Brazil
Note moyenne
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622 critiques spectateurs

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moket

660 abonnés 4 675 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 octobre 2018
Difficile d'évaluer ce film, sorte de "1984" sous acides, tant il est un ovni. Terry Gilliam déploie tout son talent graphique et son imaginaire débridé pour proposer un univers visuel complètement fou. Son monde écrasé par la paperasse est anxiogène, presque effrayant, et affreusement prémonitoire. En revanche, le scénario est un peu décevant. Il n'est qu'onirique, poursuite d'un rêve, et rend le film redondant et un peu ennuyeux.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 janvier 2021
« Brazil », une ville imaginaire à une époque indéterminée dans laquelle les êtres humains sont condamnés à faire fonctionner une machine bureaucratique inhumaine. Un fonctionnaire supérieur et zélé de cette administration va constater un beau jour une erreur aux conséquences insoupçonnables de cette organisation et va se mettre en tête de la réparer. Cette quête n’est pas guidée par un esprit de justice mais par la réparation d’une erreur d’un système qu’il pensait infaillible. Cette expérience et l’amour vont lui faire ouvrir les yeux sur la réalité du monde qui l’entoure sans pouvoir le changer et pire en finissant par se faire broyer par ce système malade. Terry Gilliam se battra contre les studios pour imposer sa fin bien loin des désirs de happy end de ses producteurs… comme un écho à son sujet, excepté que lui gagnera.
Terry Gilliam égratigne sérieusement nos sociétés à travers cette peinture d’une société dictatoriale, kafkaïenne, bureaucratique et absurde. Même son Robin des Bois prenant les traits d’Harry Tuttle (Robert De Niro à contre emploi) sur lequel on fonde un espoir sera réduit à néant par le système ; sa fin imaginée comme une parabole autour de la paperasserie destructive est tout aussi sidérante que maline. Donc on est bien ici dans un monde déshumanisé où le système vaut pour lui-même et n’inclut pas l’Homme comme une fin mais comme un simple moyen ; un rouage dans une machine infernale ne pouvant être bousculée et conduisant à la décrépitude de l’Humanité. Ça ne vous rappelle rien ; peut-être alors Chaplin dans les engrenages d’une machine dans « Les temps modernes » ; on y dénonçait alors une autre forme de déshumanisation : l’aliénation de l’Homme par la machine, l’industrie et la production taylorienne. On peut aussi faire un parallèle encore plus ancien avec « Metropolis » de Fritz Lang ; ce thème est donc un marronnier du cinéma ; maintes fois traités, il l’est ici sur l’angle absurde grandiloquent comme chez Lang. Chez ce dernier, Gilliam emprunte aussi l’esthétique citadin mais aussi la rupture entre les univers fréquentés par les riches et ceux fréquentés par les pauvres ; pour mieux décrire ici aussi une société très inégalitaire. Cette esthétisme fera des petits dans la génération des Jeunet/Caro, Tim Burton, les frères Coen.
Dans ce film aux intrigues à tiroir parfois nombreuses et confuses se dessinent aussi une autre condamnation de ces systèmes hyper administrés. Il dénonce l’écrasement de l’individu par un Etat policier. Et les messages du film à ce propos fusent sans cesse : « La suspicion engendre la confiance », « La confiance n’exclut pas le contrôle ». Dans un monde où le grotesque, l’outrancier et l’absurde devient la norme ; une personne censée est perçue comme folle. Ici, nous sommes loin du siècle des Lumières puisque la règle remplace la réflexion et que la norme remplace l’intelligence.
A voir comme une référence des combats à mener.
tout-un-cinema.blogspot.com
Michael R
Michael R

138 abonnés 1 508 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 mai 2021
Terry Gilliam invoque Kafka et 1984 pour livrer une grande œuvre folle et foutraque qui si elle éblouit par sa mise en scène, sa densité, ses idées, peut aussi laisser dubitative car trop souvent nébuleuse ou absconse.
NotThatYouThink
NotThatYouThink

46 abonnés 281 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 janvier 2024
“Brazil” de Terry Gilliam est un OVNI, aussi bien venu du futur, pour son aspect avant-gardiste que du passé, pour ses effets spéciaux rétro qui sonnent véritablement “eighties”. Bien sûr, j’ai visionné la version “Director's cut” de 142 min, suite au litige à la sortie du film entre le réalisateur et le producteur (Universal). “Brazil”, étrange missile qui semble partir dans tous les sens montre au final une belle cohérence dans son propos. Cependant, j’ai trouvé quelques longueurs dans cette folle aventure et cette amourette entre Sam Lowry (Jonathan Pryce) et Jill Layton (Kim Greist), même si le final a beaucoup plus de poids, dénonçant une société sans scrupule, que la “legereté” de la première heure de visionnage. Tout d’abord, ce rêve étrange de Sam Lowry qui s’imagine en Icare sauvant sa belle spoiler: (mais qui finira par s’y brûler les ailes)
coupe le rythme et la dynamique du film, malgré sa représentation onirique et symbolique. Les tuyaux et deux plombiers fous du Service Central, un remastering déjanté des Mario Bros, et ce M. Tuttle (Robert De Niro) avec Sam Lowry qui nous font passer un côté burlesque fort plaisant.
J’ai retrouvé également dans cette œuvre, un léger coté organique style Cronenberg, mais aussi des fragments de la dystopie “1984” de George Orwell, une étrange ressemblance (un amour impossible, l’arrestation, la salle de torture). La BO est originale, même si elle est vieillissante, il faut l’avouer. “Brazil” est à voir, c’est superbement réalisé (avec les effets de l’époque), mais je trouve que ce final est convaincant et le film est unique en son genre, beaucoup de long-métrage ne se risquerait pas à ce genre de fin, mais c’est surement la plus belle surprise qu’on pouvait avoir de ce sombre tableau. J'émet tout de même des réserves sur certaines séquences trop laxistes et également sur la longueur du film.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 25 août 2009
Surjoué, surexcité, brouillon, délirant.

