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Carlos Stins
88 abonnés
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2,5
Publiée le 18 janvier 2018
Quand j'ai eu l'occasion de voir "The assassin", j'ai immédiatement sauté sur l'occasion mais ma déception fut à la hauteur de mes grandes espérances. Ce n'est même pas que je trouve le film mauvais, c'est que je n'ai absolument pas compris ce qu'a tenté de faire Hou Hsiao-Hsien avec ce long-métrage. Le réalisateur taïwanais nous propose aux premiers abords un wuxia qui se révèle finalement ne pas en être un tant Hou Hsiao-Hsien s'amuse à constamment reprendre puis abandonner les codes du genre. Si je devais mettre en avant ce qu'il m'a le plus convaincu dans ce film, ce serait sans aucun doute la mise en scène, très justement récompensée au festival de Cannes. Un grand soin est accordé à la composition de chaque plan dont beaucoup rappellent des tableaux tant ils sont parfaitement agencés. Les combats, bien qu'un peu rares, sont très bien mis en scène et chorégraphiés avec beaucoup de maîtrise. Mais je dois tout de même avouer que je m'attendais à quelque chose d'encore plus fort sur le plan visuel. Le film est élégant et agréable à l’œil, cela ne fait aucun doute, mais je n'ai pas ressenti la claque visuelle que beaucoup revendiquent. Mais le gros problème que m'a posé "The assassin" reste la composition de son scénario. Je l'avoue volontiers, je n'ai pas compris toutes les subtilités du récit qui s'emmêlent dans des intrigues secondaires politique et familiales très complexes. Paradoxalement,le film est assez verbeux dans son premier tiers mais cela ne m'a pas vraiment aidé à dégager clairement l'ensemble des enjeux dramatiques que posent le long-métrage. Résultat, j'ai eu beaucoup de mal à m'investir dans ce film qui m'a laissé la plus part du temps perplexe, à l'image de ce final dont je n'ai toujours pas compris la signification. "The assassin" est donc globalement une déception pour moi qui en espérait beaucoup même si je comprends que certaines personnes aient pu être charmé par ce film.
LONG-métrage très beau visuellement, et lent exagérément. Il oscille entre culture (musique, danse, etc.) et nature, par de magnifiques paysages. L'histoire est fonctionnelle, et les scènes de combats sont rapides et jouent sur le non-vu. Le jeu n'est pas fou.
Séance de rattrapage : prix de la mise en scène à Cannes en 2016, "The assassin" pourrait donner lieu à un bon sujet de bac philo : "Est ce que faire prédominer la forme sur le fond fait la qualité d'une oeuvre d'art ?". Car, sans conteste, le film est une splendeur que ce soit au niveau de la mise en scène, de la photo, des costumes et des décors. Mais le scénario est si faible et convenu, les dialogues si inexistants que l'on s'ennuie très vite en constatant que le réalisateur se complaît vainement dans sa seule recherche esthétique.
Chine, IX siècle. Nie Yinniang revient dans sa famille après de longues années d’exil. Son éducation a été confiée à une nonne qui l’a initiée aux arts martiaux et lui a donné comme mission d’éliminer les tyrans. A son retour, elle apprend son mariage avorté avec son cousin Tian Ji’an. Fragilisé par les rebellions, l’Empereur a tenté de reprendre le contrôle en s’organisant en régions militaires, mais les gouverneurs essayent désormais de les soustraire à son autorité. Devenu gouverneur de la province de Weibo, Tian Ji’an décide de le défier ouvertement. Alors que Nie Yinniang a pour mission de tuer son cousin, elle lui révèle son identité. Elle va devoir choisir : sacrifier l’homme qu’elle aime ou rompre pour toujours avec « l’ordre des Assassins ».
On était habitué à un style hypnotique, à un goût pour le souvenir et pour les sensations (Les fleurs de Shanghaï, Millenium mambo, Three times…). Mais The Assassin nous est présenté comme un film d’arts martiaux, genre dans lequel on n’attend pas le réalisateur et avec lequel son style semble a priori peu s’accommoder.
Et c’est là l’essentiel des reproches que l’on pourrait lui porter: ne vous attendez surtout pas à assister à un film d’art martiaux ou de sabre « classique ». Ici, c’est la longueur et la langueur qui dominent et s’imposent, brièvement interrompues par des saillies d’action. Le réalisateur inaugure le film d’action contemplatif, préférant la mise en scène, le choix du cadrage, des paysages ou de la lumière, plutôt que de faire avancer ou de dynamiser son intrigue. En cela, le prix cannois est amplement mérité et le travail du directeur de la photographie (Ping Bin Lee) est à mettre en valeur, nous transportant littéralement dans les paysages à l’écran.
Participant totalement à cette superbe mise en scène, c’est aussi l’actrice principale, magnétique, placide et sauvage, qui retient toute l’attention. On se souvient déjà de Shu Qi dans Millenium Mambo qui l’avait ouvert à un cinéma plus occidental, elle illumine littéralement ici le film, tout en intériorité, en froideur et en bouillonnement intérieur.
