Le thème rebattu du justicier dans la ville et le manque de moyens, auraient pu donner un film plat.. Outre la performance convaincante d'un Cage inspiré, l'intérêt est démultiplié car il s'agit d'un viol collectif particulièrement barbare auquel personne ne peut être indifférent, espérons-le. On est donc aussi dans un thème social fort où la justice semble impuissante et le spectateur est pris à parti. A chacun de juger.
Les heures de gloire sont définitivement passées pour Nicolas Cage qui depuis une petite dizaine d'années trimballe le plus souvent sa grande carcasse dans des films d'action et des thrillers à petits budgets où il croise d'anciennes gloires comme lui en perte de vitesse à côté d'acteurs de seconde zone heureux de donner la réplique à l'ex-rebelle de "Sailor and Lula" (David Lynch en 1990). Les scénarios sont rarement innovants mais on peut compter sur l'inaltérable conscience professionnelle du neveu de Francis Ford Coppola qui n'ayant jamais eu la partie facile au sein de l'industrie hollywoodienne met un point d'honneur à remettre son ouvrage sur le métier. Le scénario pourtant écrit par un membre de la famille Mankiewicz (Don) d'après un roman de Joyce Carol Oates sert de base à un revenge movie des plus manichéens dans lequel la détermination mutique de Cage trouve un terrain d'expression idéal que beaucoup trouveront caricatural ou même à la limite du ridicule mais qui fait justement tout le charme de cet acteur aux moyens limités dont le cabotinage parfois éhonté flirte, le génie en moins, avec la grandiloquence de figures illustres comme Michel Simon ou Vincent Price. A ses côtés un Don Johnson aux traits burinés juste comme il faut et encore très séduisant assure nonchalamment le rôle de l'avocat marron avant de repartir cheveux au vent sur sa Harley. Mais il ne faut pas se mentir, "Vengeance" est à réserver aux fans de Nicolas Cage.
On n'invente rien ici, notamment dans le scénario ultra-classique qi ne porte pas la réalisation à effectuer des prouesses. C'est assez lent, les caractères des voyous sont exagérés voire boursouflés, celui du rôle principal reste énigmatique ou inconsistant au choix, bref l'ennui rôde et guette le spectateur jusqu'au final sans surprise. Un message moral est-il délivré dans ce film ? Sans doute, et le voici : la justice est trop clémente avec les criminels lesquels s'en sortent souvent sinon toujours grâce aux arguties des avocats ; ce faisant, les victimes sont deux fois victimes. Et c'est ce qui sauvera quelque peu le spectacle.
Pas le meilleur film de Nicholas Cage mais une bonne série B qui se laisse regarder. Il y a une bonne histoire mais elle traîne parfois en longueur. Enième histoire de vengeance (on ne peut s'empêcher de penser à Charles Bronson dans le rôle du justicier).
« Vengeance » est un thriller dramatique disposant d’une histoire beaucoup trop conventionnelle avec une intrigue cousue de fil blanc dont on peut anticiper chaque événement à suivre. Le script ne propose absolument rien en matière de narration, aucun rebondissement, aucune vraie surprise. La distribution offre d’honorables prestations même si Nicolas Cage apparaît un peu trop distant, un peu trop froid. Un film, qui même s’il aborde un thème difficile, risque de rapidement finir aux oubliettes.
Une pauvre histoire avec un scénario accablant. Un film qui traine en longueur et en plus un Nicolas Cage qui fait le minimum, la seule qui tire son épingle du jeu et la jeune actrice qui interprète le rôle de la fille. Si vous n'avez rien d'autre à faire.....faites autre chose !
Vengeance : une histoire d'amour - je ne sais pas d'où vient l'histoire d'amour dans le titre - est plus un film policier teinté de drame qu'un thriller. Il est correct dans ce genre, mais sans innover. Nicolas Cage vieillit, et si ce film n'est pas un navet comme pour beaucoup de ses dernières participation au cinémas (ou en "directement en dvd"), il est au niveau de cette production : moyen.