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officiel76
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0,5
Publiée le 27 avril 2010
le propos du film est à peu près aussi clair que les critiques qui l'encensent : on n'y comprend rien, on s'ennuie très vite, c'est prétentieux et verbeux, du théâtre filmé pour intellectuels qui aiment se branloter les méninges sur....RIEN ! Marivaux avait déjà fait ça, il y a très longtemps, de manière claire, explicite, et géniale, alors pourquoi se compromettre à dépenser des deniers (où les trouvent ils, qui les leur donnent, et quelle gabegie !) pour créer des films aussi vains, aussi creux, aussi emmerdants, aussi statiques, dont le seul challenge est pour les acteurs qui doivent vraiment souffrir pour apprendre tant et tant de lignes qu'on perd le fil de ce qu'ils disent...En prime l'inénarrable Louis Garrel, à la diction toujours aussi ridicule, prétentieuse, et arrogante, un modèle du genre tête à claque. vraiment, quel esprit tordu peut apprécier un tel monceau d'ennui et de platitudes , nous étions douze dans la salle, je fus le quatrième à sortir une heure après le début...ça en dit long !
Un film singulier avec un aspect intello qui pourrait être à son avantage, hélas ça prend un air assez emphatique au point d'en devenir presque caricatural. Le caca nerveux d'un scénariste, des histoires de cœurs (ou de fesses), du verbiage ... c'est long et mou. Bref j'ai démissionné bien avant la fin.
L'ennui, l'incompréhension, l'horreur absolue. Un cinéma assommant où le verbiage est roi, où les acteurs s'en donnent à coeur joie dans le cabotinage, et où le réalisateur se fait plaisir dans l'onanisme d'auteur. Un cinéma qui vit dans sa bulle prétentieuse et se nourrit de son crypto-intellectualisme élitiste. A quoi bon ?
Je pourrai citer les Nuls et dire : "Je n'écrirai rien sur votre film, c'est une merde"... Bon, ce serait un peu simpliste, mais on est quand même pas loin de la vérité. Vu en avant-première en présence de Jacques Doillon au Comoedia. Ce film est de plus en plus ennuyeux et navrant au fur et à mesure que l'histoire avance. Sous couvert de faire quelque chose de burlesque et de soi-disant réfléchi sur l'amour, on a plutôt l'impression d'assister à une partouze en préparation entre des personnages absolument sous-crédibles. Le plus mauvais film qu'il m'ait été donné de voir depuis un petit bout de temps. Doillon dit s'ennuyer pendant les films d'action ou les western ; ce n'est peut-être pas toujours faux, mais il ferait bien de balayer devant sa porte...
La bande-annonce à elle seule en disait long sur ce marivaudage absurde et loufoque auquel nous conviait Jacques Doillon. Le rendez-vous est pris, dans une charmante demeure du Sud de la France où un dramaturge reçoit chez lui les acteurs de sa future pièce. Le Mariage à trois (2010) nous réserve 100 minutes de dialogues inutilement crus, de jalousies, d'amours, de disputes, de saynètes qui tournent en rond (!) car quant une scène ne se déroule pas au rez-de-chaussée, elle a lieu à l'étage au dessus, dans le jardin ou à l'extérieur de la propriété. Et ainsi de suite durant toute la durée du film, un balais incessant se répétant inlassablement au point de lasser très rapidement. Les scènes de dialogues, de disputes ou de réconciliations ne menant à rien, heureusement que les acteurs sont là pour relever le niveau du film car ce dernier est d'un ennui déconcertant.
Reprise d un avis que j avais mis sur un autre compte. Je suis assez surpris de la notion, je ne m en serais pas souvenu et 5 ans après, j'aurais imaginé que j avais pu mettre 4*. Il me reste des images, des situations, finalement plutôt pas mal de souvenirs considérant que j ai peut être vu peut être 800 films depuis. D'ailleurs je dis que je sous note exprès mais quand même ^^ !
2 - Pas terrible film vu le 30/04/2010, commenté le 25/09/2010
De biens beaux acteurs, un film bien fait. Du bel ouvrage mais à mon avis raté. La mécanique de la création artistique vu dans ce film ne me plait pas, je n'y crois pas. Des dialogues qui me semblent prétentieux, des situations abscons dont finalement je me fiche un peu, une dramaturgie qui me laisse frigide, un propos qui m'a échappé.
Dommage, sur le papier il m'avait l'air attractif. Je sous note probablement par déception. Ajoutée le samedi 25 septembre 2010 05:34
Une sorte de marivaudage moderne, dans un contexte post- soixantuitard contemporain, et dans un milieu intello. Tout le monde veut embrasser tout le monde, le désir est présent partout,les couples ne paraissaient pas figés. Il y a un écrivain de pièces de théâtre, qui a du mal à terminer se dernière création. La future troupe est invitée à sa maison de campagne pour venir faire une répétition générale. L’actrice principale est son ancienne femme (très bien interprétée par Julie Depardieu, qui tient là un de ces meilleurs rôles, beaucoup de finesse et de désinvolture.) Il y a aussi un acteur, beau jeune premier ( Garrel) ,et on comprend vite qu’il est l’amant de l’actrice principale. Mais Julie couche encore avec son ex. Arrive une jeune ingénue de 18 ans, étudiante en littérature, pour faire un stage, qui bien sûr tombera amoureuse de l’écrivain pygmalion. Mais l’originalité du sujet, c’est que tout le monde est un peu amoureux de tout le monde, on est sur un mariage envisagé à trois, voir 4 personnages. Il y a une sorte de « mélangisme » voulut, et ils en arrivent à évoquer une vie en communauté (nostalgie des années 70) . Pour quoi se priverait-on d’un autre partenaire qui amène autre chose. Et Julie Depardieu en apprentie libertine, prête à partager, est formidable. Mais la jeune Agathe Bonitzer ( parfaite dans son rôle de fausse ingénue), représente une autre génération, quoique ouverte et libérée , elle veut bien expérimenter de nouvelles sensualités, mais parait assez classique en amour, avec un besoin d’amour exclusif. Tout cela est finalement assez impertinent et intéressant. Ce petit huis clos amoureux arrive à nous captiver. La qualité de la photographie de Caroline Champetier est superbe .Doillon a le talent d’insuffler une vraie sensualité et légéreté dans ses personnages, et nous prouve surtout qu’il est un très grand directeur d’acteurs, car le quatuor est absolument parfait.
