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isa
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1,5
Publiée le 25 février 2024
Je regardais le premier chapitre et puis en fait je m'ennuyais. Donc j'ai laissé tomber Dommage ça partait bien ça a l'air sympa et puis j'aime bien les films sur cette thématique là
Un drame qui décrit bien les tensions entre juifs, arabes, palestiniens et où les scènes de violence comme d'émotion sont criantes de réalisme. La construction du récit, découpé en chapitres, avec une chronologie alternative complique la compréhension mais créait également un intérêt sur la durée.
Une des choses que j'apprécie dans le cinéma israëlien, c'est son absence de compromis quand il s'agit de parler de la tension entre les palestiniens et les israëliens. On est loin du film de propagande pro-gouvernemental et, au contraire, les réalisateurs Scandar Copti et Yaron Shani livrent ici une oeuvre engagée. Ils nous montrent de manière crue et réaliste des tranches de vie de musulmans, de juifs et de chrétiens à Jaffa. Ces destins tragiques et violents vont s'entremêler via de multiples sous intrigues qui finissent par se rejoindre, à la manière d'un film choral. C'est formidablement bien exécuté et l'immersion dans cette ville est totale. Le scénario semble parfois confus mais a le mérite d'éviter les clichés, le manichéisme et les facilités. Je recommande vivement ce long métrage.
Film choral avec une idée de base intéressante mais moi je n'ai pas accroché plus que ça ! Trop sombre, trop confus et personnages pas assez attachants ! Bref c'est long, c'est ennuyeux et malgré quelques passages qui relèvent un peu le niveau on n'en garde pas un souvenir impérissable ! Passable mais pas le chef d'oeuvre qu'on nous a vendu !
Je n'ai pas compris tout de suite que le film ne suivrait pas une chronologie stricte mais serait un film en pelures d'oignon où on multiplie les points de vue sur un même laps de temps. Du coup, j'étais un peu perdu au début mais une fois que j'ai repris le fil, je me suis trouvé devant un excellent polar où rien n'est jamais aussi simple qu'il n'y parait dans une région du monde où tout est bien plus compliqué qu'on le croirait.
J'ai vu un film... dans un état de concentration, au paroxysme de le tension... Le thème au départ me laissait penser à un film Israelien qui parlait des arabes (Israeliens et palestiniens...), mais au-delà des clivages "politiques" qui transparaissent, certes, mais en filigrane, on est emporté par un film chorale qui se joue de la ligne de temps et qui adopte les points de vue subjectifs des différents protagonistes... On y traite bien sûr des problématiques sociétales qui traversent la société Israelienne (comme toute société, avec ses clivages -religieux, sociaux, jeunes/vieux, hommes/femmes...- mais on assiste à un déroulé et une narration "hachée" d'un thriller de toute beauté... Cela aurait pu être tourné non pas seulement au Moyen-Orient mais aussi en Sicile, au Japon, en Russie, enfin dans les sociétés où la violence et le Milieu fait partie de l'environnement... Où la jeunesse n'a pas beaucoup de perspectives dans son avenir, dans ses relations avec les femmes... Ces différentes histoires qui se déroulent et qui laissent apparaître un lien -parfois ténu fait qui se renforce- entre elles aboutissent à un bouquet final de TOTALE émotion. J'étais scotché à mon siège et silencieux à la fin du film... La réalisation en mode "documentaire" renforce cette dimension "horriblement" réaliste. On ne peut qu'être choqué, abasourdi après un tel film... La qualité de ce film, et la force des 2 scénaristes-réalisateurs -deux israeliens -juif et arabe- est qu'ils réussissent à monter en puissance sans aborder de personnages caricaturaux... On les retrouve tous avec des dualités qui les rendent attachants, crédibles et d'un immense réalisme...A de nombreux égards, ce film vaut le détour car il permet de poser le regard sur une société avec un grand réalisme... Peut-être que ce cinéma israelien qui parle de certains sujets "forts" avec empathie, force et vigueur pourrait inspirer des auteurs français ou européen qui devraient oser regarder notre société et l'aider à surmonter ses tensions. avec empathie, force et vigueur.
