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Dynastar21
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3,5
Publiée le 6 février 2012
Pour une première réalisation au cinéma, Romain Gavras frappe fort et impressionne. Porté par un duo de folie, ce road movie complètement barré a de nombreuses qualités notamment dans sa mise en scène et ses décors industriels apocalyptiques du nord de la France. Ce que j'ai adoré, c'est le style corrosif où il n'y a pas vraiment de limites, ça "clash" dans tous les sens, le film n'a aucune limite et ne respecte rien à la limite du racisme pur et simple très souvent, mais il est nécessaire de le prendre au second degré (âmes sensibles s'agitant pour un rien, s'abstenir). J'ai trouvé Vincent Cassel puissant et habité par son rôle, un total dévouement à l'inverse d'Oliver Barthelemy parfois en dessous manquant un peu de persuasion (notamment dans la première partie du film). Au niveau du scénario, c'est assez original et en même temps un peu dénué de sens dont la finalité est incertaine, mieux vaut retenir que c'est un road movie meurtrier par des illuminés cherchant à rejoindre une terre promise. Le film est violent tout au long du film (violence verbale, mentale, physique etc.) et en cela, je pense qu'il y a une dénonciation de cette violence, un petit côté Orange Mécanique peut-être ? La mise en scène, la façon de filmer, les plans tout à l'air très bien maîtrisé, très fluide surement parce que Romain Gavras est un habitué de la réalisation notamment de clips musicaux et il en résulte un panorama très froid du nord de la France et de ses usines, un paysage parfait pour un road movie déjanté, froid et désabusé. Ce n'est donc pas un réussite, loin de là, mais ce n'est pas non plus un échec, c'est très prometteur pour un premier film. En tout cas, je comprends que ça laisse perplexe nombre de gens, moi j'ai trouvé ça bien.
Voila une oeuvre brut radical et sans concession. L'histoire touchante de deux etre que la société rejette. Cassel démontre qu'il fait partie des grands encore un fois. un réalisation simple et diecte ou on suit la descente aux enfer ou le voyage des personnages. Olivier barthelemy donne une mesure à son personnage perdue qui rejetté par les siens reve d'un pays ou ils seront acceptés par leur semblables. Un oeuvre à ranger sur les films de Gaspar Noé qui va etre culte dans les années à venir
Il a plusieurs genres de mauvais films : - les mauvais films qui font du fric : a priori, ils sont faits pour ça, rien à dire - les mauvais films qui auraient pu être bons si le réalisateur ne s'était pas trompé en route - les mauvais films qui ne cherchent pas à paraître bons (de toute façon ils ne sont pas fait pour vous, je pense à un certain Oncle) - les mauvais films qui s'en foutent d'être des mauvais films, et voire même qui cherchent à l'être Dans cette catégorie on peut distinguer les séries B ou Z, fauchées, parfois sympathiques, et les films friqués, sponsorisés, qui sont pour le coup froidement antipathiques. Notre jour viendra fait partie de ces derniers. Il n'est pas provoquant quand il voudrait être provoquant, ni drôle quand il le voudrait. Vous savez, c'est comme le cousin un peu bourré qui raconte une blague qui ne fait rire personne dans un repas de famille. Tout le monde est un peu gêné et le pauvre gars est pitoyable. Romain Gavras a les moyens et il s'amuse : voiture de luxe dans les paysages industriels du Nord, habitants demeurés, montgolfière sur fond de coucher de soleil, petite fille rousse qui sort d'on ne sait où et qui regarde la débauche de sieur Cassel, plus cabotin que jamais (mais n'est pas Depardieu qui veut, et Gavras n'est pas Blier). Les roux sont en guerre contre le reste du monde, mais faire un film, ce n'est pas tourner un clip.