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2,5
Publiée le 7 avril 2016
Avec "Le mariage à trois", Jacques Doillon parle de confusion de sentiments en nous entraînant dans un tourbillon amoureux au coeur duquel l'auteur Pascal Greggory reçoit les comèdiens de sa nouvelle pièce: Julie Depardieu, dans le rôle inattendu de l'ex-femme, et son nouvel amant Louis Garrel! Tournè dans la règion du Poitou-Charente, le film vire vite à une succession d'hèsitations, d'ètreintes (une particulièrement belle en pleine nature près d'une rivière), de fuites, de petites vèritès qui sonnent comme des mensonges! La quête de la libertè est au centre de ce dispositif: celle d'aimer, de se tromper et, pour Doillon, de s'amuser des èlans et des faiblesses de ses personnages tout en se jouant des codes imposès par la comèdie! Une rèvèlation: Agathe Bonitzer qui joue avec brio l'amante de Pascal Greggory dans cette œuvre sur l’amour et l’art, certes littèraire, parfois vulgaire et un rien bavarde, mais jamais vaine...
J.Doillon nous avait habitué à des dialogues plus pertinent et audacieux, sa mise en scène très minimaliste n'apporte aucun rythme à ce scénario assez laborieux et franchement ennuyeux. Très décevant.
J'avoue une particulière inclination pour les films très écrits, et ce "Mariage à trois" est un régal à cet égard. Cette tentation (affiche vraiment très réussie) en forme de projet pour un phalanstère des sentiments est aussi une passionnante réflexion sur le théâtre (son langage, ses intrigues, et même ici sa règle classique des trois unités : un jour d'été dans une thébaïde charentaise à ne vivre que pour la passion amoureuse), mais ce n'est pas du théâtre filmé, tant les mouvements de caméra à la précision diabolique font que le langage cinématographique participe pleinement à la dramaturgie, et n'est donc pas un simple truchement passif. Cette fantaisie (épicée) à 2 (l'ancien mari et l'ancienne épouse, toujours puissamment reliés), puis à 3 (Harriet, l'ex d'Auguste le dramaturge, est venue en visite avec Théo, son partenaire dans la nouvelle pièce de ce dernier et amant - et même mari désigné), avec ouverture à 4 (Fanny la toute jeune assistante d'Auguste, d'abord témoin, puis partie prenante de la folle comédie des attachements) qui se noue et se dénoue sous les yeux de Stéphane, l'agent des deux comédiens et sorte de choeur à lui tout seul, est servie magnifiquement par tous ses interprètes, avec un bravo spécial pour Pascal Greggory et Louis Garrel (ce dernier m'énerve d'habitude, il est ici excellent).
Une grosse déception. Un réalisateur et un casting pareil, on s'attendait un mieux ! Certes, la mise en scène est originale, comme dans tous les Doillon, mais on se demande surtout quand est-ce que ça passe sur france 3... Les dialogues sont tout sauf crédibles, peut être trop intellos pour la plupart des gens ou tout simplement sans queues ni têtes. Les acteurs font ce qu'ils peuvent, les deux figures féminines s'en sortent avec les honneurs : Agathe Bonitzer se confirme un peu plus et Julie Depardieu est la seule qui parvient un tant soit peu à tirer l'épingle de son jeu. Quand aux hommes, Pascal Grégory est crédible, mais ne peut faire grand chose face à un personnage pour ma part très agaçant, de même pour Louis Garrel, insupportable mais une photogénie évidente. Louis-Do De Lencquesaing est sous exploité, son rôle ne sert à rien, il y avait pourtant un énorme potentiel après l'avoir vu dans "Le Père Des Mes Enfants". En défintif, il vaut mieux revoir de plus vieux Doillon, Le Petit Criminel, la Vie De Famille, Ponette, ou même il y a deux ans, Le Premier Venu, plutôt que de subir les frasques incompréhensibles de ce vaudeville même pas drôle.
Il y a vers la fin du Mariage à trois, de Jacques Doillon, cinq à dix minutes amusantes, où la fantaisie s'installe, l'espace d'une ou deux scènes. Evidemment, il ne faut pas s'être endormi avant, ce qui n'est pas gagné. Ce marivaudage très cérébral est assommant, ce huis-clos plus théâtral que cinématographique est ennuyeux. Les cinq personnages (en quête de hauteur) n'en finissent pas d'entrer et de sortir mais les portes ne claquent pas, ce n'est pas un vaudeville. De temps à autre, on s'aère un peu, en tournant en rond dans la cour de cette belle demeure charentaise, on fait mine de partir et puis on revient. Lassant. Pascal Greggory est bon, comme d'habitude, Louis Garrel garrelise, Agathe Bonitzer est pas mal et Julie Depardieu est excellente, jolie comme un coeur. En revanche, on a de la peine pour Louis-Do de Lancquesaing, qui était formidable dans Le père de mes enfants et qui, ici, tient la chandelle. Le mariage à trois n'est pas le meilleur film de Jacques Doillon, est-il utile de le préciser ?