Cosmopolis
Note moyenne
1,9
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1 110 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 10 juillet 2012
Un film prétentieux qui se cache derrière une mise en scène propre et sobre, des acteurs connus, un concept original de film se passant presque entièrement dans une limousine et une histoire centrée autour d'un personnage ambigu presque intéressant.
Mais tout cela ne va nulle part et le film apparaît comme une suite de petites scènes reliées entre elles mais n'ayant ni queue ni tête. C'est ennuyeux et racoleur.
Une vraie déception pour ce réalisateur talentueux qu'est David Cronenberg.
On aurait presque l'impression qu'il a réalisé ce film pour la critique, oubliant juste au passage ses spectateurs....
Charles G
Charles G

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2,0
Publiée le 9 juillet 2012
Si A History of Violence, sorti en 2005, était un véritable chef d’œuvre, qui est personnellement dans mon top 10, il faut bien reconnaitre que par la suite, les films estampillés Cronenberg n'étaient pas de qualité égale. Déjà, dans Les Promesses de l'Ombre, la narration était rendue insupportable par la voix off de la prostituée assassinée. Et très récemment, nous avons du nous coltiner le très lourd A Dangerous Method. Cosmopolis marquait donc le retour à la vie contemporaine, et ce de manière franche : buildings, cadillac et gros pistolets technologiques à tours de bras. Et, au milieu de tout ça, le minet Robert Pattinson, qui semble complètement dépassé par la tâche qu'il doit assumer. Il n'a jamais été bon, et ce film est un peu la dernière chance pour lui, avec à sa baguette un maestro. Pas de bol, il fait toujours très pâle figure. Là où il devrait être malsain, il fait doucement sourire, là où il devrait se montrer dangereux, on se dit qu'on le ferait pleurer en lui lançant du sable dans la figure, et là où il devrait se montrer irrésistible, et bien force est de constater qu'on lui résiste aisément, que ce soit sa femme à l’écran ou nous dans la salle. Le pire est sans doute lorsqu'il tente un rôle de psychopathe à la DeNiro dans Taxi Driver, moment risiblement ridicule... La mise en scène est très travaillée et intéressante, bien plus que ce qu'il n'y parait. L'intérieur de ce palace déambulant, faisant perdre définitivement toute notion d'espace et de réalité au personnage principal, est un cadre fascinant. Le problème vient pour moi directement du scenario. Trop bavard, trop contemplatif, pas assez pêchu. Même les dernières vingt minutes qui devraient nous saisir et nous scotcher paraissent un peu fades, et elles arrivent à la fin d'un film assurément trop long, et qui aura souffert d'un cruel manque de rythme. Une autre fausse note pour David donc, qui devrait peut-être prendre davantage son temps pour composer à l'avenir.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 9 juillet 2012
Un film assez troublant, différent du travail habituel de Cronenberg. A dire vrai, différent de tout.
Il y brosse le portrait d'une société qui a épousé sans retenue l'idéologie néolibérale. A l'heure où les troubles politiques agitent le monde, Cronenberg vient apporter sa pierre à l'édifice du questionnement sur le type de société dans laquelle nous vivons. Questionnement qui apparaît avec la cohabitation, puisqu'on ne peut parler de réel affrontement, des 1% face aux 99%.
Robert Patinson y incarne avec talent un pur produit de l'économie capitaliste, Eric Parker, qui passe ses journées à spéculer avec des sommes qui ne représentent plus rien sur des placements dont on ne sait pas grand chose. L'acteur de Twihlight a passé un cap.
Avec un jeu presque déshumanisé pendant la première moitié du film, il rend bien compte des idées que Cronenberg a désiré faire passer, présentant une élite froide et coupée du monde. Car c'est là la grande originalité du film: la mise en scène de ce monde à deux vitesses en enfermant Eric Parker dans sa limousine pendant une bonne partie du film. Don de Lilo lui même, l'auteur du roman, estimait son oeuvre inadaptable pour cette raison.
