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Un visiteur
4,0
Publiée le 28 février 2010
Agréablement surpris par ce film. Une tension présente du début à la fin, des acteurs crédibles, une histoire qui se tient et qui fait réfléchir. Mon seul repproche: une tendance à forcer un peu trop les traits, et à parfois sombrer dans le cliché. Mais un très bon film.
La Journée de la Jupe marque le grand retour d’Isabelle Adjani devant la caméra! Elle aurait mieux fait de rester ou elle était. Ce (télé)film est vraiment mauvais. Le scénario est inexistant. Une prof prend sa classe en otage par accident, franchement, même dans les pires feuilletons policiers, on évite ça. Isabelle Adjani joue aussi bien que … ??? Impossible de trouver quelqu’un qui joue aussi mal qu’elle. Je préfère encore Steven Seagal. Avec lui au moins, on se marre. Vous l’aurez compris, La Journée de la Jupe est un téléfilm fort surestimé qui ne méritait pas une sortie en salles. À oublier illico!
Je ne donnais pas cher de ce film, mais écoutant les bonnes critiques je l’ai regardé. Et c’est vraiment intéressant ! Il allie le fond, avec un concentré de tout ce qu’il peut y avoir de terrible dans certains bahuts, et la forme avec un huis clos terriblement tendu. Le casting est impeccable, le mélange jeunes comédiens et ‘’grosses pointures’’ fonctionne. Avec même un léger désavantage à ses derniers car leur apparition peut, dans un premier temps, faire ‘’sortir du film’’. C’est le cas par exemple de Denis Podalydès : lorsqu’on le voit débarquer avec l’uniforme du RAID, ça fait un peu bizarre. Mais l’histoire avançant on n’y pense plus. Que demande le peuple ? ‘’Le retour d’Adjani au cinéma ?’’ En effet, elle n’avait plus tourné de rôle conséquent depuis 2003 !
Comprends pas trop ces critiques dythirambiques sur la prestation d'Adjani. Personnellement, je trouve qu'elle joue faux, et c'est bien la première fois que je vois cette grande actrice se planter. Mauvaise direction d'acteur ? Pour le reste, chacun se prononcera sur le message du film, mais j'ai trouvé le scénario bourré d'invraisemblances et de grosses ficelles chevènementistes. Quitte à voir un film sur nos wesh-tête-à-claque made in France, vaut mieux voir l'Esquive ou à la rigueur Entre les murs, quand même plus subtils. Parce que là, ça taille à la hache de bûcheron, et c'est bien connu, tout ce qui est excessif est insignifiant.
Adjani magistrale dans un film choc pour dénoncer! On devrait montrer ce film au collégiens! Il n'a pas été autant médiatisé qu'il aurait dû! Film qui est vraiment d'actualité avec les problèmes de violence dans l'éducation.
Superbe ! L'histoire est émouvante, pleine de rebondissement et tout cela dans une unique pièce (enfin presque) ! Adjani (toujours aussi jeune) et Podalydes jouent admirablement bien (et les ados aussi). N'oubliez pas d'ammener un mouchoir! 18/20
Entre un racisme latent et des raccourcis ethnico-religieux, le tout sur fond de féminisme convaincu et d'anti-racailles, l'ensemble est une preuve formelle qu'à vouloir faire simpliste, on devient plus extrémiste que les extrémistes eux-mêmes.
Le pire, c'est que l'ensemble est enrobé dans une mise en scène pathétique, où le réal ne réussit pas une seule seconde à donner l'impression d'assister à autre chose que du théâtre filmé. Quand on sort du huis-clos, c'est, de toute manière, pour être confronté à des débiles profonds, du prof qui se croit cool parce qu'il se justifie par le Coran, à la "meilleure amie" qui défend la femme à travers un merveilleux discours du type "elle, au moins, elle baisse pas son froc".
Le pire du pire, le voilà.
C'est insidieux, et pourtant, ça crève les yeux pendant tout le 'film'. Un petit mot, par ici, un petit mot par là. D'autant plus que le réal se plante complètement en utilisant la jupe, longtemps symbole de l'oppression des femmes (interdites de pantalon) comme symbole de libération, le tout avec une classe 100% musulmane, comme si la démonstration allait mieux passer si on réduisait tout à l'Islam.
Mais au final, c'est un bien grand discours pour un film qui, en soit, ne fait qu'expliquer qu'il faut niveler le débat par le bas. Où la vraie culture, c'est de connaitre le vrai nom de Molière, mais pas de comprendre ses textes.
Les jeunes ne sont intéressés que par le foot, le fric et la violence ? On va donc leur filer une bourge cinglée qui file des coups de boule pour calmer ses élèves.
Une merveilleuse leçon d'éducation civique, comme le cinéma français "engagé" sait nous en pondre.
Bourré de clichés jusqu'à l'indigestion, jusqu'au surréalisme, La journée de la jupe voudrait faire indigner le peuple à échelle nationale en survolant complètement le problème à trop brasser large. Remarquez, c'est vrai que c'est quand même bien plus difficile de chercher des causes profondes. Mieux vaut rester surperficiel.