Tsar
Note moyenne
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61 critiques spectateurs

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Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

272 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 15 février 2010
Rien n’essouffle Pavel Lounguine. A la suite de son, déjà, très médiocre «Ostrov», Lounguine réalise «Tzar» (Russie, 2009). Sans exception, tout ce qui faisait défaut dans la bigoterie «Ostrov» est reconduit dans ce «biopic» entremêlé d’Ivan le Terrible et du métropolite Fillip. Les plans d’ensemble sublimes que Lounguine copiait sur Tarkovski, l’interprétation outrancière et hystérique d’une poignée de personnages et les musiques pathétiques retrouvent leur place dans «Tzar». Tout est similaire, presque même les époques, puisqu’entre le sortir de la seconde guerre mondiale dans l’URSS vétuste du Nord d’«Ostrov» et la Russie impériale du XVIème siècle, ce sont les mêmes décors et les mêmes paysages. Mais ce ne sont pas les mêmes cadres, ni tout à fait la même lumière puisque la direction de la photographie est assurée, en l’occurrence, par Tom Stern. Les lieux sont assimilés à des icônes, avec ces mêmes hâles cuivrés et cette même perspective écrasée qui soustrait à l’horizon sa profondeur. En dehors de ce soin pour l’iconographie, le film est pris entre deux sceaux du cinéma. S’il se veut un document pour l’Histoire : D’une il se rend coupable d’un non-sens total (comment le cinéma peut-il vouloir documenter le XVIème siècle alors qu’il n’est apparu qu’au XIXème siècle ?), de deux il verse tellement dans le tragique, dans le dostoïevskien, qu’il se situe alors pleinement dans le champ de la fiction. «Tzar», serait donc une pure représentation fictionnelle du despotisme. Lounguine pèche là aussi, puisque tout ce qu’il dénonce, sentiment haineux, l'avantage de la brutalité barbare sur l’aspiration spirituelle, se révèle être les moyens propres employés par le cinéaste pour figurer son récit. Question posée depuis toujours dans le cinéma de Lounguine : Peut-on dissocier la férocité de sa représentation violente ? «Tzar», frontalement, pose la même question en opposant derechef un empereur fou, aveuglé de barbarie et un pope sage.
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

163 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 mars 2019
Dans l’austérité des superproductions russes, le grandiose se construit par un travail invisible et acharné. Est-ce une faute si Lounguine paraît l’atteindre en spectateur, contemplant l’abyme dans l’attente qu’il regarde en lui ?

Son biopic d’Ivan le Terrible brûle beaucoup de bois mais ne casse pas des briques. Par le feu, il immole des constructions guédelonesques comme des sacrifices au Dieu cinéma, ce qui, à l’intsar de la star, n’est pas très orthodoxe.

La prestance des acteurs est folle, et il y a un grand cœur froid qui fait battre d’un beau sang glacé le règne reconstitué d’un grand nom de l’histoire russe. Mais la décadence se mêle à la déliquescence et l’hérésie à l’hystérie ; la folie criarde qui guide les tortionnaires à la solde d’Ivan, tout comme les détracteurs voulant paresseusement le renverser, sont des icônes manichéennes (!) et fades sous l’égide d’un scénario auquel on est soumis plus qu’il ne nous est proposé.

L’image est belle ; un regard torve est éborgné par l’ombre, un ours pacifique devient un acteur sanguinaire, et tout prend vraiment des airs de signe divin sous le vernis symboliste de Lounguine. Mais elle ne referme aucun secret. Quand une idée propose de se métamorphoser en quelque chose de plus, elle est réduite en cendres, sans que l’interprétation puisse l’absoudre d’une quelconque manière.

Comme cette fillette tenant à son icône comme à un doudou et à qui la Vierge dit que les ours ne lui feront pas de mal ; elle est elle aussi seulement de passage dans la folie d’Ivan Vassiliévitch. Rien ne la trouble plus que des ondes fluettes et les images finissent par s’enchaîner mécaniquement.

