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stillpop
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2,5
Publiée le 4 août 2011
L'histoire d'une femme qui va enfanter sans y penser. Je sais, j'avais juré de ne plus voir d'Ozon et me voilà de nouveau dans un salle obscure devant son dernier fantasme. Évidemment, si j'y ais traîné les pieds, c'est uniquement pour le joli nez de la Carré. Et je n'ai pas été déçu. Même si sa grossesse ou peut être une petite chirurgie faciale lui a fait perdre un peu de charme. Ozon est-il pour autant devenu fréquentable ? Oui et non. Oui parce ce que le réalisateur commence enfin à se concentrer sur son seul sujet, l'homosexualité, ce qui nous évite ses fantasmes creux sur les femmes. Et non parce que c'est finalement pire en faisant croire qu'une mère est aussi perdue dans sa maternité que des homosexuels. Dans les faits, une femme hétéro est socialement poussée à faire un chiard, seule ou même accompagnée. Certaines ne brilleront jamais dans ce rôle qui n'est d'ailleurs plus indispensable au regard de la mortalité infantile des pays développés. La démonstration qu'un homosexuel est autant capable de tendresse et d'amour qu'un père hétéro est lourde parce qu'elle se fait en opposition à une femme totalement immature et irresponsable. Donc encore une fois je suis énervé envers Ozon qui, a force de fréquenter des femmes manifestement pas très bien dans leur peau ne puisse pas une fois pour toute s'occuper des homos ou lesbiennes qui s'assument avec élégance et maturité. Quitte à devenir parent quand rien ne les y obligent ! Il serait temps qu'il assume ses choix et qu'il arrête de médiocriser les deux mondes qu'il s'obstine à rêver. Heureusement il reste un film correct sur des loosers Loosers tranquilles limites désincarnés malgré le talent et la beauté des acteurs. Une liste méthodique de tous les fantasmes sexuels liés à la femme en cloque, homo comme hétéro. Une belle photo, un rythme lent mais supportable et pour une fois un peu d'humour réaliste. Mais les vieux démons d'Ozon sont toujours là et ça devient insupportable.
Très ennuyeux, d'autant que le sujet n'est pas franchement tout neuf. On entend de loin les américains ricaner...c'est un film français...dommage qu'avec ce genre de pathos, on leur donne encore matière à critique...mais bon, il en faut pour tous !
Mais quel ennui ce film, mou, trop long, sans intéret, avec un scénario minimaliste sans surprise. A na pas voir un jour de grisaille, on en sort déprimé !
On passe un super moment, les acteurs jouent super bien, l'histoire est grave mais tout à fait crédible, bref on se laisse emporter ! A aller voir ;-) !
Mais qu'est-il arrivé à François Ozon? Après les superbes Angel, Ricky, deux films audacieux, risqués, émouvants, complexes, il nous livre avec "Le refuge" son plus mauvais film. Pour moi, c'est l'incarnation d'une certaine tendance du cinéma français, bourgeois, lisse, sans consistance et sans saveur. Tout ce que j'aimais dans son cinéma (la transgression, le fantasme, la perversité, le pouvoir de l'imaginaire, le sens de la provocation, des castings toujours parfaits..) est ici complètement édulcoré. C'est le portrait archi convenu, sage, d'une pauvre fille, héroinomane, enceinte et paumée. Mais comment croire à la dérive de cette femme, dès lors qu'elle est incarnée par une Isabelle Carré toujours aussi lisse, toujours aussi peu "rock n'roll"? Non, l'affubler d'un manteau en fourrure et d'une mini-jupe, lui mettre du eye-liner et lui faire changer de coiffure à tous les plans, ne suffit pas à transformer Isabelle Carré en droguée destroy. Elle aura toujours son minois et sa voix de petite fille, polie, timide, mignonne, gentille... C'est la première fois dans un film d'Ozon que le casting et la direction d'acteurs sont déficients (Louis-Ronan Choisy, sans intérêt, Calixte pas convaincant...) Les dialogues sont lourds, inintéressants, le scénario convenu et sans consistance, jamais l'émotion n'arrive à jaillir de la mollesse et du clacissisme de la mise en scène. François Ozon a tourné ce film car il avait le désir de filmer une femme enceinte? Non, ce genre de motif - complètement anecdotique et dérisoire - ne suffit pas à faire un film. Au final, un film pour rien, et pour moi, la première grosse déception de l'année!!!
Un drame profond, qui a pour thème la perte d'un être proche. "Mousse" (un prénom curieux) s'exile de la jungle urbaine pour la campagne près de la plage. Elle est soutenu par le frère de Louis, qui est homosexuel. L'actrice dans le rôle principal n'est pas une beauté fatale, c'est juste un future mère meurtrie. Les paysages ont leurs charmes, l'absence de dialogue favorise notre admiration. Derrière ses airs de douceur de vivre après une tragédie, beaucoup de tabou sont enfreins, à propos de la drogue, de l'alcool, de l'homosexualité ou du mal-être. Tout cela dans le calme et la sérénité, le réalisateur n'a pas pour but de nous choquer mais d'ouvrir un dialogue avec ces personnes qui sont en détresse. Cependant le film transmet difficilement ses émotions, étant donné l'absence de grande phrases ou de voix off (auquel je m'attendais) le résultat final est donc un peu vide.
I.Carré est magnifique en future maman désemparée,elle joue ce rôle avec sensibilité et pudeur.Face à elle,l'acteur L.R.Choisy délicat et prévoyant lui donne la réplique avec un talent prometteur.Sobre et sans effets inutiles,F.Ozon nous livre un très joli film.Si la scène d'ouverture qu'est la prise d'héroine peut choquer,il est dommage d'en interdire le film aux moins de douze ans.Surtout qu'en dehors de ce "shoot" mortel,il n'y a aucune autre scène dite pénible.
A vouloir brosser trop de sujets (la drogue, la grossesse, l'homosexualité, la famille), Ozon livre finalement un film qui m'a semblé superficiel et sans émotion.Je l'ai regardé sans ennui mais sans plaisir non plus: photographie peu originale, acteur masculin pas très convaincant. Un bon point cependant pour la façon de filmer le ventre arrondi d'Isabelle Carré. Pour le reste, j'ai connu Ozon beaucoup mieux inspiré.
Après Ricky, Ozon nous surprend encore avec ce film simple et bouleversant. Revenant à l'épure de Sous le sable, il brosse un magnifique portrait de femme et offre à Isabelle Carré un de ses plus beaux rôles. Un film à voir et dont on sort pas indemne...
J'ai trouvé le jeu d'Isabelle Carré plein d'émotions et authentique, mais l'ambiance du film est plat et monocorde pour un thème voir plusieurs thèmes qui devraient être traité avec beaucoup plus de passion et de rebondissements. On ne comprend pas non plus ces trop nombreux gros plans sur les acteurs principaux. Nous étions deux à voir ce film, on en est sorti avec un sentiment d'ennui, sans bien comprendre ce que voulait faire ressortir Ozon de tout cela.