Poetry
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Truman.
Truman.

273 abonnés 1 364 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 mai 2014
Comparable à un Mother (de Bong Joon-ho) sur fond de poésie, un film doux et humain .
On retrouve une belle caméra qui joue sur le naturel des images et offre de belles prises lumineuse fort agréable .
Le film parle autant de poésie et de la beauté du monde que de cette femme qui fait tout pour aider son petit fils .
L'actrice est excellente et contribue à la beauté face aux cruels difficultés de la vie .
Néanmoins je trouve ça dommage de ne pas explorer un peu plus le coté de la maladie de la femme qui est l’Alzheimer .
Un poil long par moment mais rien de bien gênant, Poetry est un beau drame, humain, doux et touchant .
ptiverat
ptiverat

18 abonnés 80 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 février 2014
Trouver la poésie quand on baigne dans un univers sordide de viol, quand on est femme de ménage pour un vieillard handicapé qui rêve de jouir, quand sa propre vie est en sursis à cause de l'Alzheimer, pas facile! Et pourtant à petites touches cette vieille dame, une espèce de Maude asiatique, trouve le chemin de son poème qu'elle nous livre à la fin en rédemption du suicide du viol de cette jeune fille douce. Ces viols et ce suicide, intimement lié à l'histoire de son petit-fils, ouvre la porte de la poésie . Il faut évidemment prendre un autre rythme que la dégustation Hollywoodienne du cinéma pour savourer chaque vers de ce long poème cinématographique . Et pour chaque moment glauque et sans espoir d'une société rustre et barbare s'inscrit un moment de poésie qui nous mène au poème final en évitant les écueils des longues tirades et des rimes faciles. Certains trouveront la finale facile, mièvre, mélodramatique c'est qu'ils n'ont pas compris que la finale n'a aucune importance au cinéma; c'est le chemin qui y mène qui a sa valeur! On pourrait presque dire la même chose pour la poésie si ce n'était que contrairement à une finale de cinéma la bonne poésie enserre à jamais dans notre âme un mystère . Vu ainsi la finale de ce film est très réussi et parfaitement en accord avec la poésie.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 février 2014
"Poetry" est un film puissant et terriblement bouleversant. Après l'excellent "Secret Sunshine", Chang-Dong Lee retravaille le thème de la mort avec une justesse inégalable.
Cette fois ci, c'est Jeong-Hie Yun, légende du cinéma Sud-Coréen, qui interprète le rôle de Mija, grand mère drôle et à la fois touchante. L'actrice réussi à nous faire larmoyer tant par sa sincérité que par son interprétation sans faute.
Il est vrai, après avoir dévoré "Poetry", on en ressort différent et pourtant si joyeux de savoir qu'un tel chef-d'oeuvre existe réellement.
Hotinhere

790 abonnés 5 467 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 octobre 2023
Le portrait terriblement touchant d’une grand-mère coréenne qui s'initie à la poésie comme échappatoire à sa vie tourmentée, illuminée par la prestation bouleversante de son héroïne.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 septembre 2013
Sur le plan mélodramatique, la barque est bien chargée... Mais le traitement est d'une grande délicatesse, tout en finesse et profondeur psychologiques. Lee Chang-dong dresse le portrait d'une femme qui encaisse les coups de la vie avec une forme d'absence dépassée et une douleur retenue. Incapable d'exprimer ouvertement ses sentiments (peur, effroi, honte...), incapable d'écrire un poème. La poésie joue ici un rôle multiple : c'est l'occasion de retenir les mots avant qu'ils ne disparaissent de la mémoire, c'est la tentation de fuir loin des horreurs du monde, dans la contemplation et la beauté, ce sera finalement le vecteur d'une vraie libération, l'expression d'une compassion. Mais aussi l'aboutissement d'un parcours christique. Car il s'agit bien d'un chemin de croix pour Mija qui tente de racheter la faute de son petit-fils par tous les sacrifices. Une quête de rédemption. Les scènes finales sont un mélange de grâce, de souffrance et d'apaisement. Un monologue à deux voix, comme une communion par les mots, par-delà les mots. C'est poignant.
Outre sa dimension morale, le film comporte un aspect sociologique avec ce tableau d'une société coréenne déshumanisée, monstrueuse d'insensibilité. Entre les parents des ados violeurs qui évaluent froidement le prix de la vie de la victime pour "dédommager" la famille, en évitant de rendre le scandale public, et le comportement du petit-fils, insouciant, glouton et ingrat, le réalisateur n'épargne pas ses concitoyens. Cela dit, entre misanthropie et foi dans l'humanité, laideurs et beautés du monde, il trouve le juste équilibre, critique et poétique.
Dicidente
Dicidente

