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Addyct-26
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4,5
Publiée le 14 février 2010
Tu n'aimeras point de Haim Tabakman, film israelien qui vaut vraiment le coup d'oeil ! Un drame magnifique, sensible et très réaliste ! Pour un premier film, le réalisateur fait fort et marque les spectateurs. Les acteurs crevent l'écran et nous délivrent de belles interprétations, crédible et d'une belle justesse! Une bande son envoutant, des images, des séquences qui marquent ! Même si le scénario n'est pas très recherché et tiens en 5 lignes, on reste captivé du début à la fin, et on ne peut être que touché voir même ému par cette belle histoire. Film que je conseille, à voir !
L’amour impossible car homosexuel dans le milieu ultraorthodoxe de Jérusalem. Sujet conventionnellement servi. Les amants ne sont pas sans zone d’ombre, sans contradictions : il est dommage qu’elles soient simplement suggérées ; elles semblent flotter autour d’eux alors qu’elles auraient pu être constamment présentes derrière leur comportement, leurs gestes, leur vécu, pour leur donner une épaisseur dont ils manquent parfois. Les autres personnages, plus encore, ne sont que des silhouettes. Sans doute, Haïm Tabakman, le réalisateur, a t-il voulu mettre à plat une situation caractéristique et non pas brosser des portraits individualisés. Une sorte d’anonymat dont même le personnage principal, le boucher père de famille (bien interprété par Zohar Strauss au doux regard), n’émerge pas vraiment. La direction d’acteur témoigne de cette volonté d’éviter tout excès, toute enflure. Malheureusement, la dernière scène noie la modeste entreprise dans le pathos évité jusque là. Il faut souligner que l’impact d’une œuvre est radicalement différent selon qu’elle est présentée sur le grand ou le petit écran. Ce film germano-franco-israélien, étant davantage taillé pour la télévision (Arte par exemple), il peut paraître injuste de vouloir le juger selon les critères cinématographiques que nous impose sa sortie en salle. Ce que nous faisons néanmoins et notre notation correspond à ce choix de distribution.
J'ai vu ce film plutôt comme un documentaire sur un milieu que je ne connaissais pas : étouffant et hors du temps à souhait, avec une chape de plomb millénaire, des rites "d'un autre temps" (????). Une communauté hyper fermée, hyper étouffante, répétitive.... où il ne se passe pas grand chose hormis les prières, la soumission à Dieu.... Dans le quartier du Méha Sharim de Jérusalem (quartier juif orthodoxe), mais là, ce sont des ultra orthodoxes.... Aucune infraction à la "sacro-sainte règle" n'est admise..... On guette l'amour quel qu'il soit, en vain, si ce n'est l'amour que se portent les deux hommes. Il semble qu'il n'y ait de place que pour l'amour de Dieu.... et l'amour de l'homme, de la femme (pauvre épouse, triste, cheveux couverts, résignée.....), pauvres enfants qui ne jouissent pas de l'amour paternel (il a d'autres préoccupations)..... L'homosexualité transgresse tous les tabous (et Dieu sait s'ils sont nombreux), mais j'ai trouvé quand même beaucoup de vide dans le regard des deux protagonistes, comme si la religion (si appliquée et vécue à la lettre d'il y a des millénaires), gommait toute velléité de sentiments "autres".....et d'amour pour son prochain.... Bien sûr, c'est lent, mais ça n'est pas gênant car on s'imprègne mieux de ce milieu. Même le mariage célébré semble triste avec les époux qui ne se regardent même pas...... Loin de moi tout jugement (de quel droit), mais quand même...... Bien sûr nous sommes déformés par notre culture, mais leur liberté n'est pas seulement étroite ; elle est inexistante (c'est là que, peut-être ils puisent leur force ??? Dans la soumission entière et totale à Dieu et aux rites ??????). Le film est dense, bien que tout se passe dans un univers ultra clos et nous fait réfléchir au poids des religions qu'elles qu'elles soient..... Ne sont-elles pas faites pour épanouir l'homme ???? Au contraire de ce qui nous est montré..... Beaucoup de questions sans réponses.
Dans un quartier ultra orthodoxe de Jérusalem, la religion fait loi. Aaron, respecté par la communauté, reprend la boucherie cachère de son père et emploie un jeune étudiant de passage pour l’épauler. Père de famille et solidement installé dans la communauté religieuse ; à son esprit défendant, il va tomber amoureux de ce jeune homosexuel et vivre une histoire d’amour impossible… La communauté intégriste n’envisage même pas que l’homosexualité puisse faire irruption dans ses rangs. Troublant, subtil et chirurgical ; ce film dissèque une organisation sociale où la liberté de l’être humain est limité au préceptes religieux et au regard des autres. La liberté sexuelle est niée par une religion dictant sa loi, cette histoire est donc impossible. Le titre par le lui-même ; ce 11ème commandement siffle comme un interdit par opposition à « tu aimeras ton prochain » ; la religion devient castratrice. Dans cette société, les individus s’épient, se dénoncent ; à l’affût du moindre faux pas de l’un des leurs. La caméra, discrète, nous fait percevoir cette surveillance réciproque permanente. Pour aller à l’essentiel, ce film est très épuré, limpide et minimaliste dans sa mise en scène et son écriture ; ce choix renforce le propos. Ce film traite du fascisme religieux avec justesse. Touché par ce film, pourtant le sujet et les personnages (les intégristes juifs musulmans) ne m’inspiraient guère. Un nouveau « Brokeback mountain » chez les juifs orthodoxes… peut être… mais alors aussi bien réussi que son homologue. Beau film israélien sur les plus extrémistes d’entre eux… auto critique réussie.
