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Un visiteur
5,0
Publiée le 3 juin 2007
Notre oeil n'est pas neutre, cà on le sait, mais quand Antonioni nous fait savoir que la photographie n'est que le reflet de la conscience humaine, çà décoiffe forcément. Ce grand film met en exergue les relations complexes de l'humain et de la réalité. Passé, présent et futur se bousculent lors d'une perception et D. Hemmings ne sait vraiment plus s'il a vu le mort ou non et que plus on cherche plus on se perd, tel que le montre également Jessua dans "La vie à l'envers". Film mythique !
Antonioni a un sens de l'esthétique incontestable mais un sens narratif beaucoup plus contestable. Le style est épuré mais l'ensemble gagnerait à être dynamisé (40 minutes avant que le pitch du film n'arrive). David Hemmings est très bon dans un rôle complètement antipathique, par contre les personnages ont des réactions bizarres face à ce qui leur arrive (ou ce qui ne leur arrive pas d'ailleurs) et la réflexion que fait le réalisateur est intéressante mais aurait méritée un traitement narratif qui ressemble vraiment à une histoire. En même temps, c'est cette narration complètement brisée qui fait le succès du film.
Blow up est un classique et un film culte. Mise en scène soignée, atmosphère alerte et dilettante. Bien interprété notamment les rôles secondaire. Malheureusement, je trouve rarement enthousiasmant ce film, parfois il se perd un peu dans des séquences sans intérêt.
Si je devais donner un conseil à n'importe quel curieux prêt à se lancer dans l'aventure Blow Up, ce serait de ne pas s'attendre à voir un thriller. Car Blow Up est une expérience sensorielle, c'est un film qui joue plus sur les points de vue, sur le réel, sur le sens de ce qu'on voit. On y suit un photographe ambigu (magnifiquement interprété par David Hemmings), qui pense être témoin d'un meurtre. C'est un film qui a une réalisation posée, une esthétique très terne et une ambiance froide, lente (ce qui n'est pas dérangeant) et érotique... Plusieurs scènes sont superbes (mention spéciale à la fin). C'est le genre de film qui marque, et je pense que ma note augmentera lors de mon futur revisionnage.
Blow-Up entretient un rapport étroit avec la photographie. Bien sûr il s'agit d'un élément clé du scénario, mais on le retrouve aussi dans le personnage principal, sa passion pour cet art étant très lié à sa personnalité, et dans quasiment chaque plan du film. Surcadrages, plans d'ensemble rappelant des photos de paysages, images divisée par plusieurs objets/éléments du décors : Antonioni signe une véritable déclaration d'amour à la photographie. L'introduction du héros est haute en couleurs. Ayant rendez-vous avec un modèle pour un photoshoot, il se révèle vite odieux mais arrive à pousser la jeune femme à se livrer entièrement à l'objectif. Il la photographie comme s'il lui faisait l'amour, ce qui donne à la scène beaucoup de poésie, malgré un côté terre à terre provoqué par la misogynie non dissimulée du jeune homme. Il sait mettre en valeur les femmes mais il n'aura de cesse de les traiter comme des objets pendant tout le film. C'est assez clair que selon lui ce ne sont que des poupées manipulables, mais on ne peut pas vraiment lui en vouloir quand on voit qu'elles sont toutes cruches, avides ou superficielles (un commentaire sur le monde de la mode ?). L'intrigue démarre vraiment au bout d'une quarantaine de minutes (sans pour autant générer d'attente auprès du spectateur), lorsque le photographe remarque quelque chose d'anormal dans un série de photos d'un couple prise à la sauvette dans un parc. Il se met alors à chercher des détails confirmant cette impression dans les agrandissements des clichés. Se met alors en place un jeu de perceptions et d’interprétations : est-ce que la scène (que l'on a vécu à travers les yeux du photographe) s'est réellement déroulée ainsi ? Est-ce que les images mentent ? Ce jeu de piste mènera à une conclusion des plus intéressantes. Antonioni propose une réflexion sur les images et l'influence qu'elles peuvent avoir sur le spectateur. Cette thèse s'exprime via le scénario, mais aussi via la technique du film, les images "cartes postales", le cadre quasi idyllique du Londres des années 60, le rythme calme et l'ambiance posée. Le fond et la forme sont plus liés que jamais.