Film fort, film choc, d’une grande originalité, qui s’apparente au documentaire et au thriller. Un scénario enchevêtré où se construit l’histoire de façon captivante, une ambiance prenante, des acteurs amateurs authentiques et parfaitement naturels, un montage nerveux, une émotion contenue, tout y est. Une histoire, inspirée de faits réels, qui ouvre un regard original sur le conflit du Moyen-Orient, sans manichéisme mais avec un grand souci de véracité et d’objectivité sur la violence qui est partout, brutale, expéditive.
Film très réaliste sur les conditions de vie à Jaffa, pleines de violence, de règlement de compte, de misère... Le problème, c'est qu'on manque un peu de repères, les sous-titrages n'indiquant pas si l'on parle arabe ou hébreu ; des scènes sont longues, mais finalement apaisantes dans cet univers tendu. Cela reste néanmoins un très bon film, car il apporte un éclairage sur le quotidien des personnes qui vivent dans cette partie du monde
Difficile de raconter un film à tiroir dans la pure veine tarantinesque. Ajami, c’est un quartier de Jaffa de Tel-Aviv. Dans ce quartier cohabite juifs, musulmans et chrétiens. Deux jeunes musulmans vivent dans la terreur de représailles depuis que leur oncle a descendu un membre de la mafia. Malek ; réfugié palestinien, travaille en Israël pour payer l’opération de sa mère. Binj, palestinien, veut vivre heureux avec son amie chrétienne. Dando, policier juif, cherche à venger son frère, militaire israëlien tué par les palestiniens. Tous ces gens vivent dans le même quartier des réalités différentes et ne devraient jamais se rencontrer. Mais le réalisateur, très inspiré par le meilleur du polar hollywoodien, va nous entrainer dans ces histoires pour mieux les fusionner dans un exercice stylistique emprunté à Tarantino. Mais les références US ne s’arrêtent pas là. L’entame du film tient du chef d’œuvre. Scorcese et Coppola ne sont pas loin dans ce qu’ils firent de plus grand. Réalisé sous forme de chapitres : les 2 premiers laissent à penser que l’on est dans un film référence. Malheureusement, dans sa volonté de réaliser une prouesse scénaristique, le réalisateur perd un peu le spectateur dans les 2 chapitres suivants dans le but d’un final spectaculaire. Emporter par son désir de faire le casse du siècle, il en fait trop ; dommage. Ce film israëlien marquera tout de même l’histoire du 7ème art national. Le récit est brut mais aussi plein de tendresse. Tous ces personnages destinés à une vie paisible se retrouvent dans une histoire qui les dépasse et par laquelle ils sont happés. Dans le TéléCinéObs, on pouvait lire : « ce fulgurant thriller israélo-palestinien télescope flics, voyous et caïds avec un sens du spectacle et du montage digne de ses inspirateurs hollywoodiens. Mais c'est par sa façon d'inscrire l'intrigue dans les faubourgs de Tel-Aviv, d'y mixer tous les conflits humains et religieux qui embrasent la région et de leur donner vie sans parti pris superflu qu'il tire sa formidable identité. ». A voir même par les amateurs du cinéma hollywoodien classique de qualité
Ajami » est un film à l’intrigue entremêlée comme l’est la situation de ce quartier cosmopolite où cohabite juifs, Musulmans et chrétien dans la riche Tel Aviv. Il n’édulcore jamais le problème du conflit Israélo-palestinien, mais il l’envisage sous la forme de problèmes au quotidien : pauvreté, situation des réfugiés palestiniens en Israël, difficulté de la police dans certains quartiers, difficultés de relations amoureuses inter-religieuses… Les réalisateurs ont pour cela recourt à une dramatique à histoires multiples dont les relations ne nous sont pas immédiatement visibles, mais qui avance lentement vers une conclusion tragique et qui permet de parler de ces différents problèmes sans rendre le film trop brouillon ou superficiel. Les acteurs sont tous des non-professionnels, mais à l’écran leur jeu est incroyablement juste et nous plonge parfois dans ce qui parait presque être un film documentaire. Le film a été sélectionné à Cannes (où il a reçu la mention spéciale de la caméra d’or) et aux Oscars, sans parler des nombreuses récompenses qu’il a reçu dans sont pays, signe s’il en est de la grande qualité de ce long-métrage. Si vous voulez voir un visage plus social d’Israël sans vous fader le conflit Israélo-palestinien je ne saurais trop vous conseiller ce film.
