1985. Entre les productions de "Il était une fois en Amérique", chef-d'oeuvre testamentaire de Sergio Leone (auquel on est tenté de joindre le nom d'Ennio Morricone), et de "Blue Velvet" (du très subjectif David Lynch), Terry Gilliam nous offre un "Brazil" qui deviendra vite un petit classique du cinéma contemporain. Seulement, je trouve que le stylisme et la créativité dont on parle si souvent pour qualifier ce long-métrage n'égale pas celui d'un Lynch justement. Incomparable? Peut-être, sauf que "Brazil", contrairement à "Blue Velvet", n'entraîne que rarement dans son univers. Aussi, à une époque où l'on sait si bien mettre en scène le protagoniste de "Il était une fois en Amérique", il est fort dommage de ne voir De Niro qu'une scène sur dix. Cela permet en revanche à Jonathan Pryce d'exprimer son jeu en toute liberté. Bref, un classique qui, pour ma part, ne l'est pas.
Terry Gilliam démontre avec force son talent dans Brazil. Film complexe, ornementé de scènes remplies d'absurdité et complètement décalées. Bien que le film soit classé comme 'oeuvre culte', le spectateur peut ressentir une légère incompréhension face à cette imagination pour le moins extraordinaire, et surtout "bizarroïde" de Terry Gilliam. Le film souffre aussi d'une durée un peu trop longue, le dénouement se laisse attendre. Pour beaucoup, on a du mal à rentrer dans cette univers mélangeant rêve et réalité et où la structure de l'administration est revisitée de manière cocasse. Un film d'anticipation critique de la société, à la fois psychotique et burlesque, mais un tantinet futile.
excellent fait partie de l histoire du cinema ......... un film tres innovant pour son epoque 1985 ...je serait curieux de voir le meme film realisee en 2012 ?????? c vrai que terry gilliam signe son meilleur film avec de merveilleuses performances d acteurs ......top
A vrai dire, en 2h20 que dure le film, je me suis demandé je ne sais combien de fois "qu'est ce que je faisais là" ! Je n'aime pas ce genre de film tout simplement. Pas de véritable trame et pas de scénario à proprement parlé. Ca part dans tous les sens, entrecoupé de quelques scènes d'humour bien senties, mais ça s'arrête là. On s'ennuie ferme. J'ai eu l'impression de regarder une énième film de Gondry, autre maitre du genre, dont je n'apprécie pas la subtilité artistique... Après je suis d'accord, le film peut avoir un aspect "fun" et "distrayant", mais ce n'est pas du tout ma tasse de thé. En fait, au départ, ce qui m'a attiré vers ce film est une raison toute simple : le casting (Gilliam, De Niro) et le fait qu'il soit réputé pour être cultissime. Pour ce dernier point, on repassera... Et pour le casting, outre Gilliam qui essaye, et c'est tout à son honneur, d'innover, le problème c'est que De Niro a un rôle plus que mineur (apparition d'environ 5 minutes en cumulé. L'acteur du "Parrain II", de "Raging Bull" et de "Voyage au bout de l'enfer" ne méritait-il pas mieux ?). En tout cas, ce film "expérimental" restera pour moi l'une des expériences les plus éprouvantes que j'aurais eu à subir en regardant un film (avec "Solaris" et "Oncle Boonmee"...). Une oeuvre qui ne me laissera pas beaucoup de souvenirs. D'ailleurs, je l'ai déjà un peu oublié...
Comment décrire un monstre pareil ? Brazil est une des plus grandes claques cinématographiques de ma vie. Ce film m'a captivé. Les décors sont magnifiques (et encore, je pèse mes mots) et les scènes sont mémorables et dotées d'une étrangeté et d'un style unique jamais vu auparavant dans la science-fiction. C'est plus qu'un chef-d'oeuvre, c'est un film qui fait réfléchir sur la société ainsi que sur bien d'autres choses ; beaucoup de sujets étant abordés. En plus, la mise en scène, le scénario, les images et la photographie sont si riches (certains décors pourraient sans problème être exposés dans un musée d'art contemporain). On sent l'influence que Metropolis a eu sur Brazil. Terry Gilliam est bourré de talent. C'est un visionnaire. Dans Brazil, il donne sa vision sombre, effrayante et tellement réaliste de ce que pourrait être, supposons, la société de demain. La mégapole représentée est comme déshumanisée, et avec les nouvelles technologies ça n'arrange pas les choses ; dans le futur, les machines et autres gadgets domineront le monde (autant dire qu'on est mal barré). Les hommes sont obsédés par leur apparence, ainsi que manipulés, voir esclave du système et de la bureaucratie. Déshumanisés parce qu'ils se comportent comme des robots disant oui à tout, et si un a le malheur de désobéir ou de commettre une faute (le personnage principal) il est privé de toute liberté. C'est ce qui se passe dans des situations de la vie courante ou dans des pays au régime autoritaire (la Chine par exemple). Comme qui dirait l'autre : la liberté des uns s'arrêtent là où commence celle des autres.
Un classique indémodable et toujours aussi efficace. Visuellement sublime, ce chef d'oeuvre reste dans les mémoires pour son scénario et ses acteurs mémorables.
Grosse déception. Terry Gilliam m'a toujours passionné avec ses films, mais visiblement pas cette fois. "Brazil", sous couvert d'exposer le totalitarisme bureaucratique d'un futur dystopique, s'enlise dans des clichés banals, qu'on aurait presque marre de voir, surtout dans un tel film, réputé si profond et intelligent. Où est passé le génie de Gilliam ? Où est l'humour des Monty Python, du "Baron de Munschausen", de "Las Vegas Parano" ? Certes la fresque de "Brazil" est à vocation plus sérieuse, mais rien ne nous fait adhérer à la réalisation, ennuyeuse au possible. Seules quelques passages de scènes font sourire, comme le volley dans l'usine, ou la gamelle du prisonnier qui s'échappe... Coté acteurs, tous sont à peu près bons, surtout Robert De Niro, qui distille une simple mais efficace dose de légèreté dans son rôle de plombier-révolutionnaire. Rien d'autre à se mettre sous la dent, échec critique pour "Brazil", banal et inintéressant (je n'aurai jamais pu imaginer dire ça sur un film de Gilliam).