explore avant tout la mémoire et la culpabilité, en confrontant son personnage à un passé qu’il ne peut ni fuir ni réparer. Il interroge la manière dont les souvenirs, les regrets et les émotions persistent dans le présent, jusqu’à brouiller la frontière avec la réalité. À travers cela, il propose une réflexion sur l’identité et sur la difficulté d’affronter ce que l’on a perdu ou mal compris.

Le récit s’intéresse aussi à l’amour, à la solitude et aux limites de la connaissance humaine. Il montre que la science ne peut répondre à certaines expériences liées à l’émotion et à la conscience. L’inconnu n’est plus quelque chose à conquérir, mais une réalité que l’on ne peut appréhender qu’à travers soi-même. Le film oppose également la froideur de l’espace à la mémoire de la Terre, en soulignant un besoin de lien et de réconciliation.

Qui suis-je pour poser une critique sur une œuvre de Tarkovski ? Solaris est un film d’une grande beauté, avec des images marquantes, une composition très travaillée et une atmosphère forte. J’ai été impressionné par cette approche de la science-fiction tournée vers l’intime, avec une cohérence artistique qui rend l’ensemble immersif. Le film dégage une vraie puissance, portée par une profondeur philosophique qui marque durablement.

Mais cette richesse peut aussi devenir une limite. La narration est exigeante et rend le film parfois difficile d’accès, avec une mise en scène du temps très particulière. Le rythme est lent, sur une durée importante, avec des séquences étirées qui demandent une réelle disponibilité. C’est typiquement le genre de film qui gagne à être revu pour en saisir toute la portée.

Au final, Solaris propose une expérience de cinéma singulière, qui dépasse largement le cadre de la science-fiction pour interroger la mémoire, l’amour et la conscience. Un film marquant et exigeant, qui impressionne autant qu’il peut laisser à distance.
Shining80
Shining80

9 abonnés 28 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 février 2026
Très lent et difficile à apprécier, Solaris n’en reste pas moins une œuvre marquante du cinéma soviétique. Long métrage de près de 3h, il aborde des sujets divers et complexes, passant par la politique et la philosophie, se positionnant ainsi en réponse digne face à 2001 l’odyssée de l’espace. Les soviétiques aiment le cinéma plus contemplatif et Solaris en fait partie, comme d’ailleurs beaucoup de film de Tarkovsky. En résumé c’est intéressant pour ce qu’il raconte et ce qu’il représente, mais le film est assurément complexe et peu digeste pour un spectateur du XXIe siècle.
LesCigalesDu13
LesCigalesDu13

8 abonnés 176 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 décembre 2025
Il est fort possible que je sois passé à côté du film. Il est fort possible également qu'il me soit nécessaire de le revoir. Mais très honnêtement, ma première impression est la suivante : qu'est ce que c'est long, vraiment long. Et je ne doute pas que ce soit volontaire pour nous mettre mal à l'aise et nous amener à une confrontation avec nous-mêmes à l'instar des personnages de l'histoire. Le temps, c'est bien ce qu'il nous incombe de remplir. Et quoi de plus efficace que l'altérité et les sentiments qui nous animent et nous unissent pour transcender notre dérisoire et nombriliste existence ? Peut être que, finalement, j'ai réagi exactement comme l'espérait le réalisateur mais il est bien dommage de principalement garder à l'esprit cet ennui étouffant.
ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mai 2026
Avec Solaris, Andreï Tarkovski détourne magistralement la science-fiction pour en faire une méditation métaphysique sur la mémoire, la culpabilité et les limites de la conscience humaine. Là où beaucoup auraient privilégié le spectaculaire technologique, Tarkovski choisit une mise en scène contemplative et hypnotique, où chaque plan semble suspendu entre rêve et introspection. La station spatiale devient moins un lieu scientifique qu’un espace mental hanté par les regrets et les désirs enfouis de ses occupants. Le film impressionne par sa capacité à faire naître une émotion profondément intime à partir de concepts philosophiques abstraits, notamment à travers la relation ambiguë entre Kris Kelvin et Hari. Malgré une lenteur radicale et des séquences volontairement austères qui peuvent éprouver la patience, Solaris demeure une œuvre d’une densité spirituelle exceptionnelle.
Alolfer
Alolfer

178 abonnés 1 739 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 décembre 2024
Si "2001" était le précurseur de la SF, Solaris l'est tout autant pour son humanité et sa profondeur. Tarkovsky hypnotise par sa mise en scène, tout en delivrant un message fort sur plusieurs thématiques comme : La vie, l'humanité ou encore l'amour. Il nous prends conscience, de ces importances : L'importance de vivre, malgré les difficultés à traverser ; "Solaris" est un peu une épreuve de l'acceptation du deuil, d'une prise de conscience, et d'un ensemble à vivre. Sorti en 1972, Solaris est visuellement irréprochable ! Photographie extraordinaire tout comme la réalisation unique de Tarkovksy ! Son histoire bien écrite, ainsi que son message, amplifie son statut de "film culte" ! Un grand film de son réalisateur et un des plus grands films de Science Fiction du cinéma
Fryzer
Fryzer