Certains films cultes ne méritent pas de l’être. Et, il y a ceux qu’il suffit de voir, pour se rendre compte que le mythe opère toujours 40 après, et que ce sera sans doute encore de même dans quarante ans. BLOW UP fait bien partie de ceux-ci. La légèreté des sixties est constamment mise en déséquilibre par ce malaise latent, inidentifiable. Un cynisme constant qui attire étrangement. Les lieux clos, les lieux vides. BLOW UP, c’est avant tout une atmosphère. L’atmosphère, toujours suggérée, et loin d’être l’unique propos du film, où toute neutralité nuit. Les photos s’agrandissent. Le plaisir du spectateur aussi. Et puis, il y a cette fin mythique. Où on se demande si on a bien vu. Si tout a existé. Si le doute subsiste, si notre œil nous a parfois trompé, qu’importe ; on le reverra, ou on le « verra » pour la première fois, encore une fois.
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1,5
Publiée le 16 février 2021
Blow Up est en effet un chef d'œuvre c'est un chef d'œuvre d'image idiote qui reflète parfaitement les fan snob de film d'art qui découvrent différentes significations alors qu'en fait l'illusion est de savoir comment le célèbre réalisateur peut être artistique et ensuite se moquer des gens qui essaient de lui donner de la profondeur. Pour en revenir à l'époque où il a été réalisé il n'a été un succès que parce qu'il mettait en scène des mannequins, de la nudité et un charmant acteur David Hemmings. spoiler: L'intrigue de Hemmings qui joue le rôle d'un photographe qui semble prendre plaisir à se déshabiller devant des jeunes filles mineures et à conduire sa Rolls Royce décapotable est centrée sur quelques photos qu'il prend de Vanessa Redgrave et d'un homme plus âgé dans un parc. Après avoir pris les photos Redgrave veut les récupérer. Elle se présente même chez lui et il lui enlève son haut. Et il lui donne un rouleau de pellicule qui est en fait un autre rouleau. Il développe sa pellicule et agrandit les photos pour voir des images de son arme et d'une possible tentative de meurtre ou d'un meurtre. Les personnes qui examinent le film semblent manquer les indices de ce qu'il a vraiment vu. Maintenant mes commentaires vont faire enrager ceux qui on vu cette photo et en essayant de le réconcilier avec leurs interprétations de ce film ennuyeux...
Un des films les plus étranges qu'il m'ait pu donné de voir. L'intrigue de ce polar anglais arrive très tardivement , au bout d'une bonne heure et quinze minutes sur l'heure cinquante de film, c'est assez surprenant. Si elle arrive tard, que se passe t-il donc avant?! Pas grand chose à vrai dire, ça tourne un peu en rond, Londres est bien filmé, David Hemmings joue bien son rôle de jeune photographe amateur de jolies demoiselles et on est correctement installé dans son univers professionnel. Le scénario jouant sur la confrontation entre le réel et le semblant m'a paru toutefois trop facile pour que le film retienne, toujours coincé entre des scènes fatigantes à l'image de la dernière totalement incompréhensible et d'autres pas mal tournées. Heureusement mes paupières ne sont pas beaucoup tombées, la bande originale d'Herbie Hancock , un grand maître du jazz m'a aidé à bien tenir. C'est au final un bon Antonioni qu'il ne faut pas regarder épuisé...
Un film doit avant tout intéresser son spectateur . Je ne partage ainsi pas la meme conception du cinema que le réalisateur, mais je reconnais que selon ses idées, ce film est d'une incroyable beauté plastique. À voir ou pas... Choisissez.
film lent, histoire creuse, réalisation égocentrique et écriture machisme : l'homme uniquement centré sur lui même, sa "creation" , "son ouvre" poursuit la quête d'une image, sans sentiment, sans empathie, (il parle aux femmes comme à des chiens ou des robots). Le réalisateur ne vise que lui même et ignore le spectateur, comme ce style de cinéma d'une époque révolue, sans regret d'ailleurs. un film qui a mal vieillit mais qui décrit une époque où n'étaient libre de créer que les hommes. c'est pénible au possible.
Blow Up est une oeuvre mythique du cinéma. Ce film à reçu la Palme d'Or au Festival de Cannes en 1967 (avec pour président Allessandro Blasetti), le Prix Nationnal Society Of Critic Awards la même année et en 1968 le syndicat de la critique française lui remet le Prix du meilleur film.
