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Un visiteur
4,5
Publiée le 13 octobre 2014
Prenant, bouleversant, authentique... Ce premier film de Dolan est une véritable révélation. Porté par des acteurs aux jeux parfaits, ce film nous prend au tripes des la première phrase et ne nous lâche pas. Malgré quelques petites pointes d'ennuie, rien à redire : ce film bluffant !
Encore un petit peu hésitant sur certain plan, le jeune Dolan arrive déjà à nous impressionner par sa mise en scène, la qualité de ses acteurs et le sujet abordé.
J'ai pu découvrir le cinéma de Xavier Dolan avec "Mommy" dont je suis l'un des rares à ne pas accrocher du tout au délire et à avoir passé 2h30 de purge, également "Laurence Anyway" dont j'avais apprécié le visionnage mais sans être touché par le film et "Juste la fin du monde" qui est du théâtre filmé avec des clip-show! Dolan ne me touche pas, son cinéma ne me parle pas, et pourtant j'ai envie de découvrir son cinéma, car autant j'aime pas son travail, autant en interview ce mec est passionnant, pas prétentieux et est intéressant, bref ce mec est génial, et c'est ce qui me pousse à regarder ses œuvres que je ne regarde pas pour le plaisir ni pour me divertir, mais pour voir ce que ce mec si jeune propose qui touche bon nombre de gens! Même si j'arrive pas me dire autre chose que "sans déconner, tu me donnes la thune et 1 semaine de travail j'te fais la même chose", ce mec réussit à rendre un sujet presque autobiographique, avec des plans simplement composé, un montage à simple cut et de la musique douce, en final ça devient quand même intéressant, un peu prenant mais surtout qui parfois prend au tripes, vu le sujet on pourrait se dire "mais j'm'en branle de ta vie", mais il réussit quand même a créer un attachement chez le spectateur! La grande puissance de ce film, en plus de certains magnifique plans du film avec des musiques douces qui rendent les scènes poétique, la performance de Dolan et d'Anne Dorval sont impressionnante, je pense notamment pour Dorval à la scène du téléphone à la fin et Xavier aux scènes dans la voiture et avec son père... IM-PRE-SSION-NANT! Et autant le film m'a paru long et chiant par moment, autant y'a des scènes qui te prennent, rien que la fin est superbe! Bref, ça doit être le seul film de Dolan qui pour l'instant m'a fait un petit quelque-chose, bien que je n'en soit pas du tout fan!
J'ai tué ma mère relate avant tout des difficultés de communication entre un enfant et sa mère. Filmé avec une grande classe et beaucoup de brio, ce premier film de Dolan pousse son personnage dans ses derniers retranchements. La mise en scène est spectrale, incroyable même si, dans son sens de la réalisation Dolan peut paraître pédant.
Un film prenant, ambitieux et d'une grande réussite pour un premier long. Tout n'est pas parfait pas les défauts du films en font aussi ses qualités. L'interprétation des acteurs est de grande qualité, cela en fait l'atout principal du film malgré un scénario léger mais qui laisse ainsi à Dolan le soin de soigné sa "patte". Il expose ainsi les bases de son cinéma. On ne peut être qu'admirateur devant à la fois la jeunesse et la maturité du réal.
Brillante première réalisation saluée et ovationnée au Festival de Cannes (présentée à la Quinzaine des Réalisateurs). Xavier Dolan, 20 ans, réalise ici une œuvre sidérante et criante de vérité, réalisme saisissant entre cette mère de famille divorcée et son fils de 17 ans où chaque jour ils participent à de violentes joutes verbales. Un ado en crise qui aime sa mère sans savoir le lui dire ou lui montrer, mais qui en même temps, intérieurement, aimerait bien la liquider tant cette dernière l’insupporte. Excellentes interprétations de ce duo, à savoir Xavier Dolan (le réalisateur lui même) et Anne Dorval, une claque en pleine figure, voilà l’effet que nous procure ce film !
Nul doute que pour son premier film (à seulement 19 ans!), on ne pourra que louer la maitrise et même le brio dont fait preuve Xavier Dolan pour ce "J'ai tué ma mère" qui ne manque en définitive ni de mordant ni d'intensité. Pourtant, on est en définitive pas si enthousiate que l'on aurait pu l'être, peut-être faute de scènes vraiment inoubliables ou de quelques maladresses par ailleurs fort pardonnables... A vrai dire, on ne sait pas vraiment. Cela dit, l'oeuvre reste tout de même fort recommandable, aussi bien par ses dialogues souvent réjouissants que par la sincérité de l'approche de Dolan quant à la relation mère-fils et l'homosexualité. Sans être un des grands films de l'année donc, ce "J'ai tué ma mère" n'en demeure donc pas moins très appréciable à bien des égards, et constitue l'une des jolies surprises de cette année 2009.
