"La dernière marche" propose un scénario intriguant et émouvant. Sean Penn & Susan Sarandon nous emmènent dans le couloir de la mort où la peur se ressent et s'accentue au fil des minutes. Tim Robbins trouve ici son scénario le plus fort, et le met en valeur en s'entourant d'un duo de qualité.
Bouleversant. le film nous propose de suivre la rencontre d'une soeur dévouée et d'un condamné à mort brusque dans ses derniers jours. Les deux acteurs principaux sont bouleversants, dignes. La confession de sean Penn, au role plutot antipathique, cueille littéralement le spectateur et provoque une émotion qu'on aurait pas soupconné. Quand à susan Surandon, ses grand yeux ronds, son dévouement, ses hésitations hantent le spectateur. Le film démocratique, écoute tous les point de vues, montre la vaine issue de la peine de mort et rappelle que la vérité est le chemin qui mène à la libération.
Presque plus un documentaire qu'un film, Tim Robbins s'empare du sujet de la peine de mort avec subtilité et émotion où comme en tant qu'acteur, une profonde tristesse, un sentiment d'incapacité à agir comme face à une impasse devant laquelle on en peut pas reculer, émane de sa réalisation, qui donc lui correspond bien. Ce style magnifie son film, qui le devient encore plus grâce à la performance des deux acteurs principaux, tellement justes. Susan Sarandon mérite son Oscar et Sean Penn prouve encore une fois ses talents d'acteur, d'autant plus que son rôle n'est pas évident. Pas d'effets de manche, pas de tours de passe-passe, "La Dernière Marche" nous emmène là où on s'attend qu'elle aille, vers cette lente progression inévitable jusqu'à la mort, deux êtres opposés qui vont trouver la vérité, leur vérité. Difficile de ne pas être manichéen avec un tel sujet, mais Tim Robbins en s'appuyant sur cette histoire vraie n'offre que la triste réalité sans en rajouter. Alors j’ai envie de mettre 5 étoiles à ce film parce qu’il le mérite tant dans sa réalisation que dans la performance d’acteur, de ce fait il mérite donc d’être plus connu du grand public. Certaines scènes sont en plus tellement belles émotionnellement, et notamment je retiendrai celle où Matt Poncelet (Sean Penn) retrouve sa mère et ses frères, parce qu’elle dégage une vraie émotion, un moment plus que réel. Bref, un an après avoir joué dans le sublime film « Les Evadés » de Frank Darabont, Tim Robbins se rempare de l’univers carcéral, le réactualise et compose, pour ma part, une merveille.
Dead Man Walking est un passionnant récit sur les derniers jours d'un condamné à mort. Ici pas de morale mielleuse nuisible, le film s'appuie sur des relations humaines simples et puissantes. Derrière la caméra, Tim Robbins est le parfait chef d'orchestre.
Sean Penn m'avait déjà impressionné dans la rivière mystique. Ici le duo est fort et on ne s'attache pas à l'enquête mais au poids de la culpabilité. Le poids du remords. La compassion et la rédemption. Elle est une écoute et non un juge.
Les derniers jours d’un condamné suivi par une Sœur dans le couloir de la mort. Une histoire de rédemption touchante et un plaidoyer contre la peine de mort desservi par une dernière partie abusant de pathos et de sentimentalisme, porté par l’interprétation émouvante de Susan Sarandon, Oscarisée, et Sean Penn un peu moins convaincant.
Une bonne claque sous forme de charge virulente contre la peine de mort. Tim Robbins que l'on connaît surtout pour ses rôles d'acteurs signe ici un métrage sincère et touchant où l'émotion à fleur de peau des personnages, des comédiens et des spectateurs s'entrechoquent sans discontinuer. La Dernière Marche pose énormément de questions et vous laisse juge la plupart du temps en nous épargnant le manichéisme dans lequel il aurait été si facile de plonger. Je suis athée et le rôle de religieuse de Susan Sarandon m'a bouleversé au moins tout autant que le personnage interprété par Sean Penn, compliqué du début à la fin. C'est vraiment un film à voir, un film dont les interprétations respectives nous font complètement oublier qu'il dure deux heures, c'est dire !