septiemeartetdemi.com
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 24 janvier 2010
ce film est ennuyeux, rien ne donne envie de s'y interessé alors que le sujet aurait pu être passionant, c'est dommage, pour une fois qu'on avait un film russe
Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 octobre 2014
Deux ans après L’île, le réalisateur russe Pavel Lungin retrouve son acteur fétiche Piotr Mamonov pour lui faire incarner un des souverains les plus iconoclastes de l’histoire de son pays, Ivan IV. La vision violente qu’il donne de son règne despotique dans cette fresque historique très maniérée nous fait découvrir un homme corrompu par sa foi et son pouvoir, qui n’est en cela pas sans rappeler le personnage de Klaus Kinski dans Aguire, la colère de Dieu. Il est évident que le réalisateur, dont la mise en scène semble par moments directement inspirée des films de Tarkovski, a voulu donner à son film une symbolique religieuse forte ainsi qu’une réalité historique plus importante que celle du scénario d'Ivan le Terrible qu’avait réalisé Eisenstein soixante-cinq ans plus tôt. Mais, contrairement au film de 1944, le personnage se retrouve avec peu de profondeur, et n’apparait finalement que comme un homme si psychologiquement tourmenté qu’il fait de sa biographie un film aux allures malsaines.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 janvier 2012
1565, Ivan le terrible, tsar de Russie, suite à une défaite contre l’armée polonaise se retranche et devient paranoïaque craignant une tentative de renversement du régime. Il créé donc une garde personnelle semant la terreur. Le chef de l’Eglise, qui est aussi son frère, effaré, ne soutient plus despote. Pris dans des convictions religieuses envahissantes, le tsar croit voir partout des signes du jugement dernier.
Ce tsar est habité par dieu et d’autres personnages, et le comédien interprète magnifiquement cette personnalité complexe et psychologiquement instable. Le despote respire la folie à chaque image. Ce film retranscrit apparemment bien la Russie du 16ème siècle, un état embourbé dans le Moyen Age alors qu’en occident la renaissance flamboyait. Violence, terreur, comportements animaliers ; ce témoignage glace les os. Pavel Lounguine livre un biopic grandiose doté de moyens financiers imortants pour reconstituer la Russie de l’époque, mais et c’est tout à son honneur, n’utilise aucun effet spécial… que du vrai. Le tout donne film linéaire donc de facture assez classique (son seul défaut) très proche d’un Jeanne d’Arc de Besson : les effets spéciaux en moins et un soupçon de psychologie en plus… C’est donc mieux, dans le style, mais effarant, car entre Jeanne d’Arc et Yvan le Terrible plus d’un siècle s’est écoulé… Dire que la Russie du 16ème siècle était arriérée.
Action, histoire, beauté de l’image… un bon film de divertissement pas bête du tout
PhilippeToile
PhilippeToile

53 abonnés 740 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 janvier 2010
Étrange évocation d'Ivan le Terrible que cette fresque de Pavel Lounguine, qui centre son propos sur la paranoïa outrancière et schizophrénique du tyran. Dans une dénonciation stalinienne du pouvoir tsariste absolu, il se permet des envolées mystiques d'une rare puissance, et stigmatise les postures féodales d'une église orthodoxe qui constituait la seule alternative au régime sanguinaire et écrasant du monarque. Il y a dans l'affrontement entre Ivan et le chef de l'Église qu'il a lui même nommé, une rhétorique qui rappelle la confrontation entre Thomas Becket et Henry II. On est bien sûr très loin de l'esthétisme faussement patriotique d'Eseinstein, pour plonger dans un intimisme de violence physique et psychologique parfois très oppressant. Film imparfait et exigeant, mais annonciateur d'un nouveau courant du cinéma russe.
hamasiblan
hamasiblan

27 abonnés 449 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 mai 2010
Un film qui est trop porté sur le duel entre Ivan et le Métropolite. La photo est sublime, des scènes sont même très théatrales, c'est réussi. L'acteur qui interprète Ivan est macabre, très sombre, et en ça le casting est réussi. Sinon, le film manque de profondeur, on reste en surface, et on ne voit pas tellement la cruauté d'Ivan, enfin, on la vois mais ne la sens pas. Dommage.
diehard5
diehard5

47 abonnés 482 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 juillet 2010
Psychologie des personnages subtilement dépeinte tant par l'habile scénario sur la mystique du pouvoir que par la mise en scène intelligemment spectaculaire et ne reculant pas devant un certain soin (scène à souligner : l'habillement du tsar). Dans le rôle d'Ivan le Terrible, Piotr Mamonov fait preuve d'une présence qui confine au génie.
traversay1