Dans le film, la voiture d'Eric Parker lui sert de rempart face au monde. Parfaitement insonorisée, elle lui permet de rester insensible aux émeutes qui déchirent la ville, avec pour acteurs des 99% au bout du rouleau. On voit dans un premier temps la voiture se dégrader de l'extérieur, tandis que Parker ne semble absolument pas touché: la voiture devient ici une seconde peau pour lui, prenant les coups à sa place.
C'est dans ce cadre que les deux tiers du film sont battis. Et toute l'action y est construite autour d'un cruel décalage: alors que dehors les gens se battent pour vivre, le seul soucis de la journée d'Eric Parker est de se rendre chez le coiffeur. Tout alors devient secondaire.
La voiture du héros constitue son lieu de travail, puisque tous ses employés y montent pour échanger avec lui des données qui restent floues pour le spectateur, mais aussi un lieu de vie: il y reçoit le médecin, et y fait l'amour à plusieurs reprises, plus par hygiène que par désir (et encore moins par amour). On voit aussi exposé à nos yeux une des caractéristique essentiel du monde néolibéral, dans lequel le travail et l'argent pénètrent toutes les sphères de la vie. On peut en prendre comme symbole le toucher rectal que subit Parker tandis qu'il poursuit avec sa collaboratrice des échanges relatifs à des placements.
Si la construction du film était plutôt habile, le rythme reste pour moi dérangeant. A l'image de la scène du toucher, qui a tendance à s'éterniser. Ou des dialogues qui parfois trainent en longueur. Parti pris que l'on peut apprécier, mais Cronenberg s'expose (certainement consciemment) à perdre des spectateurs en route. On a davantage l'impression d'un exercice de style que d'un film destiné à être vu.
Dans la deuxième partie du film, qui démarre avec le meurtre froid de son garde du corps par Parker, certains seront heureux de renouer avec une forme d'action à l'écran. Le jeu de Pattinson y est pour moi un peu moins juste. Le réveil des sentiments humains chez Parker est difficile à digérer et on entre un peu dans une séquence où l'action décousue, à l'image de l'esprit du héros.
Parcours initiatique pour Parker, jusqu'à ce face-à-face final avec son meurtrier. Un échange qui représente pour la première fois un contact entre les 1% et les 99%, au cours duquel les 99% ont symboliquement un ascendant par la puissance de leur nombre (ou le revolver du meurtrier lors du face à face). Mais comme ailleurs, dans cet immeuble Parker (les 1%) résiste et garde le contrôle par les mots, en arrivant à faire douter les 99% de la nécessité de se rebeller.
Jusqu'au dernier dialogue et cette fin ouverte, (qui n'est pas sans rappeler celle d'eXistenZ) où l'on ne sait si le héros va survivre ou non.
Un affrontement final qui est à l'image du film selon moi. Un point de départ intéressant à partir duquel il y aurait eu beaucoup de choses à dire, mais qui pêche par son rythme et des dialogues pas assez ciselés. Cronenberg avait voulu rester fidèle aux dialogues de De Lilo, peut-être aurait-il dû les recomposer pour le genre cinématographique.
Cosmopolis est toutefois un film qu'on garde en tête, parce qu’il interroge d'un point de vue sociétal et cinématographique. Mais pas un film que l'on prend plaisir à voir et qui nous transporte, en tout cas pour ma part. Mais Cronenberg pourra être heureux de ne pas avoir laissé indifférent.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 8 juillet 2012
Comme il avait une assez bonne critique, je me suis dit "ok, je vais voir" (quelquefois, je me méfie des critiques là j'aurai dû !) je me suis ennuyée tellement que j'en étais à observer la salle, regarder ma montre tout le temps... J'ai vraiment trouvé ce film très "chiant" ! la bande annonce parait rythmée et accrocheuse... bah il n'y a que la bande annonce ! J'aurai dû m'arrêter là ! Il trop platonnique à mon goût ce film....
C'est une succession de monologue, pour certains, que l'on ne comprend même pas... Quand aux émotions ... ?? Je les cherche encore.... Et les rats morts ??? Ok on a compris qu'il y avait des rats morts, qu'il y a un rapport symbolique mais avec quoi : la ville, les gens...
Bref, je n'ai pas voulu quitter la salle (bien que ça diminuait au fur et à mesure du film) car je voulais au moins voir la fin pour espérer quelque chose de bien : euh... non !