En résumé, tout est visuellement superbe, mais tenez vous le pour dit: ce sera un surtout film d’ambiance et très peu un film d’arts martiaux.
Encensé par une critique unanime et auréolé du prix de la mise en scène au festival de Cannes 2015, "The Assassin" est somptueux sur le plan formel mais aussi un peu prisonnier de sa forme, un peu ennuyeux, longuet, soporifique et glacé. Dommage.
Tha Assassin est un très beau film, Shu Qi , l'actrice, est splendide. Le Film est très lent, parfois un peu trop lent. Le scénario est complexe: certains personnages, pourtant importants, n'apparaissent presque jamais. Pour profiter de ce film, ou, on a l'impression que le réalisateur n'a gardé que l'essentiel, il faut être attentif a chaque détail, allusion pour garder le fil.... L'effort mérite d'être fait.
Les images sont mémorables, la bande son minimale fait la part belle aux bruitages lancinants, aux cigales et au bruit du vent, la lenteur et les symboles sont omniprésents, les arts martiaux élégamment chorégraphiés. Malheureusement, le néophyte ne comprend pas grand chose à l'histoire, du coup, c'est long!
J'adore la Chine et les films asiatiques en général mais là, j'ai failli sortir. L’image est en 4/3 ce qui enlève de la profondeur, l'action (rare) se résume à des passes de sabre ultra rapides. L'histoire est compliquée et incompréhensible...De plus l'actrice principale ressemble à un mannequin occidental.Le thème aurait pu être intéressant mais on passe à coté...
Un véritable conte, je ne m'attendais pas à un résultat aussi esthétisant et poétique, les images sont d'une beauté surprenante, on y retrouve aussi la ravissante Shu Qi, hypnotique, un pur moment de cinéma! Une merveille absolue, écrasant, un voyage dans le temps ...
Je ne m'endors jamais devant un film et pourtant j'en vois beaucoup (carte illimitée oblige !), mais là, je me suis endormi. Le film possède, il est vrai, une très belle esthétique en termes d'images, ce n'est pas réellement un film, mais un très beau diaporama de photos. En ce sens, c'est vraiment très beau. Mais je ne vais pas au cinéma - quelque soit la catégorie de films - pour cela ; sinon je vais voir une expo photos. On vient voir une histoire par exemple. Et là la seule histoire du film que j'aurais bien compris, c'est le contexte historique du film, expliqué lors du générique de début. Passé cela, on ne suit rien, quasiment aucun dialogue et qui sont de plus est, à peu près inutile. Le film est d'une lenteur à en rendre une tortue apathique... Bref, un film d'un ennui total et complet. A moins que vous ne vouliez voir une jolie expo photos sous forme de film ou que vous soyez un intellectuel pompeux (et très patient), je vous déconseille grandement ce film.
Attention, ceci n'est pas un film de sabre. HHH réalise un film à la beauté stupéfiante, calme, quasiment méditatif, hypnotique, à peine entrecoupé de quelques éclairs furtifs. Le rythme est lent, mais il ne faut pas confondre rythme lent et absence de rythme. Chaque plan est sublimement beau, mais jamais HHH ne tombe dans la succession figée de tableaux, tant la mise en scène est partout présente et construit toute la trame du film. Quant à l'intrigue, elle n'a rien de complexe à suivre. Elle est même minimaliste, et s'efface derrière la mise en scène sans être non plus un simple prétexte à un film qui ne serait que virtuose. Virtuose, ce film l'est, mais pas que.
Publicité mensongère ! Avec la bande annonce on aurait dit Tigres et Dragons, en fait c'est une expo photo... Alors c'est vraiment très beau, mais le peu d'histoire qu'il y a est flou et quand même le temps est bien long pour un film d'à peine 2h.... Réellement, ces plan là en photo dans une galerie super, là ça manque quand même d'intérêt au bout d'un moment ...
Notre équipe a vu ce film ! -- -- Pour DKAD, il s'agit d'un beau film décevant et oubliable. Il a apprécié les décors, costumes, l'esthétique générale d'une beauté hypnotique mais qui sert une "intrigue de palace" clichée racontée de manière inutilement confuse. Il donne la note de 5.5/10 -- -- Même impression pour MAXIMUS qui donne la note de 5/10. Il a été déçu par la chorégraphie des combats et le format 4:3 du film. -- -- Retrouvez notre "turbo-critique" sur notre page Facebook !
Mon premier film d'asie.... Les plans sont vraiment d'une qualité incroyable ! C'est beau, très technique et on se rend bien compte du dur travail du réalisateur... Mais le film reste très calme, doux. Il contient très peu d'action. Beaucoup trop de longueur ! Vraiment trop... Difficile de noter, je note 2 étoiles car je me suis endormie à plusieurs reprise...