Leaving Las Vegas
Note moyenne
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223 critiques spectateurs

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Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mai 2026
"Trente ans ont passé. Las Vegas brille toujours autant, et Leaving Las Vegas aussi. Le film de Mike Figgis revient hanter les salles dans une version restaurée en 4K avec la même force d’impact, la même noirceur. On serait tenté de croire que le temps l’a rendu plus supportable. Il n’en est rien. La blessure est intacte, et l’admiration aussi."

"Tout commence par un livre trouvé dans une librairie d’occasion à Santa Monica. John O’Brien, scénariste alcoolique, y avait couché sa propre descente aux enfers dans un roman semi-autobiographique aussi fulgurant que désespéré. Mike Figgis le lit, tombe dessus comme on tombe amoureux d’une idée impossible, et rachète les droits d’adaptation. Deux semaines plus tard, O’Brien se donne la mort. Sa main tremblait tellement au moment de signer le contrat qu’il dut la maintenir avec l’autre. Figgis ne l’oubliera pas. Cette image réapparaît dans le film, lorsque Ben tente d’encaisser son chèque de licenciement. C’est peut-être là le plus bel hommage rendu à l’auteur. Un geste qui traduit une vérité physique inscrite dans la chair du récit. Dès lors, le film existe sous cette double tutelle : celle d’un homme qui a survécu pour raconter l’histoire d’un autre qui n’a pas survécu pour la voir filmée. Et c’est peut-être aussi ce qui explique le choix radical d’un tournage à l’os, dans une ville qui n’avait rien demandé à personne."

"Vegas, ici, n’est pas seulement un décor. C’est un état d’esprit, un purgatoire suspendu entre la nuit et le jour. Et les journées ressemblent à une mauvaise gueule de bois sans fin. Quant aux néons, ils n’éclairent plus rien. Pour Ben et Sera, la ville n’est ni un rêve ni une promesse, mais la prison qu’ils ont choisie, celle où l’on peut au moins s’y perdre sans que personne ne s’en étonne. C’est dans ce décor que Figgis va construire, avec une patience de funambule, l’une des histoires d’amour les plus singulières du cinéma américain."

"Sera, elle, est prostituée. Elle survit. Elle gagne de l’argent pour, un jour peut-être, quitter les néons de cette ville qui aspire toute ambition et toute émotion. Puis elle rencontre Ben, et quelque chose se grippe dans sa routine mécanique. Elle l’héberge et ne cherche pas à le sauver. En effet, ils ont conclu un pacte tacite où chacun accepte le vice de l’autre sans chercher à le guérir. Ce que le cinéma américain de studio aurait normalement transformé en arc rédempteur, Figgis le laisse tel quel. Et c’est précisément ce refus de la facilité qui donne au film son épaisseur morale. Il y a une scène qui résume tout, sans avoir besoin de mots pour l’expliquer. Sera offre une flasque à Ben. Ce cadeau-là vaut toutes les déclarations d’amour du monde, mais il est aussi dévastateur qu’un coup de grâce. Elle est prête à le suivre dans sa folie, quitte à y laisser son âme. Et le baiser au fond d’une piscine d’un motel confirme le vertige de Leaving Las Vegas, un amour sincère qui n’exige aucun mensonge."

"Figgis, musicien de formation avant d’être cinéaste, s’est inspiré de la bande originale improvisée par Miles Davis dans Ascenseur pour l’échafaud de Louis Malle. Après le montage final, il a réuni plusieurs musiciens britanniques de jazz et les a invités à improviser en regardant les scènes défiler, pendant qu’il jouait lui-même de la trompette. À cela s’ajoutent les ballades de Sting (Angel Eyes, My One and Only Love, It’s a Lonesome Old Town), enregistrées en une seule journée, près d’un feu de cheminée dont on entend parfois le crépitement. C’est une musique qui n’est pas parfaite, mais qui accepte d’être vivante, atmosphérique, mélancolique et jazzy. Elle épouse la trajectoire de Ben comme une brume qui monte lentement, et donne au film une respiration dont on a besoin, car Leaving Las Vegas est une expérience qui use aussi, par moments, les nerfs du spectateur."

"Au terme du visionnage, on ne sait pas très bien quoi faire de ce qu’on vient de traverser. Le film ne console pas. Il ne moralise pas et ne résout rien. Il montre simplement, avec une brutalité tranquille et une tendresse désespérée, ce que ça fait d’accepter l’autre tel qu’il est, jusqu’au bout, sans chercher à le réparer. C’est cela, en définitive, que Mike Figgis a su filmer là où tant d’autres auraient cherché une sortie de secours. La plus évidente aurait été l’amour comme acte d’abandon total. Mais Ben et Sera ne se sauvent pas l’un l’autre. Ils parviennent à se regarder sans filtre, peut-être pour la première fois de leur vie. Et dans cette ville de miroirs et de lumières factices, c’est déjà quelque chose qui ressemble à une grâce."

Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 408 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 mai 2026
Ressortie en salle de cet opus, oscar de la meilleure interprétation 1996, pour Nicolas Cage, réalisé par l'anglais Mike Figgis exilé professionnellement aux usa.

Le scénario est très peu développé et tourne autour d'une relation amoureuse toxique entre une prostituée et son client.

Curieusement, Nicolas Cage obtint l'oscar dans un film ou c'est son vis à vis féminin, principal intérêt du film, qui s'en sort beaucoup mieux.

Le scénario montre que d'aimer son partenaire n' est pas un critère suffisant pour vivre une relation équilibrée. Il souligne aussi le poids de la partie émotionnelle ( ça se passe dans le cerveau et plus précisément dans le système limbique) dans ses choix amoureux erronés.

Même la professionnelle se fera prendre au piège de ses émotions et par conséquent de ses schémas neuronaux !

Malheureusement " leaving Las Vegas ", généralement considéré comme le meilleur opus du metteur en scène, tourne en rond avant de s'essouffler complètement dans la dernière demi-heure.

Je ne l'avais pas vu au moment de sa sortie en salle en première exclusivité, mais aujourd'hui il me paraît un peu sur-côté. Ça se laisse voir certes, mais au final, l'intérêt me semble pour le moins, disons... un peu limité !

Vu au Reflet Médicis
Stéphane D
Stéphane D

174 abonnés 2 354 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 avril 2026
L'un des films référence dans le genre "tragédie romantique". 2 âmes perdues qui s'accrochent l'un à l'autre à Sin City. Doublement triste pour cette belle histoire sans fin heureuse possible et sur la carrière de Nicolas Cage qui promettait le meilleur à ce stade et non la médiocre suite qu'on lui connaît.
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 mars 2026
Très bon film de Mike Figgis que cette histoire assez triste dans le fond ! Elisabeth Shue méritait l’Oscar autant que Nicolas Cage et ensemble, ils donnent la plus poignante composition d’un couple perdu qu’on ait vu depuis longtemps !
Otakuzazukato
Otakuzazukato

1 abonné 10 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 6 novembre 2025
Récit typique de la marge, genre Bukowski. Film "chic" sur musique jazzy, pour ceux qui sont dans ce délire du "je suis trop super pour ce monde".
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 septembre 2025
En scénariste alcoolique partant à Las Vegas littéralement se soûler à mort, Nicolas Cage livre une composition habitée hallucinante et trouve ici l’un de ses meilleurs rôles. Dans cette longue mise à mort, il sera accompagné par une prostituée qu’il rencontra par hasard, campée par une touchante Elizabeth Shue et cette rencontre entre deux âmes perdues offre un moment de romantisme sordide. Un film cru qui en dévoilant sans concession l’état de dépravation de ces deux êtres touche en plein cœur.
Darkniamor
Darkniamor

14 abonnés 1 013 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 septembre 2024
Un film rare dans la conception. La rencontre entre un alcoolique et une prostitution révèle une pure histoire d’amour. On peut sortir de la séance dans un premier temps troublé. N. Cage à l’apogée de sa carrière.
Nicothrash

464 abonnés 3 291 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 avril 2024
Une pellicule bien singulière de la part de Mike Figgis qui s’ouvre sur des séquences semblant faire l’apologie de l’alcool, entre rire gêné et délire psychotique. Puis le récit prend forme et toute cette légèreté sans grande forme devient amour pathétique et survie précaire lorsque les péchés se rencontrent et s’entrechoquent. J’ai eu vraiment du mal à entrer dans le métrage, ne sachant trop si je devais rire ou m’offusquer, pourtant l’ensemble finit par faire sens et le désenchantement général de l’œuvre vous prend à la gorge. Cela n’empêche pas de sourire pas mal tant le surréalisme de certaines scènes semble de mise mais rapidement, le destin implacable va frapper et si vous êtes venu chercher un happy end, autant dire que vous vous êtes trompé d’adresse. Longtemps l’unique intérêt du métrage m’est apparu résider dans l’interprétation hallucinée et hors norme de Nicolas Cage ainsi que de sa compagne à l’écran mais lorsque l’on creuse il y a tout de même bien plus que cela et Leaving Las Vegas, sous ses airs jemenfoutiste et libéré de toute barrière a finalement bien des choses à raconter …
Fabien Sorrant
Fabien Sorrant

