Woody Allen continu une fois de plus ses marivaudages, on a même arrêté de les compter tant ces derniers sont nombreux dans sa riche filmographie (40 films en 40 ans de cinéma). Mais cette fois-ci, Woody Allen montre quelques signe de relâche, avec un scénario piochant ici et là à travers ses nombreux films, notamment avec Harry dans tous ses états (1998), Match Point (2005) ou avec le récent Whatever Works (2009). Un scénario qui n'a certes rien de très original mais le film en lui-même en fait abstraction grâce à son casting à la fois riche et parfaitement dirigé, entre Josh Brolin, Naomi Watts, Antonio Banderas, Anthony Hopkins, l'hilarante Gemma Jones et enfin, la pimpante Freida Pinto. Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu (2010) est une comédie amusante, dans l'air du temps, saupoudrée de répliques piquantes digne du réalisateur.
Mouais. C'est bien ce que l'on se dit à la fin de ce nouveau Woody Allen, pour le moins décevant. Helena Shepridge, sexagénaire plaquée au bout de quarante ans de mariage, s'en remet à un charlatan qui prétend lui prédire l'avenir, et devient ainsi le boulet de sa fille, Sally et de son beau-fils, Roy. Apparemment un beau sujet, qui pourrait traiter des difficultés de couple, même lorsqu'on croit que tout est acquis. Mais non. On se retrouve face à une comédie mélo-dramatique sans profondeur, rancœur, vengeance et trahison étant les maîtres mots de cette production. Le plus grand reproche que l'on pourrait lui faire est de ne pas aller au fond des choses, au profit de quelques gags dont on se serait bien passés (la blonde de Alfie se faisant masser par un beau gosse par exemple). Trop d'histoires s'entremêlent, ce qui nous empêche de rentrer dans l'histoire. La fin est prévisible à souhait, et le choix de ne pas véritablement fermer le film n'est pas très judicieux, parce qu'au fond, on s'en fou un peu, tellement on a pas eu le temps de s'attacher aux personnages. Film un peu sauvé par l'excellent jeu des acteurs, et surtout de N. Watts. On est très loin de ce qu'on est en droit d'attendre d'un Woody Allen donc, et c'est bien dommage.
Je ne suis pas ultra client du travail de Woody Allen je dois bien l'avouer, et en faisant un film par an, difficile de faire un chef d'oeuvre à chaque fois, bien que ce soit exactement ce que pense certaines personnes dans certaines sphères pseudo-intellectuelles... J'ai apprécié certains de ses films, je ne le nie pas. Mais celui là... est d'une platitude et d'un ennui mortel.... Le casting est plutôt engageant: Anthony Hopkins, Naomi Watts, Josh Brolin, Antonio Banderas..et j'en passe...et j'aime beaucoup l'affiche à l'esthétique un peu 60's, oldschool. Je crois que j'ai mis 2 pour l'affiche et la 'présence' de ce casting.. car même le jeu des acteurs est plat.. Il y a eu des éclats de rire dans la salle pour certaines scènes, de la part des 2 mêmes personnes chaque fois, et sincèrement je me demande encore pourquoi. Bref assez décevant même si je ne m'attendais pas forcément à une perle du 7e Art.
Voilà un film très drôle qui parle de choses très tristes, et contrairement à chez Canet et ses petits mouchoirs, c'est bien fait, jamais larmoyant, toujours pétillant, tout en gardant une certaine amertume, une certaine noirceur du début à la fin.
Le cru 2010 de Woody met en scène une belle brochette de personnages, tous plus paumés les uns que les autres : Un futur quadra, écrivain raté voulant reprendre sa vie à zéro, sa femme, frustrée dans son mariage qui n'aboutit à rien, son père, récemment divorcé après 40 ans de mariage pour se refaire une jeunesse et fuir sa peur de la mort, la mère, dévastée par le divorce précité, qui se réconforte comme elle le peut en consultant une voyante lui racontant tout ce qu'elle veut entendre. Ces quatre là sont également entouré de personnages secondaires, hauts en couleurs eux aussi.
