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Un visiteur
5,0
Publiée le 27 janvier 2010
En voyant l'affiche,ça m'a donné envie de le voir sans trop savoir de quoi ça parlait... et j'en suis ressorti bouleversé, ému, touché par la simplicité et la profondeur des thèmes , la douceur qui enroule des sujets "costauds" (la maternité, la mort, etc...). Je pourrai en parler des heures - la sensibillité, la luminosité des personnages, l'interprétation (très très belle Isabelle Carré),etc....; mais mieux vaut vous laisser la découverte (telle que j'ai pu l'avoir- c'est encore un bout de la magie des films).
François Ozon, fidèle à son style introspectif, signe avec "Le Refuge" un drame minimaliste, empreint de mélancolie. Le film explore des thèmes universels tels que le deuil, la maternité et la quête d'un nouveau départ à travers le personnage d'Isabelle Carré en femme enceinte et endeuillée. Si la performance d'Isabelle Carré, réellement enceinte pendant le tournage, est largement saluée pour sa sensibilité et sa justesse, le film reste en demi-teinte par son scénario trop ténu et parfois artificiel. Une œuvre sincère mais inégale.
On est heureux de voir un film d'ozon aussi lumineux. Malgré une vie pas si joyeuse que ça, i carré campe un personnage attachant dans un film clair ôté de la misère et de la violence rencontrées parfois dans des précédents films.
Dans l'oeuvre inégale de François Ozon, "Le refuge" est plutôt une bonne pioche. Dommage, bien sûr, qu'il y ait cette scène de discothèque au milieu du film, déjà vue 10 000 fois. Par contre, le parti pris de sobriété est parfaitement respecté et donne un résultat très intéressant.
Un nouveau film de François Ozon est toujours un évènement. Il nous avait laissé amer avec son Ricky totalement raté et passablement énervé avec Angel... Il revient ici à une histoire beaucoup plus intimiste, dans le veine de son chef d'œuvre, "Le temps qui reste".
Le film est touchant notamment par la prestation incroyable d'Isabelle Carré. Une fois de plus le thème de la mort est abordé, l'auteur se penche ici sur l'absence et la reconstruction. Le traitement fait penser à du Rohmer mais penser seulement. Et c'est bien là le problème avec Ozon, il semble avoir perdu confiance en lui et ne filme plus qu'à travers de ses références cinématographiques, diluant la force de son propos. Une œuvre toutefois à ne pas manquer.
A noter la très belle chanson du film interprêtée par Louis-Ronan Choisy et Isabelle Carré.
Un film dans la lignée de "Sous le sable" ou "Le temps qui reste" dont on retrouve d'ailleurs l’interprète principal (Melvil Poupaud) pour quelques scènes. La mort, l'homosexualité, la plage et une chanson, pas de doute c'est du Ozon. Le scénario n'a franchement rien de passionnant mais ça se laisse regarder. (Moyen)
Après le décès de son conjoint par overdose, une jeune femme part à la mer ou le rejoint le frère de son ex. Le film est étonnant, on ne comprend pas vraiment ou il va. On a un peu le sentiment que l'on est sensé s'apitoyer sur des gens aisés qui se créer des problèmes. Evidemment c'est du Ozon, donc subtil, mais cette fois vain. Pas convaincant.
Ozon est en passe de faire comme Chabrol un film par an, avec parfois un film exceptionnel, l'Ivresse du pouvoir pour ce dernier ou Angel pour Ozon, et le reste du temps de vrais bons films que l'on voit avec plaisir et intérêt. Le refuge est dans cette catégorie, dégageant un charme surprenant sur presque rien si l'on résume l'histoire, brève mais essentielle rencontre de deux solitudes a priori peu compatibles. Charme des interprètes, des lieux, des situations, d'une réalisation exemplaire de discrétion. Un vrai plaisir!
Beaucoup de poésie dans ce film. Isabelle Carré démontre une nouvelle fois qu'elle est une immense actrice. Reste que le contraste, entre le sud de la France, le soleil, la plage... est les émotions de l'héroïne, est trop grand pour être exploité à fond.
Éreinté ou au mieux snobé par un certaine critique qui n’a jamais digéré le triomphe de "8 femmes", Ozon est fidèle à lui-même dans ce récit hanté par le deuil et les fêlures des rêves enfouis. Certes moins fort que ses œuvres maîtresses, le film distille une profonde émotion, sans mièvrerie.
Je sais pas pourquoi mais ce film ne possède rien de particulier et pourtant, j'ai aimé. La performance des deux acteurs principaux est exceptionnelle. On sent que le sujet leur tient à cœur. Et puis jouer en étant vraiment enceinte, il faut le faire. Tout est posé et en même temps, il y a de la réflexion, c'est du pur Ozon quoi. J'ai bien aimé aussi cette relation que nouent les protagonistes entre eux. Une BO simple mais assez efficace. Je regrette seulement la fin du film qui m'a un peu déçue. 12/20.
Quelle belle surprise que ce "Refuge"! Alors que l'on aurait pu s'attendre à une certaine forme de prétention et même à un ennui profond de la part de François Ozon, très rapidement le cinéaste sait nous mettre en phase avec ses différents personnages, et notamment celui de Mousse, interprétée par une Isabelle Carré étonnante de justesse. On est il est vrai très vite touché par ce personnage marqué par la vie alors qu'encore très jeune, mais évitant fort joliment de tomber dans le mélodramatique et apparaissant, bien au contraire, toujours dans la retenue et même souvent dans l'émotion. Mais c'est aussi bien sur la relation entre les deux personnages principaux qui forme l'un des grands intérêts du film, Ozon la faisant évoluer doucement mais surement, la délicatesse dont il fait preuve avec Mousse se ressentant alors à nouveau, la preuve que les histoires les plus simples (ou presque) peuvent parfois donner les plus beaux film... Bref, un film presque marqué par la grâce que ce "Refuge", et auquel on pardonnera ainsi sans difficulté aucune quelques longueurs et facilités de ce-ci de-là. Un mot, un seul : merci, tout simplement.
Grand retour de François Ozon après deux films surprenants, audacieux mais vraiment pas terribles « Ricky » et « Angel ». On est beaucoup plus proche d’un « Le temps qui reste » qui est absolument grandiose et reste pour le moment le meilleur film de ce réalisateur. On est de retour dans son cinéma … sensible et beau à la fois. Réalisé (écriture du scénario, réalisation en elle même et montage) en très peu de temps, cela ne retire rien à la qualité du film. Les thèmes chers d’Ozon sont tous présent. Isabelle Carré est, une fois de plus, et on se souvient notamment de sa prestation dans « Anna M », pleine de doutes, fragile, bref excellente dans son rôle. La musique écrite par Louis-Ronan Choisy, également acteur dans le film, est mélancolique, très jolie en somme. La réalisation est sobre et efficace, les émotions sont bien transmises. On comprend bien que si elle décide de garder le bébé c’est pour continuer à vivre, lui donner en quelques sortes une raison de vivre et d’arrêter la drogue. Le film est loin de toute idéal, il n’est pas joyeux même plutôt sombre, loin de toute niaiserie. Notre Ozon comme on l’aime est de retour !