Sublime film sur une histoire d'amour forte et interdite à Jérusalem ! Ces deux hommes sont bouleversants et on en a mal au ventre pour eux ! Les acteurs sont incroyables et très courageux et certains pourront reprocher un manque de dialogues ou de rythme mais cela n'est pas gênant du tout ! C'est subtil, sobre et émouvant !!! Le poids des traditions ultra orthodoxes n'aura pas raison de l'amour qui unit ces deux hommes et c'est une belle leçon et on en ressort bouleversé ! Bravo !
J'ai beaucoup aimé ce film. J'ai trouvé qu'il y avait beaucoup de retenue dans la manière d'aborder ce sujet. Le film est assez austère, plans fixes, cadrages stricts, même musique mélancolique et pourtant l'émotion est là. Le film doit aussi beaucoup à ses comédiens, tous formidables. Je n'ai pas l'impression que le réalisateur se soit enfermé dans un carcan. Il filme le temps qui passe, la relation amoureuse de façon subtile.
le sujet du moment ...mais cette fois traité au travers d'une religion qui encore 1 fois reste ds l'extreme! c'est là qu'on se dit qu'on a qd meme plus de chance d'etre né ici et meme si on avance doucement on est qd meme mieux lotis ... 2 beaux acteurs en tout cas ds leurs jeux ... un peu lent ds le déroulement mais un beau film a ressentir
Quand la réalisation traite de deux sujets clivants et incompatibles, j'ai souvent très peur que l'on tombe dans le hors sujet, le faux tabou et dans les vrais amalgames. Toutes les religions, aussi extrêmes et conservatrices soient-elles, n'acceptent pas l'homosexualité, et ici, on a l'intelligence de ne la limiter qu'à l'intimidation et l'exclusion, pas la mort. Ce qui permettra d'aller jusqu'au bout de leur romance, du problème au sein de la communauté et même au sein de la famille du boucher. Einaym Pkuhot est bon, manque peut-être de dialogues ou d'évidence dans leur relation, mais le principal est là, rien que pour cela, je dois dire chapeau. Je lui préférerai d'autres réalisations, cela n'empêche pas que je suis content de l'avoir vu et que je souligne encore le courage de tous les actifs qui ont fait que ce projet à abouti.
« Une histoire douloureuse mal racontée » Voilà ce que j’ai ressent en sortant de la salle. Ce film qui relate le malaise engendrée dans la communauté, et chez Aaron (Zohar Strauss) par l’arrivé d’un jeune étudiant est assez loué je juge sur sa réalisation.
Tout d’abord, pendant la quasi-totalité du film on perçoit les sentiments éprouvés et réprouvés, mais on ne parvient pas à les ressentir. (Je ne trouve pas quelle en est la cause…désolé). Ensuite, et je trouve terrible que cette scène soit loupé, le jour ou Aaron cède à sa tentation. L’étreinte entre Aaron et Ezri, devrait nous faire ressentir en même temps : une libération des sentiments, une culpabilité de l’acte… un mélange de bonheur et de honte.
Pourtant, en regardant la scène... La suite d ela critique sur http://kevinnicolas.blogs.allocine.fr/
Un film touchant et troublant, des personnages durs comme les pierres, un quasi huis-clos glauque à souhait, une atmosphère de persécution et de surveillance, un univers inconnu pour moi et surtout une histoire d'amour impossible, qui va à l'encontre de la religion et de leurs vies. Servi par une très belle musique, cette "passion" enchante malgré la dureté de l'ambiance, émeut le spectateur. Un film qui pose beaucoup de questions et qui fait réfléchir. A voir ..
Un boucher en deuil de Jérusalem, très pratiquant, recueille un jeune homme sans attache. Il lui apprend le métier, mais ils tombent amoureux. Le boucher cache sa liaison, que sa femme finit par découvrir en acceptant de la croire occasionnelle. Il ment au rabbin, qui fait semblant de croire son mensonge. Le boucher n'abandonne pas son amant. Le jeune homme qui a séduit le vieux devient le bouc émissaire de la communauté. Il continuera à être sans attache. Un film extrêmement concis (aucune parole n'est en trop).
Effrayant, édifiant, le moyen-age au 21eme siècle, le monde des ténèbres ! à part cela, film bon, sans plus, bien interprété, on se demande comment d'ailleurs ce film a pu être tourné, ailleurs qu'à Jérusalem sans doute, en tout cas, c'est courageux. Un bémol tout de même, la musique du film est horrible, elle énerve plus qu'autre chose.
Un drame, une histoire d'amour impossible entre deux hommes, étant donné le contexte communautaire juif ultra-orthodoxe, délicat, pudique, intimiste, assez touchant mais le plus souvent froid et sans âme. Le film n'engendre aucun impact, un comble vu le thème traité. La bande originale par ailleurs, est très bien choisie, hypnotique. Le problème majeur est que l'émotion a énormément de mal à percer, malgré des comédiens se débrouillant plutôt bien. On observe un manque de rythme flagrant, et une redondance des scènes agaçante. La caméra est absolument statique, nous donnant l'impression d'un film plat qui ne bouge pas. On peut noter également l'omniprésence de la religion qui devient vite énervante. Une oeuvre très moyenne, un généreux deux étoiles, pour l'audace et la force du sujet, ainsi que pour la fin, poignante.
C'est trèèèès lent, le scénario tient en 2 lignes, ça se déroule dans le décor glauque d'une boucherie les 90% du film, il ne se passe pas grand chose, et pourtant c'est très bien, un film touchant, qui fait réfléchir. Un film où les silences parlent bien plus que les paroles. A noter les 2 acteurs qui jouent formidablement bien, ils portent vraiment le film sur leurs épaules.