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Directeur de casino par alliance, Sam Rothstein aka Ace (Robert DeNiro) mène une vie de luxe en haut de l'échelle sociale, respecté de tous aux côtés de son ami d'enfance Nicky Santoro (Joe Pesci). Cette vie de pacha se retrouve bouleversée par l'idylle inattendue entre Sam et la ravissante prostituée Ginger McKenna (Sharon Stone). Si celle-ci comble dans un premier temps son bonheur, il assistera à la corruption de Nicky, s'engageant sur un chemin de criminel qui va nuire le succès du casino, et Ginger va se révéler machiavélique, manipulatrice et meilleure actrice qu'on pourrait le croire dès qu'il s'agit de faire tourner les choses à son avantage. Ce n'est que le début de la chute sociale d'un milieu fort convoité... Quintessence du cinéma de Martin Scorsese, "Casino" est à la fois une fresque palpitante sur la décadence d'une certaine idée d'empire, à savoir le Las Vegas mafieux des années 1960, et une tragédie aux puisements shakespeariens basé sur la tournure de la vie de trois personnages : deux mafieux, amis d’enfance, et une femme qui circule entre eux deux. Une des caractéristiques rendant le film de mafieux Scorsesien unique en son genre est sa structure narrative mêlant étroitement plusieurs fils narratifs. Si "Les Affranchis" (1990) s'intéressait à l'ascension d'un homme ardent (Ray Liotta) en contact avec le milieu mafieux dès son plus jeune âge, "Casino" va se concentrer davantage sur la déchéance de ses deux congénères en réinvestissant le rôle des mafieux expérimentés. En l'occurrence, DeNiro et Pesci réinvestissent leurs personnages archétypes en les agrémentant d'un sentiment de précarité vis à vis de leur situation sociale - constant dès lors que le mécanisme sentimental est lancé.
Tout en employant de façon très littérale les figures de style classiques du mode d'expression cinématographique symbolisant furtivement la puissance du binôme, le vocabulaire de Scorsese nous dicte la dissolution du parcours des deux personnages nous amènent à travers plusieurs indices. spoiler: Il est très clairement explicité qu'Ace est un homme étouffé par son propre perfectionnisme, son don de maîtrise de soi. En effet, c'est par son don d'observateur lointain des faiblesses de la race humaine qu'il tombera dans le traquenardesque contact sentimental avec Ginger. La titanesque explosion de l'auto ouvrant le film, se déploie de nouveau dans le final, annonçant ainsi dès le début que le petit manège des protagonistes sera anéantie d'un l'instant l'autre.
Le montage très serré (riche en plans très court, gros plans et virtuoses travellings circulaires notamment dans son incipit) prend le temps en 170 minutes d'exposer de multiples enjeux scénaristiques tous au sein d'un même fil conducteur, rythmés par le son des jeux constituant la monnaie de ce royaume. Il se montre très symbolique dans la mesure où Ace Rothstein, homme perspicace et assoiffé de pouvoir, possède littéralement toutes les cartes en main pour mener à bien son univers, jusqu'au moment où il assistera au chamboulement de celui-ci par le pointement de Ginger dans sa vie. De façon plus interprétative, le casino structure en quelque sorte les sentiments du joueur (refletés par les cartes, les jetons et les billets) en argent pour les propriétaires, et cette analogie hélas assez représentative est confirmée par une impression de vertige divulguée au cours des scènes de casino. Entre un incipit et un exipit riches en rutilants effets d'interprétations et en dialogues savoureux, se décèle une partie partie centrale hélas plombée par nombre de temps morts, le niveau d'adrénaline descendant en flèche pour se concentrer sur les affaires d'Ace. La voix off parfois grandiloquente, on retrouve aussi les effets quelque peu complaisants de Scorsese avec les éclairs de violence et la cruenté des dialogues. Il semble surprenant qu'un réalisateur comme Scorsese plonge de façon aussi assumée dans les clichés les mieux rabâchés dans les mélodrames. Tout compte fait, une romance de Las Vegas commence nécessairement de façon vulgaire et clinquante, étant la ville allégorique de l'argent, du spectacle et du jeu. Effectivement, l'alliance d'un mafieux à une prostituée au coeur de la machine Las Vegas s'effectue par un jeu avec les conventions du spectacle de l'époque, mettant en rapport spectacle et amour. De Niro et Pesci livrent une nouvelle fois une prestation homogène, digne de leur parure et adéquate à l'ensemble de leur carrière, et deux de leurs meilleurs rôles. Outre leur image de gangsters dérangés, le film s'autorise une remise en question de leur personnage en incluant Sharon Stone s'immiscant dans leurs faits et gestes telle Lady Macbeth. La bande originale, composée à deux cent pour cent de titres pré-existants (Delerue, Buddy Guy, The Rolling Stones en tête d'affiche) souligne de surcroît les qualités que l'alliance de l'image aux dialogues nous fait prêter à Ace Rothstein, par De Niro, dramatique et puissant reflet de