Un film long, ennuyeux, avec un jeu d'acteur inégal et un scénario original qui sombre malheureusement dans le ridicule. L'idée de départ était pourtant bonne. A éviter !
Lorsque Bruce McDonald, spécialiste des séries TV et autres téléfilms canadiens, s'attaque au roman méconnu de Tony Burgess "Pontypool Changes Everything", il réussit non seulement à tenir le spectateur en haleine avec un budget minuscule mais aussi à créer un film de zombies tout à fait original. En effet, le long-métrage prend son temps, instaure ses personnages, son décor, la légende qui entoure la petite ville canadienne de Pontypool. L'intrigue ne se déroule que dans un petit studio de radio situé au dessous d'une église et dont un ex-animateur radio national (Stephen McHattie, vu dans A History of Violence et plus tard dans Watchmen) doit se plier aux règles de ce petit studio local : pas d'esbroufe, pas d'évènements extraordinaires, juste de l'information plate réservée à des habitants quiets. Pourtant, lorsqu'il reçoit d'inquiétants appels, tout semble basculer. Doit-on réellement informer et par conséquent effrayer la population à travers les news radiophoniques ou doit-on mentir et préserver le calme ? C'est dans ce dilemme que Bruce McDonald va instaurer son scénario intelligent, effrayant, réaliste. On est de suite happé par le naturel des trois principaux protagonistes, suivant leur routine basculer dans la terreur et ce, jusqu'au dénouement final (entendez par là la scène post-générique, d'un bizarre éreintant). Malgré quelques dialogues/passages étranges, le film suit une logique imparable et l'évolution de l'histoire devient limpide. Peu de zombies, beaucoup de suspense, un scénario intelligent et une mise en scène réussie, il n'en fallait pas plus pour que Pontypool soit une excellente surprise, renouvelant le genre au même titre que le [REC] de Balagueró et Plaza. Bravo.
Pas mal du tout. Après un début lent et, il est vrai, difficile à comprendre, l'angoisse monte petit à petit pour nous livrer un huis clos au sujet intéressant et original (oui original, car il ne s'agit pas là de comprendre ce que sont devenus les gens mais bien pourquoi). Je l'ai par contre vu en VF et la VOst est indispensable.
NE VOUS FIEZ PAS AUX CRITIQUES ! Soyons clair, ce film est loin de mériter 5 étoiles. Mais après tout, comment noter un film ? Quelle sont les qualités à prendre en compte, les défauts qu'on ne peut pas accepter, quels sot les critères qui garantissent la qualité d'un film ( on peut aller très loin comme ça... ) ? Pontypool mérite 5 étoiles d'originalité, 5 étoiles pour son étrangeté, son ambiance froide, mais mérite surtout qu'on se lève, et qu'on frappe bien fort dans nos mains pour avoir pervertir le "genre". Car oui, le thème des "infectés", ou des "zombies", est un genre, avec ses codes et ses valeurs, ses caractéristiques intrinsèques qui, loin d'être immuables, évoluent peu depuis Romero.
Pontypool est à proprement parler une oeuvre puisqu'elle ne vas pas puiser dans les autres films du genre les règles qui vont régir son monde. Pontypool invente ses propres règles, invente son propre monde. Vous êtes habitués aux "zombies", aux "rôdeurs" ? Oubliez-les. Pontypool peut se regarder avec des yeux de connaisseur habitué à l'hémoglobine, et peut pourtant vous surprendre par sa construction narrative. Si le schéma habituel est bien respecté ( situation initiale > apparition d'événements étranges > etc. NO SPOIL ), il est toutefois sublimé par le contexte dans lequel il nous plonge, et par les touches de nouveauté qu'il se permet d'ajouter, de proposer au "genre".
Pas exempt de défauts ( dernière demi-heure décevante, certaines mollesse dans l'action qui pour ma part ne m'a pas dérangée - bien au contraire -, dialogues inégaux ), Pontypool est un film ambitieux au budget serré qui se laisse pourtant savourer avec plaisir, comme un plaisir de redécouvrir un parfum de glace qu'on aime et qu'on croit connaître par coeur. Pontypool, c'est un peu le nouveau parfum "goût zombie". Et j'aime ça !
