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Guillaume Charpin
21 abonnés
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4,0
Publiée le 29 janvier 2021
Cette adaptation du roman récompensé de l’écrivain indien Aravind Adiga, The white tiger, se donne d’emblée l’ambition de montrer la « vérité de l’Inde », une vérité duelle entre lumière et ténèbres (light and darkness). L’oeuvre entend dresser un portrait réaliste et désabusé d’une Inde contemporaine tiraillée par ses contradictions : la survivance de la mentalité millénaire issue du système des castes dans l’Inde républicaine, le choc de la société traditionnelle et du modèle capitaliste, la coexistence de religions et superstitions diverses. Mais, plutôt que de se livrer à une vaste fresque aux multiples personnages, elle le fait en suivant le seul destin et le point de vue d’un jeune homme appelé Balram, remarquablement interprété par l’acteur (jusque-là inconnu mais très bien trouvé) Adarsh Gourav. Issu d’un milieu modeste et très humble, il parvient à se faire embaucher comme chauffeur. La scène centrale de l’oeuvre et son point de bascule, présentée dès le prologue, est un accident de voiture qui renverse un enfant, alors que Balram est assis à l’arrière du véhicule, sa maîtresse américaine ayant décidé de prendre le volant en état d’ébriété. Il convainc alors ses maîtres de prendre la fuite, sans aucune mauvaise conscience. Ensuite, il se voit contraint d’assumer la responsabilité de l’homicide, qu’il accepte en raison de sa servitude volontaire (dont parlait le jeune LaBoétie pour dénoncer, à une autre époque, les méfaits de la monarchie). Cela enclenchera chez lui une prise de conscience et un sentiment de révolte contre les injustices sociales. Mais loin d’être un héros modélique dont raffole le grand cinéma de Bollywood, il n’est pas exempt d’immoralité et de bassesse. Netflix s’en est remis au réalisateur américano-iranien Ramin Bahrani (grand prix du festival de Deauville pour 99 homes) qui s’est acquitté d’une tâche assez ardue avec beaucoup d’application et de sobriété. Il est parvenu à trouver une intensité qui fait parfois défaut aux adaptations de romans, dont le rythme est souvent trop lent pour le cinéma. En revanche, il a un peu peiné à octroyer de l’émotion à une oeuvre essentiellement intellectuelle, qui impressionne surtout par l’acuité de sa réflexion sur l’Inde, très caractéristique de l’intelligentsia indienne (Pavan Darma par exemple) dans sa lucidité auto-critique d’une ironie un peu acerbe. Cela ne correspond pas au tendre (et charmant) idéalisme qui prévaut à Bollywood, mais on pouvait rencontrer cela chez le plus grand réalisateur indien du XXème siècle, Satyajit Ray.
Une bonne surprise Netflix pour ce début d'année. L'Inde dans toute sa splendeur, sa crasse aussi, son système de caste... et un gars qui essaye de s'élever socialement... Je n'en dirais pas plus pour ne pas spoiler mais ce film est une belle réussite. Le seul point négatif est sa longueur... avec un risque de tomber dans l'ennui à la fin.
Si le contexte social décrit dans le film est très instructif sur la situation en Inde (politique, castes, religion, pauvreté, famille, etc.), je n'ai malheureusement pas été emporté. En tant que "film", ce 'Tigre Blanc' peine à convaincre. On sent qu'il emprunte à beaucoup d'autres films, la voix off essaie d'être drôle/pince sans rire mais ça ne fonctionne pas réellement, et de manière générale il n'y a pas beaucoup d'émotion, ni de rythme. Cela se regarde davantage avec un intérêt documentaire, qu'une passion cinématographique.
Devenu chef d'entreprise brillant qui prend sa revanche sur sa condition d'indien misérable. On découvre l'Inde d'aujourd'hui dans le siècle des marrons et des jaunes. C'est la lutte des castes. Le domestique s'émancipe, passant d'un extrême à l'autre. Le jeune Rahman est brillantissime
Très rythmé, suivre l'ascension du personnage principal est très plaisant. Le fait que l'histoire se déroule en Inde offre une autre qualité et une singularité au long métrage. Dommage que parfois le scénario ne soit pas fin du tout et que la dernière partie soit assez bâclée. On sent que Netflix a donné les moyens à son réalisateur de raconter l'histoire qu'il souhaitait raconter avec les budget qu'il souhaitait.
une approche de l'Inde avec la différence des castes. l'intensité monte au fur et à mesure. . c'est bien amené, les acteurs sont bons. seul bémol pour moi, le film ne montre pas un bon visage du pays et la fin est un peu bâclée à mon goût. sinon cela reste un très bon film.
Un regard intense et sans bienveillance sur les fragilités d'une société perdue entre tradition et modernité. Loin des clichés "Boolywoodien", "Le Tigre Blanc" dénonce furieusement le mal-être d'un des pays les plus peuplés au Monde. Parfois avec maladresse et quelques inutiles longueurs, mais toujours avec force et pugnacité.
Une expérience immersive mais légère au début, profonde à la fin, dans la société indienne: on suit Balram, un indien un peu surdoué mais malchanceux. Une odyssée indienne, aussi bien que d'autres bien connues. Et on s'attache à Balram comme à ses "maîtres", comme à toute l'histoire, palpitante tout en restant possible et pas mega-improbable ! Super moment en regardant ça!
