Une fois de plus c’est désabusé que je ressors du cinéma, désarçonné par ce "Fish Tank", énième œuvre dans la lignée de ce genre de cinéma d’auteur qui ne cesse de se développer ses derniers temps. Alors certes, l’épuration totale des effets de style est volontaire et cela dans le seul souci de coller au plus près du vrai. Certes, l’intrigue se plait à maintenir cet état de stase afin de poser une ambiance plutôt que de se laisser aller à des schémas plus construits mais du coup plus artificiels… Malgré tout, personnellement j’en viens toujours au même stade avec ce genre de démarche – aussi cohérente puisse-elle être par rapport à elle-même – c’est que l’ennui et la léthargie finissent toujours par triompher. A quoi bon ces « films-instants » qui ne prétendent qu’à capter une simple once de notre monde sans qu’il n’y ait derrière aucune volonté de nous y faire pénétrer profondément, sans qu’il n’y ait non plus de recherche à nous le faire regarder autrement ? OK, l’histoire de cette petite jeunette est touchante parce que sa vie n’est pas drôle et qu’on sait très bien qu’il y a en sûrement des tas des gens comme ça… Merci de nous le rappeler. Mais à quoi bon choisir cet instant du monde plutôt qu’un autre si c’est juste pour nous le présenter comme ça, tel quel, presque à la débotté ? Alors après, peut-être que ces instants fugaces qui vous font simplement regarder ailleurs sont votre panacée et vous suffisent pour une sortie au cinéma… En tout cas, si ce n’est pas le cas, ne vous laissez pas duper par le déluge de prix qu’a récolté ce "Fish Tank" car, comme il devient malheureusement coutume en ces temps, ce déluge ne fait en définitive que traduire l’esprit d’une époque où le cinéma n’est plus perçu comme un art qui cherche à immortaliser les émotions les plus intemporelles, mais plutôt comme un simple capteur d’instants périssables…
Fish Tank est un bon film britannique, il met en scène la vie d'une ado qui a des rêves et doit vivre avec ses illusions. Il y a pas mal de temps mort mais certaines scènes attirent l'oeil. Katie Jarvis est une bonne actrice. A découvrir pour ceux qui aiment les films indépendants ou les drames.
Fish Tank, c'est juste une grosse claque. Après Red Road en 2006 qui m'avait déjà laissé un souvenir indélébile, Andrea Arnold revient avec cette histoire d'une jeune fille paumée qui vit avec sa mère et sa soeur dans une cité, et qui voit dans la danse la seule issue pour s'en sortir... jusqu'à ce qu'elle rencontre le nouveau mec de sa mère. Fish Tank possède une force incroyable, le casting est impeccable, la mise en scène est délicate et le travaille du cadre est impressionnant, le tout au service d'une histoire qui nous touche en plein coeur par la subtilité de son propos. Magnifique!!
Fish Tank nous conte la vie quotidienne d'une adolescente dans une famille mono-parentale où l'étalage des sentiments et la chaleur inter-familiale n'est pas le point fort. Une belle réalisation avec des personnages réussis agissant dans leur vie du mieux qu'ils peuvent, même si ils peuvent peu, avec des degrés respectifs de résilience étonnants. Nous suivons le parcours de la jeune fille avec compassion et intérêt. Le film ne tombe jamais dans le pathos. Une belle œuvre à voir.
J'apprécie peu ce drame qui est trop long essentiellement parce que les traits de caractère des personnages me semblent un peu trop caricaturaux à l'image de l'adolescente rebelle quasiment à tout bout de champ et de l'amant de la mère trop cool. Certaines scènes ne sont pas très bien inspirées comme celle de l'indifférence de la mère au moment du départ de sa fille en préférant danser le rap ou celle de l'enlèvement de la fillette. Et à part nous montrer les difficultés sociales,le film apporte rien vraiment de plus.
Le cinéma social indépendant British ce n'est pas que Ken Loach , et Andrea Arnold nous le prouve bien dans ce drame social un brin austère , tout empreint de violence tant physique que psychologique ou même verbale . D'autant plus que celui-ci donne l'occasion à une non-professionnelle , Katie Jarvis , de montrer tout l'étendue de son talent dans un rôle très border-line . L'ensemble des personnages se portent d'ailleurs loin de la caricature ayant chacun leurs défauts ( le personnage de Michael Fassbender , toujours excellent , en tête ) . On est même entrainé dans un certain suspense jusqu'à cette fin , ouverte , qui si elle ne débouchera certainement pas sur un second opus , laisse la porte grande ouverte aux interrogations du spectateur : Comment sort-on de la misère ? A voir !
Joli portrait d'une ado de banlieue rebelle et paumée. Réalisé façon docu au plus près des personnages, j'ai beaucoup aimé les scènes de respiration des rapprochements d'avec son "beau-père". Toute fois le film est un poil long et aurait gagné dans sa rythmique avec quelques coupes. A voir.
Ce film raconte l'histoire d'une jeune adolescente rebelle malmener par la vie qui tiens malgré tous grâce au hip op. Un homme arrive au sein de son foyer et semble croire en elle. Ce film nous montre la réalité parfois cru d'une jeune fille dans une cité en Angleterre.
Un drame social english qu'on voit venir à des kilomètres mais qui garde quand même quelques surprises. C'est bien joué et donc crédible. Il n'apporte cela dit pas grand chose et sera malheureusement vite oublié.
