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Les Anges déchus affiche une identité visuelle forte, portée par des lumières vives, des couleurs sombres et une caméra à l’épaule qui colle aux personnages, parfois jusqu’à envahir leur espace intime. Cette proximité aurait pu favoriser une véritable immersion, en nous plaçant au plus près de leurs gestes et de leurs émotions. Pourtant, je l’ai davantage ressentie comme une intrusion que comme un moyen de m’impliquer dans leur histoire. Le film cherche constamment à produire un effet visuel, mais je n’ai pas toujours compris ce que ces choix apportaient réellement aux scènes.
Les ralentis apparents, obtenus par une modification de la cadence des images, m’ont particulièrement laissé perplexe. Je comprends qu’ils puissent chercher à déformer notre perception du temps et à donner aux mouvements un aspect saccadé, presque irréel. Dans les scènes d’action, cependant, je trouve que cet effet dessert davantage les séquences qu’il ne les renforce : il atténue la lisibilité des gestes, casse le rythme et finit par nuire à l’impact de la violence. Le procédé possède une intention esthétique identifiable, mais son résultat ne m’a pas convaincu.
Le recours fréquent aux cadrages inclinés me pose un problème similaire. Ils peuvent traduire un déséquilibre, une perception déformée du monde ou un sentiment d’aliénation. Dans Les Anges déchus, je n’ai toutefois pas toujours perçu de rapport suffisamment évident entre ces angles et les situations représentées. J’ai souvent eu l’impression que la composition cherchait avant tout à se démarquer, sans que cette singularité visuelle apporte une signification supplémentaire. J’ai eu le sentiment d’une mise en scène où le geste artistique prend le pas sur sa propre justification, comme si l’effet recherché suffisait à légitimer le choix. À force de multiplier les partis pris, le film finit par me donner le sentiment de faire de la mise en scène pour elle-même, au risque de perdre en pertinence ce qu’il gagne en extravagance.
Certains choix narratifs m’ont également laissé dubitatif. Je pense notamment à la scène où le personnage féminin spoiler: se masturbe
pendant une durée qui m’a paru excessive, d’autant que le procédé revient à plusieurs reprises. J’en comprends la fonction : exprimer son désir et son obsession pour l’un des protagonistes, tout en soulignant la solitude qui accompagne cette attirance. Néanmoins, la répétition et l’insistance de ces scènes m’ont semblé disproportionnées par rapport à ce qu’elles communiquent. L’intention est compréhensible, mais son traitement m’a paru lourdement appuyé.
Les fusillades constituent un autre point faible à mes yeux. Les personnages semblent tirer dans toutes les directions, et les affrontements manquent de lisibilité. Je ne demande pas nécessairement à Wong Kar-wai de chorégraphier l’action comme un film de John Woo : le chaos peut parfaitement être un parti pris. Encore faut-il que ce désordre produise une sensation ou une tension particulière. Ici, j’ai surtout eu du mal à comprendre la logique des affrontements et à me sentir impliqué dans ce qui se déroule à l’écran.
Pourtant, tout n’est pas à jeter. La bande originale m’a plu, même si elle ne m’a pas laissé un souvenir suffisamment fort pour compenser mes réserves sur le reste du film. Je reconnais également quelques fulgurances de réalisation, de rares moments où la composition, le mouvement de la caméra et l’atmosphère parviennent à créer quelque chose de véritablement saisissant. Ces passages montrent que les choix formels peuvent fonctionner, ce qui rend d’autant plus frustrant le manque de cohérence que j’ai ressenti ailleurs.
Au final, je ne peux pas dire que l’atmosphère de Les Anges déchus m’ait véritablement immergé. Malgré son univers nocturne, ses lumières et son travail sonore, j’ai trouvé l’expérience excessivement heurtée, au point que ses partis pris formels finissent par faire obstacle à mon appréciation du film. Je comprends que cette mise en scène fragmentée puisse évoquer l’aliénation, le désir et la difficulté de créer des liens dans une ville où les personnages semblent constamment déconnectés les uns des autres. Mais cette lecture ne suffit pas à me faire adhérer à l’ensemble. Je retiens une bande originale agréable et quelques rares fulgurances visuelles, sans être convaincu par une réalisation que j’ai trop souvent trouvée démonstrative au détriment de sa propre efficacité.
