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Cyril Bureau
15 abonnés
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4,0
Publiée le 26 mai 2026
Doté d'une réalisation encore plus fine que son prédécesseur, Cold Prey 2 reste toujours aussi efficace même si l'effet de suprise n'y est plus... il n'en empeche, le charme de l'actrice principale nous porte tendu tout au long du film.
Même si le retour de l'abominable homme des neiges est tiré par les cheveux, je ne boude pas mon plaisir de retrouver une "pauvre" Jannicke complètement badass et même sévèrement burnée! Loin de jouer l'agneau sacrificiel et d'attendre une mort certaine elle décide de le combattre férocement! Bien qu'il ne réalise pas ce deuxième opus , Roar Uthaug, signe ce scénario et on sent bien la patte de l'auteur. Des morts sanglantes, du suspense et une certaine tension nous maintiennent en haleine jusqu'au dénouement final. On peut regretter que la majeure partie du film se passe en intérieur, ce qui nous prive des magnifiques paysages glacés norvégien. Une suite très agréable à regarder.
Cold Prey premier du nom se suffisait amplement à lui-même, pour la simple et bonne raison qu'il n'y jamais plus rien à raconter. Le tueur est tombé de 10 mètres dans l'immensité des montagnes enneigées norvégiennes. Point final. Et bien non ! Evidemment, le succès du long métrage a donné lieu à cette suite au scénario capillotracté. Dans ce second opus, tout n'est pas à jeter. La mise en scène reste toujours aussi efficace mais les personnages sont fades et manquent de personnalité. À voir une fois par curiosité. J'en ferai autant avec le troisième volet mais j'ai déjà ma petite idée du résultat...
Cold Prey II est plus spectaculaire que le premier volet et l'action ne tarde pas trop. En contrepartie il est moins réaliste avec plus d'incohérances. Ce qui énerve toujours, c'est quand on a l'occasion de terminer le travail et qu'on ne le fait pas. Ce film est tout de même assez prenant avec un bon suspense. Une suite tout à fait correcte.
Cette suite de "Cold Prey", réalisée cette fois par Mats Stenberg et sortie en 2008, est assez moyenne. Pas plus mauvaise que le premier, pas foncièrement meilleure non plus, cette suite fait office de petit film d'horreur sympa mais vraiment sans plus. Le problème avec ce film, que l'on retrouvait d'ailleurs également dans le premier film, c'est que le scénario n'est absolument pas original pour un slasher des années 2000. De nombreux autres films d'horreur sont passés par là avant et celui-ci ne nous surprend donc plus du tout car nous n'avons aucun élément qui fait un peu sortir le film du lot. Nous retrouvons donc Jannicke, la survivante du premier film, qui erre sur une route déserte avant d'être prise en charge dans un hôpital. Mais malheureusement, le mystérieux tueur est également retrouvé et il n'est pas si mort que ça. Bon voilà, en réalité, on change le lieu de l'action, c'est-à-dire que l'on passe de l'hôtel abandonné à l'hôpital, mais le fond de l'histoire reste malheureusement le même. Nous avons en effet affaire à une sorte de Jason increvable qui décide de décimer tout ce qui se trouve sur son passage. Cela peut donc être divertissent si nous sommes adepte de slasher mais également très lassant. De plus, je trouve que le film met beaucoup de temps à démarrer, on passe beaucoup de temps sur les personnages secondaires dont on se fout un peu et dont on connait de plus déjà le destin. Fort heureusement, le film se rattrape dans sa seconde partie avec un peu plus d'action et là, on peut réellement se laisser porter par le film et être à fond dedans. En ce qui concerne les acteurs, nous retrouvons Ingrid Bolsø Berdal et Rune Melby qui jouent toujours assez bien. Nous avons avons également cette fois Marthe Snorresdotter Rovik qui est assez convaincante. "Cold Prey II" n'est donc dans l'ensemble pas terrible sur un point de vue purement qualitatif mais forme un divertissement passable.
