J'ai tué ma mère
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299 critiques spectateurs

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Nicothrash

469 abonnés 3 315 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 décembre 2025
Une belle première sortie pour Xavier Dolan, tout jeune, qui réalise et se met lui-même en scène avec un talent déjà certain. C’est du cinéma-vérité comme on aime y assister parfois avec de l’émotion et des sourires mais aussi des thèmes essentiels de l’adolescence traités avec brio par le réalisateur québécois. Les comédiens sont touchants et malgré la légère barrière de la langue, on y croit assez aisément. En outre la mise en scène est fraîche et maîtrisée et la bande originale très intéressante. Ce n’est forcément pas toujours palpitant mais l’ensemble est bien agréable et le job est franchement bien fait, surtout pour un premier long.
Gentilbordelais

405 abonnés 3 590 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 mai 2020
au coeur de l'adolescence et entre amour et haine, X. Dolan réalise avec une recherche scénaristique, une étude puissante de la relation mère fils. même si elle est excessive par moments, cette évocation réserve également des espaces de tendresse où A. Dorval propose une palette émotionnelle riche.
Ricco92
Ricco92

288 abonnés 2 339 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 mai 2021
Premier film en tant que réalisateur de Xavier Dolan (qui, malgré ses 20 ans, avait déjà au moins 2 courts métrages, 3 épisodes de séries télévisées, 4 longs-métrages de cinéma et une vingtaine de publicités en tant qu’acteur à son actif), J’ai tué ma mère est déjà un pur concentré du cinéma de cet auteur. Il fait effectivement déjà preuve d’une certaine réflexion formelle (texte s’affichant à l’écran, originalité sur le cadre dans les séquences de champ-contre-champ mettant en scène des personnages assis côte-à-côte où l’espace est placé derrière le crâne et où le visage est à ras de l’écran, alternance entre ralentis et accélérés au sein d’une même séquence…). Pour ce qui est de l’histoire, le cinéaste traite déjà le type de sujets qu’il développera par la suite à savoir les rapports mère-enfant (on pense évidemment à Mommy) et l’homosexualité. Nous sommes donc dans le pur film d’auteur où les disputes entre les protagonistes sont très fréquentes. J’ai tué ma mère est donc un premier film à l’esthétique très intéressante mais qui nécessite, pour être totalement apprécié, un certain goût du spectateur pour ce type de cinéma.
Charlotte28
Charlotte28

206 abonnés 2 913 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 décembre 2022
Un drame sensible et enflammé sur les difficultés de l'adolescence redoublées par une relation maternelle douloureuse, faite d'incompréhensions et de divergences. Porté par un excellent casting et une réelle empreinte dans la réalisation, ce récit d'un moment de vie déterminant mêle unicité et universalité des liens filiaux avec pertinence et intelligence. Une première oeuvre annonciatrice des parti-pris esthétiques et des thématiques essentielles de Xavier Dolan.
Arthus27
Arthus27

127 abonnés 642 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 octobre 2023
Premier film du réalisateur Xavier Dolan, alors âgé de 19 ans, J'ai Tué ma mère regroupe toutes les thématiques qui sont propres à son auteur : l'homosexualité, la relation mère/fils, le passage à l'âge adulte... Le film est assez âpres et sans concessions. Cela permet de décupler la puissance de son récit, mais en rebutera plus d'un.
Kouto
Kouto

31 abonnés 4 782 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 août 2025
Etonnant ce premier film du jeune québécois Xavier Dolan dont la maturité dans l’écriture et la mise en scène impressionne. Œuvre libératoire qui questionne les rapports mère-fils autour d’une relation balançant entre amour et haine. Les dialogues incisifs sont d’une justesse remarquable et l’interprétation digne d’éloges.
Acidus

880 abonnés 3 961 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 mai 2015
Quand il réalise "J'ai tué ma mère", Xavier Dolan n'avait pas vingt ans. Difficile à croire face à la maturité de son premier long métrage. Pour celui-ci, le jeune cinéaste multiplie les casquettes puisqu'il signe le scénario, la réalisation mais tient également le rôle principal. Sur ces trois fronts, Dolan exécute une véritable prouesse: mise en scène impeccable, interprétation impressionante et dialogues savoureux. Du rire aux pleures, "J'ai tué ma mère" nous fait traverser diverses émotions. Ce florilège d'émotions est d'ailleurs parfaitement soutenu par la musique sobre mais magnifique de Nicholas Savard L'Herbier. Une révélation !!!!
Sylvain P