Les ralentis apparents, obtenus par une modification de la cadence des images, m’ont particulièrement laissé perplexe. Je comprends qu’ils puissent chercher à déformer notre perception du temps et à donner aux mouvements un aspect saccadé, presque irréel. Dans les scènes d’action, cependant, je trouve que cet effet dessert davantage les séquences qu’il ne les renforce : il atténue la lisibilité des gestes, casse le rythme et finit par nuire à l’impact de la violence. Le procédé possède une intention esthétique identifiable, mais son résultat ne m’a pas convaincu.
Le recours fréquent aux cadrages inclinés me pose un problème similaire. Ils peuvent traduire un déséquilibre, une perception déformée du monde ou un sentiment d’aliénation. Dans Les Anges déchus, je n’ai toutefois pas toujours perçu de rapport suffisamment évident entre ces angles et les situations représentées. J’ai souvent eu l’impression que la composition cherchait avant tout à se démarquer, sans que cette singularité visuelle apporte une signification supplémentaire. J’ai eu le sentiment d’une mise en scène où le geste artistique prend le pas sur sa propre justification, comme si l’effet recherché suffisait à légitimer le choix. À force de multiplier les partis pris, le film finit par me donner le sentiment de faire de la mise en scène pour elle-même, au risque de perdre en pertinence ce qu’il gagne en extravagance.
Certains choix narratifs m’ont également laissé dubitatif. Je pense notamment à la scène où le personnage féminin spoiler: se masturbe
pendant une durée qui m’a paru excessive, d’autant que le procédé revient à plusieurs reprises. J’en comprends la fonction : exprimer son désir et son obsession pour l’un des protagonistes, tout en soulignant la solitude qui accompagne cette attirance. Néanmoins, la répétition et l’insistance de ces scènes m’ont semblé disproportionnées par rapport à ce qu’elles communiquent. L’intention est compréhensible, mais son traitement m’a paru lourdement appuyé.
Les fusillades constituent un autre point faible à mes yeux. Les personnages semblent tirer dans toutes les directions, et les affrontements manquent de lisibilité. Je ne demande pas nécessairement à Wong Kar-wai de chorégraphier l’action comme un film de John Woo : le chaos peut parfaitement être un parti pris. Encore faut-il que ce désordre produise une sensation ou une tension particulière. Ici, j’ai surtout eu du mal à comprendre la logique des affrontements et à me sentir impliqué dans ce qui se déroule à l’écran.
Pourtant, tout n’est pas à jeter. La bande originale m’a plu, même si elle ne m’a pas laissé un souvenir suffisamment fort pour compenser mes réserves sur le reste du film. Je reconnais également quelques fulgurances de réalisation, de rares moments où la composition, le mouvement de la caméra et l’atmosphère parviennent à créer quelque chose de véritablement saisissant. Ces passages montrent que les choix formels peuvent fonctionner, ce qui rend d’autant plus frustrant le manque de cohérence que j’ai ressenti ailleurs.
Au final, je ne peux pas dire que l’atmosphère de Les Anges déchus m’ait véritablement immergé. Malgré son univers nocturne, ses lumières et son travail sonore, j’ai trouvé l’expérience excessivement heurtée, au point que ses partis pris formels finissent par faire obstacle à mon appréciation du film. Je comprends que cette mise en scène fragmentée puisse évoquer l’aliénation, le désir et la difficulté de créer des liens dans une ville où les personnages semblent constamment déconnectés les uns des autres. Mais cette lecture ne suffit pas à me faire adhérer à l’ensemble. Je retiens une bande originale agréable et quelques rares fulgurances visuelles, sans être convaincu par une réalisation que j’ai trop souvent trouvée démonstrative au détriment de sa propre efficacité.