cette époque. "Casino", c'est le portrait grave de deux personnages et d’une relation amoureuse peu scrupuleuse, à l'ère de l'expatriation mafieuse des horizons américains. C’est aussi le portrait classique d'un système politico-économique dans son ensemble, la société étant peinte dans son ensemble comme étant bien plus importante et dangereuse que le monde politique. Par le biais d'un caractère métonymique de toute fiction filmique, le Las Vegas peint par le cinéaste délivre à sa façon certains aspects des sociétés néo-libérales dans lesquelles nous vivons. Nous personnages, sommes-nous suffisamment corrompus, couillus, au point de détourner les codes du langage cinématographique ? (référence aux arrêts sur image exaltés par la narration de De Niro à deux reprises)
Tout en employant de façon très littérale les figures de style classiques du mode d'expression cinématographique symbolisant furtivement la puissance du binôme, le vocabulaire de Scorsese nous dicte la dissolution du parcours des deux personnages nous amènent à travers plusieurs indices. spoiler: Il est très clairement explicité qu'Ace est un homme étouffé par son propre perfectionnisme, son don de maîtrise de soi. En effet, c'est par son don d'observateur lointain des faiblesses de la race humaine qu'il tombera dans le traquenardesque contact sentimental avec Ginger. La titanesque explosion de l'auto ouvrant le film, se déploie de nouveau dans le final, annonçant ainsi dès le début que le petit manège des protagonistes sera anéantie d'un l'instant l'autre.
Le montage très serré (riche en plans très court, gros plans et virtuoses travellings circulaires notamment dans son incipit) prend le temps en 170 minutes d'exposer de multiples enjeux scénaristiques tous au sein d'un même fil conducteur, rythmés par le son des jeux constituant la monnaie de ce royaume. Il se montre très symbolique dans la mesure où Ace Rothstein, homme perspicace et assoiffé de pouvoir, possède littéralement toutes les cartes en main pour mener à bien son univers, jusqu'au moment où il assistera au chamboulement de celui-ci par le pointement de Ginger dans sa vie. De façon plus interprétative, le casino structure en quelque sorte les sentiments du joueur (refletés par les cartes, les jetons et les billets) en argent pour les propriétaires, et cette analogie hélas assez représentative est confirmée par une impression de vertige divulguée au cours des scènes de casino. Entre un incipit et un exipit riches en rutilants effets d'interprétations et en dialogues savoureux, se décèle une partie partie centrale hélas plombée par nombre de temps morts, le niveau d'adrénaline descendant en flèche pour se concentrer sur les affaires d'Ace. La voix off parfois grandiloquente, on retrouve aussi les effets quelque peu complaisants de Scorsese avec les éclairs de violence et la cruenté des dialogues. Il semble surprenant qu'un réalisateur comme Scorsese plonge de façon aussi assumée dans les clichés les mieux rabâchés dans les mélodrames. Tout compte fait, une romance de Las Vegas commence nécessairement de façon vulgaire et clinquante, étant la ville allégorique de l'argent, du spectacle et du jeu. Effectivement, l'alliance d'un mafieux à une prostituée au coeur de la machine Las Vegas s'effectue par un jeu avec les conventions du spectacle de l'époque, mettant en rapport spectacle et amour. De Niro et Pesci livrent une nouvelle fois une prestation homogène, digne de leur parure et adéquate à l'ensemble de leur carrière, et deux de leurs meilleurs rôles. Outre leur image de gangsters dérangés, le film s'autorise une remise en question de leur personnage en incluant Sharon Stone s'immiscant dans leurs faits et gestes telle Lady Macbeth. La bande originale, composée à deux cent pour cent de titres pré-existants (Delerue, Buddy Guy, The Rolling Stones en tête d'affiche) souligne de surcroît les qualités que l'alliance de l'image aux dialogues nous fait prêter à Ace Rothstein, par De Niro, dramatique et puissant reflet de cette époque. "Casino", c'est le portrait grave de deux personnages et d’une relation amoureuse peu scrupuleuse, à l'ère de l'expatriation mafieuse des horizons américains. C’est aussi le portrait classique d'un système politico-économique dans son ensemble, la société étant peinte dans son ensemble comme étant bien plus importante et dangereuse que le monde politique. Par le biais d'un caractère métonymique de toute fiction filmique, le Las Vegas peint par le cinéaste délivre à sa façon certains aspects des sociétés néo-libérales dans lesquelles nous vivons. Nous personnages, sommes-nous suffisamment corrompus, couillus, au point de détourner les codes du langage cinématographique ? (référence aux arrêts sur image exaltés par la narration de De Niro à deux reprises)
Un excellent film de mafieux, cette fois-ci Scorsese s'attaque à Vegas et aux jeux ! Cela lui réussit si bien... Quant à Robert de Niro, inutile de rappeler sa classe et son talent, encore une fois parfaitement exploités... !
