The Assassin
Note moyenne
3,0
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180 critiques spectateurs

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MemoryCard64
MemoryCard64

57 abonnés 375 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 mars 2016
S'allonger dans l'herbe, écouter les bruits de la nature, profiter de la beauté de la voûte céleste... Peut-être que c'est cela qui s'approche le plus de mon ressenti lors du visionnage de The Assassin. Mais il est difficile de réduire ce film à quelque chose d'aussi simple tant l’œuvre a de choses à offrir. Elle les délivre tranquillement, de manière épurée, construisant petit à petit une expérience cinématographique aussi unique que mémorable. Le long-métrage tend vers un refus quasi total du spectaculaire. Les différents affrontements, parfois entraperçus à travers des arbres, ne durent jamais plus de quelques secondes et se terminent toujours abruptement, par la fuite ou l'abandon de l'un des opposants. Le peu que l'on peut apercevoir fait preuve de chorégraphies dynamiques et d'un montage étudié. La bande-sonore aide à sublimer ces scènes grâce à une très belle gestion du silence, rompu uniquement par le bruit des armes qui s’entrechoquent. Même en dehors de ces moments d'action, le film ne s'autorise que rarement le luxe de la musique, préférant mettre en avant, en toute sobriété, le piaillement des oiseaux et le souffle du vent. Cela permet de profiter du jeu très en retenu des acteurs tout en accentuant la majesté (voire la sagesse) qui se dégage de chaque plan. Ces derniers sont souvent étirés ; ils commencent parfois un peu avant que les personnages rentrent dans le champ et se terminent après leur sortie, par des fondus au noir renforçant le sensation de flottement de l'ensemble. Cette sensation se retrouve directement à l'écran grâce aux mouvements des tissus, celui des imposants costumes comme celui des rideaux, soulevés par une brise paresseuse venue de l’extérieur. Cela donne vie aux images extraordinairement bien composées par Hou Hsiao-Hsien, qui possèdent la même particularité que Ran : on peut arrêter le film à n'importe quel moment et tomber sur une image tout à fait époustouflante. La photographie est à la hauteur des ambitions esthétiques colossales du réalisateur. Les environnements, intérieurs comme extérieurs, sont d'une beauté qui sera difficile à égaler (et qui envoie The Revenant dans les cordes, accessoirement). Le seul aspect qui pourrait sembler en deçà du reste est d'ordre scénaristique : la narration houleuse rend le scénario plutôt abscons (et mon incapacité à distinguer les acteurs n'a pas aidé). Pourtant, je pense que le réalisateur nous incite à nous plonger à corps perdu dans son film, avec le sentiment de sagesse et de majesté qui s'en dégage comme seule boussole. The Assassin perdra une partie du public en chemin, c'est certain, mais il n'en est pas moins une réussite totale, qui remet la notion de chef-d’œuvre en question.
El B
El B

20 abonnés 13 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 mars 2016
La soi-disante brillante mise en scène ne sauve pas ce film qui bénéficie pourtant de somptueux cadres à l'esthétique léchée et académique. Un scénario en filigrane. Un prix pour la mailleure direction artistique en festival de Cannes aurait été sans doute moins choquant.
David F
David F

30 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 mars 2016
Attention chef d'oeuvre. The ASSASSIN est un film d'une grande beauté formelle : une image comme de grands tableaux, des plans sequences époustoufflants de virtuosité, et surtout une approche du sonore rare... qui peut parfois rappeler le travail d'un Tarkovski. C'est dire.

L'histoire est un peu difficile à suivre, il faut bien faire attention à tous les personnages.

C'est en gros : un film qui demande de l'attention, qui se mérite. Vivement conseillé.
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 mars 2016
Ce que l'on retient surtout en découvrant "The Assassin", c'est que la mise en scène est sublime et qu'il n'a donc pas volé son Prix de la mise en scène à Cannes. Difficile cependant de retenir quoi que ce soit d'autre du film. C'est magnifique, esthétiquement ça frise la perfection aussi bien au niveau de la composition du cadre ou du soin apporté aux costumes et aux décors mais ça semble tout de même un peu vide. L'histoire, mettant en scène une femme assassin devant tuer le cousin qu'elle aime, est pourtant complexe. Ça regorge d'intrigues politiques et de sentiments. Mais tout ça reste inexprimé et surtout inexploité. Les transitions sont déroutantes, la structure narrative ne cesse de surprendre tant et si bien qu'on finit par s'y perdre, incapables de suivre correctement le drame qui se déroule sous nos yeux et qui a l'air si passionnant. Les personnages nous semblent terriblement distants dans ce dispositif de mise en scène adopté par Hou Hsiao-Hsien et l'on finit par complètement se demander ce que l'on fait là. Il y a pourtant du grand art dans la façon qu'est réalisé "The Assassin", notamment dans le choix des plans, de l'ambiance sonore et dans le point de vue adopté pour les combats, très brefs. Mais il reste malheureusement trop hermétique et l'on ne manque pas de vite se désintéresser des tourments de cette femme incarnée avec grâce par la belle Shu Qi.
islander29

