Écrite et réalisée par Cédric Klapisch, cette jolie Comédie Romantique nous propose une belle collection d'êtres simples et attachants, cohabitant dans le décor populaire du quartier de la Bastille à Paris. Le scénario très mince, nous conte pourtant une histoire tendre et attachante, avec de jolies scènes de rues, et une mise en images des personnages parfaitement réussie, très proche des acteurs. Si le film nous offre une très agréable bande musical, il bénéficie également d'un excellent casting. Outre la participation de Romain Duris dans la peau du batteur beau gosse, Garance Clavel, fraiche et naturelle, réalise une belle performance d'actrice dans le rôle principal de Chloé. Elle est bien secondée par son ami Djamel joué par Zinedine Soualem très bon dans un rôle délicat de benêt. Renée Le Calm, servie par d'excellents dialogues, est la vielle dame aux chats ; Olivier Py assure le rôle de Michel le colocataire de Chloé ...
« Chacun cherche son chat » est loin d’être le premier long métrage de Cédric Klapisch (1996) et c’est plutôt un film que je qualifierais de documentaire. Chloé (Garance Clavel) est maquilleuse pour une boite de shooting pour la pub. Elle habite dans le XIème arrondissement en colocation avec un homosexuel. Partant en vacances, elle confie son chat – Gris-Gris bien qu’il soit tout noir – à Mme Renée (Renée Le Calm devenue actrice sur le tard de sa vie) mais à son retour, Gris-Gris a disparu ! Mme Renée met aussitôt en alerte tout un réseau de copines chargées de surveiller le quartier. Chloé va avec Benoît alias « Bel Canto » (Joël Brisse), artiste peintre, et un habitué du quartier, Djamel (étonnant Zinedine Soualem), coller ses affichettes et ratisser à la tombée de la nuit tout le quartier et en découvrir la richesse de sa vie. Que chacun se rassure Gris-Gris sera retrouvé et en même temps sans le savoir Chloé découvrira l’amour qui n’habitait pas très loin de chez elle. Ce film est plus un documentaire rapportant en 1995 les mutations de ce quartier situé entre les places de la Nation, de la République et de la Bastille, avec ses expulsions, ses destructions d’immeubles, ses petits commerces qui ferment … faisant craindre aux habitants de perdre toute l’âme de leur quartier et il est vrai qu’à Paris chaque quartier, voire pâtés de maisons, à son art de vivre cher à ses habitants.
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0,5
Publiée le 4 septembre 2020
À Paris, une maquilleuse solitaire Chloé partage son appartement avec un homosexuel. spoiler: Lorsqu'elle a besoin de voyager elle lui demande de s'occuper de son chat bien-aimé Gris-Gris mais il refuse. Chloé cherche quelqu'un pour s'occuper de son chat et elle rencontre Madame Renée qui lui propose de s'occuper de Gris-Gris avec ses chats. À son retour Madame Renée explique que Gris-Gris s'est enfui. Chloé fouille le quartier et se solidarise avec ses voisins. Chacun cherche son chat est un joli film mais avec une histoire inutile qui pourrait être nostalgique pour des Parisiens. Mais le scénario est ennuyeux avec une scène gay excessive et peu drôle. Comme d'habitude chez Cédric Klapisch tous les acteurs jouent très bien leurs rôles. Mais le film est présenté à tort comme une comédie romantique légère. En fait c'est un film tentaculaire et plutôt déprimant. Tout est très réaliste ce qui signifie qu'aucun des personnages n'est exactement sympathique. Il est plein de tellement de messages déprimants que l'intrigue et les moments plus légers s'enlisent complètement. Nous voulions en quelque sorte une soirée légère et agréable. Au lieu de cela nous sommes complètement déprimés...
Je l'ai regardé parce qu'Agnès Vardas l'indiquait comme l'un de ses films préférés. Peut-etre cela peut etre expliqué par la présence d'un chat. Il y a quelque personnages marrants (les vieilles dames), l'intention pas très réussie de faire la fresque d'un quartier parisien, mais dans ce film il ne se passe rien du tout, et il peine à nous soustraire un sourire.