Très bon film chorale qui nous montre le destin tragique des habitants du quartier d'Ajami en Israël. Même si certaines histoires sont moins bonnes, la réalisation, la qualité du jeu des acteurs et surtout un dénouement formidable valent vraiment le détour.
Très bof en fait ce film choral israëlien. Certes c'est bien écrit, l'histoire est bien découpée et les acteurs ne sont pas mauvais mais c'est le sujet, la réalisation et les intentions des réalisateurs qui m'ont vite gonflé. On pourrait le comparer à "Pulp fiction" pour la mafia et le traffic de drogue qui règnent sur ce quartier mais sans une once d'humour bien évidemment. Ou à "Collision" (film que j'aie détesté pour son manichéisme) pour le choix des personnages ultra banaux. C'est bien beau de nous montrer tous les tourments et tous les drames que subissent ces communautés de façon cru et direct avec une mise en scène quasi documentaire qu'aurait très bien pu faire un journaliste mais à quoi bon? Aucune analyse, aucune réflexion, aucun message ne ressort de ces nombreuses joutes verbales et scènes de violence si ce n'est les 2 minutes où la jolie Hadir va devoir renoncer à Omar pour leur différence religieuse. Cette oeuvre à l'influence occidentale n'est finalement qu'un simple constat comme on en voit tous les jours aux infos...
Loin des reportages habituels ou les villes du Proche orient ne sont que des pans de murs criblés d’impacts et surveillés par des soldats lourdement équipés, AJAMI semble être un quartier agréable à vivre. Certes la valeur d’une vie humaine n’est pas très élevée, mais on peut toujours la négocier auprès du tribunal local. La cohabitation entre juifs, chrétiens et musulmans est inévitable et il faut s’en accommoder. Les destins se croisent, la mort est omniprésente, mais il y a aussi de la place pour la chaleur humaine. Tout cela est très décousu, avec un montage qui complique la compréhension du scénario en cherchant à l’éclairer mais l’amateurisme des comédiens permet d’exprimer une réelle sincérité .
Un polar haletant, tourné à Jaffa, dans le quartier pauvre d'Ajami. Le scénario virtuose multiplie les points de vue pour raconter le chaos de la vie quotidienne en Israel.
"ajami" est l'occasion de découvrir ce quartier de la ville de Jaffa. Un quartier à l'image de ses habitants et des personnages du film. Un quartier multiculturel où les religions se croisent, se tolèrent ou s'affrontent. C'est dans cet endroit que vivent Nasri et Omar, deux frères qu'un destin tragique semble unir dès les premières minutes du film. Deux frères entourés de multiples personnages sobrement mais puissamment joués par des acteurs dont on ne sait rien. On accroche d'abord et l'on est dérouté par certains aspects du scénario déconstruit que l'on ne s'attendait pas à voir dans ce film qui s'applique à rester proche de la réalité. Mais finalement, cette déconstruction altère petit à petit nos certitudes. Les évènements s'expliquent, changent et tout se met en ordre. Scandar Copti et Yaron Shani nous bluffent. Sans dénonciations ni partis-pris, sans esbroufe, sans forcer la situation politique, il n'y a pas de rebelles dans "ajami", pas de héros, il y a des hommes, des femmes, des actes et des conséquences. Un film puissant et terre à terre, d'une sobriété féroce.