J'ai beaucoup aimé ce film. Le spectateur est tout de suite plongé dans l'action. Les comédiens sont tous formidables, le rôle titre évidemment mais aussi tous les seconds rôles : la petite soeur, le gitan...La photo est également très intéréssante, une belle lumière, de beaux paysages mis en valeur. Le dénouement est très émouvant et l'avant dernière scène est tout simplement magnifique!
Un pur bijoux du cinéma anglais.La révélation féminine de l'année Katie Jarvies est extraordinaire comme les 3 autres acteurs.La BO est magique tout comme l'histoire. Le seul tout petit bémol est la longeur dans la 1ere partie mais la 2e est magitsrale.La scène avec Keira fait froid dans le dos.Cela fait du bien de l'excellent cinéma
Waouh!... c'est ce qu'on se dit en sortant de la salle. Des plans avec des jeux d'ombres et de lumières magnifiques, une caméra qui semble placée toujours au bon endroit, au bon moment. En les alternants du plan américains au gros plans pour pouvoir à la fois montrer les émotions des acteurs par leurs traits et leurs gestes.
Deux acteurs (les principaux), que sont la révélation Kate Jarvis et le nouvel acteur qu'on commence à voir souvent Michael Fassbender (Hunger, Inglorious Basterds...). Kate Jarvis, qui joue exellement bien son personnage. Une jeune fille qui se sent rejetée et incomprise par sa mère, qu'elle déteste mais à qui elle voudrait tout de fois parfois ressembler (capacité à danser). Une adolescente qui laisse parler son coeur (histoire avec le cheval) , fonctionnne sur des coups de tête et qui se réfugie dans la danse pour exprimer la hargne qu'elle réprouve dan le monde où elle vit. Elle parvient à jouer ce personnage si complexe est bluffant sans tout de fois tomber dans la caricature (problème de ces cités) ou le pathétique.
***A ne pas... la suite de la critique sur http://kevinnicolas.blogs.allocine.fr
Une première partis sociale et sensuelle de toute beauté et une seconde partie plus dramatique et un peu moins bien réussie (avec quelques longueurs)qui n' altère pas pour autant le charme et la force de l'ensemble. Bon film quoi qu'il en soit !!!
Joli film, mais qui arrive après "Rosetta" et les films de Ken Loach. Du coup, à part quelques beaux moments, rien de très nouveau : il y a tout ce qu'on peut attendre d'un film anglais de ce type. Ce n'est pas désagréable pour autant.
Résumé par une des musiques du film : Life's a bitch...
En recherche de lumière, t'as bien fait de pas venir. FIlm excellent mais c'est pas les poupées russes ni même le premier jour du reste de ta vie. Il s'agit de la vraie vie pourrie des quartiers... pourris. A la fin, tu sors, c'est pas l'énergie de l'espoir qui t'accompagne. Pas envie d'embrasser les passants, ni les gens confortement attablés, plutôt envie de leur envoyer un regard glacial empli de fatalisme et de dédain. Envie de leur dire " La vie est trop souvent injuste. Dans le bon sens, pour toi Michel, qui coupe ton entrecôte. Mais dans le mauvais pour la plupart des êtres humains".
Tu rentres chez toi. Tu réécoutes California Dreamin', la version de Bobby WoMack. Celle qui te fait comprendre la beauté des paroles de cette chanson, dont la plupart ne connaisse que la version techno.. Cette envie de s'échapper. De partir dans un endroit qui fait rêver (cf. l'aspiration de l'héroîne du film). En rentrant, pas envie d'allumer la lumière. Marre d'être ébloui par cette foire aux simulacres (cf. allégorie de la caverne Platon).
J'aime pas la lumière La pâleur crue de la vérité. Je préfère voir la vie à travers un prisme De préférence, l'obscurité...
Un film noir mais rythmé par la spontanéité refraîchissante de la soeur de l'héroïne. Une petite gamine qui a un phrasé du tonnerre. Une Juno en puissance. Et que dire de l'érotisme qui entoure ce film, qui atteint son apogée sur ce canapé flambé à la vodka.
Enfin voilà... Un film qu'on va voir on sait pas trop pourquoi. Un film qu"on aime beaucoup, on sait pas trop pourquoi. Et finalement, pourquoi on est sur cette terre? On sait pas trop pourquoi....
Fish Tank nous conte la vie quotidienne d'une adolescente dans une famille mono-parentale où l'étalage des sentiments et la chaleur inter-familiale n'est pas le point fort. Une belle réalisation avec des personnages réussis agissant dans leur vie du mieux qu'ils peuvent, même si ils peuvent peu, avec des degrés respectifs de résilience étonnants. Nous suivons le parcours de la jeune fille avec compassion et intérêt. Le film ne tombe jamais dans le pathos. Une belle œuvre à voir.
Je risque une petite étoile, pour une seule petite trouvaille : la façon originale (et plaisamment visuelle) dont Mia prend congé de ses mère et soeur, à la fin de ce très très long pensum (2 h 05 !). Que trouve-t-on d'intéressant, d'émouvant, dans cette énième "chronique sociale", où alcoolisme, chômage et grossesses juvéniles font le lit du sordide, qui, en conséquence, a des légèretés d' "étouffe-chrétien" et l'attrait d'un sujet surexploité ? Outre les problèmes de scénario, il faut donc déplorer une mise en scène bourrative dépourvue de grâce autant que d'invention ; et encore, la direction d'acteurs, indigente, qui ne sauve pas l'ensemble. N'est pas Ken Loach (ou Mike Leigh) qui veut : ces peintres des banlieues anglaises paupérisées ont une manière, un style, irrésistibles, qui savent faire naître émotion et réflexion, gageons que l'un comme l'autre auraient su faire toute autre chose de ce pauvre "Bocal" - Andrea Arnold a encore beaucoup à apprendre ! Un "Prix du Jury" Cannes 2009 totalement incompréhensible pour moi.
J'adore ce genre de film type "tranche de vie" et celui-ci est particulièrement réussi. Les réactions des différents personnages toujours plausibles et réelles, et la quasi absence de clichés rendent le film très plaisant. Rajoutez à cela une petite critique de la société du paraître et de la télé-réalité et vous avez un super film !
Je ne comprends pas l'emballement pour ce film assez moyen, il y a, c'est vrai, quelques jolies scènes mais c'est toujours inabouti, ça ne mène nulle part et, au fil et au mesure, même l'héroine commence à devenir antipathique et insupportable et on s'ennuie !
Le grand atout de ce film sur les errances d'une adolescente difficile est son actrice principale. Sinon tous les éléments classiques de ce genre de film sont là: Relations difficiles avec son entourage, à commencer par sa mère, un amour difficile et un point d'ancre avec la vie pour éviter la dépression, ici la danse. Quand, après une heure ces codes sont brisés par sa relation avec son beau-père, la tragédie semble devoir continuer à grimper jusqu'au suicide mais s’achève sur une fin décevante.
Juste un petit bémol dans ce concert de louanges auquel je m'associe par ailleurs : ce n'est pas tant à Ken Loach ou à Mike Leigh que m'a fait penser "Fish Tank", mais plutôt au François Truffaut des "400 Coups". Pas uniquement à cause des recoupements - évidents - dans les intrigues, mais surtout parce que ces deux films ont en commun une fraîcheur, une spontanéité, un culot qui n'appartient qu'aux premières œuvres. Et puis parce qu'on y trouve un fond d'humanité, de générosité, de bienveillance qui manquent parfois aux cinéastes anglais de la génération précédente (là je sens que je vais me faire détester). Bref, allez-y, c'est un très beau film.