Un excellent film de Martin Scorcese qui reste légèrement en dessous de la référence en matière de film de gangsters du même réalisateur, à savoir "Les affranchis". Les acteurs (Sharon Stone, Robert De Niro et Joe Pesci) sont excellents et l'ensemble (scénario, ambiance, réalisation etc...) est d'excellente facture. Une réussite.
Mon film préféré de Scorsese sans aucun doute, voir mon film préféré tout court.
Un chef d’œuvre à voir absolument ( rien que pour Sharon stone ) , réalise avec une maîtrise parfaite , un montage exceptionnellement dynamique , des personnages superbement écrits tous intéressant , notamment la dualité entre Sam et nikki je trouve .
En somme un grand film
Un chef d’œuvre à voir absolument ( rien que pour Sharon stone ) , réalise avec une maîtrise parfaite , un montage exceptionnellement dynamique , des personnages superbement écrits tous intéressant , notamment la dualité entre Sam et nikki je trouve .
En somme un grand film
Dans la même veine que Les Affranchis avec une mise en scène beaucoup plus théâtrale. Une nouvelle fois, Scorsese excelle dans le genre. Indémodable.
Du grand Scorsese. Un sens du cinéma assez inouï. Une photographie magnifiante, des performances d’acteur exceptionnelles, un montage quasi parfait. La bande son est géniale, même si elle est presque un peu abusive. Comme souvent avec Scorsese, le réalisateur est omniprésent et en fait sûrement un peu trop. Las Vegas, ville de toutes les folies, est filmé dans tous ses excès. Tout est excessif, les personnages, le fric, l’amour, et la réalisation. Malgré les trois heures de film, le film a peu de longueurs et suit un rythme particulièrement soutenu. Joe Pesci est top, avec sa voix et son style, reconnaissables entre tous. De Niro, en retenu, comme souvent, est excellent. Bref, super moment de cinéma, même si le film a pris un peu de l'âge et que la narration est assez classique.
On suit Sam (Robert de Niro) le gérant d’un gros casino de Las Vegas, ses affaires, ses amitiés avec la mafia et ses relations tumultueuses avec sa femme Ginger (Sharon Stone). La narration est intéressante et dynamique, les personnages principaux (Sam et son ami Nicky) racontant tour à tour ce qui leur arrive à la 1ère personne. Les plans sont soignés, il y a du rythme (même si 3h c’est un peu long, certaines scènes ne sont peut être pas toutes utiles).
Ce qui m’a le plus intéressé, ce sont les relations difficiles entre Sam et son épouse. Sharon Stone interprète très bien cette femme attirée par l’argent devenant droguée et alcoolique, totalement incontrôlable.
Pour avoir vu « The Irishman » avant « Casino » (!), je me rends compte qu’il y a quand même beaucoup de similitudes entre les deux (histoire, ambiance, univers, narration, acteurs...). J’ai clairement préféré Casino mais c’est un peu gênant malgré tout.
Ce qui m’a le plus intéressé, ce sont les relations difficiles entre Sam et son épouse. Sharon Stone interprète très bien cette femme attirée par l’argent devenant droguée et alcoolique, totalement incontrôlable.
Pour avoir vu « The Irishman » avant « Casino » (!), je me rends compte qu’il y a quand même beaucoup de similitudes entre les deux (histoire, ambiance, univers, narration, acteurs...). J’ai clairement préféré Casino mais c’est un peu gênant malgré tout.