Le film est tendance, creux, vide. Il y a peut-être pire, mais je ne l'ai pas encore vu cette année. D'autres critiques sur Christoblog : http://chris666.blogs.allocine.fr/
Ça y est, R. Gavras, l'autre tête de gondole du collectif Koutrajmé passe au long. Un pitch alléchant, un casting bien sympa et une promesse, celle de parler du racisme autrement. Le début est une succession de sketches parfois très drôles, ouvertement outrancier et parfois jubilatoires. Le duo fonctionne bien, les répliques claquent et la mise en scène est souvent bien faite (avec quelques plans magnifiques). Et puis arrive la fameuse scène du jacuzzi, monstrueuse, très bien montée, où la tension, le malaise et une certaine jubilation se mêle tour à tour. C'est la scène pivot du film, avant que tout bascule. La suite, c'est du portnawak, plus d'histoire, plus rien, juste de la fureur et du n'importe quoi. Si R. Gavras sait filmer, il prouve une énième fois qu'il ne sait pas ce qu'il filme. Pas vraiment d'histoire construite, des persos trop esquissés et surtout, le fondement même de leur haine n'est pas très bien montrée. Reste des acteurs énormes et un V. Cassel en plein show. D'autres critiques sur
Notre jour viendra est un film qui divise beaucoup la critique. Personnellement, je n’ai pas du tout accroché au concept. La mise en scène de Romain Gavras est travaillée et les acteurs comme Vincent Cassel, Olivier Barthelemy ou encore Justine Lerooy sont convaincants dans leurs rôles. Mais je n’ai pas aimé le scénario qui est totalement à revoir et je ne vois vraiment pas l’intérêt du film. Bref, je ne mettrais que deux étoiles.
Romain Gavras lorgne indéniablement vers le cinéma de bertrand Blier et celui de Gaspard Noé seulement,il ne possède ni la verve de Blier ni l'arrogance de Noé.Gavras arrive a ternir la distance sur 5mn mais quand il s'agit de passer au format long c'est bien plus laborieux voir carrément inutile.
Depuis que le premier trailer était sorti, je voulais absolument voir le premier long métrage de Romain Gavras et je dois dire que je suis ravi du résultat final. Les mauvaises critiques, notamment de la presse ne peuvent pas être objectives vu que la plupart des gens qui jugent ne sont pas jeunes et ne savent pas se qui se passe dans la tête des jeunes ... enfin bref, c'est bien dommage. Un duo d'acteurs de huat vol, Vincent Cassel qu'on ne présente plus est toujours au top et démontre une fois de plus qu'il est l'un des meilleurs voire le meilleur acteur français tandis qu'Olivier Barthelemy étonne vraiment. La force de ce drame est qu'il transpire de talent et d'émotions, à la fois drôle, touchant, violent, frustrant, tout y est pour passer un moment décalé et qui nous fait oublier la banalité et la routine de la vie. Un scénario débridé, de belles images, des plans originaux, beaucoup de jeunes, des tabous ... enfin bref, tous les ingrédient sont là et le réalisateur nous démontre bien qu'il a largement sa place dans la famille du cinéma. J'ai franchement hâte de voir se qu'il nous concoctera pour la suite. A voir vraiment, le hic, c'est que même sur Lyon, il ne passe que dans deux salles, donc ... il est difficile de pouvoir le voir. 16/20.
Un film qui ne manque pas d'aplomb mais qui s'essouffle assez vite, dommage car les dialogues sont cinglants et l'idée de départ n'est pas conventionnelle. Pas essentiel mais pas non plus dénué d'intérêt.
Le résumé nous laisse envisager un film drôle, bourré d'humour. A sa lecture, le sourire se dessine sur notre visage pour finalement se crisper à la vue du film. Il y a de l'humour dans le film de Romain Gavras, mais celui ci est également très violent. Les thèmes abordés sont très interagissants, l'acceptation ou le rejet du regard que portent les autres sur nous, l'acceptation de soi, la confiance en soi... Une scène très marquante et assez éprouvante (celle où il se rase) m'a fait penser à ce magnifique film de Thomas Bangalter qu'est "Daft Punk's Electroma" qui aborde les mêmes thèmes avec, néanmoins, beaucoup plus de poésie. L'aspect à la fois naïf et fou (dans le sens premier du terme) des deux protagonistes est percutant et parfois touchant ! Les dialogues sont très bons, parfois un peu trop dit sur un ton très théâtral par Cassel, mais malgré tout, ils sont bons ! La musique est splendide. Elle est composée par SebastiAn et l'on peut reconnaitre quelques sonorités de notre cher Sébastien Tellier avec sa "Trilogie pour un Chien". "Notre jour viendra" est bel et bien dans la lignée des productions Kourtrajmé.
Au début ça passe mais après ça n'avance à rien. Un nouveau style! heu non pas vraiment, un truc que seul les jeunes peuvent comprendre! Je veux bien donc en gros il y a 2 sortes de jeunes les bas du plafond et les névrosés, gloups. Après bienvenue chez les chtis le nord une nouvelle fois sinistrée.
Là où on pouvait attendre un film explosif, tranchant, grinçant, qui ne laisse pas indemne, on a un film qui secoue un peu les pensées, mais peine à sortir les crocs. C'est dommage, car il y a un réel talent sous le vernis, qui apparaît lors de certaines séquences. Malheureusement, Romain Gavras s'égare au lieu de se recentrer sur son sujet. Un film en dent de scie.