Le film part vraiment dans tous les sens. Ca aurait pu être pas mal mais les acteurs principaux font vraiment trop mauvais. C'est marrant de temps en temps mais on ne ressent rien de ce que l'on voit. On dirait un dessin animé pour enfant en film. On ne perçoit aucune maturité dans chaque charactère comme s'ils avaient été mal définis.

Le scénario tient la route à moitié et le reste ressort plus du film pour enfant qu'autre chose. De plus, l'ambiance carton pate et plastiques n'arragent pas les décorts. L'histoire d'amour est ridicule et on y croit pas une seule seconde.

Le film est simplement très mal réalisé.
Malevolent Reviews

1 104 abonnés 3 207 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 septembre 2014
Dès son premier film solo, Jabberwocky, Terry Gilliam a su dévoiler son talent unique : un univers sombre voire pessimiste, des séquences absurdes (issues de ses frasques avec les Monty Python), un humour noir déjanté et un sens du visuel extraordinaire qui repousse toutes les limites. Il l'avait une fois de plus prouvé avec l'exaltant Bandits Bandits, il récidive une fois encore avec son troisième long-métrage, Brazil, qui sera considéré pour beaucoup comme son meilleur film, qui va aller encore plus loin dans l'imaginaire déroutant du réalisateur britannique... Une mouche vient perturber un employé dans le bureau de regroupement d'une puissante entreprise, se fait écraser et tombe dans une machine à écrire, écorchant le nom d'un simple cordonnier. À partir de là, tout va dégringoler dans cet univers futuriste déjanté où la chirurgie esthétique est monnaie courante, où les travailleurs à la chaîne regarde en traître la télévision, où il faut un formulaire pour faire quoi que ce soit et où Sam Lowry, pauvre petit archiviste sans histoire, s'évade à travers des rêves fantasques où il combat des monstres terrifiants et essaie d'attendre un amour impossible. Le simple cordonnier a été arrêté et exécuté sans procès tandis que le véritable homme recherché, un plombier hors-la-loi, va faire la rencontre fortuite de Lowry, l'entraînant malgré lui dans ses aventures. Brazil raconte à peu près ça dans une version courte. Dans une version plus longue, difficile à détailler, Brazil parle de plusieurs choses toutes plus folles les unes que les autres. Il parle de régime totalitaire cher à George Orwell, de stupidités matérialistes gangrénant la société actuelle, de l'importance mais aussi du danger de croire en ses rêves et de la difficulté pour certains de grandir. Des thèmes chers à Gilliam qui sont ici exposés de la manière la plus réussie possible, à travers une mise en scène folle pleine d'ingénieuses trouvailles visuelles, de séquences oniriques palpitantes (le combat contre le samouraï géant est à tomber) et de passages bourrés d'un humour noir aussi hilarant que déstabilisant (la joute verbale contre les plombiers, le dîner au restaurant...). Mené par l'excellent Jonathan Pryce, alors découvert dans La Foire des Ténèbres, le long-métrage nous entraîne dans une folle péripétie située dans les entrailles d'une ville bordélique où se mêlent rêves, cauchemars et incertitudes pour une épopée hors du commun, faisant de Brazil un chef-d'œuvre intemporel qui continue d'émerveiller les pauvres Sam Lowry que nous sommes tous.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 mai 2020
Chef-d'oeuvre. Formidable dystopie à la croisée des univers d'Orwell, de Kafka et des Monty Python. Le pauvre héros du film (interprété par l'excellent Jonathan Pryce) évolue entre rêve et réalité cauchemardesque, dans un monde ultra-surveillé, soumis à une bureaucratie terrible. Un monde croqué avec un humour absurde, surréaliste et noir, très noir au final. Le foisonnement thématique, autour du totalitarisme, des inepties administratives, du machinisme infernal, de la négation de l'humain ou encore des excès de la chirurgie esthétique, s'accompagne d'un hallucinant foisonnement visuel. Décors, réalisation et montage témoignent à la fois d'une inventivité folle et d'une science très précise, très structurée. Et puis il y a ce choix génialement décalé du leitmotiv musical : cette chanson des années 1930, Brazil, qui donne son titre au film, et qui accompagne les moments oniriques, seuls échappatoires dans un monde de brutes et de fous. Inoubliable.
Alolfer
Alolfer

178 abonnés 1 740 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 septembre 2024
D'une prouesse dingue, d'une originalité inventive, et des décors exceptionnelles, "Brazil" est un film qui nous donne un vent de "fraicheur" dans le cinéma de Science Fiction. Avec un Terry Gilliam aux commandes, ainsi que Jonathan Pryce dans le premier rôle, le réalisateur dénonce, par son scénario comique et inventif, une critique d'une société néo-libéral. Visuellement, c'est impressionnant pour l'époque !