18 abonnés 388 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 septembre 2024
Je vais pas mentir que je m’attendais vraiment à quelque chose d’immense, vu la claque audiovisuelle que j’ai pris avec Mirror… bon ça pas été le cas, je suis même assez déçu dans l’ensemble, car la première partie est intéressante avec des vrais idées de mise en scène, une atmosphère assez spéciale que j’ai aimé, mais je trouve qu’arriver sur la station, on tourne complètement en rond dans ce que le récit cherche à nous raconter, c’est même limite rageant et j’ai même perdu patience à plusieurs moments, l’acteur Donatas Banionis n’aide vraiment pas car je l’ai trouvé mal dirigé, aucune empathie envers son personnage alors qu’on le voit complètement 2h40, c’est pour dire quand même. Une morale assez recherchée et sûrement beaucoup trop ambitieuse car on arrive vraiment pas à l’effet recherché pour ma part, assez mitigé en tout cas dans l’ensemble.
Iloonoyeil
Iloonoyeil

88 abonnés 367 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 septembre 2024
Bonjour tout le monde, Voici un sommet de l' écriture cinématographique dont l' auteur est Andrzej Tarkovski évidemment. Film mystère, film référence, film d ' auteur , voici une admirable composition picturale magnifique ! Aimez - vous réfléchir après un film ? Amicalement.............. Gérard Michel
Arthus27
Arthus27

126 abonnés 642 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 août 2024
Monument du cinéma de science fiction, Solaris se détache du genre pour nous offrir un drame métaphysique sur le deuil, l'humanité, la science et la quête de sens. L'écriture et les effets de mise en scène sont extrêmement riches et ludiques. Car ici, l'histoire et l'univers de la planète Solaris ne sont que des prétextes pour nous plonger dans la psyché complexe de ses personnage. Un film brillant, bien que très exigent. En effet, durant 2h45 et très dialogué, Solaris risque d'en laisser plus d'un sur le côté.
Orno13
Orno13

26 abonnés 1 054 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 mai 2024
Le film de science-fiction qui est pour l ensemble des critiques comme un véritable chef d œuvre du cinéma à la hauteur de 2001 l odyssee de l espace de Kubrick.
Personnellement je préfère le film de ce dernier, je dois avouer qu apres avoir visionné solaris je me suis un peu ennuyé, même si cela est vrai la.mise en scène est assez ingénieuse mais trop de longueur, dont j ai eu du mal à sortir d une certaine torpeur par moments.
Puda
Puda

1 abonné 273 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 avril 2024
Le problème principal de Solaris est qu'il a très mal vieilli. Véritable chef d'oeuvre à l'époque (il y a plus de 50 ans !), on a du mal à accrocher en 2024 même si les thèmes restent puissants et le film se veut surtout très poétique. Malheureusement c'est à la fois très lent et très bavard (même si le fond philosophique est très intéressant) et un cinéma qui ne se fait plus du tout. (J'ai envie de dire heureusement d'ailleurs... !) 2001 a pourtant très bien vieilli je trouve mais ce n'est pas donné à tous les films de cette époque.
Shawn777

805 abonnés 3 934 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 février 2024
D'Andreï Tarkovski, je ne connais que son livre "Le temps scellé" qui était très intéressant mais particulièrement chiant et je ne savais donc pas vraiment à quoi m'attendre avec ce film, sorti en 1972. Bon malgré tout, je savais bien qu'on n'allais pas vraiment être dans un film de science-fiction classique, connaissant la réputation du bonhomme, je m'étais préparé à l'idée que ça allait sûrement être un bon gros drame sinistre et triste. Et nous n'y sommes pas loin même si le film explore en réalité ici la psyché de son personnage principal. Pour remettre un peu de contexte, nous suivons le psychologue Kris Kelvin qui doit aller évaluer les membres de la station Solaris étant au-dessus de la planète du même nom, pour savoir s'il faut la fermer ou non. Car oui, les membres sont en proie à des hallucinations causées par la planète en question dont la seule mer qui la compose s'avère être un énorme cerveau. Particulier hein dit comme ça mais tout ce contexte n'est finalement que très peu exploré. Enfin, nous avons bien la très longue séquence d'exposition, et notamment la scène de la télévision, pour nous expliquer en quoi consiste Solaris mais on sent que c'est comme un passage obligé du réalisateur pour correspondre au genre science-fictionnel. Cet enchainement de scènes n'a en effet pas vraiment d'âme et sont majoritairement explicatives. Ce qui intéresse Tarkovski donc, c'est avant tout le voyage initiatique et la grosse introspection que va faire son personnage principal grâce à un autre personnage qu'il retrouve sur Solaris. Sans en dévoiler de trop, le film en profite pour poser de nombreuses questions existentielles comme le sens même de la vie et ce qui fait de nous des êtres humains. Gros programme donc et pourtant, le film prend son temps puisqu'en presque trois heures, nous n'avons que des longues scènes avec certes de très beaux plans mais qui flinguent tout de même le rythme, si jamais il y en a un. D'ailleurs, nous avons une excellente mise en scène et un montage très réussi qui s'amusent à perdre le spectateur dans l'espace et le temps, à l'image de ces personnages en orbite autour d'une planète qui ne cesse de les duper. Et ce qui porte réellement préjudice au film, c'est encore une fois cet espèce d'entre-deux dans lequel se place le réalisateur, son film étant une réponse à "2001 : L'Odyssée de l'espace" avec des éléments de science-fiction bien reconnaissables donc mais en même temps du pur cinéma d'auteur qui rejette presque la science-fiction, ce qui donne un résultat souvent déstabilisant en demi-teinte ; deux facettes parfois pas incompatibles mais souvent déroutantes. "Solaris" est donc avant tout une expérience dans laquelle la science-fiction n'est qu'une toile de fond, permettant d'aborder des sujets plus profonds.
Hotinhere