49 abonnés 691 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 mai 2013
Mija, la soixantaine, élève son petit-fils, et travaille en tant que femme de ménage et aide de vieilles personnes en difficulté. Elle tente de vivre au mieux tout en profitant des petits plaisirs de la vie, mais des événements tragiques vont se produire. "Poetry" est un film gorgé de bonnes intentions, révoltant et touchant, parfois drôle. Mais totalement handicapé par sa mollesse, sa lenteur, sa longueur.
lorenzo fly
lorenzo fly

32 abonnés 818 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 janvier 2013
Un film intéressant qui décrit la vie d'une femme âgée avec son petit fils. Si ce film est bien doté d'une âme poétique malheureusement le tout manque d'ingéniosité!!
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 1 mars 2013
Quand j'ai vu que la durée de ce long-métrage était de 2h13 et qu'il parlait de la poésie (comme le sous-entend le titre), je me suis dit que j'allais littéralement :"Me faire chier". Mais pas du tout! Grâce à plusieurs histoires parallèles, qui sont toutes dramatiques et qui alourdissent encore plus la vieille femme de 65 ans. Pour se libérer, chaque qu'elle se sent oppresser, elle fait de la poésie. Ingénieux et empêche le spectateur de s'endormir. Et les petits plans malicieux qui montrent des personnages à priori sans importance, mais que l'on retrouve bien après. D'ailleurs, en le visionnant, on ne peut que penser au thriller sud-coréen "Mother" qui traite aussi d'une histoire similaire, avec aussi une quête de soi. Sauf qu'ici, l'ambiance est plutôt ensoleillé contrairement à l'oeuvre de Boon-jo Ho. Différents thèmes et musique discrète, c'est ce qui fait le charme du cinéma asiatique, beaucoup moins américanisée (excepté un certain Kim-Jee Won) et avec ses propres thématiques qui conquissent le monde entier.
Cluny
Cluny

97 abonnés 593 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 octobre 2012
Le titre, "Poetry", ainsi que l'affiche montrant Mija assise sous un arbre le regard perdu dans l'immensité, pouvait nous faire craindre une histoire un peu mièvre. Ceux qui avaient vu "Secret Sunshine", dont je suis, savaient déjà qu'il n'y avait pas trop de risque de ce type à craindre de la part de Lee Chang-Dong. La première scène du film suffit à nous convaincre qu'on ne va pas patauger au pays des Bisounours : des enfants filmés en plan large jouent au bord d'une rivière ; l'un d'entre eux s'arrête, son regard vient d'attraper quelque chose : un corps dérive et vient s'échouer devant eux, celui d'une collègienne, pauvre esquisse d'Ophélie, lointaine descendante de Willa Harper dans "La Nuit du Chasseur".

Cette scène qui rappelle celle de la découverte du corps de Jun dans "Secret Sunshine" nous annonce que nombreux seront les obstacles qui viendront se dresser dans la quête de la beauté qu'entreprend Mija en s'inscrivant au cours de poésie à la M.J.C. de son quartier, car après tout, comme elle dit elle même, "elle aime les fleurs et dit des trucs bizarres". En effet, comme l'explique son professeur, pour écrire un poéme, il faut savoir dénicher la beauté dans tout ce qui nous entoure. Vaste programme pour Mija, dont la vie se résume à travailler comme aide-ménagère pour un vieillard libidineux, et à tenter de répondre à tous les caprices de son monstrueux petit-fils laissé là en consigne par sa fille partie au loin.