390 abonnés 1 434 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 janvier 2011
Un cinéaste est né, et si le propos est un peu creux, on ne peut qu'être frappé par les compositions d'images et de son. Cinéaste à suivre.
tisma

361 abonnés 2 334 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 novembre 2020
Un premier Dolan très pertinent et très bien mis en scène ! C'est beau, c'est bien joué, ça nous émeut beaucoup et il nous fait réfléchir sur notre relation avec nos parents !
GéDéon
GéDéon

140 abonnés 731 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 mars 2026
Ecrit à l’âge de seize ans et réalisé presque deux ans plus tard, le premier long-métrage de Xavier Dolan, sorti en 2009, fait preuve d’une sacrée maturité. Il interprète un adolescent vivant une relation conflictuelle avec sa mère tout en cherchant à affirmer sa personnalité. Cette douleur profonde s’avère parfois vaine tant l’histoire reste autocentrée sur ce personnage difficile d’accès. Le film alterne les scènes d’hystérie et de colère avec des séquences lyriques dopées aux effets visuels un peu tapageur. Le parti pris narratif constitue ainsi un objet dissonant mais déchirant dans son exploration du mal-être. Bref, une œuvre certainement très intime sur le thème de l'amour et la haine.
willyzacc
willyzacc

99 abonnés 1 544 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 juin 2014
19 ans, premier film et un style déjà si reconnaissable. C'est ce qu'on se dit en voyant le premier film de Xavier Dolan, loin d'être très original mais traitant de la relation mère/fils avec brio. Les acteurs sont tous excellents dans leurs rôles, et tout cela est très bien filmé, avec quelques séquences au ralenti superbes. Un très bon premier film, avec quelques maladresses qui ne nous empêchent pas de suivre avec intérêt les relations (souvent à base de cris et de pleurs) entre le personnage de Dolan, sa mère, et les autres.
Cadreum
Cadreum

63 abonnés 813 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 août 2025
Qui est le film ?
Premier long-métrage d’un Xavier Dolan à peine majeur, J’ai tué ma mère arrive en 2009 comme un cri venu du Québec, un geste jeune, féroce, excessif et donc immédiatement remarqué. Le film n’a rien de discret, ni dans sa forme, ni dans son titre, ni dans son urgence. Il raconte l’histoire d’Hubert, adolescent en guerre ouverte avec sa mère, prisonnier d’un amour-haine. Si l’affiche promet un récit générationnel sur les douleurs de la jeunesse, le film vise plus loin : il tente de filmer un arrachement, une naissance à soi, à travers une séparation aussi intime que douloureuse.

Que cherche-t-il à dire ?
Sous son apparente chronique adolescente, J’ai tué ma mère porte un projet plus dense : interroger ce que signifie devenir soi lorsqu’on est encore englué dans les figures fondatrices : mère, école, autorité. Dolan filme le conflit non comme un obstacle mais comme un passage. Son cinéma, ici, est un théâtre de la crise : c’est en hurlant, en fuyant, en surjouant, que les personnages tentent d’exister. Le film repose sur ces questions : comment aimer quelqu’un dont on cherche à se défaire ? Comment tuer symboliquement la mère sans cesser de l’aimer ? La mise en scène épouse cette tension, entre baroque et réalisme, entre confession et performance.

Par quels moyens ?
Dès les premières scènes, Dolan fragmente son personnage, Hubert, à travers une série de confessions face caméra. Ces séquences rompent la narration classique pour installer un dispositif frontal : Hubert ne joue plus, il se raconte, il se regarde. En se filmant lui-même, Dolan interroge la fabrication de son identité. Ce geste performatif, presque narcissique, devient pourtant outil de vérité : c’est par la mise en scène que le personnage (et son auteur) tente de se définir, en dehors du regard de la mère.

Le style du film épouse les pulsations adolescentes : ralentis outranciers, musiques lyriques, couleurs saturées. Un ralenti sur la marche d’Hubert, casquette vissée sur le crâne, sur fond de Wagner, frôle le ridicule mais c’est précisément par cette esthétique que l'adolescence est représentée.

La mise en scène du conflit mère-fils passe aussi par un usage précis du cadre. Souvent, les deux personnages sont filmés ensemble dans des plans serrés, étouffants. Lors des disputes, la caméra épouse les ruptures : elle tremble, déraille, coupe brutalement. Le montage suit les mouvements d’humeur plutôt que la logique narrative.

