Canine
Note moyenne
3,2
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193 critiques spectateurs

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35 critiques
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55 critiques
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44 critiques
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26 critiques
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18 critiques
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15 critiques
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Hotinhere

790 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 octobre 2024
Portrait malsain et dérangeant mais un peu trop inconsistante d’une famille autarcique assujettie au totalitarisme démoniaque paternel. 2,75
Benito G

760 abonnés 3 167 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 janvier 2021
Un drame sous forme d un huit clos montrant le quotidien de un régime totalitaire mais par les enfants, comme une vie normale ou tout est imposé par les parents. Au point que les enfants pensent que les avions volant au-dessus de la maison sont des jouets et les zombies, des petites fleurs jaunes. Le père fait on pourrait dire une légère exception a l égard de son seul fils. Puisqu'une de ses collègues travaillant dans la même usine que le père. Et la seule personne qui vient a la maison pour satisfaire les envies sexuelles du fils... mais toujours tout cela, dans le calme. Même au niveau des relations frère / soeur... Des plans parfois un peu trop fixe ou laissant amener quelques longueures. Mais tout cela, laisse une forme de septissisme sur la crédibilité d une telle chose. Bref, une réalisation Grèce dont j ai rarement l occasion de voir leur production ou connaître les filmographies des reals. Ici, cela reste assez sulfureux ""jubilatoire"" mais non consensuelle. Le côté esthétique est quand a lui parfaitement soigné. Certains passages pourront surprendre ou heurter, surtout si pour les enfants il s agit de leur interprétation... spoiler:
(le massacre du chat par exemple). spoiler:
par ce mélange d’humour parfois très spécial mais qui ne plaira sûrement pas pas a tous. Tout comme un final que l on attends pas spécialement ni dans la surprise. Mais reste ouvert voir sujet à multiples interprétations.
Cinévore24

446 abonnés 940 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 février 2024
Le premier long de Yorgos Lanthimos, une fable cruelle à la sauce Haneke dans laquelle des enfants sont "protégés" du monde extérieur et élevés comme des chiens par leur père.
Un quasi-huis clos perché et perturbant, à l'image du reste de sa filmographie. Pas mal du tout.
Gentilbordelais

402 abonnés 3 540 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 3 septembre 2024
que se passe t-il si l’on élève ses enfants dans l’ignorance la plus totale de l’extérieur, à l’intérieur d’une fiction absolument montée de toute pièce par des parents à la fois tyranniques et (faussements) protecteurs? L'univers proposé est irréaliste, les situations et dialogues mécaniques, avec une certaine violence soudaine. Un projet poussé au paroxysme de l'abstrait, décomplexé, auquel il est bien difficile d'adhérer, d'en retirer quelconque intéret et plaisir.
Artriste
Artriste

185 abonnés 2 369 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 septembre 2024
Drame psychologique, coécrit et réalisé par Yórgos Lánthimos, Canine est un film aussi atypique qu'impactant. L'histoire nous fait suivre une famille composée des parents et de leurs trois adolescents vivant dans une villa isolée dans la campagne bordée d'une haute clôture que les enfants n'ont jamais franchie. Toute leur éducation, leurs loisirs, leurs amusements, leur ennui et leur entrainement physique se conforment au modèle imposé par leurs parents. Ce scénario fortement intrigant nous plonge pendant une heure et demie dans un récit déstabilisant comportant quelques longueurs volontaires et un rythme lent afin de nous faire ressentir la gêne et le malaise. Et cela est palpable dès les premières secondes et va s'intensifier au fil des minutes ne laissant rien présager de la tournure et de l'évolution que va prendre ce quotidien. On assiste pendant tout ce temps à une successions de scènes imprévisibles et dérangeantes par la violence psychologique exercée sur ces trois adolescents manipulés par une instruction très particulière faites de croyances fondées par leurs géniteurs. Cela donne lieu à des séquences perturbantes, voir même carrément malsaines à cause de comportements étranges et immoraux comportant pas mal de nudité et de sexualité. L'ambiance se veut globalement froide mais parvient tout de même à se réchauffer lors de quelques passages qui font rires tant certaines situations sont absurdes. Mais cet humour met mal à l'aise. L'ensemble est porté par des personnages attachants, notamment les trois enfants pour qui on ressent énormément d'empathie. Ces rôles sont interprétés de façon clinique par Angelikí Papoúlia, Mary Tsóni et Christos Passalis. Ceux des parents sont joués par Chrístos Stérgioglou et Michelle Valley. Seule membre n'appartenant pas à la famille et faisant le lien avec le monde extérieur, Anna Kalaitzidou a également un rôle important. Tous ces membres entretiennent des relations à la fois tendres et ambiguës procurant pas mal de sentiments, notamment de rejets. Heureusement que les liens fraternelles mettent un peu de baume au cœur grâce à leur complicité. Si le fond est extrêmement singulier, la forme l'est tout autant. En effet, la réalisation du cinéaste grecque se veut qualitative mais sa mise en scène sobre nous gratifie de beaux cadres hors des conventions. Et, malgré un sujet sombre, sa photographie se veut lumineuse grâce à l'environnement et notamment le jardin verdoyant de cette maison coupée du reste du monde et au ciel toujours bleu surplombant cette prison familiale. Ce visuel bousculant les codes est accompagné par une b.o. aux titres surprenant mais agréables apparaissant à des moments fortuits. Celle-ci est utilisée avec parcimonie ce qui lui donne encore plus d'impact à chaque fois qu'elle se fait entendre. Le reste du temps, elle laisse place à une atmosphère glaciale. Cette immersion intime domestique s'achève sur une fin ouverte raccord avec le propos, bien qu'un peu frustrante, venant mettre un terme à Canine, qui, en conclusion, est une véritable expérience traumatisante méritant d'être visionnée.
Arthus27
Arthus27

