Sujet à la mode, ici traité sur un argument original, qui trahit sans doute un fantasme de prof (prendre en otages des "élèves" odieux, ingérables, sans repères, voire carrément hostiles et même dangereux : quel pied !). Mais Adjani, qui sort ici de sa splendide retraite (tellement bouffie par la toxine botulique qu'elle en est méconnaissable), animée sans doute par la certitude d'être une sorte de martyre de l'immigration devenue emblématique de l'intégration républicaine, nous livre, dans un rôle écrasant, une piètre prestation : c'est sur joué, ampoulé, très peu crédible, sur une trame scénaristique d'un pesant ennui démonstratif. Seuls tirent leur épingle du jeu un sobre Denis Podalydés en négociateur blasé et, dans l'ensemble, les jeunes "comédiens" - qui n'ont pas de mal à restituer leur propre quotidien d'enfants perdus, (et bien sûr la chaîne Arte qui a réussi avec ce beau coup médiatique une audience d'anthologie, en jouant sur la légende Adjani.
On nous parle de plus en plus dans le cinéma des problèmes liés a l'école et a l'éducation. "La journée de la Jupe" s'inscrit au même titre que, dans un autre genre, "Entre les murs", dans le sens ou tous les deux montrent a quel point le système éducatif est en train de couler. Il faut faire abstraction des revendications qui sont futiles (une journée de la jupe tous les ans) pour revenir sur le fond du problème a savoir la difficulté d'enseigner face a des élèves pas toujours réceptifs et a une dégradation des conditions d'études qui font au final que le prof incompris et seul contre tous peut péter les plombs facilement (avec une hausse constante des demandes d'arrêt maladie longue durée pour dépression dans le corps enseignant). Le film parle aussi beaucoup de religion en affirmant que les écoles publiques sont laïques. Le réalisateur arrive a la fin, a mettre la tension, pour la rendre puissante et finalement très émouvante. "La journée de la Jupe" est donc surprenant malgré une réalisation pas toujours très dynamique.
Ce film reflète complètement la société française actuelle fils d'immigrés, voleurs, violeurs à l'occasion, et sympathisants du fondamentalisme musulman en plus avec Flanby et la teubira ça va pas 'arranger ça va être pire la descente de la france est en marche . Adjani sacré coup de vieux , déjà qu'elle n'était pas belle là c'est le déclin
Un film du genre à faire rager les bobos bien-pensants qui vivent dans un quartier tranquille et qui n'ont jamais posé un orteil dans les banlieues difficiles ne peut pas être entièrement mauvais. Il nous rappelle par la même occasion dans le cas où les visions de "L'Histoire d'Adèle H." ou encore de "L’Été meurtrier" seraient trop lointaines pour s'en souvenir (ce qui n'est pas le cas pour moi personnellement, en particulier pour le premier film !!!) qu'Isabelle Adjani, un visage de mérou en plus hélas, est une sacrée put.... d'actrice formidable, capable d'insuffler une bonne dose d'intensité à elle seule. Bon dommage qu'elle ne soit pas toujours entouré d'interprètes à la hauteur (ceux qui jouent les élèves se démerdent pas mal tout de même !!!), en fait principalement ceux qui composent l'équipe d'intervention (dont Denis Podalydès qui confirme ce que je pensais déjà de lui à savoir qu'il est un acteur absolument médiocre !!!) mais l'ensemble a comme autre qualité de dire des vérités sur un sujet très d'actualité qu'on a pas envie d'entendre mais qu'on doit entendre. Donc pour la comédienne exceptionnelle qu'est Isabelle Adjani et pour ces quelques vérités, cette "Journée de la jupe" mérite qu'on l'inscrive dans son calendrier des "films à voir" si ce n'est pas fait.
Film nul au possible ! Les jeunes acteurs ne sont pas très bons et, plus grave, Isabelle Adjani est mauvaise et surjoue, ce qui rend le tout totalement ridicule. Il est alors dur de prendre peur. S'ajoutent à cela, des dialogues qui ne volent franchement pas haut. On se retrouve avec... un ensemble totalement creux, caricatural et sans intérêt !