Excellent film ! Beaucoup de sensibilités, un manque d'amour et le tableau d'une angleterre populaire très bien dressé selon moi. Je trouve les acteurs et en particulier Katie Jarvis, d'une justesse et d'une finesse sincère et c'est avec plaisir que j'ai vu ce film malgré le fait que ce soit un drame social, genre dont je ne suis pas un fervent adepte. Ce long-métrage permet de réfléchir à la nature humaine et aux relations sociales.
Comment l’approcher cet âge adulte qui compte tellement d’êtres méprisables ? Par la danse ? Par la bravoure ? Pour commencer, mieux vaut appeler l’Idéal à son secours. C’est avec lui qu’on se sent le mieux au départ. Pour Mia la belle rebelle, c’est Connor qui incarne tout à coup cet idéal. Il faut dire que Michael Fassbender, l’acteur charismatique de « Hunger », n’est pas le plus vilain des anglais. On dirait un nouveau Ewan McGregor, plus vampirique, plus dangereux. Le hic, c’est qu’il saute Maman. Et puis Mia n’a que 15 ans… Et pourtant c’est lui, c’est évident. Il suffit de se laisser envoûter par la beauté sculpturale de son corps… Adulte adolescent, Connor n’est pas un vieux comme les autres. Sa douce fermeté, la malice dans son regard, et sa manière de se saisir des corps… Andrea Arnold nous avait déjà séduits avec le remarquable « Red Road ». Cette fois-ci, avec « Fish Tank », elle nous envoûte. Elle expose le désir et la sensualité, les développe comme une alchimie tirée de la rencontre entre l’extrême délicatesse d’une jeune fille en fleur et la voracité d’un mâle ultra dominant, sorte de bête tout juste extirpée de la sauvagerie. De toute façon, Mia et sa sœur sont elles aussi un peu bestiales, chiennes et putes, attendries par le destin des juments mourantes, et fatiguées de ce combat épuisant avec la reine des chiennes, cette mère fêtarde et baiseuse, encore jolie, mais déjà flétrie. Mia amoureuse tentée par le crime, et puis rattrapée par sa belle humanité, incapable de se venger vraiment, accepte finalement de s’abriter dans la carcasse rassurante de la Volvo amour. Elle est devenue aujourd’hui ma douce petite chérie.
Un film simple et rempli de vitalité, qui vous feras vivre une histoire plutôt légère mais avec beaucoup d’émotion. Avec ses acteurs attachants, surtout Katie Jarvis qui endosse son rôle avec beaucoup d’énergie et de savoir faire, l’intrigue avance doucement mais surement. Fish Tank reste donc un film agréable sans surprise mais avec beaucoup d’effet.
Et bien oui, je n'ai pas aimé ce film, je n'y ai pas accroché. D'abord, je l'avoue, par mauvaise foi: l'esthétique n'est pas du tout soignée, et je n'estime pas ce film comme un film de cinéma. Ensuite, tout simplement pour l'histoire, à laquelle je n'ai pas accroché... Je ne l'ai pas trouvée crédible, ni réjouissante, ni alarmante, ni... Je n'ai pas vibré une seule seconde, ou alors sur quelques espoirs que j'avais que ça décolle, qu'il se passe un truc qui fasse se passer un truc... La presse au grand complet l'a encensé (moins bonne note, venant de Studio CinéLive, 2 étoiles!), les spectateurs ont posté plus de 70 critiques sur 78 avec 2 étoiles ou plus! Et moi, je me sens un peu seul devant ceux qui aiment, parce que je n'aime pas. J'avais trop d'attente par rapport à ce film, je pensais que ça allait être mon coup de coeur du mois, et finalement je trouve qu'une simple comédie américaine vaut bien plus le coup que ce pseudo-drame qui m'a laissé, moi, de marbre, et ou je me suis vraiment ennuyé. Je ne suis malgré tout pas sorti de la salle, et le film laisse tout de même un message qu'on devrait écouter: pour ne plus vivre dans la morosité, l'anti-rêve de notre vie, mieux vaut s'évader de notre « Fish Tank », titre ironique et bien vu, c'est une des choses que j'ai trouvé originale. Et puis il y a un point sur lequel je suis d'accord avec tous: Katie Jarvis est très prometteuse, mais j'ai l'impression que c'est simplement pour elle que la majorité des critiques ont aimé le film! Alors forcément, oui, ça me déçoit, car même si elle porte le film, elle ne le fait pas. Résultat: je me suis ennuyé et je trouve le scénario peu propice à une grande et belle histoire sociale de cinéma. Et désolé pour le coup de gueule, mais c'est quoi cette scène ou Katie Jarvis emmène la petite fille à la trottinette? Je serai heureux de pouvoir comprendre...
Partant plus ou moins du même point de départ que son court-métrage "Dog" (adolescente à problèmes, mère ennemie, paysages urbains désolés...), Andrea Arnold signe avec "Fish Tank" une oeuvre brute et puissante, toujours marquée par le cinéma de Ken Loach. Arnold cherche à être réaliste sans donner un aspect documentaire à son film. Ainsi, la dureté de la vie de ce prolétariat anglais est rendue avec une photographie très travaillée. Katie Jarvis montre quant à elle que les non-professionnels peuvent être, dans certains rôles, bien meilleurs que des acteurs chevronnés. On peut reprocher au film d'être un peu prévisible : la jeune adolescente, vivant avec sa mère qui l'a eu très jeune, et sa petite soeur aussi paumée qu'elle, tombe amoureuse du nouveau copain de sa mère, en qui elle voit le moyen de s'en sortir. Bien évidemment, l'homme en question (incarné par Michael Fassbender) s’avérera lui aussi décevant. La prévisibilité du scénario n'enlève rien à la force de ce film, qui a mérité son Prix du Jury 2009.