Casino n'est pas mon film préféré du cinéaste Scorsese. Si son sens de la caméra est bien là, si sa direction d'acteur est impeccable, il est difficile de vraiment s’intéresser à ses différents personnages de la pègre du Nevada. Tout est bien beau et coloré, les acteurs sont aux diapasons surtout Joe Pesci mais cette durée excessive nous perd véritablement. Le film a 25 ans et semble aujourd'hui complètement dépassé, autant par son propos que par sa réalisation. Chef d'oeuvre en son temps, Casino n'est plus que l'ombre de lui même et connait le même destin que son propos, l'ascension puis la chute.
Un casting prestigieux mené par un grand Scorcese. Même si l'histoire n'a rien d'extraordinaire, ça reste passionnant à observer.
Las Vegas, une ville de gangsters filmé avec maestria et brio comme Martin Scorsese sait si bien le faire.
Une œuvre fascinante sur l'ascension et la chute d'un monde corrompu et violent. Robert De Niro est au sommet de son art, Joe Pesci est vraiment terrifiant dans ce rôle de tête brûlée, quant à Sharon Stone, elle y fait certainement la meilleure interprétation de sa carrière. Il faut dire que la direction d'acteur est excellente.
Bref, un très grand film. Certainement l'un des meilleurs de son réalisateur. L'apothéose de Martin Scorsese !
Une œuvre fascinante sur l'ascension et la chute d'un monde corrompu et violent. Robert De Niro est au sommet de son art, Joe Pesci est vraiment terrifiant dans ce rôle de tête brûlée, quant à Sharon Stone, elle y fait certainement la meilleure interprétation de sa carrière. Il faut dire que la direction d'acteur est excellente.
Bref, un très grand film. Certainement l'un des meilleurs de son réalisateur. L'apothéose de Martin Scorsese !
Musique, scénario, mise en scène, jeu d'acteur, ambiance... tout est réuni pour créer ce film culte à la limite du chef d'œuvre.
Vu en 95, je viens de le revoir sur grand écran. J'ai dû bien l'apprécier il y a 24 ans puisque j'avais acheté le DVD collector sans le regarder sur petit écran. Mais . . . Finalement, un peu déçu par pleins de situations incongrues. Le concept du faux biopic-documentaire avec explications du fonctionnement des casinos de Las Vegas dans les 70s avec le contrôle de la Mafia, en double voix off des 2 protagonistes principaux, est intéressant mais en même temps confus. Robert De Niro est carré dans son rôle de personnage influent mais qui cherche à gagner une certaine respectabilité, Joe Pesci a des éclairs de présence, des fulgurances impressionnantes mais pas toujours au top, Sharon Stone qui est super charismatique au début perd toute crédibilité en cours de film en changeant de caractère de manière incompréhensible et devient même pathétique (c'est une performance d'acteur quand c'est bien joué mais ici elle surjoue de manière lourde et énervante) Beaucoup de 2nds rôles, certains cabotinent quand d'autres en imposent. Martin Scorcese semble savoir ce qu'il veut raconter et transmettre mais finit par cafouiller et bafouiller son cinéma. Ça finit par devenir confus et sur 3h ça perd le spectateur. Et comme s'il l'avait perçu au montage, les scènes choc se multiplient vers la fin pour réveiller les spectateurs égarés dans le labyrinthe !! Au final, pas le chef d'oeuvre annoncé, une histoire resserrée aurait été plus efficace.
De retour dans le milieu mafieux après Mean Streets (1973) et le cultisme Les Affranchis (1990), Martin Scorsese réunit une nouvelle fois l'un des binômes de gangsters les plus connus du cinéma pour faire le récit de l’ascension et de la décadence de la mainmise mafieuse sur les casinos de Las Vegas dans les années 1970-1980.
Après le semi-échec commercial de son précédent film, Le Temps de l'innocence, Scorsese décide de renouer avec les éléments de son succès, cinq ans plus tôt, grâce aux Affranchis. Même milieu, même binôme en tête d'affiche, des ressemblances frappantes qui font de Casino une copie des Affranchis, mais en moins réussie. Même si l'intention de porter à l'écran des faits réels est honorable, l'action du film met trop de temps à se lancer, et on perd une bonne première heure dans une narration peu pertinente ponctuée de détails sur la gestion d'un casino et de ses affaires comptables.
