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Un visiteur
3,0
Publiée le 29 octobre 2014
Film pour le moins intéressant! Intéressant, e visionnaire! Les acteurs sont tout à fait à la hauteur, l'histoire (qui traîne un peu par moments) convainc, et le message, transmis en humour noir, est multiple et intriguant.
Connaissez-vous beaucoup de films qui vous plongent autant ailleurs, dans un monde irréel, avec une histoire que vous ne pouvez anticiper, alors laissez-vous porter par ce film rarement égalé alors qu'il date. PLV : un grand moment de cinéma
Ce film, sorti dans les années 80, créait un univers futuriste mais qui vu de maintenant a très nettement vieilli. Attiré par les critiques élogieuses, je n'ai pas du tout été sensible à son côté loufoquerie-burlesque-absurdité, très présent.
Œuvre majeure du cinéma des années 80, le Brazil de Terry Gilliam est impressionnant par bien des aspects. Influencée par le Procès de Kafka comme par le 1984 de George Orwell, cette fable dystopique imagine un monde où la bureaucratie est au service d’un régime autocratique, qui use de la torture comme d’un moyen naturel d’étouffer toute voix dissidente. Pour son troisième long-métrage réalisé en solo, l’ex membre des Monty Python était ici au sommet de sa créativité, parvenant à concevoir un univers total, à la fois baroque, tragique, onirique et absurde. Tout y est d’une densité folle, des décors à la narration, en passant par les costumes et les dialogues. Tourné en partie dans les incroyables espaces d’Abraxas de Noisy-le-Grand en France (conçus par l’architecte Ricardo Bofill au début des années 80), Brazil nous fait croiser des personnages délirants, eux-mêmes interprétés par des comédiens en grande forme (Jonathan Pryce, Robert De Niro, Katherine Helmond ou encore Bob Hoskins) qui évoluent dans cette galaxie tragi-comique. Ode à la liberté et aux rêves, réflexion sur le pouvoir des individus face à un régime totalitaire, portrait au vitriol d’une société consumériste et obsédée par le paraître… Brazil est à la fois une critique des sociétés contemporaines et un manifeste à la vigilance permanente. Admirable.
Le premier long métrage de Gilliam en solo, et qui s'avère être un pur chef d'oeuvre : c'est le film d'anticipation par excellence qui n'a pas pris une ride tant il colle à notre triste réalité contemporaine (explosion des inégalités sociales, restriction grandissante des libertés, hyper controle d'une administration de plus en plus procédurière et déshumanisée, etc..). Une claque monumentale qui éveille le spectateur sur le monde qui ns entoure, le tout avec un sens du l'onirisme et de l'absurde si cher aux Monthy Pythons, et à Gilliam en particulier. A voir, et à revoir+++
L enfer administratif vu par le talent de Terry Gilliam. Un de ses films les plus imaginatifs et abouti, un sommet de drôlerie de rêverie par l absurde.
Il n’est jamais facile d’appréhender un film de Terry Gilliam tant sa folle imagination déborde. Son univers est fascinant mais il est normal d’être désorienté devant la multiplication de tous ses délires. « Brazil » provoque en effet cette sensation et je me suis senti parfois perdu face à la lisibilité d’un scénario aussi orwellien que kafkaïen. Mais emporté par la richesse visuelle ainsi que celle des décors, je ne peux qu’excuser cette relative confusion du plus barge des Monty Python. Par contre et sans démériter pour autant, Jonathan Pryce n’exerce pas la même satisfaction que la poignée de minutes de présence à l’écran de Robert De Niro.
Bien plus qu’un film de science-fiction, il s’agit d’une comédie burlesque réalisée en 1985 par Terry Gilliam. L’ancien membre des Monty Python distille un humour absurde au gré d’un scénario complètement farfelu. En effet, dans une société dystopique, un petit fonctionnaire de l’administration (Jonathan Pryce) se retrouve à jouer les héros malgré lui. La critique de la bureaucratie totalitaire donne lieu à une multitude de gags savoureux en raison notamment d’une mise en scène ingénieuse utilisant des décors et des accessoires délirants. Même Robert De Niro se prête au jeu en interprétant un rôle à contre-emploi. Bref, une œuvre considérée comme culte possédant une vraie originalité tant sur le fond que la forme.