Une suite inattendue mais bienvenue au vu d'une qualité de réalisation toujours bien présente. Tout comme dans le premier volet, l'environnement (qui est cette fois-ci un hôpital et non pas un hôtel) est particulièrement bien exploité. On retrouve la même bande-son, qui est selon moi bien exploitée et un peu plus présente dans son thème amplifié puisqu'il y a plus de personnages et donc plus de meurtres… On remarquera aussi un tout petit peu plus de sang, mais rien de choquant et cela permet à "Cold Prey" de garder son identité de saga "angoissante" et non "sanglante". La même protagoniste du premier volet, Jannicke, est un personnage tout aussi fort et complètement traumatisée par la perte de ses ami(e)s. C'est avec plaisir qu'on la retrouve, accompagnée en tête d'affiche par une autre héroine, Camilla, qui présente beaucoup (trop) de similitudes avec Jannicke, spoiler: dans son cercle relationnel en tout cas : petit ami, amie blonde qui meurt rapidement, ami avec lequel elle flirte… En effet, bien que son personnage soit la bienvenue, elle semble être une deuxième Jannicke, en un peu moins mentalement forte. On notera aussi la présence de scènes "trop" hollywoodiennes spoiler: (Jannicke et Camilla qui se sauvent mutuellement la vie en sortant de nulle part à chaque fois, des jumpscares inutiles, des personnages morts qui reviennent pour remourir)
Cela dit, le film aura encore une fois le mérite d'explorer au maximum l'état d'esprit de Jannicke, qui a l'impression qu'elle ne s'en sortira jamais, le jeu d'acteur d'Ingrid Berdal est encore une fois plus que convaincant pour ma part. En bref, "Cold Prey 2" peut se suivre sans avoir regardé le premier, peut ne pas se faire regarder après le premier, mais reste une suite agréable, sympathique, travaillée et pas uniquement jetée dans la nature pour faire de l'argent.
6 233 abonnés
18 103 critiques
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0,5
Publiée le 19 mai 2020
Comme le dit un autre internaute c'est aussi mauvais que le premier. Dans les dix premières minutes de Cold Prey 2, vous savez qui survivra, qui mourra et dans quel ordre. Dans ce même temps, vous serez également vraiment malade et fatigué de toutes les fausses peurs fastidieuses accompagnées d'effets sonores forts et ridicules. Cold Prey 2 a un mauvais jeu des acteurs et il est rempli d'invraisemblances. Si vous avez la malchance d'avoir été traîné pour regarder ce film au cinéma, vous comprendrez probablement aussi que l'âge moyen des autres personnes dans le public était d'environ 10 ans. Car c'est le niveau de ce film. Il n'y a pas de moments qui font peur dans Cold Prey 2. À la fin du film, il ne vous restera plus que de la déception. Mais bon n'était-ce pas aussi tout à fait prévisible de la part d'une suite de slasher Norvégien ?
Le cauchemar n'est pas terminé. La fin de Cold Prey était pourtant assez claire. Mais quand on veut faire une suite à tout prix, on ne s’embarrasse pas par es raisons. Le méchant doit revenir quel que soit le motif. Et tant pis s'il est bidon. A part que l'action se déroule dans un hôpital et non plus dans un hôtel, il n'y a pas grand-chose qui change. C'est toujours aussi long à se mettre en place. Le méchant est toujours aussi méchant, les gentils sont toujours séparés ou par groupe de deux maximum, les policiers font vaguement illusion, tout le monde se fait tuer les uns après les autres mécaniquement. Un point qui m'a frappé, Roar Uthaug, s'il a cédé sa place de réalisateur pour occuper ceux de producteur et scénariste, a l'art de tuer dans l’œuf une histoire d'amour naissante. C'était déjà le cas dans Cold Prey et The Wave. Pas gentil, ça. Si le déroulement est prévisible, il n'en reste pas moins que les Cold Prey sont des slashers venant du froid proposant un spectacle efficace. A déguster près d'un radiateur.
Seule survivante du premier "Cold Prey", Jannicke est transportée dans un petit l'hôpital quasiment désert, encore sous le choc. Là, les autorités ramènent les cadavres qu'ils ont trouvé dans la crevasse en écoutant le témoignage de Jannicke. Parmi eux se trouve le tueur et évidemment il n'est pas tout à fait mort... S'il piétine allégrement les plates-bandes de "Halloween 2" avec son décor d'hôpital comme principal lieu d'action, "Cold Prey 2" est surprenant, dépassant très vite son aîné en termes de mise en scène et de tension. Le sens du cadre de Mats Stenberg, plus posé que celui très nerveux de Roar Uthaug, permet de nous plonger avec délice dans les coulisses de cet hôpital où l'on sent la tragédie imminente et inévitable. Si le film n'offre rien d'original pour les amateurs du genre, il sait cependant offrir de beaux moments gores et nerveux, permettant à cette suite de se démarquer un peu de l'original, arrivant cette fois-ci à iconiser de façon plus forte son boogeyman, plus présent à l'écran. Pas de quoi hurler au génie mais c'est suffisamment bien foutu pour prendre aux tripes.