Un grand film de Science Fiction !
Hammerstorm
Hammerstorm

86 abonnés 601 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 juillet 2019
Chef d'oeuvre du 7ème art, Brazil est un des piliers du cinéma. Ce film est une leçon de cinéma à tout les niveaux. Le scénario est profond et demande au spectateur d'être investi dans le film pour qu'il puisse en retirer toutes les subtilités. Niveau acteur on ne pouvait pas mieux faire, ils ont été choisis à la perfection et jouent à merveille. La mise en scène est de très haut niveau car on ne s'ennuie jamais, il y a de l'action et l'ambiance est prenante. En parlant de l'ambiance justement, les décors sont vraiment très beaux de même que les costumes. Au niveau visuel, Brazil se place facilement parmis les plus beaux films de l'époque. Reste encore la bande son qui malgré qu'elle soit assez discrète, fait largement le travail. La force principale de ce film est donc son scénario qui même pourrait sembler capilotracté aux premiers abords mais qui est en réalité criant de vérité (surtout lorsqu'on le regarde aujourd'hui en 2019). Il n'est pas étonnant que ce film soit étudié en école de cinéma. C'est un chef d'oeuvre.
Dawasta
Dawasta

77 abonnés 635 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 janvier 2012
L'histoire de ce fonctionnaire qui se réfugie dans ses rêves tant sa vie ressemble à un cauchemar est plus intelligente qu'elle ne parait. Cachée derrière un second degré très loufoque se trouve une vraie métaphore de la folie et de l'absurdité de notre monde moderne, froid et déshumanisé, plus que jamais d'actualité de nos jours. Le spectateur est lui même perdu entre rêve et réalité dans ce film riche de détails dont les sources d'inspirations sont nombreuses et variés; littérature, peinture, cinéma (principalement "1984" et "Metropolis", mais aussi "Dali", "Kafka"...).
Ce film a bien entendu beaucoup vieilli, le rythme est un peu lent et il n'est pas toujours facile à suivre mais ces quelques défauts lui donnent un certain charme. (Bien)
Supernono74
Supernono74

18 abonnés 503 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 mars 2016
Difficile de critiquer un film si culte.

30 ans plus tard le rythme du film fait un peu défaut, certaines transitions un peu faciles et un flottement à un moment dans l'histoire.
Pourtant, difficile de ne pas reconnaitre la folie de ce film, visuellement on enchaine trouvailles sur trouvailles c'est une totale réussite. Un rêve retranscrit sur l'écran.

Le film souffre un peu du voyage du temps mais tout amateur de Terry Gilliam (et dans une moindre mesure du livre 1984) qui n'a pas vu ce film, doit obligatoirement lui accorder une chance.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 28 novembre 2013
Je n'ai malheureusement pas réussi à accrocher à l'univers du film, peut-être parce qu'il a mal vieillit !
Le concept est très intéressant mais le scénario est assez compliqué à suivre et le parallèle réalité/imaginaire m'a un peu perdue par moments mais je pense que c'était peut-être le but !
Peut-être que j'ai juste rien compris (sûrement) mais ce film m'a fait ni chaud ni froid !
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 27 décembre 2010
Brazil est sûrement l'un des films les plus originaux existant sur cette terre. Avec son ambiance folle, son univers fantastique et totalitaire, son histoire abracadabrante et ses personnages assez loufoques, Gilliam a réussit son pari fou de sortir un ovni venu d'ailleurs. Le personnage principal est très intéressant à suivre avec ses attitudes burlesques et ce malgré la fréquente répétition de ses rêves qui sont parfois un peu lourds. Suscitant une réflexion de notre part, "Brazil" se restreint à un public averti et adepte de bizarreries incessantes.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 27 mars 2012
Un film d'anticipation sur une société qui a force de rechercher la perfection se vautre dans le non-sens et le ridicule là où le bon sens ferait l'affaire. Terry Gilliam réalise un chef d’œuvre d’oppression sociétale, où un citoyen modèle devient au yeux du système le pire criminel possible pour avoir voulu bien faire. La fermeture d'esprit de la plupart des personnages viennent en concordance malheureusement avec la situation réelle actuelle, faisant de ce film, 27 ans après sa sortie, un pamphlet d'une brulante actualité. Visionnaire d'une société décadente, où le salut vient de personnes se rebellant, si salut il y a... A absolument voir.
Fabien S.

686 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 avril 2019
un chef d'oeuvre de terry gilliam. Une très belle fable fantastique sur un ordinateur qui contrôle l'humanité. Un très beau role de composition pour Jonathan Pryce.
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