Toutefois, l'histoire (ne parlons pas d'intrigue comme le souhaitait Scorsese lui-même) présente une réalité historique appréciable, rendue crédible par le tournage réalisé dans les locaux de l'ancien Riviera, un hôtel-casino ayant servi de décor à de nombreux films mais finalement détruit en 2016. C'est ainsi que l'histoire s'inspire d'un ouvrage de Nicholas Pileggi, un auteur dont Scorsese s'est déjà nourri pour la réalisation des Affranchis. Ici, le scénario adapte fidèlement la vie de Frank Rosenthal, directeur des années 1970 au début des années 1980 de l'un des plus célèbres casinos de Las Vegas, le Tangiers (lui-même inspiré du Stardust), au nom de la mafia de Chicago. Dans cette ascension, il est associé à un gangster mégalomane et brutal, Nicky Santoro, qui prend peu à peu ses distances et tente de devenir plus puissant que son acolyte, au détriment des règles et de la loi, entraînant Rothstein/Rosenthal dans sa chute.
Pour sa seizième réalisation, Scorsese réunit Robert de Niro et Joe Pesci pour la troisième fois après Raging Bull (1980) et Les Affranchis (1990), eux-aussi habitués des rôles de mafieux. D'ailleurs, la similitude entre Casino et Les Affranchis va jusqu'aux interprétations de Pesci, quasiment identiques mais toujours aussi réussies dans la peau de personnages brutaux et incontrôlables. Pour compléter ce duo, Sharon Stone livre l'une des meilleures prestations de sa carrière, consacrée par le Golden Globe 1996 de la meilleure actrice dramatique. Toutefois, bien que nominée à l'Oscar de la meilleure actrice, le trophée lui passe entre les mains. Au sujet du rôle de l'actrice, précisons tout de même le caractère particulièrement exécrable du personnage qu'elle interprète : Ginger Rothstein, épouse vaniteuse et fragile du directeur du casino. Incapable de rendre la considération offerte de manière désintéressée par son époux, mère indigne qui n'hésite pas à se droguer devant sa fille et à la ligoter, menteuse, manipulatrice, alcoolique et droguée, ce personnage féminin entre dans la liste des femmes les plus détestables du cinéma. Enfin, pour certains, la relation qu'elle entretient avec Sam Rothstein est l'une des plus fortes du septième art. Néanmoins, en faisant un parallèle avec l'histoire sentimentale de Tony Montana et d'Elvira Hancock dans Scarface (1983), avec laquelle elle présente de nombreuses similitudes, je trouve que cette dernière dépasse le couple Rothstein en terme de force émotionnelle, consolidée par les excellents jeux d'acteurs d'Al Pacino et de Michelle Pfeiffer.
Avec près de 120 millions de dollars de recettes mondiales, les 45 millions de budget de production sont largement amortis et le film rencontre un véritable succès dans les salles (près de 2 millions d'entrées rien qu'en France). Considéré comme l'un des meilleurs films de Scorsese, cette nouvelle plongée dans le milieu du grand banditisme marque également la dernière rencontre entre le cinéaste et de Niro durant les vingt-deux prochaines années. En effet, il faut attendre 2019 et le projet Netflix The Irishman pour que ces deux légendes du cinéma repartent dans les bas fonds qui ont largement participé à leur notoriété.
Après le semi-échec commercial de son précédent film, Le Temps de l'innocence, Scorsese décide de renouer avec les éléments de son succès, cinq ans plus tôt, grâce aux Affranchis. Même milieu, même binôme en tête d'affiche, des ressemblances frappantes qui font de Casino une copie des Affranchis, mais en moins réussie. Même si l'intention de porter à l'écran des faits réels est honorable, l'action du film met trop de temps à se lancer, et on perd une bonne première heure dans une narration peu pertinente ponctuée de détails sur la gestion d'un casino et de ses affaires comptables.
Toutefois, l'histoire (ne parlons pas d'intrigue comme le souhaitait Scorsese lui-même) présente une réalité historique appréciable, rendue crédible par le tournage réalisé dans les locaux de l'ancien Riviera, un hôtel-casino ayant servi de décor à de nombreux films mais finalement détruit en 2016. C'est ainsi que l'histoire s'inspire d'un ouvrage de Nicholas Pileggi, un auteur dont Scorsese s'est déjà nourri pour la réalisation des Affranchis. Ici, le scénario adapte fidèlement la vie de Frank Rosenthal, directeur des années 1970 au début des années 1980 de l'un des plus célèbres casinos de Las Vegas, le Tangiers (lui-même inspiré du Stardust), au nom de la mafia de Chicago. Dans cette ascension, il est associé à un gangster mégalomane et brutal, Nicky Santoro, qui prend peu à peu ses distances et tente de devenir plus puissant que son acolyte, au détriment des règles et de la loi, entraînant Rothstein/Rosenthal dans sa chute.