82 abonnés 2 041 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 décembre 2023
Un très bon film . Un très beau drame sur un alcoolique notoire incarné par Nicolas Cage d'après un roman éponyme de John O'Brien.
TUTUR29
TUTUR29

46 abonnés 1 336 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 juillet 2023
Je suis assez bluffé par Leaving Las Vegas que je viens de découvrir. Le film arrive parfaitement à mélanger un romantisme, une poésie, un peu façon "Lost in Translation", tout en montrant les travers des addictions de Ben un peu à la manière d'un "Requiem For a Dream". Il en ressort un film avec des scènes hyper mignonnes, une relation super touchante avec des acteurs au sommet de leur art. Deux marginaux qui se retrouvent et s'acceptent comme ils sont, tous leurs problèmes disparaissent quand ils sont ensemble. C'est bien aidé par cette mise en scène lente et cette bande son jazz omniprésente, qui nous font ressentir la ville de Las Vegas plus comme un lieu où déambuler plutôt qu'un lieu où la vie ça à 100 à l'heure. Pour autant, l'alcoolisme de Ben et la dureté du métier de Sera finissent par prendre le dessus et impacter leur relation, et c'est sur ce point que Leaving Las Vegas ne s'enterre jamais dans un style trop mielleux et niais. À l'image de la conclusion du film, on n'oublie jamais que ça ne résout pas tout leurs problèmes et qu'ils sont prisonniers de leurs addictions. Bref, un film tragique mais aussi assez doux par moment et très réaliste. Je recommande, Nicolas Cage et Elisabeth Shue sont dingues !
cinono1

365 abonnés 2 276 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 mars 2023
Il y aura deux catégories de spectateur pour ce film. La première trouvera à raison que ce film a un coté fantasme de vieux male alcoolique et libidineux et que coté scabreux de l’histoire est édulcoré. La deuxième se laissera prendre par la fulgurance de cette histoire courte et sans lendemain, la beauté renversante d’Elisabeth Shue, le montage vaporeux, les airs jazzy bluesy, et par la prestation tout en classe déliée de Nicolas Cage. Il incarne un homme désespéré ayant décidé de se suicider à l’alcool, et s’offrant un dernier tour de piste flamboyant et classieux, car cet homme ayant tout perdu, n’a plus l’once d’une agressivité, s’adaptant à tout et préférant s’amuser. Matt Dillon a composé un personnage similaire dans l’excellent Factotum. Pour avoir connu une personne proche de ces deux personnages, y compris dans cette politesse du désespoir et cette absence de colère, je fais partie de la 2e catégorie.
eldarkstone

305 abonnés 2 407 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 février 2023
Deux très grand(e)s acteurs/ctrices au sommet de leur Art dans un très bon film tragico-comique, porté par une histoire incroyable et poignante !
Corentin L.
Corentin L.

12 abonnés 20 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 avril 2025
Une histoire d'amour à la fois belle, sordide et tragique. Incontestablement le meilleur film avec Nicolas Cage.
ÉléonoreMadison
ÉléonoreMadison

79 abonnés 163 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 mars 2022
J'ai adoré. L'histoire est triste mais très bien joué. On ne s'ennuie pas. Les acteurs principaux sont exceptionnels Je le recommande vivement.
Patrick Bateman
Patrick Bateman

44 abonnés 36 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 mars 2022
Leaving Las Vegas est un film rare et magnifique ! Cette histoire d’un alcoolique qui choisit d’en finir avec la vie et de sa rencontre avec une prostituée ( Elisabeth Shue, plus belle que jamais) est tout simplement bouleversante. Nicolas cage mérite amplement l’oscar pour sa performance. Dans le rôle de ben qui s’en que l’on comprenne pourquoi (et c’est tant mieux) décide de tout plaquer et de se suicider à l’alcool à las Vegas, l’acteur est tout simplement époustouflant. Du premier au dernier plan le film déborde d’émotion, de scène plus belle les unes que les autres, ou ces deux âmes fragilisées par la vie se livre l’un à l’autre sans jamais vraiment réussir à se trouver. Mike Figgis qui est aussi derrière la bande originale sublime du film, nous offre une histoire d’amour d’une tristesse et d’une désespérance absolue, dans un Las Vegas filmé merveilleusement. A croire aussi que le réalisateur sait ce qu’est l’alcoolisme et la souffrance du personnage tant certaines scènes pourraient être véridiques. Emouvant, touchant et touché par la grâce, Leaving Las Vegas est à marquer d’une pierre blanche.
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