Au programme : crises existentielles, peur de l'avenir, peur de la mort, peur de l'échec, peur de la solitude, et toutes les actions égoistes qui résultent de ces angoisses. Le tout mis en valeur par de nombreux dialogues, très drôles, sans pour autant masquer la tristesse de l'ensemble.
Bref, un très bon film de notre cher Woody encore une fois, je me suis régalé du début à la fin !
On passe un bon moment avec ces personnages caricaturaux torturés par l'Amour...Sans être un grand Woody Allen ce film nous donne de la bonne humeur et nous fait oublier l'espace d' une heure et demi nos soucis quotidiens. Cet opus n'atteind pas le sublime Match Point. A l'année prochaine Mr Allen.
Un père angoissé par le vieillissement rompt 40 ans de mariage pour une beauté au passé douteux pendant que son ex-femme abandonnée s'éprend d'un veuf qui partage son goût pour les sciences occultes. Un mari sans talent s'éprend d'une charmante voisine aperçue par la fenêtre pendant que sa femme s'éprend de son patron....
Woody Allen nous présente un monde dans lequel les relations sentimentales se dénouent et se nouent avec le plus grand naturel au gré des difficultés et des opportunités du moment. Tout se passe comme si les personnages ne connaissaient pas l'attachement, ce qui leur permet de choisir sans angoisse de vivre leurs fantasmes.
Tout ceci est joyeusement immoral et sans grand profondeur, une variation sympathique sur le thème : mieux vaut avoir des remords que des regrets.
Arf ! Me voilà bien embêtée après avoir vu ce Woody !
Je suis partie d'un pas motivée en me disant qu'un Woody Allen est une valeur sûre, rarement décevante.
Et, comme d'habitude par le biais d'un très bon casting, le réal/scénariste nous emmène sur les pas d'une famille afin d'observer les conséquences d'un évènement somme toute classique : un homme quitte sa femme après 40 ans de mariage afin de vivre une nouvelle jeunesse - en l’occurrence dans les bras d'une jeune cruche superficielle.
Le rôti est bien ficelé, on sent la maîtrise du chef cuistot Allen, mais malgré tout le plat qui sort des fourneaux demeure sans surprise - et étonnement pauvre en goût.
On ne s'ennuie pas. On ne crie pas non plus au génie. On reste juste 'le cul entre deux chaises' pendant l'heure quarante que dure le film.
Un gentil petit Woody Allen comme on les aime ! Toujours le même genre de scénario, le cadre (grande ville), le milieu (WASP CSP )... et une floppée d'acteurs connus, Antonio Banderas, la nouvelle actrice fétiche du réalisateur Naomi Watts, Anthony Hopkins, Josh Brolin...Comme toujours, Woody Allen sait s'entourer. On reste un peu sur notre faim cependant, le film semble inachevé, le scénario est très léger, même si les dialogues, très Allen-iens, sont savoureux. Y aller pour passer un bon moment, mais ne vous attendez pas à voir le meilleur Woody Allen, on est ici très loin de Match Point.
Comme à son habitude Woody Allen nous plonge dans le quotidien amère de personnages confrontés à des situations tordantes! Les dialogues bien ficelés et les prises de vue sont un pur bonheur
Georges Brassens chantait "sans le latin, la messe nous emmerde..." On pourrait dire "Sans l'Amérique Woody nous emmerde !" Les inconditionnels diront que le scénario est bien ciselé et que le fil se déroule en finesse. Certes ! Mais aucune surprise, plutôt gnangnan. De grands acteurs qui jouent parfaitement mais qui ont pour certains un rôle si insignifiant qu'il aurait été judicieux de laisser sa chance à un débutant (Banderas), à moins que tout cela réponde à des choix de marché suivant des cibles de spectateurs bien analysées... Bon, il va encore falloir se farcir le prochain film parisien avec la présidente... Souhaitons à l'avenir un retour à Manhattan.
Ce n'est pas du grand Woody Allen. Mais comme souvent même petit le film reste une valeur sûre. Une histoire distrayante, légère et très agréable a suivre.