Bon l’exercice souffre autant qu’il profite de son parti pris : celui de la rudesse. On ne prend pas de gant, on enjelive rien, on enfile les unes après les autres toutes les réalités de l’enseignement en zone sensible. La première impression que j’ai eu c’est que, justement, à vouloir tout caser sur une intrigue, l’effet accumulatif fait qu’on tend vers la caricature. Mais bon, au fil des minutes, le scénario abat ses cartes et sait jouer d’un effet « ah tu croyais vraiment avoir cerné ce que c’était de vivre dans ce type de milieu ? Eh bah non. » Personnellement, je n’y vois pas un chef d’œuvre, mais je n’y vois pas non plus un film barbant ou à côté de son sujet. Alors, à vous de voir…
La Journée de la Jupe marque le grand retour d’Isabelle Adjani devant la caméra! Elle aurait mieux fait de rester ou elle était. Ce (télé)film est vraiment mauvais. Le scénario est inexistant. Une prof prend sa classe en otage par accident, franchement, même dans les pires feuilletons policiers, on évite ça. Isabelle Adjani joue aussi bien que … ??? Impossible de trouver quelqu’un qui joue aussi mal qu’elle. Je préfère encore Steven Seagal. Avec lui au moins, on se marre. Vous l’aurez compris, La Journée de la Jupe est un téléfilm fort surestimé qui ne méritait pas une sortie en salles. À oublier illico!
Un film dur, au sujet ô combien brûlant, magnifié par Isabelle Adjani qui nous gratifie d'une de ses plus violentes compositions, entourée d'un parterre de jeunes comédiens bien campés permettant de rendre compte au mieux de la réalité complexe et brutale des établissements scolaires de banlieue. Œuvre militante s'il en est, le film n'est pas pour autant manichéen et frappe fort et juste. Mis en scène avec justesse, il évite les effets faciles et instille le malaise de manière très efficace.
La journée de la jupe dénonce d'une certaine façon dont les enseignants se trouvent obligés d'exercer leur métier. Excédé par le comportement de ses élevés cette prof ne va avoir d'autre choix que d'employer les méthodes extrême, que lui font subir tous les jours des classes inapte à suivre les cours qu’elle enseigne. Ce sont les dérives d'un système qui sont ici poussées à l’extrême, si on peut reprocher la méthode employé dans le film,on ne peut reprocher le fait que l'école à un réel problème qu'elle cache jusqu’à se que ces principaux acteurs ne soient pousser à bout.
La journée de la jupe est un film qui crie. Un film indigné, mais aussi engagé vers le progrès des mentalités qui ont tendance à sérieusement se laisser aller à régresser en ces temps de crise. Parfois (trop souvent ?) caricatural, volontairement, pour mieux nous remuer, nous gifler son message. Et voici Isabelle Adjani, en femme ordinaire, pas star pour trois sous face à une troupe de jeunes acteurs méritants qui eux aussi poussent le bouchon aussi loin que possible pour mieux nous remuer les tripes. Car oui, c'est bien de cela qu'il s'agit, d'ailleurs si je devais donner une seconde note uniquement sur ce critère, ce film atteindrais cinq sur cinq au à mon tripomètre, mesure extrêmement précise s'il en est. Pour tous ceux qui comme moi détestent les films tièdes, on aurait tort de décourager ce genre d'initiative. Et vive Isabelle Adjani, une artiste intelligente, inventive, cultivée, qui sait parler de son art comme trop peu de personnes peuvent le faire.