Elle n'a pas encore assisté à son premier cours, qu'elle a déjà appris d'un médecin que ses trous de mémoire cachaient quelque chose d'inquiétant, et assisté au désespoir de la mater dolorosa de la collégienne qui s'est jétée du haut d'un pont dans la rivière Han. Derrière ces deux événements se dissimule le pire : elle est bien atteinte d'Alzheimer, et la jeune fille s'est suicidée car elle était violée depuis plusieurs mois par six élèves de sa classe, dont Wook. Et la barbarie continue, avec le visage policé de la lâcheté, quand les pères des cinq autres violeurs organisent un petit arrangement avec la police et le collège pour acheter le silence de la mère de la victime, condamnant Mija à ajouter à la culpabilité l'angoisse de devoir trouver les cinq millions demandés.

Pourtant, la poésie est bien là, comme une fleur poussant sur le fumier. Elle l'est dans le personnage de Mija, avec ses vestes brodées et ses chapeaux désuets, dans son rire enfantin ou dans l'irruption d'un souvenir d'enfance sauvegardé. Elle l'est quand le père d'un des collégiens la surprend en train de s'abandonner dans son karaoke à chanter une riturnelle qui dit "Je voudrais vider le verre de l'oubli", réplique de la scène où Jong-Chan oubliait sa souffrance dans "Secret Sunshine". Elle l'est même dans la seule scène où Wook montre un peu d'humanité, quand il apprend aux gamines du quartier à jouer du hula-hoop.

Curieux télescopage que celui de ce film de Lee Chan-Dong et de "Mother" de Joon-ho Bong, qui tous deux racontent comment une mère ou une grand-mère doit endosser la culpabilité de la faute de leur fils ou petit-fils. Dans un monde de plus en plus aseptisé, un monde d'hommes près à toutes les compromissions, les deux femmes se protègent de l'insupportable, l'une en menant le combat de la vérité, l'autre en investissant la poésie avec le sérieux d'une écolière.

En regardant ces deux films, je me disais que de telles histoires n'étaient plus racontées depuis longtemps dans le cinéma français, sans doute par peur du ridicule ou du too much, et qu'il y avait une part de culot salvateur dans le travail de ces réalisateurs à l'image de celui de leurs héroïnes. Toujours sur le fil du mélo, Lee Chang-Dong parvient à maintenir l'intérêt de son récit grâce à une science du rythme qui fait alterner moments contemplatifs et rebondissement de l'action, et la confiance accordée à son actrice principale qui revient à l'écran après 15 ans de latence. Prix mérité du scénario au dernier Festival de Cannes, "Poetry" constitue la première bonne nouvelle d'une rentrée plutôt alléchante.
Critiques Clunysiennes
http://www.critiquesclunysiennes.com
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 septembre 2012
Un film qui repose pratiquement que sur les épaules et l'interprétation remarquable de sa comédienne principale Yoon Jung-hee, surnommée à ce qu'il parait la "Gérard Depardieu féminin du cinéma sud-coréen". L'ensemble lui doit énormément. Ben autrement pour cet ensemble... ben le réalisateur conjugue beaucoup de thèmes comme la maladie, la vieillesse, la poésie bien évidemment et un événement qui ne montre pas la Société sud-coréenne sous son meilleur aspect, ni l'être humain d'ailleurs. Tout cela est assez lent, parfois longs avec des temps morts mais surtout et heureusement des moments très prenants en grande partie bien sûr grâce Yoon Jung-hee qui arrive vraiment à rendre touchant son personnage.
ned123
ned123

