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donniedarko1
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5,0
Publiée le 25 mars 2009
L'idée est osée, le pari est réussi, porté à bout de bras par une merveilleuse Isabelle Adjani, ce film regorge d'idées brillantes, et de réfléxions sur la société actuelle, mieux qu'un débat sociétal, le film vous prend en otage et livre une vision sans concession de la vie dans les zones d'éducation prioritaires, boulversant, jouissif, répréhensible : le personnage interprété par Adjani souligne une fois de plus le génie d'une comédienne sanguine et provocante.
Il en va des films comme des hommes: ce sont souvent ceux qui sont le plus criblés de défauts qui s'avèrent les plus attachants.
Des défauts, La journée de la jupe n'en manque pas... Mise en scène souvent plate, un poil baclée et visiblement fauché, personnages caricaturaux notamment tous les profs, acteurs pas tous convaincants, scénario parfois bancal et propos multiple créant parfois une confusion et une ambigüité gênante.Et pourtant la magie opère et le film est vraiment aussi percutant que jouissif. Une grande partie du mérite en revenant évidemment à l'époustouflante performance d'Isabelle Adjani qui opère là un retour en force. Beaucoup d'actrices doivent aujourd'hui être bien jalouse de ce rôle magnifique de prof borderline... Elle peuvent l'être d'autant plus que, si on arrive aisément à envisager d'autres grandes actrices qui auraient été parfaites dans ce rôle (Béart, Marceau, Viard, Ardant, Binoche, Huppert, etc...) il est inimaginable qu'aucune d'entre elles n'ait pu l'incarner avec autant de génie; le mot n'est ici, ni trop faible ni galvaudé. Adjani y est GENIALE ! Elle est constamment étonnante, tantôt hilarante, bouleversante, inquiétante, pathétique, héroïque, déconcertante, inventive... toujours extraordinaire ! Et le film lui aussi s'avère surprenant, oscillant entre comédie satirique, mélo, pamphlet politique, fable surréaliste, drame social, réflexion philosophique... Le scénario est très singulier et les dialogues sont particulièrement savoureux et mémorables. Et malgré certains défauts et quelques maladresses, il offre un spectacle souvent déconcertant et politiquement incorrect mais passionnant de bout en bout et toujours jubilatoire...
Personnellement, je vous invite à y courir, vous aimerez ou pas mais je vous garantie que cette journée de la jupe ne laissera personne indifférent !
Une grande surprise pour un grand film, qui a pourtant nécessité peu de moyens pour sa réalisation, marquant le retour notable de la superstar française Isabelle Adjani (bien plus en forme cinématographiquement que physiquement), excellant une fois de plus dans la dramaturgie. Véritable anti-Entre les murs de Laurent Cantet s’opposant complètement avec le positivisme de ce dernier, qui à défaut de n’être qu’un simple coup de gueule envers le malaise social du pays, s’avère surtout être bien plus touchant qu’il n’y parait. On prend d’abord un malin plaisir à prendre parti pour cette prof, psychologiquement à bout, qui, en pétant littéralement un câble et se sachant en tort, s’amuse perversement à terroriser à son tour des élèves ne l’ayant jamais épargné jusqu’alors. Puis, une fois ces passages tragi-comiques passés, l’histoire crève enfin l’abcès et s’embarque peu à peu dans le drame le plus total pour finalement révéler à raison les malaises de chacun, sans pudeur, à cœur ouvert... émotion, compassion prendront donc le pas sur des débuts plus absurdes. Avec une apparence parfois hyperbolique, La Journée de la jupe réussit néanmoins un coup de maître, étant bien plus réaliste que d’apparence. Car même si cette prise d’otages, aux rebondissements parfois abracadabrantesques pourront faire rire certains, il faudra avouer que rarement un film n’aura su traiter ce thème avec autant d’efficacité, d’émotion et si délicatement les malaises et incompréhensions de part et d’autres. La fin prend aux trippes, scandalise autant qu’elle émeut et laisse subtilement un message exemplaire de tolérance en énonçant un espoir certes utopique mais tellement nécessaire. Un chef d’œuvre simple, aussi bien interprété par Adjani que par les jeunes et qui, à travers cette violence physique et verbale parfois choquante, évoque une consternante vérité qui ne demande qu’à être apaisée. Une véritable claque qui aurait mérité plus de bruit post sortie.