Quelle claque ! Je ne m'attendais pas à çà ! Stupéfiant de vérité et surtout, Lilienfeld à "oser" montrer "LA" vérité que beaucoup vivent et pas forcément à l'école, partout ... actuellement ! "LA" vérité que beaucoup ne veulent pas voir, dénie, que ce sont des clichés, que çà va s'arranger ou qu'ils ne connaissent pas ! "Fracture" (plus récent) ne vas pas jusque là, ici, on appelle un chat un chat et on le montre dans toutes ses largeurs. Film très éprouvant dans la confrontation de ce quotidien qui révolte, fait bondir. On se sent "désirer" posséder cette arme pour les faire taire, effacer ces provocations, ces sourires ironisant, ces insultes bourrés de testostérone, cette misogynie exacerbée, ces identifications "drivées" par TF1 ou M6, ces gesticulations de petits chefs, ces pseudo victimisations au non d'une religion, virer ces prof gauchistes qui ne voient que par les discutions et l'écoute et qui se font cracher dessus, congédier ce pouvoir qui ne s'occupe que de l'opinion, dissoudre ce communautarisme qui gangrène tout, ces petits (et gros) trafiques qui retirent la valeur du travail, détruire cet "effet groupe" qui quand ils sont seuls, font pipi dans la culotte ... Un sacré film très dur, au dialogues cinglants, un miroir durement fidèle d'une partie (de plus en plus importante) de notre jeunesse qui pour dominer (même les adultes) jouent l'incivilité en permanence. Une marque de fabrique, de reconnaissance et de "respect" en autarcie sans limite, enfin, leurs limites et leurs lois. Et ce n'est pas une "toute petite" minorité. Quelques rôles pas trop bien interprétés et quelques erreurs de raccords que l'on excusera. Adjani parfaite. 5/5 pour ce petit bijou !!!
Un thriller au coeur des écoles francaises. Voila un film francais des plus audacieux, qui n'a pas peur du politiquement incorrect mais qui embrasse un sujet d'actualité, que ca plaise ou non. Le film ne pretend pas donner une image fidèle de ce qui se produit dans les écoles mais pousse à son paroxysme, sous la forme d'un huis-clos, des comportements violents et machos hélas déja apercus. Le film tient en haleine, souffle le chaud et le froid, ne juge pas ses personnage, dénonce les dérives et les mécanismes de la violence. La jupe y est présentée comme le symbole et le porte-drapeau de la sensibilité féministe. Adjani est vraiment surprenante. Un sujet fort pour un film fort.
Allons y franco, cette journée de la jupe n'est rien d'autre qu'un ramassis de clichés puants de xénophobie! Cristallisant le pire du fait divers à sensation version Sarkoland sur TF1 (celui qui fait trembler dans les chaumières en période pré électorale), le film de JP Lilienfeld s'imagine être le relai coup de poing d'une réalité vécu par les profs en banlieue (façon Thierry Jonquet) ne s'embarrassant ni de demi mesure ni d'analyse socio économique de bon aloi. Car qu'on se le dise, le mal qui ronge notre bonne vieille éducation nationale (voir notre bonne vieille France tout court!) et ses profs, tous parés des meilleurs intentions laïques et éducatives, c'est l'arabo bougnoule musulman (ET antisémite cela va sans dire) qui, école obligatoire jusqu'à 16 ans oblige, est bien obligé de sortir de sa cave à tournante (qui communique avec la mosquée c'est bien connu) pour aller terroriser la veuve et l'orphelin, tant sa nature barbare et archaïque le lui incombe! Manichéen au possible, La journée de la jupe n'en demeure pas moins le reflet de son temps, celui OU l'autre est systématiquement désigné comme l'ennemi, sur fond de paternalisme post colonial gerbos (vous devez réussir pour honorer le sacrifice de vos parents venu balayer nos rues sans ouvrir leurs gueules!!) et asséné avec force par la gentille beurette de service (j'suis pas raciste mon chien est noir!) intégrée au possible avec sa gueule déformée au Botox! Personnages caricaturés jusqu'au paroxysme (être noir, musulman et violeur en même temps c'est vraiment pas de bol!) tout concours ici à distiller une rhétorique raciste aux strictes impératifs de son idéologie malsaine. Hélas, paradoxe oblige, comment susciter l'engouement et l'adhésion quand en guise de modèle social NF, on propose cette bande de charlots institutionnels tous plus lâches et hypocrites les uns que les autres, à croire que le mal est toujours pire chez l'autre qu'en soit même. C'est dire si l'heure républicaine est grave...