Brazil est le seul film que j'ai vu 3 fois en moins d'une semaine lors de sa sortie en salle. Brazil est un mille-feuilles génial alternant en permamence les couches burlesques, poétiques, dramatiques, esthétiques, politiques ... et j'en oublie sûrement, qui soumet le spectateur à la douche écossaise. Brazil se présente comme un fourre-tout délirant où l'on découvre peu à peu que chaque détail est un élément d'une gigantesque allégorie cinématographique sur la bureaucratie et le totalitarisme (la scène où Tuttle se fait finalement "dévorer" par la paperasse est à ce titre édifiante). Par sa forme incongrue (l'omniprésence des tuyaux par exemple), Brazil se révèle finalement très efficace (et même visionnaire) pour montrer la dérive de l'information vers l'oppression. Brazil c'est aussi une mise en scène brillante et inventive qui frappe dès le début du film. Un chef d'oeuvre unique en son genre.
Brazil est certainement l’un des meilleurs films de Terry Gilliam. La mise en scène du célèbre réalisateur nous plonge tout de suite dans l’ambiance de ce film étrange et on reste scotché tout le long. Le scénario est travaillé et les sujets sont traités avec habilité. A noter également, les acteurs comme Jonathan Pryce, Robert De Niro ou encore Ian Richardson sont tous convaincants dans leurs rôles.
Chef d'oeuvre absolu de Terry Gilliam et du cinéma, Brazil dans la version voulue par le réalisateur est un pur bijou où l'on retrouve tous les ingrédients que Gilliam avait mis dans les Pythons. Son compère Michaël Palin dans un rôle en total contre-emploi par rapport à ce qu'il faisait dans la joyeuse troupe britannique. L'interprétation est sans faille et le sens visuel de Gilliam fait des merveilles. Le final nous assène des baffes et le film reste gravé dans notre esprit pour longtemps. L'apanage des chef d'oeuvre.
Un peu déçu de ce qui devait être un film culte en puissance, j'en attendais surement de trop mais durant ces 2h20 de délires surprenants et à la cohérence douteuse je n'ai jamais été emporté, non pas que le récit soit inintéressant mais c'est vraiment alambiqué, pas facile à suivre et surtout très décousu. L'univers rétro-futuriste quant à lui est intrigant et il y a certainement de très bonnes idées mais l'ensemble ressemble plus à un fourre-tout qu'à une oeuvre subversive. Les acteurs ne sont pas spécialement marquants, l'image est crade et ce malgré une bonne réalisation, en fait ce film a surtout mal vieilli, il reste tout de même à voir au moins une fois pour son aspect dénonciateur et son univers barré rappelant un peu celui de Cronenberg mais on est quand même assez loin du grand film annoncé.
On est très loin du chef d'oeuvre scénaristique qu'est l'armée des 12 singes. Le coté loufoque fatigue très, trop rapidement. C'est typiquement le genre de film sur lequel j'espère ne pas tomber quand je me lance dans un "vieux" filme supposé culte. Selon moi Brazil n'a pas sa place parmi les monuments de SF au milieu desquels il est cité. Les personnages sont ennuyeux, le loufoque constant agace, le bruit fatigue, les rêves délirants font froncer les sourcils... Bref, peut-etre que ca a simplement mal vieilli mais j'ai eu envie de couper toutes les 5 minutes une fois le premier quart d'heure passé. Ces tuyaux, ces extravagances, cette trame... C'est vide et lourd. J'ai pourtant l'impression de m'etre accroché longtemps mais au final pas tant que ca parce que Brazil a rendu le temps long, très long, trop long.
Un grand classique que je n'ai pas adoré. Je n'ai pas trop accroché à cet univers, je me suis même parfois ennuyé. Je reconnait l'originalité de Gilliam mais ce n'est pas trop mon truc!
Difficile de pénétrer dans l'univers loufoque de Terry Gilliam, plus exaspérant que poétique ici, ce n'est pas le scénario confus qui nous aide, ni l'insupportable Jonathan Pryce. Aussi profond soit-il, ce film est complètement raté.