" Le Tigre blanc" diffusé sur Netflix, adapté d'un best seller est un thriller dramatique réussit .En effet ce film indien est la première réussite de l'année, l'histoire mélange habillement les genres passant de la satire sur la société indienne pour finir en thriller le tout matinée d'humour noir décrivant une Inde profondément divisée et un système des castes injustes et cruelles.
Balram est un enfant particulièrement doué dont le seul défaut est d'être né dans l'Inde rurale. La mort de son père, la tutelle écrasante de sa grand-mère lui ferment les portes de l'école. Sa seule possibilité d'ascension sociale passe par un emploi dans la famille du potentat local, un homme violent et corrompu. Balram devient le chauffeur de son fils et de sa belle-fille qui reviennent tous les deux des Etats-Unis et affichent plus de respect pour leurs domestiques que leurs aînés. Mais ce discours moderniste ne résiste pas au drame qui survient un soir...
"Le Tigre blanc" est d'abord un livre écrit en 2008 par Aravind Adiga. Il a sa place au panthéon des grands romans indiens avec les œuvres de Salman Rushdie, de Vikram Seth, de Rohinton Mistry, de Vikram Chandra, d'Amitav Gosh ou de Kiran Desai. Tous ces livres ont en commun leur souffle et leur ambition : à travers le destin individuel de quelques personnages pleins d'énergie, piégés dans un système étouffant et injuste, il y est question de modernité et de tradition, de relations de classes, d'ascension sociale, de liberté individuelle.
Ces œuvres là ont pour certaines été portées à l'écran. Attention à l'amalgame ! Il ne s'agit pas ici du cinéma de Bollywood, de ses comédies musicales un peu mièvres, souvent trop longues et toujours trop sucrées. Il s'agit d'un cinéma qui, comme ce "Tigre blanc", se concocte à cheval sur plusieurs continents : si son action se déroule en Inde, la production en est souvent américaine ou européenne. "Slumdog Millionaire" en est l'exemple le plus fameux. Sorti en 2008, adapté d'un roman de Vikas Swarup, réalisé par le Britannique Danny Doyle, ce film a connu un succès mondial mérité : huit Oscars (dont celui du meilleur film et du meilleur réalisateur), sept "Bafta", quatre Golden Globes - et le César du meilleur film étranger.
"Le Tigre blanc" marche sur ses traces. Son histoire lui ressemble, qui met en avant un jeune Indien pauvre mais plein de ressources. Mais son traitement est plus grave.
"Le Tigre blanc" explore le thème de la domesticité. Un thème universel qui avait déjà été traité en Inde avec l'excellent "Monsieur", en Amérique latine avec "La Nana", "Une seconde mère", "Roma" ou "Trois étés", au Royaume-Uni dans "The Servant" de Losey et dans la série à succès "Downton Abbey", en France avec "La Cérémonie" de Chabrol, sans parler du "Journal d'une femme de chambre". Le thème est d'une grande richesse qui peut se prêter à toutes sortes de traitements, romantique, comique ou tragique. Entre les maîtres et leurs domestiques se tisse en effet un lien structurellement inégalitaire et paradoxalement très intime.
C'est sur cette matière très fertile que se construit "Le Tigre blanc". Son seul défaut est de le faire sans surprise. On sait, dès le commencement, que si Balram ne veut pas être écrasé par ses maîtres, il devra utiliser les mêmes armes qu'eux. Du coup, son cynisme revendiqué vide de l'émotion qu'elles auraient dû susciter les épreuves qu'il traverse. Reste néanmoins l'exotisme d'un film qui, deux heures durant, nous fait voyager dans un pays si dépaysant. Un luxe précieux en ces temps de confinement...
Un film grandiose. Un voyage en Inde parmi les riches et les pauvres. L’histoire extraordinaire d’un homme qui a toujours rêvé d’être le chauffeur d’un maître riche Indien, le rêve des pauvres en Inde. L’acteur principal de ce film mérite un Oscar, rien de moins, il est extraordinaire, il est dans quasiment chaque scène et il est hypnotisant par son talent.
La relation entre le maitre et le chauffeur est captivante et jouer par deux acteurs qui sont dignes des Pacino, De Niro, Penn... Un film qui est long, un peu plus de 2h mais j’en aurais pris encore 1h de plus.
Un film violent, qui montre un pays corrompu, hypocrite, où règne l’injustice et la misère humaine. Des hommes Indiens modernes et très riches et souvent arriérés, leur traditions.
Un jolie voyage dans l'Inde moderne et en retard. Une belle exposition des nombreux problèmes de se pays que nous petit européen avec notre confort devenu une norme n'imaginons pas.
Un drame avec une note d'humour et une histoire de changement de classe sociale comme on le vois régulièrement dans le monde du cinéma (style parasite).
Une belle photographie, de jolie décor , une histoire touchante et de très bon acteur
Par contre pitié a regarder en vo, la vf est horrible a la limite du supportable aucun ton aucun entrain ...
Une bonne dose de dépaysement bienvenu pendant cette période difficile.