209 abonnés 1 762 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 juillet 2012
J'ai vu un film... qui m'a énormément touché par sa dimension naturaliste, humaine et posée... La dureté d'une situation difficile est contrebalancée par la "banalité du mal"... La personnalité de cette grand-mère face à l'indifférence de son petit-fils est très émouvante. Yoon Jung-hee est bien sur époustouflante de simplicité, de dignité et de distanciation... Toutefois, ce film est assez long. Certaines séquences auraient mérités d'être raccourcies... De plus, au niveau de l'histoire, il y a un raccourci de départ qq peu exagéré... Je doute que la justice coréenne soit à ce point inexistante pour qu'un accord à l'amiable puisse voir le jour... Donc, en conclusion, un beau, bon film, un peu long, et pas vraiment crédible... Mais n'est-ce pas cela la magie du cinéma ?
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 24 juillet 2012
On s'enfonce dans le glauque, on patauge dedans sans retenu, avec comme guide cette vieille femme apathique qui semble ne jamais réagir. (facile à jouer du coup...)
L'excuse du titre "Poetry" se résume à quelques cours de poésie peu inspirants, avec un prof peu inspiré lui même, c'est pathétique. Ok, à un moment elle se promène dans la nature en regardant les fleurs, enfin pas longtemps...

A éviter, sauf si on estime qu'il est bon de souffrir inutilement pour notre karma ou pour une vie ailleurs.
WalkthisWay
WalkthisWay

24 abonnés 670 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 juin 2012
Un film très calme, posé, épuré, poétique, beau, tout simplement.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 11 avril 2012
Poetry avance comme un atout son atmosphère feutrée où le non-dit entre les personnages est roi. Mais c’est dans ces interstices qui demeurent entre les mots qui ne sont pas dits, dans ces silences entre la grand-mère et son petit-fils que s’infiltrent habilement la gravité du film et aussi, toute sa poésie, déposée – le plus souvent – subtilement sur la pellicule, par petites touches, sans lourdeurs. Hélas, pas toujours sans longueurs. Ce qui malgré tout n’enlève rien à l’interprétation de Yoon Jung-Hee, qui a mérité un énième prix d’interprétation féminine.
Rik13
Rik13

23 abonnés 648 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 mars 2012
Il est des œuvres cinématographiques qui par leur thème et par leur traitement plein d’humanité marquent durablement le spectateur. Impossible de rester indifférent devant ce très beau film coréen qu’est « Poetry », une œuvre attachante pleine de sensibilité développant avec finesse un récit par moments très dur. Le film est construit autour du personnage de Mija, femme de 65 ans qui vit avec son petit fils qu’elle élève seule dans un petit appartement. Entre ces deux individus, les relations sont peu évidentes et la communication quasi-inexistante. Mija est pourtant une femme singulière et alerte qui aime la vie et qui prend soin de son apparence. A l’occasion d’une visite médicale, elle apprend qu’elle est atteinte de la maladie d’Alzheimer. Désirant enrichir ses connaissances, elle découvre alors le monde de la poésie, s’inscrit à un cours et dans un club de lecture. Mais une affaire sordide dans laquelle son petit fils est impliqué va venir bouleverser son existence et les valeurs qui sont les siennes. La mise en scène de ce film réalisé par Lee Chang-Dong est sobre et dépourvue de tout artifice tapageur qui caractérise nombre de productions d’aujourd’hui. Le rythme est plutôt lent mais jamais ennuyeux tant le récit distille une émotion empreinte de lyrisme dans la première partie, avant de basculer dans un ton beaucoup plus dramatique par la suite. Cette seconde partie de « Poetry » montre avec tact et discernement le cas de conscience qui se pose à Mija face au drame dans lequel son petit fils est concerné. Il y est question de deuil, d’honneur et de sentiment de culpabilité. Paradoxalement, c’est dans cette période de trouble et de profond désarroi que Mija va trouver l’inspiration pour écrire un poème en faisant parler à travers quelques vers une personne tragiquement disparue. La fin est à ce titre bouleversante, d’autant plus que le réalisateur la met en scène comme le reste de son récit, avec pudeur et retenue. L’actrice principale Yoon Jung-hee est formidable, interprétant avec naturel et austérité le rôle de Mija. « Poetry » est un long métrage émouvant mis en scène avec beaucoup de délicatesse et de sincérité, un film à découvrir.
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