Excellente BO, je crois que c'est tout ce que j'ai apprécié. j'ai eu du mal à arriver jusqu'au bout - je sais apprécier certains films lent, mais celui-ci ne m'a vraiment pas touché. Peut-être est-ce dû aux multiples optiques différentes, aux passages noir&blanc/couleur sans trop de sens, aux couleurs jaunâtres, aux effets et aux longs plans fixes sans grand intérêt à mes yeux...
Les femmes crient beaucoup et gémissent beaucoup , toutes, les hommes saignent et geignent, tous,  l’histoire n’a pas une importance capital dans ce petit kaléidoscope hongkongais où aucune rencontre ne semble destinée à durer. Un film dispensable dans la filmographie de WKW
Non c'est tellement fou ce film. Autant par la bande-son que l'esthétique, les thèmes abordés, l'histoire tel quel. Tout n'est que solitude et recherche de sentiments impossibles, et c'est brillamment mis en lumière.
Quel chef-d'œuvre.
Quel chef-d'œuvre.
C’est quoi cette masterclass, tellement original avec des plans en grand angle de zinzin avec une bonne esthétique a la Wong Kar-wai franchement fan !!!
Fallen Angels c'est 1h40 de plans débullés en grand angle qui pousse tellement loin l'expérimentation que l'image devient souvent illisible.
Une surenchère esthétique inutile et rébarbative qui en fait vraiment des caisses ou une expérimentation visuelle complètement folle animée par une vision artistique passionnante ?
La ligne entre les 2 est vraiment trouble et c'est sans doute ça le plus fascinant.
C'est un film à voir car intéressant par les dispositifs filmiques mis en place.
Beaucoup de caméra porté, des plans décadrés dans tous les sens, des jeux d'échelles de plans, des objectifs fish-eye, un travail colorimétrique ultra contrasté, des visuels complètement fous (les séquences de moto dans le tunnel), mais c'est sur qu'en terme de cinéma Hong-Kongais, Fallen Angels ce n'est pas ce que je préfère. (regardez City Of Darkness ou The Raid).
Une surenchère esthétique inutile et rébarbative qui en fait vraiment des caisses ou une expérimentation visuelle complètement folle animée par une vision artistique passionnante ?
La ligne entre les 2 est vraiment trouble et c'est sans doute ça le plus fascinant.
C'est un film à voir car intéressant par les dispositifs filmiques mis en place.
Beaucoup de caméra porté, des plans décadrés dans tous les sens, des jeux d'échelles de plans, des objectifs fish-eye, un travail colorimétrique ultra contrasté, des visuels complètement fous (les séquences de moto dans le tunnel), mais c'est sur qu'en terme de cinéma Hong-Kongais, Fallen Angels ce n'est pas ce que je préfère. (regardez City Of Darkness ou The Raid).
Pouvant se voir aussi bien dans le style que le fond comme le prolongement de « Chungking Express » le réalisateur Wong Kar-Wai signe avec « Les anges déchus » un film tout aussi méandreux et mélancolique au croisement du polar et de la romance. Le cinéaste fait preuve de davantage de structure mais paradoxalement cela fait perdre au film de son intensité fiévreuse.
De positif : la bande son et le style reconnaissable de Wong Kar-Wai au niveau des mouvements de caméras notamment.
De négatif : le scénario, je l'ai trouvé très obscur, je n'ai pas compris où le réalisateur voulait nous emmener ce qui m'a forcément empêcher de rentrer dans l'histoire. J'étais content que le film se termine, alors que j'avais pourtant adoré Chungking Express par exemple.
De négatif : le scénario, je l'ai trouvé très obscur, je n'ai pas compris où le réalisateur voulait nous emmener ce qui m'a forcément empêcher de rentrer dans l'histoire. J'étais content que le film se termine, alors que j'avais pourtant adoré Chungking Express par exemple.
