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orlandolove
169 abonnés
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1,0
Publiée le 23 août 2010
Les choses commencent tranquillement, les personnages et l'intrigue se mettent gentiment en place. On sent déjà que la mise en scène, terriblement sage (plate ?) ne va pas nous faire décoller de notre siège. Mais on garde espoir quant au scénario. Puis vient vers la 30ème minute une scène peu crédible, où le personnage joué par Ludivine Sagnier pique une crise peu crédible. A partir de cet instant, la liste des incohérences s'allonge, les rebondissement sont prévisibles et sonnent faux. Truffé de ces petits défauts, le suspens policier fait un flop, plombé en plus par l'interprétation raté de Sagnier. Scott-Thomas s'en sort mieux, c'est bien la seule d'ailleurs. Le film ne parvient donc jamais à se défaire de son image de polar téléfilm avec son intrigue laborieuse, son absence d'ambiance et sa musique d'appartement.
Alain Corneau, réalisateur des films "Les mots bleus" et "Stupeur et tremblements" nous offre encore un excellent film, un thriller bien ficelé, surprenant, subtile et intense, avec en première ligne une actrice d'exception, j'ai nommé udivine Sagnier. Kristin Scott Thomas est très juste comme d'habitude, et Ludivine Sagnier est troublante. J'ai bien accroché !
Le scénario de "Crime d'amour" est très bon. On voit assez rapidement où Isabelle veut en venir. Les actrices sont excellente. Kristin Scott Thomas tiens le rôle à merveille. Ludivine Sagnier est plutôt étonnante. La psychologie des personnages est plutôt bien développée notamment celle de Christine bien qu'elle aurait pu l'être d'avantage. La vie d'entreprise et les harcèlements des supérieurs est bien retranscrite qu'elle soit morale ou plus ou moins sexuelle. Malgré tout ce thriller, bien pensé, ne restera probablement pas dans les annales des films de ce genre.
Ce beau film fut le chant du cygne pour Alain Corneau qui l'a réalisé et co-scénarisé, puisqu'il est sorti en 2010, année de son décès à 67 ans... C'est une histoire un peu policière mais aussi une étude de moeurs dans laquelle on est promenés comme à travers un labyrinthe, en se posant la question : où est-ce que ça va nous mener ? Même la fin débouche sur cette même interrogation. C'est une histoire machiavélique et tortueuse avec des moments de suspense qui malheureusement n'ont pas été suffisamment explorés. Le duel Scott Thomas-Sagnier est un modèle de la haine que peuvent se porter deux femmes et les comédiennes se sont admirablement imprégnées de leur personnage. Je n'en dirai pas autant du reste du casting, quelconque...Ce film, aussi sombre que son affiche, aura attiré près d'un demi-million d'entrées en salles. willycopresto
Ca partait bien on voit se developper un truc assez pervers hélas quelle idée ensuite de monter un thriller avec un déroulement si linéaire et méthodique qui ne laisse aucun doute aux spectateurs jusqu'à la fin. Le personnage de Ludivine Sagnier qui part d'une extreme à l'autre n'est pas crédible, celui de scoot thomas fonctionne mieux cependant Il aurait mieux vallut accentuer les rapports entre les protagonistes plutôt que de tuer aussi vite le personnage clé du film.
Pas de fioriture, pas de détour, Alain Corneau va droit à l'essentiel, de manière implacable, ce qui donne ce ton glacial qui va bien avec le sujet. Les acteurs apportent une touche convaincante au tout, et le résultat est très satisfaisant.
Vu en avant-première (salle quasi comble) hier 16 août. Un excellent thriller "à la française", avec un scénario original et une histoire machiavélique qui nous tient en haleine de bout en bout. Ajoutez à cela des acteurs impeccables : Kristin Scott Thomas (Christine) en femme-cadre possessive, véritable "mante religieuse" et Ludivine Sanier au look initial "sainte nitouche", mais qui échaffaude un crime parfait, à un détail près qu'on ne découvre qu'à la fin... Sans oublier tous les autres qui servent à la perfection cet excellent scénario. Moi, j'ai trouvé ça génial et ça m'a rappelé "Police Python 357" (1976) ou "Le choix des Armes (1981), tous deux du même Alain Corneau et au suspens tout aussi prenant.
