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Un visiteur
4,0
Publiée le 12 mars 2015
Film marquant, même s'il ne convainc pas totalement, le Congrès a plusieurs mérites indéniables : prise de risques, créativité extrême, refus des sentiers battus, cri de détresse face à l'hyper-virtualisation de notre monde, magnifique cadeau à Robin Wright (icône discrète et snob). La musique est également remarquable. Même si le réalisateur dans son trip perd parfois le spectateur en cours de route vers la moitié du film, Le Congrès fait partie de ses ovnis rares et précieux, qui donnent envie de s'y replonger quelques années plus tard, ce que je ferai volontiers (si Dieu me prête vie).
On ne peut qu’applaudir à l’idée intéressante soutenant « Le congrès »… Ce conte cinématographique nous narre la dépossession de l’individu au profit d’un avatar (Le congrès sort en même temps qu’Avatar, justement !) manipulé par les big brothers du futur… Une actrice cannibalisée par les pontes de l’industrie du cinéma! Point n’est besoin de tout le fatras électronique présidant dans le film à sa fabrication… La société a trouvé un moyen bien plus simple depuis longtemps : les espèces sonnantes et trébuchantes… Ce qui explique les nanars tournés par de bons acteurs… Passons ! C’est sur la forme que je poserai un bémol. La partie filmée du début est passionnante et puis… Crac ! Surgit la partie animée ! Alors là, pour moi, c’est le désastre… Graphisme à cinq balles que je n’oserai même pas comparer à Fleisher (les critiques officiels le font) tant celui-ci est sommaire et encore moins à Tex Avery… Ombres ratées, personnages ridicules et ambiance bruyante et brouillonne… Qui plus est la pauvre Robin Wright est pourvue d’un avatar lamentablement peu ressemblant … Comme en témoigne d’ailleurs l'affiche du film. Je sais, je sais : il s’agit de faire ressortir l’infantilisation médiatique du bon peuple qui sous l’effet d’images et de psychotropes sera transformé en zombies de 5 ans d’âge mental… Mais n’est-ce déjà pas le cas quand on lit les dithyrambes adressées à un film aussi nul que cet « Edge of tomorrow » ? Dé-cérébralisation ? L’intox est déjà à l’œuvre… « Le congrès » commence et se termine par des larmes… Larmes d’émotion au début, de regret à la fin… Il n’en reste pas moins qu’il s’agit d’une œuvre importante… TRÈS !
Le principe de vivre dans un fantasme n'est-il pas attirant ? Pour l'idée je ne sais pas mais en tout cas le synopsis de ce film réalisé par Ari Folman et sorti en 2013 l'était mais il m'a malheureusement un peu déçu. L'histoire est adaptée du roman "Le Congrès de futurologie" de Stanislas Lem mais ne l'ayant pas lu, je ne peux pas comparer les deux œuvres. Nous sommes en tout cas ici face à un éventuel avenir du cinéma dans lequel les acteurs/actrices pourraient donner leur image afin de créer des films par ordinateurs. C'est romancé certes, mais néanmoins inquiétant car c'est une possibilité tout à fait réaliste, surtout avec tout ce que la technologie réussie maintenant à accomplir, c'est un scénario tout à fait envisageable. J'étais donc très curieux de voir ce film et puis j'en suis finalement assez déçu car ce n'est pas trop ce à quoi je m'attendais. Le film dérive en effet assez vite vers quelque chose d'étrange et de bordélique, notamment à partir de la partie réalisée en animée et tout devient assez dur à comprendre. Je pense d'ailleurs qu'il faut voir le film plus d'une fois afin de bien en comprendre tous les aspects. Je ne dis pas que tout ce qui se trouve dans la partie animée est à jeter, loin de là, je trouve même qu'il pose des questions très inquiétantes et intéressantes mais je n'ai juste pas aimé la façon dont les choses ont été présentées. J'ai en effet trouvé la narration désordonnée, ce qui est assez dommage car cela nous sort du film à quelques reprises. Malgré tout, je ne me suis pas ennuyé car cette histoire étrange et psychédélique m'intriguait beaucoup et j'avais envie de voir la fin ! Au final, j'ai un avis plutôt mitigé car j'aime beaucoup l'idée, les messages que le film veut faire passer et réussi d'ailleurs à faire passer mais je ne suis pas rentré complètement dans le délire. Je n'ai pas non plus tellement aimé l'animation, je ne la trouve pas assez fluide et quelques fois agressive. Du côté des acteurs, nous avons Robin Wright dans son propre rôle, ce qui est très intéressant surtout que le film ne flatte pas sa carrière et puis nous avons également, entres autres, Harvey Keitel, Paul Giamatti etc. qui jouent très bien. "The Congress" est donc un film assez spécial auquel je n'ai pas vraiment adhéré mais dont je trouve les idées pertinentes.
Ce film est extrêmement original, il n'a rien à voir avec un film d'animation familiale. Plutôt triste, le mélange dessin animé - personnage réel est déroutant et n'est pas forcément heureux. Le scénario devient difficile à suivre, surtout sur la fin. "Le congrès" vaut le détour de part son originalité mais certaines bonnes idées manquent de substances et approfondissements. Elles arrivent trop vite et laissent le spectateur déconfit.
Un film étrange qui oscille entre la réalité et l'animation. Tout y est réussi, à la fois prenant et magnifique tant visuellement que émotionnelle ment. Le scénario complexe, part d'un postulat nouveau oû les acteurs seraient scannés et les doubles numériques ainsi constitués pourraient conserver pour l'éternité les images aussi parfaites que possible aux fins d'etre utilisées dans une forme de cinéma avant gardiste . Donc, un très bon film qui malheureusement n'est pas facile à appréhender tant les idées sont profondes et parfois difficiles à décrypter.