4 481 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 janvier 2010
Ivan le dément, le paranoïaque, le fou (de Dieu), bref, Ivan le terrible, subit un traitement de choc dans le Tsar de Pavel Lounguine. Peu surprenant, eu égard à la filmographie du cinéaste russe qui, de Taxi blues à L'île a rarement fait dans la demi- mesure. Ici, il se surpasse dans le grandiose et le lyrique (très noir) et aussi, il faut l'avouer, parfois dans l'hystérique. Opéra wagnérien, Tsar est empli de bruit et de fureur et, paradoxe, ce sont les scènes les plus calmes, quand Ivan et son meilleur ami/ennemi (qu'il a fait chef de l'Eglise russe) dialoguent, qui ont le plus de résonance. Le film est un grand spectacle et une réflexion sur le pouvoir absolu -qui rend absolument fou- dans un pandémonium on ne peut plus russe. A déconseiller aux âmes sensibles (certains passages sont une torture dans tous les sens du terme) et aux amateurs de cinéma romantique. Les autres peuvent s'y rendre en confiance pour peu qu'ils ne craignent pas l'emphase et les excès en tous genres.
r0c-bribri
r0c-bribri

29 abonnés 818 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 mars 2010
Tsar où un film au propos totalement inconnu sur des périodes peu expliquées de l'histoire russe.Une tragédie à la russe où le temps semble long, où les acteurs ennuient et où le propos semble usé.Un film pas très passionnant qui recèle tout de même une belle mise en scène et une réalisation pointue, autrement dit seul le réalisateur peu lever la tête de ce bateau qui coule et laisse le spectateur sur la berge.Moais
patior
patior

37 abonnés 71 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 janvier 2010
Après un début un peu longuet, parsemée de référence à l'apocalypse de saint Jean, la deuxième partie est bien éprouvante et toute la folie d'Ivan IV nous emporte.
Tout ce que cet homme possède, il réussis à le détruire dans la folie, même lorsqu'il s'agit d'un pays tout entier.
La fin d'une époque se dessine. Dommage qu'il n'est pas fait mention du meurtre de son fils et d'autres faits, mais un extrait de cette rage inconsciente suffit largement et cela aurait été de trop.
wesleybodin

1 255 abonnés 3 864 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 février 2010
En essayant de nous vendre Tzar comme une épopée d'action retraçant les grandes lignes d'Ivan Le Terrible, les publicitaires ont fait une énorme erreur. Beaucoup de spectateurs seront ainsi déroutés par la lenteur du récit qui ne s'en trouve pas moins intéressant (bien au contraire). Tzar est un très beau biopic avec de somptueux décors, des acteurs débordant de talent et une histoire saisissante de cruauté et de folie. Un film russe dans toute sa splendeur.
stillpop
stillpop

94 abonnés 1 444 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 février 2012
L'histoire d'un ancien russe, Tsar en Russie. Je pense qu'il est inutile de résumer plus.
Face à un chef d'œuvre shakespearien voulu comme tel, on ne peut pas vraiment critiquer, dans cette optique néoclassique, tout est absolument parfait. Film d'intellectuel et d'artiste formaté pour le même public, le début est difficile, trop théâtral, puis, à force d'angoisse, de scènes atroces et insupportables, on rentre dans l'histoire pour attendre le pire. On pense, le dandysme en moins à Peter Greneway.
La scène de la pomme et de l'ours étant le summum, puisque le cadrage, la situation, tout est borderline pour cette enfant de 10 ans à 20 centimètres d'un danger totalement incontrôlable. C'est la scène qui m'a le plus choqué, alors que ce n'est pas la plus violente !
Le plus impressionnant étant sans doute le travail sur la chromie, on se croirait parfois devant la pâleur des toiles hyper-réalistes monumentales de la Russie juste avant le Soviétisme. Mais la mise en scène est parfois largement aussi réussie.
Une leçon supplémentaire de la folie des hommes à concentrer le pouvoir en un seul humain, Sarkoland à la sauce dictature de droit divin. Et une grosse baffe sans surprise au pouvoir, qu'il soit religieux ou royal.
Exigeant, parfait et beau, atroce et déprimant, en un mot : Russe.
Indispensable.
Lapin-54
Lapin-54

15 abonnés 151 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 janvier 2010
Belle reflexion que ce regard sur 2 foi s tellement différentes. Mais c'est beaucoup moins profond que l'ile et beaucoup trop violent pour laisser un beau souvenir
pfloyd1
pfloyd1

177 abonnés 2 296 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 octobre 2010
j'ai pu voir Tsar en VOSTFR , c'est un beau et dur film "historique" à l'epoque d'ivan le terrible ( 1566).Tout à l'air vrai , la dureté de la vie des russes à cette epoque , la folie , la paranoia et la cruauté du tsar voyant autour de lui que complots et trahisons autour de sa personne.La religion omni presente et pretexte à toutes les distractions sadique du Tsar. L'acteur jouant le Tsar est une tuerie à lui seul !
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