Leaving Las Vegas est un film rare et magnifique ! Cette histoire d’un alcoolique qui choisit d’en finir avec la vie et de sa rencontre avec une prostituée ( Elisabeth Shue, plus belle que jamais) est tout simplement bouleversante. Nicolas cage mérite amplement l’oscar pour sa performance. Dans le rôle de ben qui s’en que l’on comprenne pourquoi (et c’est tant mieux) décide de tout plaquer et de se suicider à l’alcool à las Vegas, l’acteur est tout simplement époustouflant. Du premier au dernier plan le film déborde d’émotion, de scène plus belle les unes que les autres, ou ces deux âmes fragilisées par la vie se livre l’un à l’autre sans jamais vraiment réussir à se trouver. Mike Figgis qui est aussi derrière la bande originale sublime du film, nous offre une histoire d’amour d’une tristesse et d’une désespérance absolue, dans un Las Vegas filmé merveilleusement. A croire aussi que le réalisateur sait ce qu’est l’alcoolisme et la souffrance du personnage tant certaines scènes pourraient être véridiques. Emouvant, touchant et touché par la grâce, Leaving Las Vegas est à marquer d’une pierre blanche.
2,9 - Même si le traitement de fond de l’histoire est intéressant en confrontant ces 2 vices majeur de l’alcoolisme et de la prostitution, je ne trouve pas réellement d’intérêt à cette intrigue.
Le traitement est assez juste et on comprend le sens du récit mais de là à en faire un film?...
Les comédiens sont excellents notamment N.Cage dans une interprétation brillante tant son personnage est dans une déchéance profonde.
Le film est très bon d’un point de vue technique et même artistique mais pour moi ce récit dramatique manque un peu d’intérêt. Peut être aurait il fallu mettre en avant l’origine de cette déchéance pour créer davantage d empathie et rendre le final plus intense ?...
Eloge de la simplicité ou comment à partir d'un canevas a priori basique et sans fioriture de mise en scène, le récit de deux solitudes hasardeuses, portées par des acteurs sobrement efficaces mais viscéralement investis, nous émeut sincèrement. Grâce à quelques très jolies séquences illustrant la difficulté d'un amour entravé par des obstacles tant externes qu'intimes et à la justesse des portraits psychologiques cette romance bien que classique réussit à allier délicatesse et douleur. Touchant.
Oeuvre sulfureuse qui suit les traces d'un alcoolique venu se perdre définitivement dans la ville de tous les excès, Leaving Las Vegas est aussi une belle romance entre deux personnages à la dérive, incarnés par deux très bons acteurs. Nicolas Cage, en particulier, se donne corps et âme et crève l'écran. Un film douloureux, pas exempt de défauts (la mise en scène est, à l'image de la ville, assez spéciale), mais qui sort clairement des sentiers battus.
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4,0
Publiée le 21 mai 2021
Leaving Las Vegas n'est pas un film que je supporterais de regarder très souvent car il est triste de voir des gens se détruire dans une histoire. Mais Nicolas Cage et Elisabeth Shue sont fascinants à regarder dans ce film. En tant que personne ayant déjà été impliquée par mon métier dans l'alcoolisme et la toxicomanie j'ai trouvé la performance de Cage particulièrement fascinante et après l'avoir vu je suis bien content. L'alchimie entre ces deux-là est vraiment géniale ce sont deux personnes qui ont besoin l'une de l'autre de différentes manières et qui essaient de faire face à la façon dont leurs vies sont devenues détraquées. Des performances très réelles si vous avez le cœur fragile soyez prêts à entendre des mots forts et pas seulement des obscénités. Ils se donnent vraiment à fond avec de grandes performances par deux de mes acteurs préférés...