“Fallen Angels” est un film visuellement sublime, porté par une mise en scène audacieuse et une atmosphère hypnotique. La photographie, la bande-son et le jeu des acteurs créent une immersion totale dans une Hong Kong nocturne et mélancolique. Cependant, malgré une esthétique fascinante et un message fort sur la solitude et le destin, le film peine à captiver sur la durée. Le récit, plus fragmenté et contemplatif que réellement construit, finit par perdre en impact émotionnel. Dommage, car avec une telle maîtrise visuelle, une narration plus profonde aurait rendu l’expérience encore plus marquante.
A mon avis le meilleur de Wong Kar Wai, peut être par ce que le plus dissonant. Suite ou plutôt alternative du superbe Chungking express, le film nous plonge dans les bas fonds de Honk Kong au côté de personnages isolés, aux vies tristes. Dans ce theatre d'ombres parmi les ombres, entremélés sur la scène urbaine une poésie peut toutefois se dégager, peu romanesque, mais sûrement plus vrai. Le style du réalisateur y joue certes un rôle, soit création d'une ambiance particulière, ici totalement nocturne. La musique depeint les sentiments mieux que les dialogues. Les voix off rendent les quêtes d'identités des personnages plus intelligibles aux spectateurs. Honk Kong est filmé comme un personnage à part entière comme un non-lieu, ou un lieu sans repère. Une ville-monde ou l'absence de cadre spatio-temporel peut s'épanouir. Les lieux y sont éphémères, leur étroitesse distendu par l'usage du grand angle, le temps parfois acceleré, ici surtout suspendu. Mais la marque Wong laisse place à un Réalisme voir un naturalisme de la vie quotidienne qui permet non seulement de mieux pasticher le cinéma d'action Honk Kongais mais surtout de laisser libre cours à l'errance des personnages. Errer en effet entre les lumières de la ville, qui n'ont jamais autant paru vaciller, les ombres avec.
Beaucoup diront que ce film est magnifique, esthétique du pur Hong Kong voir un must à voir. J'adore le cinéma asiatique en général surtout le chinois. Mais là, ça passe pas. Peut être que comme on dit, ce film fût une réussite dans les années 90 voir début 2000. Mais à notre époque actuelle, c'est d'un ennui prévisible. Je dirais même un nanar ennuyant sans me moquer de Wkf. Je l'ai regardé par curiosité, si je peux vous faire économiser 95 minutes. Ne me remerciez pas. À moins que vous ayez l'esprit du producteur allez-y. Bonne route.
Dans une magistrale mise en scène redoublée d'une envoûtante bande-son dont la nervosité et le tournoiement illustrent les émois de héros esseulés, éprouvés, incomplets, les tranches de vie de caractères très (trop?) divers nous entraînent dans un Hongkong nocturne où espoirs, douleurs et épiphanies se manifestent au hasard de rencontres ou d'événements imprévus. Bien que l'une soit hystérique et qu'un autre soit coupable de harcèlement (comment accepter que personne n'ait porté plainte?), les personnages touchent grâce à la poésie sensible qui se dégage des chutes émotionnelles ou psychologiques ici dessinées. D'une délicate originalité dissonante.
Totalement hermétique à ce film, ce tueur à gage est une totale abstraction dont les états d'âme me sont absolument insaisissables.
Je vais pas me remettre de la BO, elle est déjà légendaire à mes yeux, le film est une merveille sur tout les aspects, il va peut être me falloir un rewatch dans le futur pour le passer en chef d’œuvre car y’a des moments où j’ai divagué mais qu’est ce que c’était exceptionnel, les protagonistes à la fin qui se rencontrent avec cette séquence finale combinée à la musique, j’aime le 7ème art pour ce genre d’œuvre. La réalisation n’est pas mentionnée plus haut car j’ai pas besoin d’en parler tellement on est sur un niveau déjà excellent pour l’époque, chapeau complet Wong Kar-wai.
L’univers est fascinant, les plans d’une grande beauté et d’une très belle sensualité, mais que nous raconte ce film finalement?
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