1 028 abonnés 2 663 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 mars 2016
Je rejoins la plupart des commentaires, le réalisateur s'est surement fait plaisir, mais pour le spectateur c'est très hermétique (confusion totale de l'histoire, du scénario, des personnages, des toponymies, des faits historiques).......
Bref on ne peut se raccrocher qu'à la beauté des costumes, des paysages, de la musique et dans une certaine mesure d'un côté mystique du scénario...Là par contre le spectateur trouve son compte, un côté contemplatif accentué par la lenteur du tout.....
Un film qui provoque quand même une émotion tant la beauté y est présente.....
A réserver à un public averti et amateur de film hermétique, certains y trouveront peut être une pépite.....
Ce sera pas mal.......
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 10 mars 2016
Je n’ai jamais vraiment adhéré à cette histoire de conte moyenâgeux dans une riche famille chinoise qui voit sa petite fille devenue grande, revenir au bercail afin de tuer son cousin qui aurait pu être son époux. Mais entre-temps l’homme est devenu gouverneur de la région et la belle semble avoir encore pas mal d’attirance pour lui. Je résume une histoire qui sur l’écran se complique bigrement par l’entremise d’une mise en scène qui privilégie plus les symboles et l’esthétisme que l’application imagée d’un récit. Je suppose que le travail sur la lumière (images saturées, contraste violent...) est ainsi voulu, et que de rendre les scènes contemplatives à souhait, quand elles ne sont pas extatiques participe d’une élaboration hautement artistique. Mais à mon regard complètement éberlué ça devient hautement hermétique.
Pour en savoir plus
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 12 mars 2016
D'une plastique exceptionnelle, "The Assassin" est un voyage visuel et narratif de toute beauté. Son ambiance profondément mélancolique, son rythme d'une lenteur irréelle et sa photographie digne d'un De La Tour, font de ce film magnifique une expérience cinématographique rare !
Steven Merlier
Steven Merlier

52 abonnés 178 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 mars 2016
The assassin : ou l histoire de mon plus gros fou rire au cinema !

Alors je l attendais enormement ce film aimant beaucoup les films asiatique mais la je suis perdu !

Le positif d abord : c est jolie

Le negatif maintenant : on comprend rien du tout . J ai beau essayer d avoir jouer a qui est qui la on m a perdu . Ca parle presque pas . L histoire est soit disant epurer mais la faut paw exagerer . Il se passe des choses a l ecran qu on ne comprend pas la portee !

Ensuite les bruitages sont appuyer du coup une porte qui grince c est aussi douloureux que de s enformir sur une plaque chauffante ! Et encore je vous parle pas du folklore ecossais a la fin du film avec son fameux plan dz 4 mon sur des chevres qui machent !

Mais je vais vous parler de ce crie d agonie qui apparait plusieurs fois dans le film pas compris ce que c etais si c etais le monstre du loch ness ou bien une vache se faisant monter par un taureau !

Les combats eux memes sont incomprehensible ! Hop je t ai couper le masque je suis trop mechant !!!