Une sœur va accompagner un condamné à mort dans ses derniers jours dans un film mis en scène par l’acteur Tim Robbins ; il y a déjà de quoi aiguisé ma curiosité. A priori, un peu peur du film simpliste américain ; quel étonnement de voir un sujet aussi grave traité avec autant d’intelligence tout en restant à la portée de tous. Aucun manichéisme, aucune facilité scénaristique, aucun misérabilisme ; Tim Robbins tient son plaidoyer contre la peine de mort sans s’appuyer sur un condamné à mort dont on douterait de la culpabilité ou qui serait éminemment sympathique. Sean Penn joue un condamné à mort antipathique coupable d’un crime atroce ; mais il est à l’image de ceux qui peuple les couloirs de la mort : des pauvres à l’enfance et la jeunesse gâchées et souvent faisant partie de la minorité noire. Mais Sean Penn est blanc. Au cœur de son film, il met une sœur tout entière tournée vers la rédemption du condamné ; là aussi çà aurait pu tourner à la bondieuserie ; elle sert seulement à remettre l’humain et l’humanité au cœur du débat sur la peine de mort. Lorsque la société réclame la peau de celui qui est considéré comme un monstre dénué d’humanité, ne sombre-t-elle pas immédiatement elle-même dans la facilité de la barbarie? Une réplique de Sean Penn à ce propos est cinglante : l’Etat est aussi criminel que lui car il tue aussi. Tim Robbins a donc bon goût de ne jamais excuser le criminel. Donc peu importe les prédispositions politiques de chacun et ses idées sur le sujet ; ce film pousse à la réflexion et au débat sur un sujet parfois clivant. Il choisit le parti pris de mettre l’amour, la rédemption au-dessus de la haine et de la vengeance ; l’approche primaire du sujet est reléguée au second plan. Outre cette intelligence du réalisateur, le film doit sa force impressionnante à l’interprétation magistrale de Sean Penn et de Susan Sarandon. Ils sont tous les deux d’une justesse émouvante, d’une sensibilité incroyable. Sean Penn provoque la crainte, le rejet pour exploser dans le registre de l’émotion. Si au départ rien n’est fait pour nous rendre son personnage humain et sympathique, il est de ces rares comédiens qui savent interpréter des personnages sombres et difficiles et faire basculer le public de l’effroi aux larmes en un claquement de doigt. Susan Sarandon, quant à elle, n’a pas volé son Oscar de la meilleure comédienne pour le rôle d’Helen Prejean. Voilà un film qui aurait bien des vertus pédagogiques auprès d’un public aux idées bien arrêtées et au jugement simpliste. Un grand film tout public TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
un film d'une grande intensité et d'une grande humanité, notamment à travers les personnage de Sœur Helen, qui, sans aucune expérience va devenir la conseillère spirituelle d'un condamné à mort pour un crime atroce, et l'accompagner jusqu'au bout sur le chemin du supplice et d'une forme de libération rédemptionnelle. C'est très bien réalisé, très bien interprété. Le personnage du criminel n'est pas particulièrement sympathique. Les hommes politiques, matons, aumônier, juges et bourreaux ne sont pas particulièrement méchants, ils font leur boulot, c'est tout. La peine de mort n'est ni vilipendée, ni approuvée, elle est simplement montrée, de même la violence de la société américaine. la seule personne vraiment lumineuse, c'est la sœur, une âme pure et fraternelle. Le film émeut profondément et fait réfléchir, n'est-ce pas ce qu'ont attend d'un bon film ?
De Tim Robbins (1995) - Admirable de force, de justesse et de retenue . Sur un sujet difficile, tant sur le plan juridique, humain comme religieux Susan Sarandon et Sean Penn sont exceptionnels . Susan Sarandon est d'une empathie incroyable et Sean Penn campe admirablement un condamné à mort , un coupable d'un crime horrible en voie à la rédemption ! A voir absolument !
Le sujet est lourd, sur fond de pardon, de religion, de justice, de haine, de paix intérieure, de racisme. Sean Penn et Susan Sarandon sont brillants. La mise en scène est incompréhensible au début, avec des images d'un mariage tournées au camescope, sans rapport avec le fil de l'histoire. Quant à la bande son, on entend par moment une étrange musique aux consonances indiennes. L'action se déroulant en Louisiane, on comprend mal le lien. Au final, difficile de savoir si le propos est pour ou contre la peine de mort, point final d'un parcours de rédemption du condamné. L'histoire vraie de la sœur Helen Prejean, dont s'inspire le film, est plus tranchée. Au spectateur de se faire son avis.
Classique et sans grosse surprise, le film traite sobrement un sujet difficile. Pour une fois, le condamné à mort est un parfait salopard spoiler: dont la culpabilité ne fait pas l'ombre d'un doute , mais le film, et l'interprétation de Sean Penn, parviennent à le rendre humain. Susan Sarandon est très touchante et le pari est gagné lorsque l'on se dit que spoiler: ce coupable d'un crime odieux ne mérite peut-être pas la peine de mort...
Bien sûr avec un tel scénario, le film est sans surprise. Sarandon et Penn sont bouleversants de justesse. Si ce film vous a ému, La Vie de David Gale (sorti en 2003) vous touchera très certainement.
Écrit et réalisé par Tim Robbins, difficile de ne pas éprouvé de l'émotion, tant qu'à l'interprétation de Sean Penn et Susan Sarandon, qu'au scénario complètement absurde de la justice américaine qui donne raison sur l'exécution d'un innocent, témoin du viol et du meurtre de son complice sur un jeune couple. Heureux soit l'humour peu employé au milieu de ce drame effroyable. Ce voyeurisme macabre de l'exécution par voix létale est poignante, et me fait rappelé un épisode de 21 jump street, qui utilisait un sujet similaire. Un film choquant et difficile!