Paradoxalement, les moments les plus forts ne sont pas ceux où les personnages crient, mais ceux où ils ne peuvent plus rien dire. Un plan fixe sur la mère, seule après une énième dispute, visage fermé, éclaire tout ce que le film évite de verbaliser : la fatigue, l’incompréhension mutuelle, l’amour étouffé. Le film, malgré son bavardage, reste hanté par ce qui ne se dit pas.

Le plus grand geste de mise en scène, peut-être, est de ne pas psychologiser la mère. Elle n’est ni une caricature d’autorité, ni une victime. Elle reste en dehors de la grille d’analyse du fils. Dolan la filme avec une forme de pudeur qui contraste avec la nervosité du reste. Elle est là, avec ses gestes maladroits, ses contradictions, son amour mal exprimé. Et c’est précisément ce refus de l’expliquer qui la rend touchante.

Où me situer ?
Le film déborde de lui-même, comme un trop-plein qui ne sait pas encore se canaliser. Dolan ne cherche pas à séduire le spectateur par la maîtrise, mais à lui transmettre une intensité. Il filme comme on saigne. Pourtant, cette sincérité s’accompagne parfois d’une forme d’autosatisfaction formelle : certains ralentis paraissent fabriqués, certains effets trop attendus. On sent le jeune cinéaste à la recherche de son propre style, et parfois déjà trop conscient de sa posture d’auteur. Mais cette tension entre authenticité et performance, entre cri du cœur et geste esthétique, fait aussi le charme bancal du film.

Quelle lecture en tirer ?
J’ai tué ma mère ne raconte pas un meurtre, mais un élan vital : celui de devoir s’extraire de l’origine pour pouvoir exister. Le cinéma y devient un espace d’émancipation, de conflit et de réconciliation possible. Le film n’est pas abouti, mais il est habité par une urgence, une sincérité. Il interroge ce que signifie "devenir soi" quand l’amour empêche autant qu’il nourrit. Et si Dolan filme parfois trop, trop fort, trop vite, c’est peut-être parce que le cinéma, à cet âge-là, n’est pas encore un art : c’est une nécessité.
iamameloche
iamameloche

25 abonnés 303 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 août 2016
Comment ne pas penser que ce film est largement inspiré de la vie de Xavier Dolan tant la tension émotionnelle est palpable ?
Entouré des actrices qui ont fini par devenir ses muses, Dolan nous livre un film cru sur la relation autodestructruce d'une mère et son fils.
Le thème est intéressant, la photographie est magnifique mais le scénario manque de profondeur. Les scènes de disputes (ou plutôt de hurlements) se succèdent sans véritable apport, on s'ennuie un peu.
selenie

7 464 abonnés 6 699 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 juillet 2009
Quel film ! On frôle le chef d'oeuvre !
Sans aucun doute l'un des meilleurs films sur le mal-être et la crise d'ado... Xavier Nolan prometteur en tant que cinéaste s'en sort aussi devant la caméra accompagné par une exceptionnelle Anne Dorval. D'abord une bonne mise en scène qui fixe les regards et souligne le positionnement des corps. Le montage intelligent passant avec habileté entre scène "directe" en couleur et la confession en NB. Le film est lourd, psychologiquement violent, avec une tension constante... Mais cette tension repose trop sur des dialogues tout aussi violent assènés comme des coups de poing cependant les hurlements et cris systématiques agacent parfois. De temps en temps on pense à un documentaire libérateur d'un ado qui veut s'émanciper du lien maternelle. Le film reste fort, juste et particulièrement intelligent... Le soucis est aussi que le gamin est surtout un branleur pourri gâté qui mériterait des paires de claques qui lui ont apparemment manqué !... Très énervant et gâche un peu le propos de l'ensemble. Cependant il est clair que c'est un film impressionnant de maitrise et qu'on attends qu'une chose le prochain film du jeune Xavier Nolan.
gimliamideselfes

3 443 abonnés 4 017 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 octobre 2010
Décevant, autant son dernier film : amours imaginaires arrivait à instaurer un second degré, de l'humour dans un style déjà bien présent dans son premier long métrage, ici on a quelque chose d'un peu mal pensé, caricatural, encore une fois son second film mettait de l'ironie dans tout ça, là j'ai l'impression que Dolan se prend au sérieux avec son histoire d'hystérique, et parfois ça s'arrête : attention symbole, ou bien attention je met de la poésie. Mouais… On peut faire moins lourd, moins prétentieux, surtout lorsqu'on est si jeune. Alors il est clair que c'est prometteur (la preuve avec son film suivant), mais cette relation mère/fils je n'y crois pas, si la mise en scène est soignée elle est un peu académique je trouve, pas encore assez personnelle.
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