Je me suis régalé avec ce film, un huis clos très interessant qui nous place comme un personnage enfermé dans cette station de radio sans savoir ce qui se passe à l'extérieur et surtout sans pouvoir agir. On vit le stress des personnages, puisque nous sommes comme eux dans l'ignorance. Une bonne surprise, je n'en dirais pas plus pour ne pas gacher le plaisir de voir ce film.
Pontypool est un huis clos canadien qui traite d'un sujet très à la mode en ce moment (une menace virale ?) mais d'une manière subjective et décalée. On sent la tension monter au fur et à mesure du film. Une dose d'humour, d'amour, d'angoisse bien réussie. Une petite réussite avec un Stephen McHattie Smith qui est parfait dans ce rôle. [14,5/20]
Pontypool est un film ingénieux et terriblement intelligent. Loin des codes du genres, Bruce Macdonald ce joue des clichés et nous livre une œuvre surprenante en huit-clos dans un studio perdue dans l’Amérique profonde. Un casting génial et une mise en scène soigné au petit oignons et un scénario subtile, nous sommes bien la en présence des clés du succès ! A voir absolument !
Ce film est totalement unique. Pratiquement en huit clos, ce film est un monologue de l'acteur principal, complètement perché qui essaie de comprendre ce qui se passe à l'extérieur du local depuis lequel il diffuse son émission de radio.Aucune scène habituelle des films du genre, tout se joue sur la suggestion. On aime ou on déteste, il n'y a pas de juste milieu pour ce film canadien!
un bon huit-clos très prenant, avec un scénario très bon et original, il se joue sur la langue et les mots donc les dialogues sont très bien trouvé (suspens, "angoisse", bourré de question sans réponse...) ! Le casting est très convainquant mais même si il s'agit d'un film de "zombies" ne vous attendez pas de l'hémoglobine partout sur les murs et à des hordes de "zombies"
une très belle surprise ; un concept original .un huis-clos haletant .acteurs impeccables .Mené de main de maitre ,Pontypool iinsuffle une tension permanente et ne vous lâche plus jusqu'à la fin. Attention ,Ici tout est plus suggéré que montré .ne vous attendez pas a beaucoup d'action .Ne vous attendez pas non plus a un film de zombies .ce n'en est pas un....................... A découvrir en v.o ...........................j'insiste :......................VF A FUIR ABSOLUMENT !
Pontypool, Ontario. Grant Mazzy, autrefois grande star de la radio nationale, se dirige, comme chaque matin à la station radio de la ville, situé dans le sous-sol de l'église. Il y rejoint Sydney et Laurel, les standardistes. Mais en plein milieu de la matinée, des émeutes font rages dans la région : un terrible virus vient d'être relâché. L'équipe n'a pas le choix : resté dans le sous-sol et informé les populations.
Bruce McDonald réalise un paris dément, seulement trois personnage prisonnier d'un huit clos à l"intérieur d'une station radio ne côtoyant à aucun moment le monde extérieur. Les rapports audio avec extérieurs sont leurs et surtout notre seul lien la ville ravagé dans troublante folie. Une montée en intensité contradictoire de la frayeur à l'absurdité.
Les témoignages diverses devienne au fils du temps de plus en plus bizarres et dérangeants, quand cette démence va toucher nous trois protagonistes, relaçant des mots en boucle. On assiste à une descente psychotique. Les éléments du scenario était mince il fallait une bonne dose talent et une mise en scène impeccable pour sortir cette petite merveille ''Pontypool''.
C'est par une menace inconnue et invisible, une suggestion de l'horreur ; le tout dans un pièce confinée que Bruce McDonald décrit une brillante alternative au film de zombie. La réalisation conclut par un une explication après générique semant un peu plus le doute, une touche aussi délirante que appréciable.
Pontypool est un véritable tour de force narratif ; l'intelligence des dialogues suggère et fascine un mystère mené intensément.