Dans ce film nous trouvons deux rythmes différents : La première demi-heur avec un rythme très lent est la pour présenter les personnages, les lieux clés du film, le Londres de 1960 mais aussi pour introduire l'action. Le rythme rapide se met en marche quand Thomas (le photographe) rencontre la jeune femme avec son amant. Dans la toute première scène du film nous voyons Thomas sortir de l'usine (il y était allé pour prendre des clichés photographiques). Dans cette scène la caméra est placé à même le sol et l'ont voit les acteurs sortir et se diriger de gauche à droite. Cette scène peut éventuellement faire référence au film des Frères Lumières "La sortie de l'usine à Lyon" datant de 1985. Le film est aussi un homage à la création du cinéma car il parle de photographie. car sans photographie le cinéma n'aurait jamais existé. Au fur et à mesure que le film avance on se rend compte que Tomas à un énorme problème avec les femmes, on ne sait pas vraiment si il éprouve des sentiments. (Cela rappelle un certain Meursault dans le livre "L'Etranger de ). Thomes est indifférent à tout il est enfermé dans le monde de l'art. Le film évolue dans les charmes de la vieille photographie; cela est assez lent et peut parfois agacer jusqu'à cette scène finale (avec les mimes) lourde de sens. Cette scène met donc le doute chez le spectateur. Est ce que tout ce que le spectateur à vu avant était réel ou iréel ?
Ce film est une des oeuvres phares des années 60, témoignage unique sur le Swinging London. L'italien Antonioni parvient mieux que quiconque à traiter l'Angleterre de l'époque (ce putain de concert des Yardbirds !) à travers l'histoire d'un jeune et arrogant photographe de mode (David Hemmings excelle dans le détestable). L'oeuvre aborde aussi de nombreuses questions fondamentales dans l'Art : une photo (et plus généralement un point de vue) peut-elle représenter une vérité ? La vérité n'existe-t-elle finalement pas que dans le regard de celui qui la contemple ?
Blow up est une perle du cinéma, une méditation captivante sur le temps, la photographie la distinction toujours ambiguë du réel et de la fiction et les études de moeurs dans le Londres psychédélique des années soixantes. Un film dont l'évolution devient de plus en plus en circonstanciée au fil des aventures que subies ce photographe blasé. On en sort remué...
Blow Up, palme dor au festival de canne 1967, fait penser à un thriller, mais il nen est rien ! Thomas, jeune photographe, qui croit tenir des preuves, les voit pourtant lui échapper. Au fur est à mesure quil développe les photos. Lorsquil les grossit, la preuve du meurtre devient moins évidente, tout comme lui échappera le réel avec la disparition du cadavre. Tout en basculant dans une dérive douteuse, lintrigue perd alors de son intérêt.
Ce film est une magnifique réflexion sur le métier de photographe analysé dans ses aspects concrets. Les agrandissement faits sur le cadavre ressemblent à des peintures comme le fait remarquer une amie de Thomas, car le grain grossit et la réalité disparaît (un Blow Up, cest agrandir une image). Seul Thomas voit un cadavre sur ces agrandissement, les autres, non, ils pensent que cest juste une illusion. La photographie nest donc pas un moyen efficace pour représenter la réalité, dailleurs, aucun art qui touche à limage, ne peut le faire. Le cinéma est avant tout un Art !
Blow Up sappui sur une intrigue, mais cest juste un prétexte pour faire avancer la réflexion. Dailleurs, le film en lui-même est une illusion : On croit suivre une intrigue policière, mais il nen est rien !
Lappareil photo fait basculer la frontière entre réalité et illusion.
Blow Up, par sa mise en scène, fait penser au film de Godard A bout de souffle. En effet, dans le film dAntonioni, comme celui de Godard, il est question dune certaines manière de parler, de jouer, de marcher...
Si on devait changer une chose à Blow Up, cest son rythme. Effectivement, il est plat du début à la fin, et ça, cest vraiment lourd !!! De plus, la musique nest pas vraiment belle, et ne colle pas bien, au sens où elle ne donne aucun effet ; et le spectateur ny fait a peine attention.
Blow Up à aussi une autre faiblesse : le scénario ! En effet, il se fait ressentir au fil dexplications assez flou. La qualité de ce film reste intéressante.
Film culte! Véritable déclaration d'amour à l'esthétisme et la photographie, Blow Up est un véritable chef d'oeuvre artistique et intellectuel retraçant le parcours initiatique d'un photographe lassé par la mode qui rêve de faire de la photographie artistique. David Hemmings sublime dans le rôle du photographe, croyant maîtriser et connaître la réalité par son objectif, est plongé au milieu d'une affaire de meurtre étrange suite à un de ses clichés pris dans un parc. Ses préjugés et ses connaissances sur la distinction entre le réel et la création seront mis à mal pour atteindre son but: le sens artistique.