Avis : Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu - Page 7
Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu
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John Henry
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3,5
Publiée le 21 octobre 2010
Woody Allen est toujours une valeur sûre. On le sent ici plus mélancolique et si les situations amoureuses valsent toujours autant, la vieillesse est le thème central. Avec mordant et désillusion !
Un bon Woody Allen, les différentes histoires sont intéressantes. Toutefois, c'est quand même assez prévisible... Ça ne vaut pas "Minuit à Paris", "Match Point" ou encore "Vicky Cristina Barcelona" mais ça reste un bon film.
Un film plutôt classique et assez inférieur à ce que peut faire Woody Allen. Tous les personnages sont assez détestables et alors que le cinéaste leur laisse d’habitude une chance en les dotant d’une certaine intelligence, ici rien n’est à sauver. Tous sont médiocres et sans vraiment de profondeur, ce qui nuit fortement au film. La mise en scène, si elle est plutôt excellente manque malgré tout d’idées. Le scénario n’a rien de vraiment transcendant mais l’histoire fonctionne assez bien et l’émotion l’emporte.
Revoilà notre Woody annuel dans une tragi-comédie inspirée. Sous des aspects assez banals et des ficelles classiques percent une écriture fine et un conte philosophique à multi-digestions. Plus que la vieillesse, c'est l'idée du bonheur et la perception de sa propre vie qui est ici caustiquement illustrée. On savait notre écrivain-réalisateur mature. Il nous prouve encore une fois qu'il n'est point blet.
Dans ce film on ne retrouve que rarement l'esprit incisif de Allen, le scénario est à peine ébauché et le gros casting totalement sous exploité. Le début de la fin
Au vu des réactions et des notes ( et de la BA ), je n'attendais pas énormément de ce film. Et je comprends pas le faible engouement général à son attention, ni la manière avec laquelle il est critiqué. Ce que je trouve très étonnant avec ce bel et sombre inconnu, c'est qu'il s'agit là du 42ème film de son auteur, et que tout en travaillant les obsessions qu'on lui connaît si bien, Allen arrive encore à surprendre, que ce soit au niveau du récit ou de la forme. D'une manière générale, il y a une fluidité impressionnante dans You will meet, une manière qu'ont l'histoire et la forme de traverser le film sans encombre, affichant une vigueur totale. Si Allen cite Shakespeare, la mise en scène elle n'a rien de théâtral. La caméra semble constamment en mouvement, énergique, filmant avec un éclat total les déplacements des personnages et leurs états d'âme. Et là apparaît le contraste essentiel du film, quelque chose de typiquement allénien, ce mélange entre drame et comédie. Car si la caméra est d'une légéreté absolue, le propos du film semble lui beaucoup plus noir et pessimiste, s'opposant ainsi à la photo lumineuse du film.
Vous allez rencontrer...dresse un constat plutôt obscur sur l'être humain. La majorité des personnages du film apparaît ainsi comme des individus dont l'éternelle insatisfaction semble être le moteur principal de l'existence. Ce que le film montre bien, c'est l'incapacité que l'on a tous à se satisfaire de la place que nous occupons, et une certaine manie à vouloir autre chose que ce que l'on a déjà. C'est d'une amertume intense, et c'est aussi très lucide finalement. La tristesse du film naît de là, de notre observation de personnages qui ont ce qu'il faut autour d'eux mais qui ne peuvent s'empêcher de détruire ce confort affectif pour aller chercher ailleurs. C'est clairement de ça dont parle le film : de personnages qui veulent être autre chose qu'eux-mêmes, de personnages qui voudraient une autre vie que la leur, mais qui ne s'en contenteraient aucunement s'ils l'obtenaient. En ce sens, et même si la question est davantage métaphysique dans You will meet, la réincarnation est un des enjeux dans cette oeuvre ( pas si loin de Match Point, soeur londonienne qui évoquait aussi la volonté d'un individu de changer de vie ). Comme souvent, Woody Allen double ses questionnements d'une bonne dose de morale ( le personnage de Brolin, acteur décidément formidable ) et ( se ) demande quelles sont les limites qu'une personne met en place au nom de l'éthique. Visiblement, l'être humain n'en a que faire, et préférera le confort et le succès au respect de sa morale.
You will meet est un film sur l'état de crise, qu'elle soit amoureuse ou existentielle. Allen dissèque la psychologie de personnages pratiquement tous plus intéressés par leur personne et leur ego plutôt que par l'autre, pensant être le centre du monde à cause des problèmes qu'ils traversent. Mais la crise n'est pas réservée aux quadragénaires, et le malheur de l'être humain c'est qu'il n'y a pas d'âge pour souffrir des questions que l'on se pose ( et de leurs réponses bouleversantes ). You will meet est donc un film purement allénien par sa manière d'être philosophique, en particulier quand il dépeint la fragilité et la futilité de notre existence, qui à la fin n'est rien d'autre que silence et immobilité. Il faut donc en profiter...