Je ne le conseille pas... Mais bon, ceci n'est que mon avis (quoique au vue des critiques, je ne suis pas la seule)
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 6 juillet 2012
Un voyage initiatique osé et poisseux. On se perd, on s'enfonce, dans NYC avec un Pattinson magnétique et ambigu, sur un air de fin du monde. On peut même y prendre un certain plaisir si on ose lâcher prise et se laisser un peu balader (en limousine). Un audacieux pari de Cronenberg, un peu trop malmené par les critiques spectateurs je trouve... M'a fait penser un peu à du Lynch personnellement. Irréel et déroutant. Un film à oser.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 6 juillet 2012
Une branlette (mentale) affligeante!! Insupportable!
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 4 juillet 2012
Belle photo, soundtrack plaisant mais pour le reste, pas grand chose à sauver . Une suite de dialogues abscons sur plusieurs thématiques et qui ne sont en plus jamais developpés (ce qui donne une allure pompeux au film). Ainsi, il est évoqué (de mémoire) un moment le fait que le marché/capitalisme se nourrit de la destruction de la marchandise .Cela m' a fait penser sur le coup à la théorie de la destruction créatrice de l' économiste Schumpeter (l' innovation rend obsolète certains produits ) mais dans le film, on a le droit à 2,3 phrases là dessus au maximum et on passe à autre chose . C' est un ensemble donc qui reste en surface selon moi . Là où un Godard sur ce genre de film savait accrocher l' attention du spectateur via des aphorismes et une mise en scène "poétique", ici , c' est plat et Cronenberg se contente la plupart du temps du champs/contre champs .
Concernant Pattinson, je n' avais pas d' a priori négatif sur lui . Maintenant, je ne suis pas loin d' en avoir .....

Le bouquin est peut etre interessant mais là, adapté en film
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 21 mars 2016
L'ambiance m'est familière (un peu d'American Psycho). J'adhère au propos nihiliste et anti capitaliste du film. très belles images et Patinson bogoss.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 3 juillet 2012
Une catastrophe...on s ennuie du début à la fin (que je n ai pas vu d ailleurs). Aucune évolution, l histoire reste creuse sans point de départ ni d arrivé.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 2 juillet 2012
L'approche de Cronnenberg est particulière. J'aime beaucoup le silence qui habite la limo. Je crois que les gens qui ont lu le livre comprennent mieux l'approche. Pattinson est à découvrir pour ceux et celles qui sont limités à son rôle d'Edward.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 1 juillet 2012
première fois que je sors de la salle au bout de 30 minutes...
extrêmement déçu.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 1 juillet 2012
Ennuyeux au possible, ce film, qui se veux intellectuel et élitiste n'en restera que prétentieux et vide. 2h de philosophie sur la condition de l'homme moderne et du capitalisme dont il ne ressort rien. Dommage, le synopsis semblait intéressant...
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 13 juillet 2012
Certes le film à le mérite de montrer avec brio un certaine aspect de la société, mais pas de spectacle, pas d'émotion, des dialogues abscons, ce n'est pas un film pour moi ! Et en plus on reste bloqué les trois quart du film dans une limousine.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 7 novembre 2012
Bon , la presse adore et le public déteste...Mais de mon point de vue je trouve que c'est une oeuvre bien construite et bien dirigée. R.Pattinson change de dimension pour ce rôle intéressant d'un financier infidèle et étrange. Mais il y'a des scènes psychologiques et bizarres ; et impossible de comprendre l'histoire car les dialogues sont compliqués. Conclusion : Un film dédié aux gens bizarres.
Pier Kiroul
Pier Kiroul

21 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 janvier 2013
Cosmopolis est un film extrêmement dense et fascinant. Peut-être un peu trop. A aucun moment on ne peut relâcher sa concentration, au risque de perdre le fil. Mais ce la vaut la peine d'une attention accrue, tant le propos est complexe et intéressant (avec une belle exposition des limites du libéralisme), et le parcours psychologique du héros passionnant. Passionnante aussi la galaxie d'individus qui gravite autour de lui et dont les intentions demeurent troubles. Le tout emballé par une réalisation habile et des comédiens parfaits.
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