Mouais... C'est plutôt sans grand interêt, tout ça. Musique ringarde, message de tolérance ridicule car pratiquement attendu, personnages inconsistants ( même le geek au débit de mitraillette m'a tout juste fait sourire ). Les Chats Persans aurait peut-être gagné à être moins démonstratif et plus ouvert. Mais comme le film vient d'Iran, la bien-pensance occidentale préfère se mentir plutôt que d'avouer la balourdise du projet. Puisqu'il faut se justifier, allons-y : je n'ai rien contre le cinéma iranien, j'adore Kiarostami ( qui lui a au moins le mérite de proposer autre chose qu'un métrage sans saveur et sans point de vue ; il n'y a qu'à revoir Le Goût de la Cerise pour s'en rendre compte ) et il m'arrive aussi d'écouter de la musique quand je regarde un film ( surtout quand celle-ci n'est pas simplement illustrative comme chez Ghobadi ). Mais là, c'est carrément binaire et faussement libre ! L'intention du cinéaste reste courageuse, pas le résultat. Une étoile, même si ce film m'a franchement déçu...
Bon film iranien qui dénonce bien les lois de cette société, le film est fait avec humour, il y a énormément d'auto dérision, après j'ai trouvé que le film était quand même long mais il reste intéressant à regarder
Cette plongée dans le Téhéran des musiques interdites (rock, rap, électro,...) est un portrait rare et fascinant d’une certaine jeunesse iranienne contemporaine. Réalisé clandestinement en quelques jours par le cinéaste kurde Bahman Ghobadi et ses acteurs, à leurs risques et périls, ce film au sentiment d’urgence évident se doit d’être vu, malgré ses faiblesses liées à ses conditions de tournage.
Je suis musicienne et demain ,j'ai un concert ...je suis bouleversée par ce film ,au dela du message magnifique ,il y a le courage indescriptible de tous ces gens qui se battent contre la dictature ,mais que pouvons nous comprendre de cela avec nos critiques sur ce site du genre j'aime ou j'aime pas ... puissiez vous ,amis iraniens ,trouver la liberté.
Nul. Où est-ce qu’ils ont vus un film là-dedans ? Et qu’on en me parle pas du fait que c’est filmé en « caméra caché » en Iran, ou que les protagonistes ont risqués leur vie, c’est un faux argument. Ou alors, n’importe quel truc filmé sortie clandestinement de Corée du nord c’est un chef-d’œuvre aussi ? Non. Cela revient à juger non pas le film mais les conditions dans lesquelles il a été tourné. Sans mise en scène (voulu ou pas ?, je ne sais pas). On dirait un grand vidéo clip, sur tous les courants de la musique pop occidentale (rock, hard, folk, rap…) et surtout, pas de musique locale, ça ferait d’un genre. Comme dépliant touristique à l’attention des spectateurs européens, on ne fait pas mieux. Des clins d’œil foireux, comme : je suis jeune, et j’ai dans ma chambre un poster de Joy division, comme c’est original. C’est trop MTV made in Iran, ça manque de chair et d’implication. Le manque de moyens réels ou supposé n’explique pas tout, l’histoire j’y crois pas une seconde. Acteurs amateurs ou mauvais, fin pathétique.
Entendu qu'ils n'ont une grande possibilité cinematographique, difficile d'être trop sévère. L'idée de départ me plaisait mais l'exploitation est d'un niveau tres moyen. Pas d'humour, beaucoup de dialogues qui sont moyens, manque de couleurs et spoiler: fin sans espoir . Tout trop moyen 2,8/5
On ne peut qu’être saisis par l’actualité de Kasi az gorbehaye Irani khabar nadareh, dont la forme semi-improvisée, qui avance à tâtons de la même façon que ses personnages dans leurs démarches artistiques et administratives, mime les actions de ses personnages, compose le portrait d’une jeunesse iranienne brimée dans ses élans créatifs et libertaires sur fond spoiler: de surveillance policière, d’arrestations aléatoires et de peines qui se négocient par l’apitoiement, l’humeur du représentant de l’ordre ou l’évolution du prix du baril de pétrole . Bahman Ghobadi fait se rencontrer Orient et Occident, représente Téhéran comme un bouillon de cultures où des voix iraniennes chantent au contact d’une affiche d’Humphrey Bogard, d’un oiseau baptisé Monica Bellucci, dialoguent avec un cinéma international dont les films sont collectés sur des copies interdites. Quelques belles idées de mise en scène, tel le flou jeté sur une chanteuse qui envoûte les hommes venus l’écouter, qui ne sauraient pourtant compenser l’automatisme d’un récit qui articule ad nauseam scènes confinées de la vie quotidienne et élans musicaux dignes d’un clip.
Un film qui prend aux tripes et qui dans ces regards, ces voix, ces visages qui vivent dans un monde violent et sanglant donne une lueur d'espoir... j'entends encore ces chansons depuis hier soir, elles m'on fait passer de l'an 2009 à 2010 : joli cadeau innatendu pour terminer l'année et commencer une autre.
Le meilleur film que j'ai vu depuis longtemps et qui me rappelle les premiers films de Jarmush... beaucoup mieux car réalisé dans le cadre réel si j'en crois la critique du canard et même sans lire les critiques comment ne pas croire ce film bien plus réel que tous les autres films que nous voyons toutes les semaines par dizaines, centaines... pas de comparaison possible d'ailleurs.
J'en reste encore etonné à écrire cette critique et à revoir ces images qui trottent et durent dans ma tête.
Un film qui balance sans cesse entre documentaire, drame , comédie ....On ressent toute l'incertitude de cette jeunesse , ballotée sans cesse entre les absurdités d'un régime dévoyé et une joie de vivre, une culture , une intelligence à la fois gâchées et encouragées . Ces jeunes là semblent au fond bien plus vivants, même au bord du gouffre où il tombent parfois, que la jeunesse atone et de plus en plus inculte des pays gâtés. Curieux paradoxe .
Une semi-déception. Le film est assez passionnant dans sa dimension culturelle, car il nous montre bien tous les différents mouvements musicaux en Iran ça aurait pu être un reportage intéressant. Malheureusement, le film se transforme souvent en clip vidéo sur les différents extraits musicaux. Quand au côté dramatique, c'est zéro suspense. La révélation du film c'est hamed Behdad, formidable acteur, au sommet dans sa confrontation avec un policier. On aurait souhaité un peu plus de profondeur entre tous les protagonistes de cette histoire, qui devient d'ailleurs un peu plus fouillée dans son dernier quart-d'heure... A voir donc pour son côté documentaire plus que cinématographique.
les meilleures intentions du monde ne font pas un film.. Celui-ci est confus, bavard (la logorhée du personnage principal est absolument saoulante) et pour sa plus grande partie très ennuyeux.