Puissant, bouleversant, magnifiquement interprété, Tim Robbins injecte aux spectateurs une claque cinématographique. On peut relever certes quelques longueurs, mais vite atténuées, par les compositions sublimes de Susan Sarandon et Sean Penn. Le film ne cherche pas à jouer la carte de l'émotion, mais à faire réfléchir sur la nécessité de la peine de mort. Que l'on soit pour ou contre, le message qui y est transmis ne cherche pas à changer les mentalités, mais à se faire sa propre opinion concernant la peine de mort. Un grand film.
Doté d'un scénario bien écrit, "La Dernière marche" se base sur des faits réels pour entraîner le spectateur. Néanmoins, la réalisation impose un rythme parfois ennuyeux qui ne permet d'intéresser totalement. Par contre, les acteurs sont très bons, surtout Susan Sarandon. Ainsi, le film jouit d'un ensemble assez maîtrisé mais ne captive pas complétement.
Le film repose surtout sur un jeu des acteurs impeccable, plutôt que sur l'histoire, qui souffre de quelques longueurs. Certes, l'histoire est émouvante, l'évolution du personnage de Sean Penn est intéressante à voir, et la fin est triste à souhait et logique par rapport au reste du film. Il n'empêche que je me suis ennuyée par moments. Le film a l'avantage de nous faire réfléchir sur un sujet sensible.
C'est un film fort; il donne une réflexion sur la peine de mort et la religion. On est balancé entre la compassion de la soeur Hélène et la haine des 2 familles. De plus les acteurs jouent à la perfection.
Très bon film que cette dernière marche. Robbins parvient à avoir une atmosphère pas trop pesante (un peu d'humour, et malgré tout Sarandon n'est pas directement concernée, peu importe sa bonne volonté), sans jamais désamorcer la gravité du film. C'était pas gagné! Le duo d'acteur s'investit totalement. Le film présence tous les partis, et jamais une décision ou une autre n'apparait évidente. Le condamné n'est pas du genre qu'on souhaite sauver à tout prix (Sarandon dit bien qu'il n'est pas le genre de personnes qu'elle aimerait croiser dans la rue), mais en même temps son humanité est dévoilée. Les humains sont toujours plus complexes que ce à quoi on les réduit pour pouvoir les juger (sinon ce serait trop compliqué). Malgré tout, le film est un plaidoyer contre la peine de mort, et d'ailleurs la nuance accompagnant tout le film donne plus de force (mais moins d'évidence) au message. La scène finale met en parallèle le meurtre et le viol du condamné avec son exécution, tellement différents mais au résultat similaire, qui renvoie à la dernière parole de Sean Penn : peu importe qui tue, peu importe qui est tué, le meurtre est horrible. L'exécution "clinique" (injection létale) paraît ainsi tout aussi barbare que le meurtre brutal, cherchant à rendre la chose propre et nette... sauf pour celui qui la subit! Le film tournant uniquement autour de l'exécution, on a le temps de la voir venir, ce qui nous renvoie en pleine tête l'aspect programmé, géré comme une entreprise quelconque ("c'est le boulot"), de la chose. Tout est là, l'exécution est inhumaine. Et pour bien le faire passer, tout est fait pour que le condamné paraisse inhumain. Il "mérite" de mourir. Ce qui saute aux yeux c'est tout le gâchis autour de ca. La gratuité de la chose. Pourtant l'emprisonnement à vie sans remise de peine n'est pas plus humain, d'une autre manière... Pas simple! Tim Robbins transforme brillamment son essai.
Superbe film sur la peine de mort!! Il est touchant, profond et même perturbant. Les acteurs sont très bons. Ce film a changé ma vision en ce qui concerne la peine de mort. Je le conseille à tous.
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4,0
Publiée le 22 octobre 2009
Une religieuse qui doute, un prisonnier dans le couloir de la mort qui clame son innocence! Acteur-rèalisateur, Tim Robbins s'inspire de l'histoire vèridique de soeur Helen Prejean et signe un film d'èmotion, bercè par les chants religieux de Nusrat Fateh Ali Khan! Les comèdiens sont extraordinaires: Sean Penn, qui avait dècidè de ne plus faire l'acteur à l'èpoque, a obtenu le Prix d'interprètation à Berlin, sa partenaire, Susan Sarandon, sans maquillage, a dècrochè l'oscar de la meilleure actrice! D'ailleurs c'est grâce à elle qui, après avoir lu le livre, a fait dècouvrir à Tim Robbins, lequel a dècidè de l'adapter à l'ècran qui a ètè frappè par les maladresses de la religieuse qui rendaient son expèrience attachante parce qu'humaine! Par ailleurs, Robbins a ètè intèrèssè par le parcours de cette femme dont la vocation est poussèe jusque dans ses limites extrêmes: elle a ètè entraînèe à donner à toute personne un même amour sans condition, et un jour, elle doit aimer un criminel mèprisable! Elle fait tant d'efforts pour relever ce dèfi qu'elle en oublie presque la peine des familles des victimes! Le vèritable sujet du film est là: plutôt que de relancer l'èternel dèbat sur la peine de mort, il s'agit davantage de voir comment un crime peut affecter la vie de tous ceux qui y sont impliquès, les tueurs aussi bien que les victimes! Toute la sensibilitè et l'intelligence du cinèaste n'auraient pas suffi à prèserver son film d'un danger majeur, la dèmonstration! Robbins s'en est sorti grâce à des acteurs de premier plan qui croyaient tellement au projet qu'ils lui ont insufflè la force et la sincèritè nècessaires! La grâce n'est pas loin...
Au final, et même si les intentions se montrent fortement honorables, La dernière marche stimule peu et invite d'avantage à la rigolade qu'autre chose. Outre le fait que le duo d'acteur sauve honorablement les meubles, il ne nous permet pas de faire impasse sur le scénario faisant table rase sur la question que l'on est en droit de se poser dans ce film; peut on cautionner la peine de mort ? Nul réponse n'est formulée et l'on croirait que le réalisateur mondialement connu Tim Robbins peine plus en exposant une histoire d'amour assez invraisemblable. A croire que certains excellents acteurs feraient mieux de briller devant la caméra que derrière.
Un film incroyable, des acteurs superbes avec un jeu à couper le souffle et une réalisation sans failles... Sans nul doute un des plus beaux films traitant de la peine de mort, de la culpabilité et de la souffrance provoquées par un crime, pour toutes les personnes concernées.
Ce qui fait de cet admirable drame américain une des plus belles dénonciations de la peine de mort est sans conteste l’interprétation de son duo acteurs au sommet de leur art, d’où leurs récompenses méritées. Tout cela est d’autant plus touchant que Tim Robbins s’inspire d’une histoire vraie et parvient à partir de celle-ci à mettre en avant d’un coté les émotions liées à l’amitié qui se tisse entre cette religieuse et ce condamné à mort accusé de viol et, d’un autre coté, le rapport ambigu entre la foi chrétienne et la peine de mort.
Lorsque Sean Penn rencontre Susan Sarandon, il était loin de se douter qu'à mille lieu de sauver son corps, elle sauvegarderais son âme, qu'à mille lieu de retrouver sa liberté physique, il retrouverait le repos de l'esprit... Tim Robbins soulève la question de la rédemption avec une force et une émotion peu commune. Les acteurs sont bouleversants.
Un tres film traité comme il le fallait. Aucune complaisance, aucune démagogie. Le rappel de la scene du crime à la fin est justifiée pour rappeler que le condamné n'est pas une victime. Ce rappel est utile. Susan Sarandon, Sean Penn jouent sacrément bien. A voir.