Pas mauvais juste incompehensible je veux bien que ce soit de l art et tout maos faut pas abuser !
http://avis-cine.over-blog.com
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 744 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 mars 2016
The Assassin est reparti du dernier festival de Cannes avec le prix de la mise en scène et cette distinction est amplement méritée…Quelle splendeur !!! Les décors sont d’une beauté envoutante, les paysages extérieurs font l’objet de cadrages magnifiques…de vraies peintures…un opéra lent et épuré, des scènes d’actions très stylisées… une histoire pas très limpide et on se perd un peu dans ce ballet de personnages aux costumes chatoyants qui vont et viennent…parfois obligé de se raccrocher à un détail pour les reconnaître…les coiffures par exemple…on finit par comprendre que la mystérieuse femme en noir, Nie Yinniang a été élevée par une nonne taoïste qui lui a enseigné les arts martiaux, et que sa mission est d’assassiner le gouverneur soupçonné de sédition, qui n’est autre qu’un cousin dont elle a été amoureuse dans le passé….il faut saisir des indices, des mots, à travers des dialogues tout autant épurés que les images pour tenter de reconnaître qui est allié, qui est adversaire…mais peu importe la contemplation de ces montagnes, de ces frondaisons, de ces tentures de soie frémissantes suffit amplement …
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 mars 2016
A l'instar du merveilleux "The GrandMaster" (2013) de Wong Kar-Wai, le réalisateur taïwanais se lance dans le cinéma de genre, celui du Wu Xia Pian, du film d'arts martiaux et de sabre. Comme son prédecesseur dans ce domaine Hou Hsiao-Hsien avait surtout signé jusque là des drames plus ou moins contemporains. Malheureusement, Hou Hsiao-Hsien s'est trop focalisé sur la forme en oubliant le fond. Le scénario est trop complexe et/ou trop indigeste pour qu'on s'y intéresse pleinement. Au final le récit est aussi déroutant que la beauté formelle est envoûtante. Une forte déception donc pour ce film où le réalisateur semble avoir été obnubilé par la plasticité de son film. Note obtenue de justesse.
poet75
poet75

298 abonnés 703 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 mars 2016
Cela fait huit ans que les cinéphiles attendaient un film du taïwanais Hou Hsiao-Hsien, mais probablement ne l'attendait-on pas sur le terrain qu'il a choisi en fin de compte d'explorer : celui du wu xia pan, film de chevalerie, de sabre, d'art martial à la manière chinoise. Un genre dont le réalisateur s'empare à sa façon, offrant aux regards des spectateurs du grand spectacle certes, mais sans jamais céder à la facilité ni aux conventions qui pullulent le plus souvent dans les films d'art martial. Autant le dire d'emblée, ceux qui iront à une séance de « The Assassin » en souhaitant voir se succéder des scènes de combat seront déçus. Des combats, il y en a, bien entendu, mais de manière parcimonieuse et presque fugitive. Que reste-t-il donc à voir ?, se demandera-t-on. La réponse est simple et directe : des scènes et des plans d'une stupéfiante beauté !
Il ne faut pas se laisser décourager par certains avis parus sur le net qui prétendent que l'intrigue de « The Assassin » est si obscure, si confuse, qu'on n'y comprend rien. Ce n'est pas du tout exact. En vérité, si le film peut prêter parfois à confusion, sa trame n'a rien de très complexe et peut se résumer en quelques lignes qui suffisent amplement à décrypter, si besoin est, chacun de ses plans et chacune de ses scènes. L'action se déroule dans la Chine du IXème siècle, dans la province de Weibo, l'une de celles qui, apprend-on, se sont rebellées contre le pouvoir impérial au point de le défier. Nie Yinniang (jouée par la sublime Shu Qi), une jeune femme dont l'éducation a été confiée à une nonne taoïste qui l'a initiée aux arts martiaux, revient dans sa province en ayant pour mission secrète d'éliminer les tyrans, à commencer par son propre cousin Tian Ji'an, le gouverneur de Weibo. Or cet homme, ce Tian Ji'an, n'est nul autre que celui avec qui Nie Yinniang a passé son enfance, avec qui elle espérait se marier, et qui, même si le mariage n'a pas pu se concrétiser, demeure son amour secret. Voilà tout le dilemme qui se joue sur l'écran : la justicière Nie Yinniang ira-t-elle jusqu'à sacrifier l'homme qu'elle aime ou désobéira-t-elle à ses commanditaires ?
Il n'est pas besoin d'en savoir davantage pour apprécier ce film dont toute la splendeur réside, bien plus que dans son scénario, dans la minutie et le soin apportés à la réalisation de chacun de ses plans. Chacun d'eux est composé à la manière d'un tableau doué de mouvement. Dès les scènes d'ouverture, filmées en noir et blanc, on ne peut qu'être subjugué par tant de beauté, comme si se façonnaient sous nos yeux de somptueux dessins faits à l'encre de Chine. Viennent ensuite les couleurs, le plus souvent dans des tons chauds de rouge et d'ocre, mais parfois aussi dans des teintes plus vaporeuses lorsque les scènes sont tournées en extérieur. A cela s'ajoutent les sons : bruits hallucinatoires des tambours ou musique de danse à l'occasion d'une scène des plus somptueuses dans le palais du gouverneur. Tant de splendeur laisse pantois, au point qu'on se demande si l'on ne rêve pas : la Chine du IXème siècle, une Chine certes peut-être fantasmée, semble nous être donnée à contempler.
Cela étant dit, si les décors ravissent les regards et si les sons émeuvent, c'est aussi et surtout d'une part parce qu'ils sont habités et d'autre part parce qu'ils émanent de personnages qu'on se délecte de découvrir et d'observer. Certains d'entre eux, il est vrai, n'ont droit qu'à un passage éclair (et c'est peut-être ce qui donne au film une apparence de complexité narrative), mais d'autres nous deviennent vite familiers, à commencer par le gouverneur et par son entourage et, bien sûr, par la justicière Nie Yinniang. Les apparitions de cette dernière sont toutes remarquables : silhouette vêtue de noir, elle se devine ou se montre à peine, à la façon d'un félin qui s'apprête à bondir, elle surgit lors de brèves confrontations, elle disparaît comme un oiseau aux ailes sombres. Est-elle une tueuse, comme l'indique le titre du film ? Oui sans doute, mais une tueuse qui, si elle maîtrise à la perfection la technique de son art martial, n'en recèle pas moins sa fragilité. Fragilité qui se révèle peu à peu et qu'on peut désigner par cette expression : un cœur qui bat. Car même dans un cœur aguerri peut naître et grandir ce curieux sentiment qui a nom miséricorde et qui s'invite, si l'on peut dire, comme trouble-fête (ou plutôt, en l'occurrence, comme trouble-crime) !
Même si l'on n'est nullement amateur de films d'arts martiaux, il ne faut pas hésiter à aller voir ce film-ci tant il est différent, hors norme, tant il est sublime de beauté ! 9/10
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 10 mars 2016
C'est un film différent qui nous donne une autre possibilité de regarder le monde. On le critique pour le rythme lent. Dans la salle du cinéma, Quelques personnes derrière moi sont partis dès une demi-heure. Il n'y a pas beaucoup de paroles dans le film. Mais cela ne nous empêche pas de comprendre une histoire toute simple. Bien sûr qu'il n'est pas comme le film "Tigre et dragon". Mais "The Assasin" nous amène à découvrir la dynastie Tang, une des plus puissantes dynasties de la Chine. C'est comme la poésie. La beauté d'une ère lointaine crée un sentiment solitaire comme Nie Yinniang. Elle est toute seule loin du monde et loin de nous.
Patrick V
Patrick V