Un film navrant et prétentieux. Malgré une réalisation plutôt réussie et une prestation très honorable des acteurs principaux, la vacuité du scénario est étonnante et au final, on se dit que le film n'est que prétexte à une avalanche de scènes violentes, malsaines et provocantes. Les parigos branchouilles y verront un film "underground/incompris des masses" et se masturberont surement devant un tel génie, mais le cinéphile moyen regrettera d'avoir perdu son temps devant ce petit navet bien de chez nous...
Notre jour viendra est avant tout un film drôle. Loin d’être idéaliste ou moraliste, il divertit. Mais encore, ce film est une œuvre qui en a dans le ventre. En effet, le but est simple : sortir de l’ordinaire, donner vie à deux êtres qui vont passer d’une certaine fragilité à une force incroyable qui les rendra aussi résistants qu’un rocher. Cassel se prête au jeu comme un enfant à qui ont fait plaisir, et Barthelemy est juste étonnant. Mais le plus grand charme du film est indéniablement le fait que les personnages son imprévisibles. Donc, règne un engouement pour l’œuvre chez le spectateur. Au final au plus profond de nous même on aimerait être à leur place, si si.
Je dois vous avouer un truc. Je ressemble pas mal à Patrick (Vincent Cassel) dans ce film. Je suis roux à peu près pareil. J'ai une approche de la rouquinerie assez semblable. Et j'ai un bon côté nihiliste et provocateur assez appuyé. Je suis quand même moins sociopathe que lui... Ce titre, Notre jour viendra, m'a dès le départ énormément touché. Pour un roux c'est très fort cette phrase (en même temps pour plein d'autres catégories de la population ça veut dire quelque chose aussi). Après ce qui compte c'est la qualité du film. Déjà mettons les choses au clair, ce film n'est pas hyper choquant. C'est pas Bernie, C'est arrivé près de chez vous ou Delivrance. Ensuite je trouve que ce film est loin d'être vide mais peut-être pas assez profond. Le problème c'est que je sais pas si ce manque de profondeur est voulu de la part des scénaristes ou c'est juste un problème d'écriture. Je m'explique. Franchement, ce film ne parle pas des roux. Ca parle surtout de deux sociopathes paranos qui en veulent à la terre entière. On oublie même assez rapidement qu'au départ ils sont roux. Donc le truc c'est que je me demande si c'est un défaut d'écriture de pas sentir le malaise rouquin ou c'est voulu de la part de Gavras de montrer que leur problème est complètement bidon. Patrick (vincent Cassel qui surjoue un peu à mon goût) n'est pas un roux qui a souffert c'est juste un vieux qui en a ras le cul de la vie. Et Rémy (excellent olivier Barthélémy) n'est pas un rouquin persécuté, c'est juste un petit cave pas sûr de sa sexualité. Pareil à la moitié du film. Quand ça part en live. On sent pas vraiment le gros déclic de leur folie. Est-ce fait exprès? Est-ce un manque, un "oubli"? Ou là encore Gavras a voulu montrer que les gars sont tout seuls? Et enfin je le répète les scènes qui se disent choquantes ne le sont pas beaucoup. Mais malgré ces doutes, j'ai beaucoup aimé ce film. Et je me dis un truc. Kim Chapiron a commencé avec Sheitan qui n'avait objectivement pas grand interêt (un gros délire quoi). Puis il a fait Dog Pound salué par les critiques. Là Romain Gavras, pour son premier film, nous fait quelque chose de costaud j'attends donc son second film avec impatience!!
Après 45 minutes quasi-parfaites , Romain Gavras plante bêtement son film : à partir de là on ne comprend plus ce qu'il veut nous dire , les motivations de ses personnages ce qui laisse cruellement le spectateur à distance ! C'est pourtant dommage car auparavant la réalisation , la photo , l'interprétation ( magistral Vincent Cassel ) et la B.O étaient parfaites ! Il y a du talent chez le fils Gavras , il faut juste qu'il apprenne à mieux raconter une histoire , en exploitant mieux les images magnifiques qu'il nous montre : on n'est pas dans un clip ! A noter que le trailer annoncait un film très sombre , il n'en est rien sauf peut être vers la fin puisque le film s'avère très drole , avec un humour très corrosif qui n'est pas du tout déplaisant . J'attends avec impatience le second film de Gavras qui sera je l'espère plus poussé et mieux maîtrisé , il y a là matière à voir naître un grand réalisateur Français !