Real Pretty Woman: lui, est un alcoolique venu à Las Vegas mettre fin à ses jours en buvant la bouteille de trop, elle, une prostituée battue par ses clients, violée et même tailladée au couteau par son mac'. Ces deux pauvres hères vont se croiser, reconnaître leur détresse dans l’œil de l'autre, et vont passer un contrat aussi tragique que morbide : il s'installe chez elle pour ne pas mourir seul dans un motel miteux, il lui paye son loyer, lui fait des cadeaux, partage ses chagrins et la fait rire, mais à la seule condition qu'elle le laisse se suicider à petit feu. On sent dès le départ toute la douleur sous-entendue par un tel contrat, on sait qu'ils vont s'attacher l'un à l'autre, peut-être même s'aimer, et le choix final reste incertain jusqu'au bout (ou plutôt, on aimerait tant qu'il le soit, mais l'on sait que le jeune homme est honnête et déterminé...). Dans le rôle du buveur en pleine déchéance, Nicolas Cage défend son personnage avec avidité et sincérité, on a souvent pitié de ce gars qui a perdu travail, dont la femme est partie avec le fiston, qui n'est bon qu'à s'attirer des ennuis. A ses côtés, Elsabeth Shue nous fend le cœur en dépeignant une triste réalité des prostituées, soumises à la violence masculine et au regard dédaigneux du reste de la société, bien loin des idéaux de Pretty Woman. D'ailleurs, on se prend souvent à penser que Leaving Las Vegas est l'écho plus mature et plus réaliste du film Pretty Woman, comme si l'on avait une version on the rocks gorgée de sucre ajouté (et petites tranches de fruits tout mimi), et que l'on nous servait ensuite la version dry, sans rien, pour les costauds. Mike Figgis parvient à filmer les scènes dénudées dans qu'elles ne deviennent vulgaires, en choisissant tantôt de les montrer comme des actes de violence, ou au contraire la possibilité pour la prostituée d'obtenir un peu de tendresse sincère, et d'en donner en retour dans un dernier acte déchirant (spoiler: faisant correspondre l'apothéose de leur amour avec le début de la mort, un suicide assisté par la jeune femme ). On arrive au générique de fin avec ce délicieux goût amer que seuls les bons breuvages savent laisser.
Bof, je ne sais pas trop ce qu'on a trouvé de si intéressant à ce film. Le film est un peu un démonstration de débauche à l'écran (du sexe, de l'alcool et plus à Las Vegas) et si je ne suis pas particulièrement pudibond, force est de reconnaître que depuis d'autres films ont réussi à aller plus en poussant le curseur au-delà (Le Loup de Wall Street pour ne citer que celui-ci). Même le jeu d'acteur n'est pas si impressionnant. Certes, les prestations d'Elisabeth Shue et de Nicolas Cage sont bien (dans le style extrême qu'on lui connaît pour ce dernier) mais ne valent pas pour autant de l'or (je suis un peu perplexe devant l'attribution de l'Oscar à Nicolas Cage cette année-là, surtout lorsqu'on voit où ça l'a amené pour la suite de sa carrière). Après, l'intrigue romantique n'est pas particulièrement folle malgré son originalité (une prostituée et un écrivain ruiné tombe dans les bras l'un de l'autre), car on adhère à aucun des personnages. C'est un film bien fait, mais fondamentalement, il ne m'a pas vraiment séduit.
Belle réalisation et excellents jeux d'acteurs. Deux écorchés vifs qui font un bout de chemin ensemble, envers et contre tout, dans leur longue plongée dans les excès. Jolie mélodie de piano qui revient tout au long du film. Beau et touchant.
Descente aux enfers romantique d'un alcoolique et d'une prostituée. Ennuyeux aujourd'hui, je me suis montré curieux pour le casting sympathique. Les acteurs jouent bien mais le scénario est creux et la romance vaseuse. Sans surprise et plutôt triste.
L'errance croisée de deux paumés magnifiquement incarnés par le couple Nicolas Cage-Elisabeth Shue, dans un style très caractéristique des années 90, tant dans le jeu que dans la mise en scène. Le scénario, s'il n'est guère surprenant (car ne faisant aucune place à des seconds rôles intéressants), ménage de très belles séquences, tant oniriques que de violence crue, sur une bande-son impeccablement dosée. Un bémol pour le peu de surprise et l'issue finale, mise en images avec force mais qui se devinait très en amont. A savourer pour les performances des acteurs qui portent cette désespérance avec flamboyance.
Très beau film sur l'acceptation de l'autre malgré ses défauts et sur sa liberté d'être ce qu'il veut. On sent bien les émotions des personnages. La bande son est très belle et ajoute une espèce de sérénité dans le malheur qui se joue sous nos yeux. C'est un film triste et dur avec des personnages en manque et plein d'humanité et de tendresse.