les chats persans est un bon film de Bahman Ghobadi. Un sujet parfaitement bien traité avec une mise en scène correcte de la part du réalisateur. Le scénario est maitrisé et travaillé, les acteurs comme Negar Shaghaghi, Ashkan Koshanejad ou encore Hamed Behdad sont convaincants dans leurs rôles et pour finir j’ai bien accroché au film. Bref c’est intéressant et il y a un bon dynamisme malgré quelques baisses de rythme. Je mettrais donc un très grand 13 / 20 et je conseil fortement le film.
Ceux qui ont l'oreille musicale seront ravis de se retrouver devant Les chats persans, une vitrine de la scène musicale iranienne. Si l'histoire principale concerne la création du groupe, c'est l'occasion pour le film de donner un panorama divers et varié de l'art musical avec une succession de clips dénonçant le système aberrant qui les entoure. Il y en a pour tous les gouts, du bon rock métal à la musique traditionnelle en passant par du rap. Evidemment, ce qu'on retiendra surtout c'est cette règlementation tyrannique de la musique où chaque artiste doit se voir délivrer une autorisation pour s'exprimer. Une excellente découverte notamment pour les amoureux du 4ème art.
Une oeuvre gaistrale comme on en voit peu, sachant que ce film a été tourné à Téhéran... les amateurs de musique se régaleront puisque on y passe du rock à la musique traditionnelle, du rap à l'éléctro... tout cela pour nous offrir un film que le gouvernement iranien a cherché à interdire, notamment à Cannes au printemps dernier. Un film qui donne de la jeunesse iranienne une toute autre image que celle que cherche à diffuser le gouvernement actuel...
Si l'intention très louable de dénoncer l'oppression culturelle qui s'exerce en Iran ne peut qu'emporter l'adhésion, le message politique n'apporte hélas rien que nous ne sachions déjà. L'odyssée de ce groupe de jeunes musiciens, la clandestinité de leurs répétitions et leur quête vaine d'un visa magique pour fuir à l'étranger, est tour à tour pathétique, drôle et émouvant. Le scénario laisse une large place à un voyage musical ou se côtoient musiques traditionnelles, rap local et rock occidental. La qualité de la musique n'est pas toujours au rendez-vous.
Une BO superbe. De bons moments. Filmé comme un documentaire. Mais un peu décevant au final même si la vision de cet Iran jeune et moderne, au prix de l'héroïsme, est en soi très intéreressante.
Film choc, une vitrine impériale sur la musique underground iranienne, un message d'espoir et de courage. La musique comme un combat quotidien, un moyen puissant et universel pour exhaler sa soif de Liberté. La musique comme une bulle d'air dans une société étriquée, calfeutrée et étouffée par l'oppression. Certes la trame scénaristique tiendrait sur un ticket de métro... mais je crois qu'il faut bien garder en tête que le but du film n'est pas de raconter une histoire. Clairement l'objectif de ce film captivant, c'est bien celui de décrire la réalité de cette société, celui de montrer le quotidien d'un peuple appauvri et opprimé (questions de la censure tant sur la musique que le cinéma; les enfants qui bossent et dorment dans les détritus; etc...). Mais dans tout ça, des jeunes décident de mener leur combat, armés de balles musicales et animés par l'envie de s'évader tout en partageant leurs souffrances ! Le cinéma dans toute sa splendeur...
"Les chats persans" est un hymne à la liberté ! entre film et documentaire, c'est filmé a 100 a l'heure ... un film sur l'oppression, sur l'espoir, sur les rêves ! la musique est bien entendu omniprésente dans ce film... un film percutant, à voir
Vu en avant première hier soir, et heureusement car si j'avais attendu sa date de sorte (le 23 décembre) je pense bien que là ou je serais à cette date, jamais je n'aurais la chance et l'immense plaisir de voir ce film, que j'ai déjà eu tant envie de voir lors de sa projection au festival de Cannes. Un des meilleurs films de l'année ! Alors déjà situons nous. Nous sommes à Téhéran, ville de tous les interdits. La musique est proscrite, sauf autorisation de l'état, et vous devinez bien entendu que pour avoir cette autorisation, il ne faut ni provoquer L'islam, ni l'état, ni rien du tout en fait... Le mieux est de ne pas en faire. Le réalisateur Bahman Ghobadi décide après avoir rencontré Negar Shaghagi, et Ashkan Koshanejad qui sortent tout juste de prison, de filmer leur expérience. Ils veulent fonder un groupe de musique, afin de sortie de l'Iran et chanter en Europe. Mais sans papier cela s’avérera très difficile. Là ou cela se complique encore un peu, c'est que ces deux jeunes gens n'ont aucune autorisation, et le réalisateur n'a droit qu’a trois jours pour filmer. Au final ils vont faire un film entre sous sols insonorisés et toit de Téhéran en 17 jours ! 17 jours pour faire un film de près de deux heures ! Dans de telles conditions c'est un exploit. Au final ce film est une déclaration d'amour à la musique en générale ainsi qu'au cinéma. Un film coup de point qui dénonce. Justement récompensé lors du dernier festival de Cannes, ce film n'est pas un chef d'œuvre au sens propre, mais il est magnifique. C’est un cri du cœur. L'image n'est absolument pas stable, parfois flou. Tout ceci est tourné caméra à l'épaule. Un film underground tout comme l'ai cette musique. C'est se qu’a voulut Bahman il l'a réussit ! Chapeau. Il aura légèrement « retouché » l’histoire mais c'est pour que le spectateur cerne au mieux les situations qui peuvent avoir lieu dans cette ville. Pour lire la suite http://photo-cineaste.over-blog.com
Un film pour la liberté, et pour la musique. C'est de l'underground, fait dans des conditions difficiles, et ça se ressent. D'accord, le scénario est un peu juste et aurait pu plus montrer en quoi consiste la censure. Peut-être n'était-ce pas possibles pour moults raisons, toujours est-il que même si le résultat final ressemble un peu à une succession de clips, il permet à des groupes talentueux de s'exprimer, et c'est tant mieux !