Modèle de construction formelle et de fluidité du récit, You will meet confirme - si besoin est - le génie d'un auteur qui ne cesse de se renouveler et de surprendre au fil des années. Film à la fois léger et grave, tendre et cruel, You will meet a tall dark stranger est une indéniable réussite.
Bien entendu, Vous allez rencontrer... vaut bien plus que pour son prestigieux casting. Il y a ici une jouissance chez Allen de raconter le quotidien et d'y trouver un intérêt en multipliant les situations délicieuses et en emmêlant les intrigues. Sa jolie troupe s'en donne à coeur joie dans une comédie de moeurs réussies, sans vraie prétention qui s'avère pourtant diaboliquement cynique et dont la fin laisse de nombreuses portes ouvertes.
Une délicieuse Gemma Jones en très naïve divorcé mais malgré le reste du casting tout aussi excellent ,cette histoire mêlant faux semblants , tromperies et illusions perdues ne captive guère.En dehors du truculent personnage d'Helena naviguant entre sa voyante ,son ex-mari et sa fille ,les occasions de rires ou même juste de sourires ne sont pas légions c'est le moins qu'on puisse dire ,des situations trop sombres et convenues viennent remplir un scenario qui se disperse un peu trop a mon gout.
Un film doté d'un casting incroyable (Naomie Watts, Antonio Banderas, Freida Pinto...) mais qui manque sensiblement de carrure pour en faire un excellent film. Woody Allen propose une réalisation impeccable mais un scénario au thèmes déjà vu (l'amour, le succès, la vieillesse) et manquant de profondeur et de piquant. Pourtant le film fourmille d'idées intéressantes mais on est loin de la maestria d'un Match Point ou d'un Minuit à Paris. Un Woody mineur mais sympathique qui se regarde sans déplaisir.
Autant j'avais adoré "Match Point", "Scoop" et, bien sûr, le sublime "Whatever Works", j'ai moyennement apprécié ce dernier opus. Les dialogues, les personnages, les acteurs et les situations décrites sont excellents, mais on tire de tout cela une impression de baclage général. C'est un peu fouilli et -- surtout -- pas fini. J'aurais aimé que les situations relativement ubuesques dans lesquelles se trouvent les protagonistes du flim trouvent une issue, heureuse ou non, peu importe, mais que ce film me donne l'impression d'être achevé, ce qui ne me semble pas être le cas. Dommage. Woody Allen nous avait habitué à mieux
Woody Allen a adopté son propre style qu'il met en oeuvre depuis maintenant de nombreuses années : ainsi, on retrouve chez ce "Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu", toutes les caractéristiques d'un Allen réussi de l'ambiance à la musique jusqu'à la psychologie et aux physiques de ses personnages. Seulement voilà : à force de réutiliser la même sauce sans jamais innover ou ne serait-ce qu'y apporté un ou deux changements, on commence à se lasser de voir continuellement le même film, de ressentir les mêmes émotions. Malheureusement et bien que disposant (comme toujours) d'un casting prestigieux, on a du mal à s'attacher à ses personnages pathétiques, l'humour n'est pas vraiment au rendez-vous et on finit par sentir le temps passer et à regarder à intervalles réguliers le temps restant jusqu'au final un poil décevant. Décevant, à l'image de ce long-métrage sans surprises pour qui ne découvre pas l'univers Allenien.
Le titre de la pièce de Marivaux "Le jeu de l'amour et du hasard" conviendrait parfaitement à ce nouveau film londonien de Woody Allen. En effet, plus encore que dans "Whatever works", où il renonçait à la recherche d'un idéal impossible pour adopter une philosophie du bonheur relatif, "You will meet a tall dark stranger" semble mettre l'aléatoire au coeur de son propos. La vie et la mort, l'amour et la rupture, le succès et l'échec... tout cela semble s'agencer au gré des opportunités et des hasards. Le film lui-même commence et finit au milieu de l'action sans que l'on sache très bien pourquoi Woody Allen a choisi cette suite d'évènements là. Toujours spécialiste du désordre amoureux, le réalisateur met en scène le fantasme ordinaire (la bimbo, la voisine qui se déshabille à la fenêtre, l'écrivain, le patron au charme latin,...) et s'amuse à le détourner. Cela donne lieu à quelques scènes toujours magnifiquement écrites mais les dialogues manquent du souffle virtuose de ses précédents films. Un Woody plutôt mineur mais toujours plaisant.
Je ne sais pas pourquoi je persiste à regarder des films de Woody Allen. Sans doute parce que j'ai un tempérament optimiste et que je pense qu'un jour, prochain, j'aimerais ses films. Il ne se passe rien. On surfe sur des situations. Rien n'est approfondi. Que du vent !
Ben c'est vraiment decevant de la part de Woody Allen car on à des personnages déjà vu par lui, des personnages dont la présence est inexpliqué une histoire sans plus banale une sorte de film chorale ennuyeux dont la fin ne surprend pas comme d'habitude. Le casting est bon surtout Anthony Hopkins qui est surprenant mais aussi Freida Pinto.L e petit clin d'oeil de fin à la France pour annoncer son prochain film est sympa . Sa réalisation est toujours dans son style. Ce film est une grosse déception.