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Gardienne de la Galaxie 1975
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4,5
Publiée le 13 juin 2011
Un film sur la déshumanisation, une approche neutre sur l'humain, et sa condition. Une famille vivant en hui clos, des scènes difficiles, crues, dérangeantes. Et la mort pour celui qui tentera d'en échapper, une mort indigne, au nom d'une liberté qu'elle ne connaîtra pas. Une œuvre singulière et inquiétante et filmée à la Virgin suicides. 4,5/5
Imaginez une famille bourgeoise où l'on divague sans cesse, où les soeurs (déja femmes) s'amusent en se calinant sexuellement, invitant par moment leur frère (lui aussi adulte)...Le seul lien avec l'extérieur est leur père ...Je confesse que le film regorge de métaphores que je n'ai pas comprises...Assassinat d'un chat, l'ambiance est aux vacances avec un goût pour le néant..Il y a du soleil, une piscine, un vaste jardin et une palissade qui symbolise la méchanceté et la cruaté du monde extérieur...On y jette régulièrement des objets (là encore métaphore insaisissable).....Le film suggère plus qu'il ne montre une déchéance, un glissement vers le plaisir et l'absurde....Un univers parfaitement décalé qui vaut bien un visionnage attentif, un univers de folie très intéressant pourvu qu'il ne se prolonge pas.....
Un Ovni, ça c'est sur, mais est ce qu'on n'en profite pas pour laissez passer des scènes dégueulasse et perversses au sois disant profit du drame nouveau ? J'ai pas trouver le film déplaisant, mais juste obscène alors qu'il n'en était pas forcément obligé de l'être. C'est le seul défaut que je peux donner. Le reste est plus ou moins une réussite.
Un film effroyablement glauque où un père prend sa famille comme cobaye pour les modeler à sa façon et sans qu'ils ne subissent l'influence de la societé. C'est là que l'on voit, pour ceux qui n'en seraient pas déjà conscients, l'importance énormissime des conventions collectives. Là où la famille fait office de communauté (voir de société étant donné qu'elle est le seul lieu de lien social pour ses membres), et où elle est la seule à pouvoir exercer un contrôle, il est possible de tout réinventer. Ainsi, le sel devient un téléphone, les avions tombent dans les jardins et on peut les ramasser, les zombies sont des petites fleurs jaunes, et surtout, l'inceste n'est pas prohibé. Même si le film, par sa crudité extrême et parce qu'il remet en question tout notre système et ce sur quoi il est basé, est très dérangeant, il n'en reste pas moins intéressant. L'inceste, qui est selon les anthropologues le tabou commun à toutes les sociétés, est ici toléré... Mais alors, pourquoi ? Et cette fin... Elle pose question également. Il faudrait disserter sur Canines, car il y a beaucoup à dire et cela incite à la réflexion. En tout cas le film illustre à merveille l'opposition nature/culture, et la relativité de la culture... Mis à part ces réflexions métaphysiques, le glauque de l'histoire est très bien mis en scène à travers tout cet ensemble de couleurs fades, cette presque absence de musique, et ce naturalisme extrême de la caméra. A voir en étant préparé à voir un alien (!) cinématographique.
La famille réduite à un monde clos et contraint jusqu’à l’arbitraire, à une sorte de ludisme noir. Avec un tel canevas on frôle perpétuellement le gratuit, l’artificialité cérébrale, mais le réalisateur n’y tombe jamais. Sur la durée on ressent un peu de longueur mais on reste fasciné et mal à l’aise : ça restitue vraiment quelque chose de la folie… Il y a tout de même quelques moment humoristiques libératoires : par exemple une chanson de Frank Sinatra comme un message de grand-père. Le cinéma est toujours capable de donner à voir des expériences artistiques allant rigoureusement, sans concession et avec virtuosité au bout de leur singularité, « Canine » en est la preuve.
Le premier film de ce cinéaste Grec est fortement inspirée a du Haneke. Canine nous plonge dans une expérience fascinante et terrifiante, un des film les plus dérangés de ses dernières années.
Un lieu faussement idyllique, superbe villa avec grand jardin, piscine. Endless summer, baignades, jeux, vacances, soleil, ciel bleu, tout le monde vit en tenue légère, tee shirt, maillot de bain. Sauf que ce décor se révèle, l'air de rien, très doucement, le cadre d'un huis clos qui illustre à merveille la fameuse "inquiétante étrangeté". Existence presque quotidienne d'une famille déboitée. Tout cela est très incestueux évidemment. Et le décalage permanent, subtil, léger, invisible, flottant, mais pourtant presque palpable, planant innocemment dans l'air, la lumière, peut donner lieu à tout instant à des dérapages et réactions aussi incontrôlables qu'imprévisibles, recadrés immédiatement par les parents, le père en particulier, gentillement absurdes, insignifiants ou carrément dommageables, au surgissement aussi soudain, aussi bref qu'un orage d'été, comme une bombe qui menace à tout instant d'exploser, sans savoir avec quelle violence, quelle durée, quelle intensité... Tout cela sans démonstration appuyée ni jugement moral. Mise en scène fine, admirable. Film à ne pas rater.