Ça aurait pu être un bon film, mais trop de choses ne vont pas. Je ne comprends pas que l'on vante le jeu de l'actrice qui nous fait Madame René, moi je l'ai trouvé médiocre et horripilante, la scène où elle chante en duo avec une pochetrone "ça c'est Paris" étant d'une laideur incommensurable. J'ai également trouvé le jeu du type qui nous joue Djamel, très approximatif, et je suis gentil. Et puis Duris déçoit. De plus, et ça n'a rien çà voir avec le film mais retrouver dans la distribution Olivier Py, ce semeur de certitudes qui n'a rien trouvé de mieux que de massacrer la mise en scène de Madame Buterfly à l'Opéra Bastille, ne m'a pas aidé à aimer le film. Alors les bonnes choses parce qu'il y en a : D'abord la douce Garance Clavel qui tient le film à elle toute seule, quelques visages agréables comme Aurélia Petit en lesbienne dragueuse, ou Marina Tomé en styliste allumée, et puis il y a ces vues du quartier de la Bastille, nostalgie, nostalgie. Quant au scénario, c'est un prétexte, mais ce n'est pas une raison pour le conclure n'importe comment : Comment voulez-vous qu'un chat survive 12 jours coincé derrière une cuisinière ?
L’allitération va bien au titre d’une œuvre qui réconcilie le mythe parisien à l’ennui de ses quartiers. En effet Klapisch guette la poésie dans de grands appartements d’artistes où la concierge est l’inévitable verrou des relations sociales. Il ne s’agit pas de la mère Michel de Balasko, pourtant on parle bien d’un chat, Gris-Gris, ou l’amulette animale qui maraboute le feu au scénario : Garance Clavel part en vacances, ça dure une image de 4 secondes, la voilà revenue & le chat perdu.
Yep, le scénario nous est plus ou moins asséné. C’est le cœur de la capitale dont il faut suivre le battement pour apprécier les rues, & c’est sans personnalité mais avec beaucoup de délicatesse que Clavel l’amène. Sans donner dans le métro-boulot-dodo qui est l’épée de Damoclès du cinéma parisien, Klapisch en vient presque naturellement à aborder les différents spécimens du quartier, à commencer par l’idiot du (Greenwich ?) village pour finir sur le baba musicien, en passant par les vieux.
Les vieux. Ces vieux magnifiques dont Renée Le Calm est la cheffe de file. Elle a attendu son centenaire pour disparaître cette année (2019), un sort qui semble témoigner de son austère & authentique détermination cachée derrière une porte taggée ”fuck la vioque”.
En fait, on ne sait jamais si Klapisch cherche à capturer l’authenticité de la semi-impro en conditions réelles ou s’il est le reconstructeur sur une capitale en chantier permanent. Ce doute finit par faire de son film un fourre-tout : un homo, une homo, un Arabe, un gentil, un ennuyeux, une vieille rebelle, des pipelettes, une boîte, la police, le monde de la mode… Le compte est bon. Les questionnements de Clavel sous le prétexte de la perte du chat sont autrement plus signifiants & ressourçants que cet apparent cahier des charges.
La création des manques est un peu raccourcie chez Klapisch, qui n’hésite pas à passer directement du départ au retour de vacances ou du maquillage au démaquillage. Mais ces raccourcis sont des ponts, de quoi admirer un peu mieux la Seine à chaque survol & approcher de la complétude de cette œuvre en plein âge d’or du cinéma de Paris.
