Typiquement ce que le cinéma Français peut faire de plus inattendu. C'est très déjanté, mais tout en restant profondément encré dans la réalité. On retrouve Vincent Cassel là où on ne l'attend pas, et on découvre Olivier Barthelemy au même endroit. J'apprécie beaucoup, pleins de scènes cultes, des répliques extraordinaires, énormissimes, qui font le buzz, et qui suffisent largement à justifier une bonne note, même s'il manque un rien de ciment à l'ensemble pour faire tenir ce qui séparément restera mémorable (un peu comme Podium).
Allez, une seule petite étoile pour la forme, les images de cette région filmée sous son angle le plus ingrat. Rapidement on sombre dans le répugnant sans explication particulière, et sans justification qui aurait du poser les bases pour fournir des clefs. Qui sont-ils ? Ca me fait penser à Mesrine, que j'avais déjà trouvé repoussant sur le fond. Pourquoi tant de haine ?
Film de fous avec des fous et pour des fous, ce métrage du rejeton Gavras est singulier à plus d'un titre. On retiendra juste qu'il prend la forme d'un road movie avec un pauvre hère jugé différent parce que roux accompagné de son mentor sur les routes de la Somme et du nord de la France à la recherche de l'identité sexuelle du premier mais surtout d'un lieu qui les accueille à bras ouverts. Mais ce qui saute avant tout aux yeux, c'est la magistrale composition de Vincent Cassel, véritablement habité puis complètement dépassé en pygmalion vieillissant ayant du mal à tout contrôler. Bizarre mais attachant.
Je trouve que les clips de monsieur Gavras frôlent le ridicule -dans une surenchère de violence pour faire du buzz-. Mais ce film sort de ces aprioris. Malheureusement la plupart des critiques presse n'ont pas été creuser plus loin que la qualité esthétique et ce sont arrêtées -au peu de violence- sans comprendre le message porté. Une vraie ode sur la découverte de soi, avec un mentor à la "Le temps d'un Week-End" qui bouscule son poulain et finis par être dépassé par les évènements.
J'ai trouvé ce film assez spécial avec des scènes plutôt dérangeantes, d'ailleurs c'est ce que j'ai préféré dans le film :-) sinon il aurait été d'un ennui mortel
Un film sur les roux, au titre peu en rapport avec l'ensemble... On suit deux protagonistes haineux et complexes dans leurs péripéties en route vers l'Irlande... Sauf que nous, pauvres spectateurs imbéciles, on ne suit pas pour la seule raison qu'on ne comprend rien. Alors certes, certaines scènes sont vraiment bonnes. Parfois la tension est là. Mais rien n'est jamais justifié. Les personnages changent d'état d'esprit sans aucune raison, s'aiment, se haïssent, s'entre-aident, se menacent de mort, ect... Quant aux personnages secondaires, ils ont l'air de tous trouver ça complètement normal ! On dérive sans savoir ou l'on va, d'accord. Mais sans savoir pourquoi, c'est un peu plus grave. Le fait d'être roux reste finalement très en second plan et servira uniquement à défendre un mal-être des personnages. bof bof
L'idée de départ était bonne mais ... Déjà, les dialogues tombent à plat, les acteurs surjouent, le scénario part dans tous les sens, sans susciter une once d'émotion. On se demande comment les personnages en arrivent là, mal campés, on ne connait absolument rien d'eux. Le film de Romain Gavras se veut corrosif et militant mais il n'en est rien. Nos deux "héros", se retrouvent dans des situations invraisemblables à la limite du grotesque. Le décalage est d'autant plus importun que le film a la prétention de se croire grave et sérieux alors qu'il est abordé, froidement, avec absurdité. Du grand n'importe quoi. Le "Stress" de R. Gavras était déjà pitoyable de puérilité et d'immaturité, ce "Redheads" enfonce un peu plus le clou. Entre scènes de provoc' à la noix et absurdité manifeste, Notre jour viendra s'impose comme une des "oeuvres" les plus stupidement trash que l'on ait pu voir dans le paysage cinématographique français.
Le début du film m'avait vraiment enthousiasmé, ca tiens la route, le duo d'acteur fonctionne avec notamment Cassel qui dégage un vrai charisme, malheureusement la suite part dans tout les sens à coups de métaphores, des scènes sans queues ni tetes, ça devient un gros n'importe quoi pour les spectateurs comme moi qui ont du mal avec l'abstrait. A voir pour quelques scènes cultes et très droles.
C'est affligeant, je me suis forcé à le regarder jusqu'au bout par pure curiosité mais c'était limite de la torture vers la fin! Ce film est d'un non-sens, j'ai rarement vu ça, y'a pas de scénario, c'est complètement incohérent, les dialogues et les comportements des personnages sont consternants. Y'a rien de crédible et le jeu d'acteurs est vraiment mauvais, même Vincent Cassel m'a déçu.
Ni totalement bon ni totalement mauvais Notre jour viendra est un film sincère, qui fait du bien à voir dans la production française actuelle. Le spectateur ne s'ennuie jamais et les jeux d'acteurs sont excellents. À noter une très belle séquence finale.
À la base, ce film ne m'attirait pas particulièrement mais sur conseil d'un ami, je me suis donc lancé dans Notre Jour Viendra. Le moins que l'on puisse dire c'est qu'il s'agit d'un film très spécial. Cependant je n'ai pas du tout accroché. Je n'ai pas été captivé par ce road-trip pour roux, surtout car je n'ai absolument pas saisi où cela nous menait. Pour être clair, je n'ai pas cerné l'intérêt du film (si il y en a un). Cela part d'une rencontre improbable de deux personnages que tout oppose si ce n'est leur couleur de cheveux. Et à partir de là, ils vont entamer un voyage, en multipliant des rencontres plus bizarres les unes que les autres, qui n'a au final aucun but précis. Même si certaines scènes sont intéressantes, pour moi, l'ensemble reste dépourvu de sens, malgré des prestations correctes de Vincent Cassel et Olivier Barthélémy. Bilan très mitigé donc pour ce premier long-métrage signé Romain Gravas.
Je suis un grand fan de l'ensemble du travail de Romain Gavras depuis que j'ai vu son clip de Signatune pour DJ Mehdi il y a des années. Et notre Jour viendra est une combinaison de plusieurs éléments de ses précédents clips, notamment celui sus-mentionné, reflétant son "fascinement", si on peut l'appeler ainsi, pour le monde des kèkè de villages. Mais également son amusement à représenter les roux persécutés comme dans sa vidéo pour MIA - Born Free. Alors j'ai toujours aimé ce côté qu'il a de balancer des trucs comme s'il en avait rien à foutre, qui donne l'impression qu'il veut faire passer un message alors qu'au final il le fait juste parce qu'il trouve ça cool. Les gens vont toujours chercher des messages trop loin, derrière tout et n'importe quoi. Les commentaires Youtube en sont le meilleur exemple. Donc notre jour viendra m'a plu, parce que c'est plein de scènes fortes, de dialogues bien ciselés et de plans visuels incroyables. Cependant, bien que ce format fonctionne très bien dans des vidéos courtes, quand il s'agit de film on se rend vite compte qu'il y a un certain manque d'épaisseur. C'est beau, c'est marrant, triste, choquant, mais on reste quand même sur notre faim derrière ce manque de parti pris justement. Autant c'est sympa de balancer des trucs cools et beaux dans un clip, sans arrière pensée, autant dans un film on en attend quand même plus scénaristiquement parlant, surtout quand les héros se positionnent aussi dans un sens aussi radical et violent pour défendre leur cause.