Pour sa seizième réalisation, Scorsese réunit Robert de Niro et Joe Pesci pour la troisième fois après Raging Bull (1980) et Les Affranchis (1990), eux-aussi habitués des rôles de mafieux. D'ailleurs, la similitude entre Casino et Les Affranchis va jusqu'aux interprétations de Pesci, quasiment identiques mais toujours aussi réussies dans la peau de personnages brutaux et incontrôlables. Pour compléter ce duo, Sharon Stone livre l'une des meilleures prestations de sa carrière, consacrée par le Golden Globe 1996 de la meilleure actrice dramatique. Toutefois, bien que nominée à l'Oscar de la meilleure actrice, le trophée lui passe entre les mains. Au sujet du rôle de l'actrice, précisons tout de même le caractère particulièrement exécrable du personnage qu'elle interprète : Ginger Rothstein, épouse vaniteuse et fragile du directeur du casino. Incapable de rendre la considération offerte de manière désintéressée par son époux, mère indigne qui n'hésite pas à se droguer devant sa fille et à la ligoter, menteuse, manipulatrice, alcoolique et droguée, ce personnage féminin entre dans la liste des femmes les plus détestables du cinéma. Enfin, pour certains, la relation qu'elle entretient avec Sam Rothstein est l'une des plus fortes du septième art. Néanmoins, en faisant un parallèle avec l'histoire sentimentale de Tony Montana et d'Elvira Hancock dans Scarface (1983), avec laquelle elle présente de nombreuses similitudes, je trouve que cette dernière dépasse le couple Rothstein en terme de force émotionnelle, consolidée par les excellents jeux d'acteurs d'Al Pacino et de Michelle Pfeiffer.
Avec près de 120 millions de dollars de recettes mondiales, les 45 millions de budget de production sont largement amortis et le film rencontre un véritable succès dans les salles (près de 2 millions d'entrées rien qu'en France). Considéré comme l'un des meilleurs films de Scorsese, cette nouvelle plongée dans le milieu du grand banditisme marque également la dernière rencontre entre le cinéaste et de Niro durant les vingt-deux prochaines années. En effet, il faut attendre 2019 et le projet Netflix The Irishman pour que ces deux légendes du cinéma repartent dans les bas fonds qui ont largement participé à leur notoriété.
Personnellement un de mes films préférés.
La présence des voix off qui se succèdent en fait un film original sur sa mise en scène.
Le trio principal est extraordinaire. On ne présente pas De Niro, Sharon Stone est excellente dans sa descente aux enfers. Mais que dire de Joe Pesci... Le rôle était fait pour lui.
Enfin impossible de ne pas mettre en avant la qualité des dialogues, mais aussi de la bande son.
La présence des voix off qui se succèdent en fait un film original sur sa mise en scène.
Le trio principal est extraordinaire. On ne présente pas De Niro, Sharon Stone est excellente dans sa descente aux enfers. Mais que dire de Joe Pesci... Le rôle était fait pour lui.
Enfin impossible de ne pas mettre en avant la qualité des dialogues, mais aussi de la bande son.
"Casino" est l'histoire vraie de Sam "Ace" Rothstein (Robert De Niro), homme envoyé diriger l'hôtel-casino Tangiers à Las Vegas dans les années 70 par la mafia de Chicago. S'en suivra un tas de péripéties, parmi lesquelles sa relation spéciale avec son ami instable Nicky Santoro (Joe Pesci), ou encore son amour pour la belle prostituée Ginger (Sharon Stone). Incontestable chef d'oeuvre qu'est ce magnifique film de Scorsese avec De Niro, Joe Pesci ou encore Sharon Stone. Tout y est incroyablement réussi : la mise en scène (travellings dans tous les sens), le rythme (on ne voit pas les presque 3 heures passer), le jeu des acteurs (De Niro et Joe Pesci sont géniaux), le scénario (ses rebondissements, ses scènes drôles et bien trouvées, ses personnages), la musique (B.O. variée, mêlant une chanson rock comme le thème du "Mépris"), la photo (très beau générique, tout le film joue avec les lumières)... Bref, un film à ne manquer sous aucun prétexte !
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