126 abonnés 642 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 janvier 2025
Premier vrai succès du réalisateur Yorgos Lanthimos, 'Canine' est déjà marqué de sa patte si singulière. Partant d'un concept fort—une famille vivant recluse dans sa maison où le père de famille est le seul à en sortir et les enfants n'ont pas connaissance du monde extérieur—le film pousse les situations et les dynamiques familiales à l'extrême, explorant les thématiques de manipulation, du contrôle et de l'isolement.

Lanthimos ne se contente pas de présenter un simple huis clos; il plonge le spectateur dans un univers étrangement captivant et dérangeant où la réalité est constamment restructurée selon les caprices du père. Chaque scène devient une occasion de découvrir jusqu'où peut aller la distorsion de la vérité et l'éducation basée sur la désinformation.

Les personnages, interprétés avec une incroyable intensité, incarnent la tension palpable et l'absurdité tragique de leur situation. La mise en scène est à la fois rigide et imaginative, reflétant la discipline stricte imposée par le patriarche tout en libérant les émotions brutes et conflictuelles des protagonistes au fur et à mesure que l'histoire progresse.

En fin de compte, 'Canine' est une œuvre profondément audacieuse qui anticipe les futurs travaux de Lanthimos grâce à son style unique et à sa volonté de défier les conventions narratives. C'est un film qui reste gravé dans la mémoire, soulevant des questions sur le pouvoir, la liberté, et la nature humaine.
Starwealther
Starwealther

107 abonnés 1 319 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 8 août 2025
Film sacrément bizarre. Le réalisateur grec nous perd dans des scènes longueur interminable où l’on ne sait pas où on va…..Long métrage abscon et sans réel fil conducteur. Je n’ai pas réussi à rentrer dedans.
DavY Croquette
DavY Croquette

73 abonnés 1 538 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 juin 2026
wow ! Alors déjà, j'ai vu ce film sur Canal plus OCS, ils indiquent a partir de 12 ans, c'est clairement une erreur ! Il y a une scene de fellation en gros plan, je ne sais pas qui fixe les âges, mais je vous déconseille le film au moins de 18 ans. Pour ce qui est du film lui même, c'est totalement barré et abominablement réaliste. Ce film est unique avec un scénario aussi passionnant que troublant.
Raphaël G
Raphaël G

40 abonnés 37 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 septembre 2024
Une immersion angoissante dans une famille vidée de son âme. Tout nos codes et nos perceptions vont être mis à rude épreuve en suivant ces grands "enfants" maltraités à tout les niveaux par un père dominant et une mère collaborante.
Un huit clos atypique, où les désirs de liberté et d'émancipation transpirent sur ces sœurs et ce frère subissant à leur insu l'enfermement physique et psychologique.
Un film déroutant, où l'on doit se laisser submerger en acceptant les moments d'inconfort au risque de passer à côté.
albator761
albator761

2 abonnés 237 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 21 décembre 2010
Un film avec une idée de départ originale mais qui se révèle être un gros navet truffé de scènes sans aucun lien les unes aux autres
Dawasta
Dawasta

77 abonnés 635 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 juillet 2016
N'ayant pas adhéré à "The Lobster", j'ai voulu voir ce qu'il en était du reste du travail de Lanthimos... Ici on est dans la même dynamique, toujours dans l'absurde avec une mise scène plate. On suit une famille vraiment particulière, ayant de drôle de meurs et de drôles de jeux. Pendant tout le film on se demande "Pourquoi?". Certains passages sont ridicules, d'autres peuvent déranger, quand le glauque devient malsain. On y retrouve de la danse et du mal aux animaux. Il y a quand même de bonnes idées, comme spoiler: les avions dans le jardin
spoiler: l'apprentissage détourné des mots
mais ça ne nous sauve pas de l'ennui. Et notons également qu'il manque une fin à ce film. Moins pire que The Lobster... (Pas terrible)
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 779 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 mars 2025
Il y a dans Canine une évidence, une simplicité effroyable qui en fait la dystopie parfaite : celle qui n’a pas besoin d’inventer un monde, mais simplement de tordre la grammaire du réel jusqu’à en faire un piège. Yórgos Lánthimos ne construit pas une fable, il isole un système, l’épure et le pousse jusqu’à l’absurde, jusqu’à ce que l’absurde devienne loi. Ce n’est pas un film sur l’enfermement, c’est un film sur l’ignorance, sur la fabrication de l’aliénation. L’autorité paternelle y devient totalitarisme, langage réécrit, réalité falsifiée, horizon dissous.