Le premier opus de Roar Uthaug ayant eu son petit succès international, réussissant à s'insérer dans le renouveau du genre généré par les films d'Eli Roth ("Hostel" en 2005), il parait normal qu'un autre homme venu du Nord, Mats Stenberg, s'attèle à une suite qui reprend l'histoire à la fin de "Cold Prey 1". Se passant dans l'atmosphère glaciale d'un hôpital en cours de fermeture, cette suite honorable et efficace s'inspire de celle que Rick Rosenthal avait donnée en 1981 au "cultissime" "La nuit des masques" de John Carpenter (1979). La sobriété nordique reste de mise mais Mats Stenberg n'en oublie pas pour autant d'appliquer sagement tous les canons du genre érigés par les plus anciens.
Ce second volet, assez dispensable, bascule par moments dans le grotesque et les situations improbables, jusqu'à en être irritant parfois. Les amateurs de morts à foison en auront pour leur compte. Ce film m'a fait penser à "Halloween 2", pour le contexte de l'hôpital, en moins bien.
Suite directe du premier ! On y retrouve l’héroïne complètement perdue qui va devoir faire face au même tueur que dans le un. Avec pour une fois la « renaissance » du tueur qui ne sort pas de nulle part et ça fait bien plaisir. On entre vraiment ici dans le slasher pur : beaucoup plus de personnages (comprenez plus de morts) et on retourne même au chalet pour tout conclure en « happy end ». Sympa a voir notamment pour la scène avec les flics en groupe qui tente de chopper le tueur dans l’hôpital.
Une suite poussive et peu attrayante d’un premier film déjà pas tonitruant, voilà ce qu’est Cold Prey 2. Coté casting on appréciera une Ingrid Bolso Berdal investi dans le rôle principal, qui se montre toujours sous un jour attrayant, endossant son personnage, avec une conviction et un style qui rappellera à n’en pas douter Sigourney Weaver dans Alien. En termes de prestation le rendu est assez proche, et leur opposition continuelle au même adversaire est un point commun entre les deux. Autour de Berdal en revanche peu d’interprètes très marquants. Des personnages qui traversent le film mais ne restent pas suffisamment longtemps pour marquer, voilà ce que réserve Cold Prey 2, malgré la présence pas désagréable de Marthe Rovik, et si le tueur reste assez égal à lui-même, je l’ai trouvé moins marquant, probablement car l’effet de surprise manque. Le scénario est très moyen. Le film est réellement long à démarrer, offrant plus de la moitié de sa durée à la présentation des lieux, des personnages, à des échanges peu constructifs. Honnêtement à part quelques précisions sur le tueur cette partie est poussive est pas géniale, et la seconde n’est pas beaucoup mieux. Plus de meurtres certes, mais le film ne met pas en valeur ses meurtres, l’action reste basique, et Cold Prey 2 ne donne jamais le sentiment de vouloir faire un peu original. Tout va très vite, si bien qu’à la fin on se demande ce que l’on a réellement retenu du spectacle. La réalisation n’est pas très attrayante. Si certaines scènes restent réussies (le final par exemple), le métrage ne se démarque guère d’un produit basique. Le huis clos est moyennement maitrisé, les meurtres sont peu mit en valeur, certaines séquences sont franchement expédiées, je n’ai pas eu le sentiment d’avoir en face de moi un film avec un réalisateur totalement maitre de son sujet. Niveau photographie on reste sur les mêmes bases que le 1, avec une esthétique froide un peu quelconque mais attrayante, avec quelques décors réussis. Néanmoins le film reprend un peu trop la recette du 1, transposée dans un hôpital, qui n’apparait pas des plus crédibles, à l’inverse du premier film. Dommage. A cela on ajoutera peu d’effets sanglants, et une bande son bien fade, et on se retrouvera donc avec une suite peu enthousiasmante d’un Cold Prey sympathique mais surestimé. Pour ma part je note quand même un déclin sérieux, bien que pas total non plus. Le film surprend à se laisser regarder sans trop de déplaisir, surement par son actrice principale convaincante et par une ambiance qui continue de faire mouche. J’accorde 1.5.
Suite convenue. Un peu comme à la "The Descent part II" où les personnages ne sont pas développés, juste bon à être massacrés à la chaîne, Avec une scène finale où l'héroïne dévoile son côté bestial, n'a plus peur de rien, a tout vécu et bute l'affreux méchant... Le réchauffe par excellence.