Attention, révélation majeure ! Pour un coup d'essai, un coup de maître : du haut de ses 20 ans, Xavier Dolan acteur crève l'écran et le cinéaste impose un univers singulier, d'une drôlerie et d'une émotion rarement atteintes pour un premier film. L'écriture acerbe du scénario, les ruptures de ton et une caméra rarement ostentatoire contribuent à la perfection de ce petit bijou du cinéma québécois, par ailleurs récit sensible sur l'adolescence et l'identité sexuelle. Vivement le deuxième long métrage de Xavier !
Un film totalement maîtrisé et mature de la part du jeune surdoué Xavier Dolan malgré un petit côté où il a un peu trop tendance à se mettre en scène, trop théâtral. Une analyse profonde d'une tumultueuse relation mère-fils du complexe d'Œdipe jusqu'à la manipulation psycho-affective. Une œuvre forte, touchante qui arrive à être drôle et décalée. Anne Dorval dans le rôle de la mère est excellente, Suzanne Clément tout aussi intéressante. Une belle claque en dépit d'un rythme très lent.
A seulement 19 ans, Xavier Dolan fait une entrée tonitruante dans le 7ème art avec "J'ai tué ma mère". Il dépouille avec justesse et émotion (vive) les rapports conflictuels entre une mère célibataire et son ado qu'elle élève seule. Une véritable ode à l'amour maternelle de la manière la plus imparfaite qu'elle soit. L'exercice est réussi, et dans son premier long métrage le jeune prodige annonce la couleur sur ce qui constituera les thématiques principales de ses 4 prochaines œuvres présentés de façon très prolixe (un film par an quand même) : le rapport cité plus haut et l'identification sexuelle. Alors oui c'est le film de hipster par excellence, mais ça fait toujours du bien de découvrir de jeune talent, car je pense sincèrement que ce gars là est réfléchi et qu'il sait de quoi il parle. Les dialogues sont de lui donc forcément. Après je ne suis pas forcément fan de Jackson Pollock mais "J'ai tué ma mère" a du style sous forme épuré et harmonieux. Le message est clair, parlant et universel.
Une oeuvre particulière de par le ton employé, Xavier Dolan fournit aux spectateurs plusieurs beaux moments de cinéma. Pas mal d'idées de mise en scène et de montage. Parfois ça sonne pas tout à fait juste, mais le sujet est difficile à traiter.
Excellent premier film de Dolan qui maîtrise bien son truc, c'est impressionnant! C'est loin d'être l'avis de tout le monde! Beaucoup vont détester sa mise en scène assez brute et en même temps stylée avec beaucoup de gros plans, des pauses interviews.... mais personnellement, ça m'a plu, beaucoup même! D'abord et avant tout pour son scénario ... j'ai adoré le rapport mère/fils on ne peut plus difficile décrit ici. Ces deux êtres qui s'aiment, par "obligation", par le lien familial qu'ils ont mais qui n'arrivent pas à se comprendre. Dolan joue cet adolescent au caractère bien trempé et Anne Dorval qui joue la mère plus préoccupée par ses émissions de télé que par ce que raconte son fils, prise dans la routine de sa vie alors que son fils réclame de l'attention, de la considération, de la compréhension.... pour pouvoir notamment lui sortir SA vérité. Sa façon de mettre en scène cette incompréhension m'a vraiment parlé et je pense que beaucoup de jeunes hommes de cet âge pourront se reconnaître dans ce rapport maternel difficile. Malgré une fin qui laisse présager une continuité dans cette incompréhension, j'en ressort quand même un peu d'espoir.... Tant qu'il y a de l'amour, il y a de l'espoir!
Un film tout simplement Grandiose! Il est parfaitement réalisé et malgré l'accent québecquois on arrive à se plonger dans cette atmosphère lourde mais à la fois tellement attendrissante de cette relation entre ce fils et sa mère. Une réelle partie de plaisir, non pour le drame de l'histoire, mais pour la finesse et la justesse du film, des acteurs et des dialogues!
Un film dur sur la monoparentalité devenue une norme au Québec depuis l'instauration du régime féministe dans les années 80.
Les adolescents (surtout garçons) se retrouvent dans une situation de collocation forcée avec une mère qui les a trop ou pas assez investi et marqué par l'absence du père à laquelle absence s'oppose soit un néant sentimental (culpabilisant) ou une noria de sex-friend (castrateur).
pas étonnant que le Québec compte le plus grand nombre de suicides au monde parmi les moins de 19 ans. L'homosexualité et la dépression y sont banalisées.
ce moment magique ou un metteur en scène coche toutes les cases pour être sure que son film soit estampillé art et essai.
Ce moment délicieux ou les cadres immondes nous font sortir du film et ou l'on se dit "mais moi aussi j'ai des problèmes avec ma mère... mais je fais pas chier le monde avec"