790 abonnés 5 464 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 février 2024
Une œuvre de SF métaphysique fascinante et envoûtante (avec la sublime musique de Bach) mais trop léthargique, où passion et raison s’affrontent à bord d’une station spatiale en orbite autour d’une planète, dans laquelle des cosmonautes russes reçoivent la visite de personnes issues de leur fantasme.
Peuch Peuch
Peuch Peuch

3 abonnés 72 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 janvier 2024
Dans un futur qu'on devine proche, un docteur en psychologie est envoyé sur une station spatiale en orbite de la planète Solaris pour étudier le comportement des cosmonautes, qui procure des inquiétudes à la communauté scientifique soviétique. Son rapport d'expertise décidera ou non, s'il y a lieu de continuer les recherches sur cette planète.
Le film est construit en deux parties.
La première a lieu sur terre, et nous narre les évènements étranges qui ont eu lieu sur Solaris. Cette longue introduction nous invite aussi à entrer en relation avec le docteur Kris Kelvin, sa famille, l'endroit ou il demeure, mais aussi sa mélancolie. La deuxième partie se déroule dans le vaisseau, et nous amène, peu à peu, dans une histoire métaphysique.
Ici, l'un des talents de Tarkovski est de parvenir à cramponner le spectateur au personnage du docteur. Voir à plusieurs reprises Kris Kelvin évoluer dans un pyjama brodé avec ses initiales, pourrait prêter à sourire. Mais cette tenue vestimentaire ajoute un surcroît d'intimité vis à vis du docteur. De même, tout comme Kris, nous sommes emportés dans un tourbillon de questionnements, à l'image de l'océan cérébral de Solaris. Qu'est ce qui est réel? Quelle est la part du rêve? Nos souvenirs forts peuvent-ils se matérialiser? Avons-nous dans notre subconscient des pouvoirs liés à l'immortalité?
Tout comme Kris Kelvin, on est sans cesse en proie au doute, mais on vit aussi des moments de bonheur intenses. Et que faut-il penser de cette planète? Peut-elle apporter des bienfaits inouïs à l'humanité, ou à contrario, présente-t-elle un véritable danger?
L'interprétation est impeccable, la lente trame scénaristique est exigeante mais très cohérente et indispensable.
Et tout comme dans le "2001" de Kubrick, le dernier plan est magistral, et nous envoie vers d'autres questionnements.
D'ailleurs, beaucoup de critiques affirment que "Solaris" est une réponse à "2001". C'est vrai. Mais j'ajouterai le qualificatif de "complémentaire".
Alors que le Kubrick traite de l'évolution de l'humanité de ses origines à son devenir, le Tarkovski va s'intéresser au voyage intérieur.
Les deux mises en scènes sont époustouflantes. L'une plus épique, l'autre plus naturaliste.
Un exemple technique est à comparer pour s'amuser à trouver des différences et similitudes entre les deux films. Ce sont deux plans de coupe plastique.
Dans "2001", c'est le plus célèbre de l'histoire du cinéma. Cet os envoyé dans les airs par notre lointain ancêtre, qui sur le plan suivant devient la station orbitale, balayant ainsi des millions d'années d'évolution. Il apparait après l'introduction.
Dans "Solaris", c'est cette petite plante posée contre un hublot de la station orbitale, qui devient ces algues flottant dans l'étang mortifié de la propriété paternelle, et qui semble indiquer un retour sur terre. Il apparait dans l'épilogue.
Mais ce qui unit le plus sûrement ces deux films, c'est que ce sont deux chefs-d'œuvre.
Président Bird
Président Bird

6 abonnés 181 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 décembre 2023
L’histoire est très intéressante. Mais c’est traité de façon très lente et bavarde. Ça peut fasciner (comme je l’avais été par Stalker du même Tarkovski) ou profondément ennuyer. J’ai fortement penché vers la deuxième option.
Je n’ai pas du tout accroché aux dialogues, qui forment la partie essentielle du film, ni aux performances des acteurs, un peu trop dramatiques. Question de culture sans doute.
Il reste quelques bonnes séquences malgré tout, notamment la dernière scène, sublime, et un traitement original d’une histoire de SF.
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