Film très surprenant sur le conditionnement sectaire allant jusqu'à l'asservissement ! Certainement trop court pour en disséquer les subtiles messages, notamment, et c'est un regret, la pensée. Ici, on se contente des dialogues, pas des émotions ni de la façon de voir les choses. Également, les parents restent bien trop en retrait. 3/5 car à découvrir (attention quelques scènes osées mais obligées vu le contexte et pour étailler l'ensemble).
Qu'on aime ou qu'on aime pas, ce film ne peut pas laisser indifférent. C'est vraiment très spécial, il faut bien l'admettre. C'est même très difficile de faire une critique sur un tel film. Deux parents qui enferment leurs enfants comme ça, et a vie. En les coupant du monde extérieur. C'est vraiment glauque. Dans le film nous les voyons jeune adulte, deux fille et un garçon. Il ne font rien comme les autres jeunes de leurs age. Les mots n'ont pas la même définition chez eux, puisque les parents se sont appliqués à les leur apprendre différemment. Le téléphone par exemple devient le sel, les zombies sont de petites fleurs jaunes. Aucune injure n'est prononcé. Tous les mots que les parents jugent mauvais pour l'éducation de leurs « enfants » sont supprimés, ou complètement effacés. Ces jeunes ont appris l'existence sous un autre angle, un autre point de vue. C'est vraiment très très bizarre. Et cela fait même peur quand on se demande si ce genre de famille existe vraiment. Un huit clos, vraiment très réussit. L'image est épuré, simple, les cadrages pareillement. Exactement l'image que ces deux parents veulent donner de leur famille. Mais en même temps, en dehors du père aucun ne sortent, ils ne reçoivent pas de visite. Seulement l'agent de sécurité qui vient pour coucher avec le fils. Puisque le père veut quand même que son fils ai des relations sexuelle avec une femme. C'est justement à cause d'elle que tout va déraper. L'ainé reçoit d'elle deux cassette vidéo de Rocky. Cela va provoquer chez elle un changement de comportement, c'est là que tout va s'emballer. Les premières scènes de violence apparaissent. Pour pouvoir sortir de la maison, le père dit à ses enfants qu'ils doivent attendre que leur canine soit tombé. Mais que pour sortir de la maison en sécurité, il faut le faire avec la voiture, et qu'avant de pourvoir conduire la voiture il faille attendre que la canine est repoussée. Cela va donc provoquer une magnifique scène d'arrachement de canine, chez
Une famille vit en vase clos, les trois enfants étant maintenus par leurs parents dans l'ignorance du dehors : défense de quitter la propriété familiale avant le jour hypothétique où l'une de leur canine tombera. Yorgos Lanthimos, le réalisateur, a prévenu qu'il ne fallait pas cherché dans
Moi qui pensais être quelqu'un de plutôt ouvert... je me rend compte que pas vraiment en fait. j'ai trouvé ce film absolument navrant de bêtise ! quand on traite un sujet pareil je pense qu'il faut travailler le sujet un peu plus... faut quand même saluer l'audace de proposer quelque chose d'aussi peu conventionnel.
Un petit ovni made in Grèce comme il est si bon d'en découvrir. Canine nous conte l'histoire d'une famille que les parents ont délibérement coupé du monde pour les modeler à leur façon. Langage unique, jeux pervers et peur du monde extérieur sont le quotidien des trois enfants de la famille qui malgré leur âge avancé n'ont pas évolué d'un iota depuis leur cinquième anniversaire. La réalisation est sans bavure, la photographie sublime et les acteurs émouvant d'émotions. Canine est un drame humain profond qui met un point d'exclamtion sur les dangers de l'abrutissement de notre société. Une réussite totale.
un drame psychologique particulièrement dérangeant par ses scènes réalistes,au fond, Canine propose un portrait de société décadente et moribonde, qui n'a plus que le spectacle de son suicide à offrir.
C'est lent, froid, malsain, violent... bref, c'est un film à la hauteur du thème abordé qui se dévoile au fil de la non-histoire : un père tyrannique (et sa femme, dont on ignore si elle est victime elle-même ou consentante) élève ses enfants en dehors des dangers de l’extérieur dans une luxueuse villa coupée du monde dont lui seul s’extirpe pour travailler en usine et aller voir si son chien, confié à une école de dressage, est prêt.
Entre batailles et ennui, on finit par se prendre au jeu de ces jeunes gens, deux sœurs et un frère, presque adultes, qui n’ont pas de prénom et sont tout entiers soumis aux mensonges des parents. Les situations oscillent ainsi constamment entre humour et malaisance, au fil de dialogues plats (ce qu’on retrouvera dans Mise à mort du cerf sacré) volontairement mal interprétés. Il faut du talent pour jouer faux à escient.
Le cadrage particulier n’est pas sans rappeler les premiers films de Ruben Östlund, une certaine façon de voler l’image à la manière d’une caméra cachée et les jeux sonores, une certaine captation des silences, apportent une touche expérimentale pas inutile puisque toute la vie de ces trois jeunes gens tourne autour d’une communication tronquée. On pensera également à Buñuel pour l’absurde de situation et le look très Michel Piccoli de l’acteur principal.
L’ensemble nous amène à nous interroger sur la toute-puissance parentale et sur l’éducation, sujet de manipulation par excellence.