Comment une assez bonne idée donne au final un film terriblement ennuyeux, bavard, prétentieux et parfois incompréhensible. De plus le graphisme de la partie "animée" est franchement laid. Bref, c'est raté. Personnellement je n'ai pas tenu jusqu'au bout.
Après s’être fait remarquer avec Valse avec Bachir, Ari Folman récidive avec Le congrès, réflexion autour de l’industrie du cinéma. Il y a d’abord une première partie assez passionnante où Robin Wright en prend quand même plein la gueule et offre, face à Keitel, une séquence pleine d’émotion puis à partir du moment où l’animation prend place, le vrai voyage commence. A partir de ce moment précis, soit vous partez dans le délire du réalisateur israélien soit vous restez cloué à votre siège en vous demandant si on n’aurait pas oublié de vous donner quelque chose à sniffer avant la séance. Probablement qu’une seconde séance ne serait pas du luxe mais cette première impression est pour le moins déroutante.
La drogue.... L'idée de base pouvait être pas mal, perso je n'ai pas du tout était sensible à "la magie de ce film"....Complément passé à coté je me suis juste fait royalement chier... A voir à 15 grammes ou alors avec avoir pris des substances illicites...
Un coup de poing, étreignant, triste, révoltant envers la société cinématographique actuelle et leurs "valeurs". "Le congrès", du réalisateur du magnifique "Valse Avec Bachir", explique cette fois les sociétés de cinémas, les acteurs, les manageurs, bref ce qui se passe derrière les films. On y découvre un monde dure, hardis et ils veulent complètement s'approprier l'image de l'acteur (jusqu'à sa saveur!!). Les acteurs sont excellents et à côté de cette critique il y a celle de la science qui préfère se préoccuper du niveau économique que de faire avancer. Le fil s de Robin devient sourd et aveugle et n'a comme choix que de passer de l'autre monde... Ou pas. Voilà, on se perd dans cette aventure originale, dont la partie animée s'est sans doute inspirée de films du studio Ghibli. La musique est triste et douce et la caméra très intelligente, les sentiments de Robin sont toujours aussi bien transcrits en animé qu'en vrai. Un chef-d'oeuvre.
"Le Congrès" est un film protéiforme, scindé en deux parties. La première concerne l’actrice Robin Wright, dont la carrière s’effrite parce qu’elle est trop vieille. Un patron de studio lui propose alors de la scanner pour que le studio puisse utiliser à jamais son image, pour tous les rôles possibles. La seconde partie du film est une partie animée, suite logique de la transformation de la réalité opérée par les puissances de l’image. Ici, un lâcher prise du spectateur est... L'article complet sur Plog Magazine, les Critiques des Ours (lien ci-dessous!)
Etant fan de Robin Wright,je me suis forcé à regarder ce film malgré deux coupures où je me suis endormi. La première partie du film est intéressante avec une Robin Wright face aux méfaits d'hollywood et de la loi des acteurs. Mais une deuxieme partie arrive à grands pas,une partie animation indigeste visuellement,ressemblant à une bonne défonce du réalisateur un méli mélo intellectuel dont malheureusement j'ai décroché mais qui,je pense mérite à être revu afin de comprendre la puissance du film et du message qu'il essaye de véhiculer .Malheureusement pour ma part j'ai pas réussi à accroché ce film dont la moitié m'a servi de somnifère. je pense pas avoir tout compris pour rejoindre les critiques élogieuses de la plupart. Ce film fait preuve d'ovni face à ces blockbusters continuels qui sont souvent terne et sans personnalité.
Vraiment déroutant, Le congrès nous emmène parfois tellement loin, tant visuellement que dans la façon d’aborder les thèmes principaux, qu’il est difficile de vraiment s’y accrocher. Mais il faut reconnaître à Ari Folman une vraie audace qu’il canalisera, je l’espère, un peu mieux dans son prochain long métrage.
On a découvert Ari Folman avec "Valse avec Bachir". Son deuxième film est aussi déconcertant que le premier. Dans la forme : en alternant une fois encore les prises de vue réelles et la bande dessinée. Dans le fond : en adaptant très librement un roman de Stanislas Lem (l'auteur de "Solaris") et en imaginant un futur proche où l'industrie du cinéma utiliserait l'image virtuel d'acteurs. L'héroïne du film est Robin Wright qui joue son propre rôle avec une audace sidérante. Rares sont les actrices qui acceptent de reconnaître avec autant d'impudeur les stigmates de l'âge et les échecs de carrière. Le directeur de Miramount lui met entre les mains un contrat diabolique : accepter d'être scannée en échange du renoncement à son métier d'actrice et de la cession de son droit à l'image. Cette partie du film connaît son épilogue dans une scène d'anthologie, long face-à-face entre l'actrice et son agent (Harvey Keitel) Le film fait un bond de 20 ans dans le temps et prend alors une toute autre direction. Les prises de vue réelles cèdent le pas à l'image animée et à la motion capture. Robin Wright, la soixantaine, est l'invitée d'honneur d'un congrès organisé par Miramount pour célébrer la sortie triomphale du nouveau film de son avatar. Les dessins de cette seconde partie sont envoûtants. Ari Folman tire tout le parti de l'image de synthèse. Mais c'est le scénario qui ne suit pas, laissant le spectateur sur le bord de la route. C'est d'autant plus dommage que la première moitié du film laissait augurer un chef d'œuvre.