Une relation perverse s’est établie dans l’entreprise entre deux cadres supérieures. L’une est assassinée. Se peut-il qu’on ait réalisé un crime parfait ? Ce qui intéresse Corneau, c’est cette notion de crime parfait. Le film comporte donc deux parties : la montée de la tension jusqu’au crime, puis l’enquête. Dans la première phase, Corneau se fait observateur du monde de l’entreprise, sujet qu’il avait déjà tutoyé dans « stupeur et tremblements », dans un contexte tout différent. Le jeu pervers des rapports de pouvoir guidés par l’ambition est décrit de manière réaliste, et certainement perturbante pour ceux qui vivent de semblables situations, et ils sont nombreux. L’auteur parvient à faire vivre ce microcosme, aidé par les deux actrices principales, parfaites (Kristin Scott-Thomas et Ludivine Sagnier). La seconde partie est plus originale, décrivant une manière téméraire de rendre un crime parfait. La mise en place est excellente, avec des inserts en noir et blanc revisitant la première partie et en explicitant certains détails. On éprouve de la fascination à voir comment l’on peut passer outre ses humiliations et bâtir un plan d’action complexe de revanche. L’ensemble de la démarche a la vraisemblance requise. La fin du spectacle laisse planer quelques ambiguïtés, et c’est bien ainsi. Avec ce dernier film, Corneau produit une œuvre complexe mais lisible, assez originale, bien construite, qui passionnera les amateurs de manipulation, et confortera ceux qui pensent que l’entreprise est à la fois un lieu de bonne humeur obligatoire, et la caverne des coups tordus.
si c'était un columbo ce serait un très bon film ...mais la mécanique est beaucoup trop longueuement explicité, je m'amusais à imaginer columbo débarquer à un moment, vouloir question ludivine qui répondrait "mais attendez je ne l'ai pas encore tuer" ....la première partie est correct, on suit la lutte quasi fraticide dans les arcanes du pouvoir, mais oui la seconde partie , même si malicieuse, est assez convenue
Pour une fois j'ai vu le remake avant l'original... eh bien je préfère quand meme l'original! Le "Passion" de De Palma m'avait en effet assez déçu, même s'il reste un De Palma plutot correct (il a fait mieux, il a fait pire!). L'atmosphère de Crime d'amour est plus glaciale donc plus réaliste et plus stressante. Le film est moins érotique que son remake, mais Ludivine Sagnier est tout de meme 1000 fois plus sexy que Noomi Rapace et aucune actrice n'arrive à être aussi froide et rigide que Kristin Scott Thomas! Le De Palma a pour lui la scène d'opéra, l'idée du masque et quelques moments torrides ; le Corneau est plus simple, plus efficace, plus didactique mais moins brouillon. Et j'ai trouvé l'image finale extremement flippante! Cocorico :-)
Dans son film posthume, Corneau fit ce pour quoi il est le meilleur: Mettre en scène la descente aux enfers psychologique de son personnage (le sommet en la matière est son inégalable "Série Noire"). C'est en tout le cas dans la première moitié de ce thriller où l'on découvre les relations, difficiles sur les plans professionnels comme personnels, entre deux cadres. Puis la seconde moitié, peut-être moins réussie mais en tout bien moins originale, où tout le suspense est autour de la compréhension de l'étrange comportement de la criminelle pour se faire innocenter.
Encore un petit film français, oublié dès que visionné, mais on a l'habitude d'une certaine médiocrité hexagonale. L'ennuyeux, c'est que cette réalisation sans imagination est signée Alain Corneau, celui de "Tous les matins du monde", du"Choix des armes", de "Nocturne indien", de "Série noire" surtout - il est vrai que depuis longtemps ("Stupeurs et tremblements" mis à part) ll n'avait guère brillé. Puisqu' on ne peut parler ici du style cinématographique (passe-partout), ni de la direction d'acteurs (on peut même s'interroger sur les choix de casting, dans le cas de Ludivine Sagnier, pas crédible une seconde dans son rôle de cadre sup aux dents très longues), il ne reste donc que l'histoire à se mettre sous la dent, policière pour l'essentiel : l'intrigue a certaines vertus d'astuce (mais, sauf à risquer de la dévoiler, il y a de nombreuses zones d'ombre gênantes). Il y aussi une étude de moeurs en milieu fermé (la filiale française d'une grande multinationale américaine) - le lien entre les deux, "polar" et "psycho", étant assuré par un ultime rebondissement, mettant en (inquiétante) perspective l'ambition professionnelle. Deux étoiles, avec indulgence, pour cette "énigme" distrayante, et surtout pour la prestation de Kristin Scott Thomas, parfaite, elle, en "executive woman" monstrueuse.
Scénario subtil et agréable mais qui ne fait que reprendre et assembler des idées déjà vues dans plusieurs films ou séries policières (un exemple parmi d'autres et pour ne pas spoiler, l'idée développée dans le film et la même qu'un tueur d'un épisode de Columbo "édition tragique"). La prestation de K.S.Thomas est exemplaire ce qui n'est pas toujours le cas de sa partenaire qui a un peu de mal parfois à se crédibiliser en working girl timide, mal dans sa peau et tout droit sortie d'une grande école (et propulsée directrice adjointe rien que ça!!!). Enfin avec un scénario correct mais pas si original que ça, la pilule aurait pu être parfaitement gobée avec un travail technique intéressant sur l'atmosphère, un rythme de plus en plus opressant... mais rien du tout, le réalisateur comme souvent dans le ciné français ne fait que diriger les acteurs sur qui tout le film repose et fait le minimum pour un rendu sobriété / efficacité sans panache et sans émotion. Il serait temps qu'une génération de techniciens voit le jour pour nous démarquer un peu de ce théâtre filmé qui caractérise trop souvent notre 7ème art.