18 abonnés 8 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 mars 2016
Formellement très esthétique,..
Au fond : lent, paresseux, sous vitaminé, convenu...
Bref tout ce que les bobos cinéphiles adorent encenser.
dagrey1
dagrey1

107 abonnés 655 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 mars 2016
Prix de la mise en scène 2015 à Cannes,"The assassin" est un étrange film. Réalisé par Hou Hsia Hsien, le film décrit le retour de Yinninang après plusieurs années d'exil et son éducation aux arts martiaux par une nonne. Elle est de retour pour éliminer un tyran qui n'est autre que Tian Jian, gouverneur de la province de Weibo. Or celui-ci est son ancien fiancé.

"The assassin" a les défauts de ses qualités. Des acteurs et actrices de qualité (notamment Shu Qui dans le rôle de Yinniang), une réalisation soignée, une photographie originale et une bande originale de toute beauté signée Lim Giong. Pour autant, l'image en 4/3, la "staticité" du film, le coté contemplatif du propos ainsi que l'aspect un peu "sybillin" de l'intrigue (certaines subtilités m'ont personnellement échappé) sont des caractéristiques du film (due à son "auteurisation") qui ne feront pas l'unanimité. L'ennui pourra s'emparer de certains spectateurs, 4 spectateurs ont d'ailleurs quitté la salle avant la fin lors de la séance à laquelle j'ai assistée.

Par conséquent, allez voir "the assassin" en toute connaissance de cause, c'est un film intéressant mais très différent de "Hero" de Zang Yimou ou "tigre et dragon" de Ang Lee. note 6/10
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 9 mars 2016
Ce film est une claque visuel, les plans sont tous magnifiques et un jeu de lumière énorme a été fait, les costumes sont sublimes, les décors sont somptueux et les paysages sont tous superbes. Mais c'est lent, très lent. Le scénario est beaucoup trop complexe, d'ailleurs le film dans son intégralité est complexe. Je pense que pour profiter au maximum de ce film il faut rentrer dedans et le ressentir ,malheureusement je ne suis pas rentré dedans et j'ai fais la grave erreur d'essayer de l'analyser.
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