Un film à la Zola au sens qu'il s'agit d'une peinture très précise d'un environnement sociologique particulier. Ce n'est d'ailleurs pas pour rien si un précédent film de Klapisch traitait des grands magasins sous un angle rappelant le Bonheur des Dames. Ici nous nous trouvons au milieu des années 90 (le film date de cette époque) dans un Paris anciennement populaire qui commence à basculer dans la gentrification. D'autres quartiers l'avaient précédé (6e, 5e, Marais, sans parler des arrondissements qui ont toujours été bourgeois). Le 11e est un quartier emblématique (d'autres suivront comme le 9e, le 10e, le 12e, le 13e, le 2e, le 18e). On dépeint donc ici un quartier dont certains éléments populaires sont encore présents : retraités peu aisés, appartement encore vétuste, peu d'immeubles hausmanniens, cafés populaires, ateliers d'artisans, petits commerces populaires. Mais la gentrification poussée par la proximité du centre de Paris et l'installation de nouvelles activités (l'héroine travaille dans la mode) pousse à l'installation de nouveaux ménages aisés (à l'image de la spécialiste de la mode avec qui elle travaille), à rénover et construire de nouveaux immeubles. Des bars latinos commencent à fleurir près de Bastille. Certains en sont contents (ceux qui peuvent accepter les hausses de loyers), d'autres sont expulsés et s'en vont en banlieue (comme son ami artiste) ou adoptent la colocation (comme l'héroine). D'autres encore (son ami batteur) le vivent avec détachement : ils vivent dans l'appartement dont sont propriétaires leurs parents. C'est la grande force de ce film d'avoir su dépeindre le basculement d'un quartier emblématique d'un phénomène alors embryonnaire qui a touché ensuite les centres des grandes villes française depuis 20 ans.
Pour le reste l'histoire de la jeune fille à la recherche de son chat et surtout d'une histoire amoureuse ne présente pas forcément un intérêt immense. On regrette de ne pas avoir davantage vu Garance Clavel au cinéma car son jeu est sobre et donne à son personnage beaucoup d'éclat.
Après Riens du tout et Le Péril jeune, Cédric Klapisch confirme ses dons pour un cinéma comique et humaniste, plein de vie et de vitalité. Au début, tout le monde cherche le chat de Chloé. Prétexte ! Chacun ne fait que chercher un peu d'amitié, et certains, même, l'amour. Ici, la ville a un coeur qui bat. Les hommes peuvent tomber des toits comme les chats, et les femmes se perdre dans Paris quand elles ont perdu leur mari. Tous ont besoin de câlins. Miaou...
"Chacun cherche son chat" est somme toute un assez bon film. On y raconte l'histoire de Chloé, interprétée brillamment par une Clarence Clavel pleine de beauté et de fragilité, qui a perdu son chat au retour de ses vacances. Et c'est là un prétexte pour voir toute une galerie de personnages hauts en couleurs dans le but de montrer un Paris convivial et sympathique représenté par le personnage de madame Renée, ce qu'on a oublié aujourd'hui. Le reste du casting est bien foutu, avec une mention spéciale pour les futurs stars de cinéma Zinedine Soualem et Romain Duris. Et même si le scénario est assez faiblard (À la base, ça devait être un court-métrage), le film passe bien.
Pour moi, le moins bon des Klapisch. Ca se regarde mais c'est loin d'être captivant même si le portrait des gens de ce quartier est assez représentatif de notre population et que les acteurs sont convaincants et m'ont fait sourire, particulièrement la petite dame âgée avec sa palanquée de chats! Nan, c'est le rythme que j'ai trouvé trop monotone, et un peu mou. Sur la fin, je me suis ennuyé, car aucun attachement particulier à l'un des personnages et c'est ce que je pensais trouver, comme dans tous les Klapisch! De ce côté c'est loupé, dommage. Je ne vous conseille pas de vous attarder à celui-ci, il a fait bien mieux dans le genre le Cédric!
Une galerie de personnages, une succession de situations et c'est tout mais c'est bien fait et les acteurs jouent juste sans surjouer. Un bon film vraiment!
Il y a toujours des choses intéressantes dans les films de Klapisch mais celui-ci n'est quand-même pas passionnant malgré quelques personnages sympathiques (Mme Renée, Jamel) mais il y a un collages artificiel de scènes qui manque de fluidité en dehors de scènes longuettes.