Un film qui nous plonge au cœur de l'Iran, de ses interdits, de ses dérives mais aussi de ses combats pour la liberté. Sur une bande son vraiment superbe et assez variée, allant du rap au rock en passant même par le métal. Le dénouement est peut être inattendu mais il reste poignant. De belles vues iraniennes, de modes de vie, de situations ajoutent une touche esthétique à cette merveille. Bravo à tous les acteurs qui sont aussi de vrais amoureux et gardiens de la musique et de la liberté.
L'Iran underground, celui des groupes de rock, des soirées privées, des faux passeports. Les chats persans de Bahman Ghobadi, cinéaste systématiquement visé par la censure de son pays, est une plongée en apnée dans la république des mollahs, au sein d'une jeunesse étouffée sous le carcan des interdits et qui survit, en se nourrissant d'illusions et de musique. Avec ses images volées, le film de Ghobadi a toutes les vertus d'un documentaire, édifiant, sur un régime liberticide. Le scénario relie parfois maladroitement les scènes entre elles mais qu'importe la construction, il y a une telle rage dans ce film à montrer la vie d'iraniens prêts à risquer la prison, voire davantage, pour assouvir leur passion de la musique. Le film ne sera pas vu "officiellement" en Iran, mais il circulera sous le manteau, à grande échelle, comme un symbole d'une opposition qu'une dictature, aussi dure soit-elle, ne peut museler. Tant que les chats continueront à miauler, il y aura des raisons d'y croire du côté de Téhéran.
Dans l’Iran actuel, 2 jeunes musiciens tout juste sortis de prison essaient de remonter un groupe pour une tournée internationale. Ils jouent dans la clandestinité et sont à la recherche de passeport et d’argent pour mener à bien leur projet. On suit ces jeunes dans l’oppression de l’Iran actuel à la recherche de papier, d’argent et de musiciens. Ce film décrit bien la dictature religieuse musulmane, mais aussi la résistance de la populatin : - le voile est obligatoire obligatoire, les femmes laissent tout de même dépasser les cheveux ; - les fêtes interdites par la loi, les jeunes se réunissent dans des boites très modernes, clandestines localisées dans des caves ; - le rock est interdit, les groupes jouent dans des pièces insonorisées, à la campagne ou sur les toits des immeubles,…. Malgré les interdits, la vie continue et les jeunes essaient de vivre comme dans les pays libres A part çà, ce film tourné par et avec des expatriés Iraniens en toute clandestinité en 17 jours est un exploit ; mais est peu passionnant. Le scénario est léger ; et le film se résume à une sorte de vidéo clip géant démontrant la réalité d’une vie culturelle dans ce pays malgré une dictature féroce. On trouve le temps long… c’est peu interressant au final. Cahier du Cinéma : « Ghodabi ne fait qu’accumuler sur une trame maigre une série de vues de Téhéran qui font ressembler son film à un clip ringard et fauché ». Pour une fois, je suis en accord avec ce magazine.
J'ai beaucoup aimé ce film. bien sûr, j'ai été un peu désarçonné au début. Je n'étais pas complètement sûr qu'il s'agissait d'une fiction, on pourrait croire les 5 premières minutes qu'il s'agitd'un doc: image brute, caméra mobile, floutés. Bien sûr, c'est un peu brouillon, on a parfois l'impression de voir une longue bande annonce. c'est parfois approximatif, les cadrages sont bancals mais d'un autre coté cela donne une énergie folle. et sinon c'est drôle, la bo est excellente, c'est parfois kitsch, souvent touchant et cela donne une autre vision de l'iran. cela m'a fait penser aussi au film de Fatih Akin, réalisateur de "crossing the bridge". c'est tout aussi réussi! Bref, un bon moment, parfois jouissif, parfois un peu bordélique mais en tout cas plein d'humanité!
Assez bon film, bonne musique, original. Séquence de plan trop rapide et des fois il y a un long rythme, enfin, un film pour tous les amateurs de musique.