Tout Canine repose sur un huis clos : trois enfants, une maison cadenassée, un extérieur réduit à une menace innommable. Il n’y a pas de murs infranchissables, pas de barreaux, seulement un mythe : celui d’un dehors où l’air est poison, où la seule échappatoire n’est permise qu’une fois la chute d’une canine.

Mais c’est surtout le langage qui devient la première prison. Ici, la mer n’est pas la mer mais une chaise, un zombi n’est pas un mort-vivant mais une fleur jaune. Dérober les mots, c’est amputer la pensée. Sans concepts, sans signifiants partagés, il n’existe aucune possibilité de résistance.

L’absurde n’est pas une faille dans le système, il en est la condition. Dans Canine, les règles ne sont pas absurdes malgré elles, elles le sont volontairement, précisément parce que leur absurdité empêche toute contestation. On ne peut réfuter ce qui n’a jamais eu de sens.

Dans cet univers où tout est codifié par l’autorité paternelle, la sexualité ne peut exister qu’en tant que fonction. Loin de toute pulsion libre, elle est introduite comme un service, une mécanique, une transaction. Cristina, employée du père, est envoyée pour satisfaire le fils.

Pourtant, c’est par le corps que la fissure va naître. Par un geste anodin, un acte qui n’aurait jamais dû avoir d’incidence : Cristina donne une cassette VHS à l’une des filles. Un simple film, Rocky, un écran où d’autres gestes sont possibles, où un autre langage existe. Dès lors, l’irréversible est enclenché.

Et lorsque la jeune fille commence à reproduire les mouvements, à singer ce qu’elle a vu, c’est déjà une insurrection. Le corps a compris ce que l’esprit ne pouvait concevoir. L’évasion passera par lui.

Et quand viendra le moment de fuir, ce ne sera pas en brisant une porte mais en arrachant cette canine, ce symbole grotesque, ce verrou biologique posé par l’autorité. Une mutilation en guise de révolte, un sacrifice pour un départ sans promesse.

Le jeu d’acteur est tout aussi glaçant : les dialogues sont débités d’un ton monocorde, comme si les mots eux-mêmes avaient perdu leur sens, vidés de toute intention. Il y a quelque chose d’étrangement mécanique dans la manière dont ces corps évoluent, dont ces voix résonnent.

Lánthimos ne livre pas seulement un huis clos glaçant, il tend un miroir. Canine n’est pas un film sur une famille dysfonctionnelle, c’est un film sur toutes les structures qui façonnent nos croyances, sur la manière dont le pouvoir – politique, social, parental – construit le réel en déterminant les récits qu’on nous impose.

Et si ce film dérange tant, c’est parce qu’il ne montre pas un enfer barbare, mais un système qui fonctionne. Il ne repose pas sur la violence, mais sur la croyance. Ces enfants ne se révoltent pas, parce qu’ils n’ont jamais appris qu’une alternative était possible.

C’est là que réside l’effroi. Lánthimos ne dit pas seulement que l’autorité déforme la réalité : il dit que, pour ceux qui la subissent, cette réalité devient la seule concevable.
Gwen R
Gwen R

54 abonnés 577 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 mars 2012
Le film un peu "chtarbé" évoque l'endoctrinement. Sans trop d'action, cette plongée sans jugement dans une famille étrange voire folle est intéressante de part son monde qui mélange réalité et décalage. C'est à nous spectateurs de trouver des raisons de cette ambiance "space" car rien ne nous est expliqué.Tant mieux d'ailleurs mais j'aurai aimé mieux cerné les parents pour comprendre comment ils en sont arrivés à cette éducation en vase clos. Finalement j'aurai aimé plus d'angoisse pour montrer la monstruosité de ces gens, mais la psychlogie des personnages est peu fouillé.
Tendax_montpel
Tendax_montpel

42 abonnés 631 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 octobre 2012
Je ne suis qu'à moitié convaincu par ce film très particulier... Le réalisateur semble vouloir lorgner vers le surréalisme, ou la fable philosophique, mais on manque singulièrement de codes pour décrypter ses intentions... S'il s'agit simplement d'une allégorie censé dénoncer les travers de nos sociétés c'est plutôt maladroit.
thelaw
thelaw

22 abonnés 197 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 novembre 2010
Le film commence par une scène ambigüe pour laquelle je me suis dit alors là c'est quitte ou double ! au final je dirais double. J'ai bien accroché à ce huis clos original, complètement fou et qui surprend par son naturel et son côté rétro. Si vous aimez les films qui sortent de l'ordinaire, optez pour la famille tarée ! [16/20]
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