Bouleversant mais magnifique à la fois! On voit comment une situation banale et presque courante de nos jours peut vite dégéner. LEs acteurs sont juste et le scénario nous tient en haleine jusqu'au dénouement final. Ce film nous montre la réalité de l'école et de ce qui risque d'arriver si l'on fait pas quelques chose contre cette nouvelle génération qui banalise tout. L'histoire tient la route et la fin est plus que déroutante! Un bravo a Isabelle A. qui m'a plus que convainqu alors que je partais pourtant avec un avis négatif sur sa personne.
La journée de la jupe capte le mal être ambiant, il faut visionner ce film non pas en tant que partisan ou détracteur mais au contraire avec un regard " supérieur " sur l'ensemble ! Les défauts de ce long métrage sont apparents, d'un point de vue purement esthétique on frôle le raté mais la prestation de Bruno Podalydès et surtout celle d'Isabelle Adjani font qu'on n'y pense plus trop ... Celle-ci se dégote un rôle fait sur mesure, elle impressionne et claque une performance remarquable. La complexité et l’ambiguïté sont ici pleinement représenté, un film fort en intensité malgré quelques maladresses.
Un huit clos entre une professeure et ses élèves d'une tension extrême. Adjani qui a beaucoup changé ( méconnaissable tant elle a grossi ) joue avec un réalisme déconcertant. Malgré le drame c'est drôle trés drôle même. Un trés bon film psychologique; ceux qui aiment sortir d'une salle dérangés seront comblés.
Boboland n'a pas aimé le film: l'humanité, les inrocks, les cahiers du cinéma, evidemment le nouvel obs et le monde enfin tous ceux qui vivent dans l'idéologie de la mondialisation heureuse et du métissage des cultures, sans avoir jamais dépassé le périph. Ils n'aiment pas la dure réalité qui trouble leur bonne conscience de bobo satisfait et bienpensant. Pourtant ce film est remarquable. Combien de professeurs ont révé de sortir un flingue devant ce qu'on ne peut appeler des élèves. Marx disait de ce sous prolétariat: « Le lumpenprolétariat - cette lie d’individus déchus de toutes les classes qui a son quartier général dans les grandes villes - est, de tous les alliés possibles, le pire. Cette racaille est parfaitement vénale et tout à fait importune."
Un peu long à démarrer, puis quelques dizaines de minutes intenses, puis fin - un peu rapide à mon goût (le film dure 1h20). Mieux qu'Entre les mûrs, mais 2 étoiles quand même.
Qu’est-ce qui ne faut pas faire de nos jours pour pouvoir faire un cours de littérature et parler de Molière ! Blague à part, je remarque que peu de gens mettent l’accent sur un des points forts les plus évidents du film, son humour acide, démago, décalé, tout ce qu’on veut mais humour quand même. Il suffit d’écouter les répliques, et de voir Podalydès en négociateur, et Berroyer en proviseur de collège, c’est à mourir de rire. Le sujet est brûlant, l’aborder de façon aussi frontal, c’est culotté ; une Adjani d’une force toujours aussi explosive, quand on lui donne un rôle qui n vaut la peine. Les jeunes acteurs qui l’entourent ne semblent nullement impressionnés, (ils sont jeunes), mais on sent quand même une classe d’écart, et l’expérience en plus, (c’était à prévoir). Mis à part ce petit détail, la mise en scène est assez bonne pour un petit film d’abord destiné à la télévision. C’est bourré d’enjeux, et de rebondissements. A voir que l’on soit d’accord ou pas avec la façon dont est abordé le problème, ce n’est pas plus grotesque que la situation réelle de profs de zones dites « sensibles » qui n’arrivent même plus à faire cours.
Le succès médiatique de ce téléfilm représente un phénomène social inquiétant, car le navet de Lilienfeld, minable réalisateur de série Z, véhicule le racisme, l'islamophobie, la stigmatisation des jeunes de banlieue et l'appel à la "self justice". Certes Adjani s'en sort bien, mais tous les personnages sont caricaturaux, les profs comme leurs élèves et les flics. Peut-être cette histoire correspond-elle aux fantasmes de certains profs qui rêvent de flinguer quelques élèves irrespectueux ? Quoi qu'il en soit, l'extrême-droite fasciste et raciste ne s'y est pas trompée et a mis en ligne sur ses sites les scènes les plus racistes. On ne peut que conseiller l'excellente analyse que Mona Chollet a fait de ce film dans Le Monde diplomatique.
Un huit clos percutant avec Isabelle ADJANI, magnifique ! très beau film sur un sujet grave, difficile de passer à côté de cette réalité. c'est percutant, grave, captivant... à voir